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Lui, il souhaite que les Français travaillent davantage. C'est Edouard Philippe, Antoine, qui était l'invité de l'heure de vérité sur France 2 hier soir pour le grand retour de cette émission politique culte. Est-ce qu'il a réussi justement son heure de vérité ?
bien, Jamel, il avait un suspense. Il avait un double objectif hier soir, Edouard Philippe, pour son premier grand oral, vous l'avez dit, sur le service public. D'abord, tenter d'apparaître comme le candidat rassembleur. A commencer par rassembler son propre camp. Et puis, c'est une expression un peu galvaudée dans le jargon politique désormais, mais quand même fendre l'armure, c'est-à-dire révéler au grand public qui il est vraiment. Alors sur sa volonté d'apparaître comme celui qui rassemble son camp, comme le candidat naturel du bloc central. On a senti quand même un Édouard Philippe un peu hésitant, un peu convaincant. Il a même dû reconnaître que ses concurrents directs du bloc central, à savoir Gabriel Attal et Édouard Philippe, avaient bien le droit, ce sont ses termes, de se présenter aussi à ses élections présidentielles. Et puis après, il a ajouté quand même qu'il maintenait sa main tendue pour un large rassemblement avec ses deux adversaires politiques. Sur le côté, fendre l'armure, révéler vraiment qu'il est, montrer aux Français finalement quel président il serait s'il était élu en 2027. Là, on a senti quand même que c'était un peu mieux que d'habitude. Je me rappelle, j'étais à son meeting début juillet du côté de l'Adidas Arena à Paris, où il avait eu beaucoup de mal à essayer de parler de lui dans son discours. Là, peut-être grâce aux questions des journalistes et notamment de Caroline Roux, il a réussi un petit peu à se dévoiler davantage, notamment sur le fait qu'il a indiqué qu'il ne vivrait pas à l'Elysée, contrairement à d'autres, suivez mon regard, et puis qu'il ne voulait pas, qu'il ne souhaitait pas exposer sa famille et ses enfants dans les médias. Il a aussi fait des annonces. Oui, alors trois annonces principales. Je ne vous parle pas de sa réforme des retraites, départ à 65 ans. Il en a longuement reparlé, mais c'est une annonce qu'il avait déjà faite. Son coup de barre à droite qui est finalement assez clair hier soir aussi. Mais je vous parle quand même, vous le disiez, Jamel, de sa proposition de travailler plus, deux heures de plus par semaine pour, dit-il, un gain de 1000 euros de plus par an. Il souhaite aussi verser une allocation familiale unique de 350 euros. par mois dès le premier enfant. Et puis bien sûr, il a parlé d'immigration. Il a parlé d'immigration en disant qu'il souhaitait diviser par deux l'immigration légale. Et pour ça, il veut s'attaquer à quoi ? Il veut s'attaquer au regroupement familial. C'est une vraie proposition de droite. Et il n'évacue pas pour autant la question du référendum sur l'immigration. Vous savez que Marine Le Pen porte cette question-là notamment. Bruno Retailleau aussi. Donc ça, il n'y répond pas vraiment. Et puis dernière proposition intéressante, il propose, Edouard Philippe, de consacrer 50% de l'effort sur les... les dépenses publiques, c'est-à-dire les dépenses sociales, en réduisant notamment la durée d'indemnisation de l'assurance
chômage de 18 à 12 mois. Edouard Philippe, qui a aussi tenté de se distinguer, de se démarquer de 10 années de macronisme, dont il est pourtant l'héritier naturel. Absolument. Je vous propose qu'on l'écoute tout de suite. Écoutez
ce qu'il dit par rapport à Emmanuel Macron, mais d'ailleurs sans le citer. Je vais être moi-même.
Oui, c'est ce qu'il disait sans doute eux aussi. Peut-être, mais en tout cas moi je vais être moi-même, je ne vais pas me positionner par rapport à quelqu'un d'autre ou par rapport à un modèle. Non, pas du tout solitaire, pas du tout un homme solitaire, mais je vais être moi-même. Et je vais faire une lecture des institutions qui me paraît la seule, qui peut prévaloir, qui est un peu différente, c'est vrai pour le coup, de quelques-uns de mes prédécesseurs. Moi je considère qu'un président présider et ne pas chercher à gouverner.
Un président qui doit présider, ne pas chercher à gouverner. Bon là, c'est très clair. C'est évidemment Emmanuel Macron qu'il vise, sans le citer encore une fois. D'ailleurs, il n'a jamais prononcé le monde d'Emmanuel Macron durant ses deux heures d'interview. C'est assez notable. En fait, il veut se démarquer de l'hyper-président qu'était Emmanuel Macron, ce côté président jupitérienne. Il veut revenir. non pas le président normal à la François Hollande, mais celui en fait qui est le garant des institutions et qui préside mais qui ne gouverne pas. Et puis il a tenté aussi de se démarquer sur une autre question intéressante, sur la question des rapports entre la France et l'Algérie, et notamment sur sa volonté de rompre l'accord franco-algérien, vous savez cet accord de 1968 sur l'immigration. Emmanuel Macron ne le souhaite pas, lui il a dit clairement que... Je le cite, les stipulations particulières qui existent pour les Algériens, il dit qu'en gros, elles n'ont pas lieu d'exister.
Alors justement, Edouard Philippe, est-il parvenu à se démarquer, à se désarriver en quelque sorte d'Emmanuel Macron ?
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