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Bonsoir
Nicolas Dupont-Union.
Bonsoir Sonia Mabrouk.
Merci de votre présence, votre candidat de Boula France à l'élection présidentielle, maire également de la ville de hier. C'est la hantise de tout gouvernement Nicolas Dupont-Union, des rassemblements ce samedi et 12 octobre. La hantise pourquoi ? Parce que lycéens en colère, étudiants, paysans, pêcheurs, retour du spectre des gilets jaunes. Est-ce que cette éventuelle conjonction des luttes comme certains l'appellent, vous la craignez pour le pays ou vous l'espérez ?
Jamais je n'espérerais le chaos pour mon pays, Sonia Mabrouk, jamais. En revanche, ça fait tant d'années que j'alerte sur un mélange. L'injustice nourrit le désordre, le désordre nourrit l'injustice. Et de voir le corps nu... qui, tel un faux cul de première... Non, mais c'est insupportable. Le gouvernement
n'essaye pas d'éteindre l'incendie de cette
collègue ? C'est insupportable. Pourquoi ? Vous
ne voyez
pas une sincérité dans le fait
de vouloir que les violences... J'ai une
hypocrisie. Mais ça me fait tellement de peine de voir ça. Et pourquoi dites-vous cela ? Parce que vois, je suis maire, depuis le mois de mars, j'ai été maire pendant longtemps, j'étais député, je suis à nouveau maire. Et quand je vois l'appareil d'État... des policiers courageux de la police nationale qui sont totalement abandonnés par leur hiérarchie. Quand je vois qu'au commissariat de Mongeron, il manque des dizaines d'effectifs. Quand je vois que c'est la police municipale de la ville de Hier, 7 agents qui ont empêché le blocus du lycée professionnel. Et que c'est dans ma ville qu'il y a eu l'ordre. Et que la police nationale nous l'a reproché quasiment en nous disant « Mais pourquoi vous nous envoyez tant d'interpellés ? » Quand je vois ce délabrement de l'État, et que je vois après le Premier ministre pleurer pour apitoyer les Français en disant « les méchants, c'est le désordre », mais il faut un État régalien. On attend les constructions de places de prison depuis des années. J'en avais proposé 40 000 à chaque élection présidentielle. Mais vous
pensez que le gouvernement n'essaye pas très sincèrement d'éteindre un incendie social ? Qu
'il a allumé lui-même. Voilà la réalité. —
Pompier pyromanes actuellement
encore aujourd'hui. — Exactement. Mais totalement. C'est-à-dire qu'en fait, le gouvernement, au départ, s'est dit « Oh allez, c'est pas grave
Oh. Ils ont toujours dénoncé des violences inacceptables. — Mais bien
évidemment. Heureusement. Mais je dénonce les violences, moi aussi. Mais je voudrais que dans notre pays, enfin... On puisse essayer ensemble de traiter les causes. Parce qu'en fait, moi je vois ce qui se passe. D'un côté la droite dit tout est la faute des jeunes et les policiers sont remarquables. Ils sont remarquables les policiers. Mais tous les jeunes ne sont pas violents, c'est absurde. Et de l'autre côté la gauche dit méchants policiers. Et la France est en train de partir dans une espèce de précipice. Et moi ce que je dis... C'est qu'on sait très bien ce qui se passe sur le terrain. L'État est lâche, faible, n'a pas les moyens de rétablir l'ordre parce que depuis des années, il est démuni.
Mais qui est l'État ? L'État, ce sont ses représentants. Ce sont les policiers, ce sont les gendarmes.
Les gendarmes, les policiers, ils souffrent. Mais c'est eux qui n'ont pas de voiture, qui n'ont pas d'effectifs. Ce sont les magistrats à Évry. Il manque un tiers de greffiers. Ils ont la moitié des juges pour pouvoir juger. Il y a le problème des lois. Il y a le problème de certains magistrats trop laxistes, mais on a vu la dame ici, tous les magistrats ne sont pas laxistes, mais il y a un délabrement de l'appareil d'État. Et puis deuxième point, moi je veux le dire, le cri est fort, on a une jeunesse qui n'a aucune espérance parce qu'on l'a mis dans une seringue. Et je combat Parcoursup. Je combats Parcoursup, cet algorithme
fou depuis des années. Je vais vous dire,
c'est tellement important, parce que nos jeunes, si vous voulez, la grande majorité des jeunes, ils ne font pas grève, la plupart des lycées ne sont pas bloqués. ne faut pas l'oublier. Et ils ont envie d'avoir peut-être un avenir.
Pour contrer un délabrement, le nerf de la guerre, êtes-vous d'accord ? C'est quand même l'argent. Que faites-vous quand les caisses sont vides et les poches sont trouées ?
Je ne le donne pas. Aujourd'hui, l'Assemblée nationale a voté 2 milliards de plus pour l'Union européenne. 2 milliards. L'année dernière, 2026, enfin cette année, là c'est le budget 2027, 5 milliards 5 de plus pour l'Union européenne. Quand Macron est arrivé au pouvoir en 2017, on donnait 16-17 milliards. On va être à 30. Donc c'est 15 milliards qu'on a donné à Mme van der Leyen pour financer d'autres pays. Moi, j'aimerais qu'ils reviennent aux Français. C'est l'argent des Français.
On vous pose souvent cette question, mais ne reviennent-ils pas à travers la PAC et d'autres politiques aujourd'hui qui parfois, évidemment, nous bénéficient ?
Écoutez, on verse 10 milliards au moins de plus que ce qu'on reçoit. Donc c'est ce différentiel
que vous voulez récupérer.
Moi, j'arrête. Je dis aux Français, et c'est le sens de ma candidature. C'est ma mission. Je dis aux Français, tant qu'on obéira et qu'on nourrira cette structure devenue folle qui n'a rien à voir avec la belle Europe que j'ai aimée, tant qu'on obéira, Mme van der Leyen, à cette caste de bureaucrates qui nous prend notre argent, nos lois, nos frontières, tant qu'on abandonnera toute responsabilité nationale, toute souveraineté nationale, on ne s'en sortira pas. Vous êtes
le seul candidat, d'ailleurs, de la sortie sèche, directe de l'Union européenne.
On peut partir, quitter cette organisation malfaisante et on peut appeler les autres nations d'Europe. à partir avec nous, celles qui volent, et on va reconstruire l'Europe du général de Gaulle. Mais qui le voudrait
aujourd'hui quand on voit l'Italie de Mme Meloni ? J'allais dire même l'Italie de Mme Meloni, avec toutes les intentions qu'on lui a prêtées, elle s'en sort très bien et au contraire marche parfois main dans la main avec Mme Ursula von der Leyen pour obtenir beaucoup de crédit à l'inverse de la France. Mais
vous savez pourquoi ? Parce qu'il y a un plan de relance dont l'Espagne et l'Italie sont archi-bénéficiaires. Ça se chiffre en dizaines de milliards d'euros et c'est nous qui payons. Et
bien pourquoi on ne bénéficierait pas un jour d'un tel plan ?
Parce que la France est le contributeur net, parce qu'Emmanuel Macron a accepté cela, et surtout parce que cette organisation, au-delà de l'argent qu'on lui verse, a mis en place des politiques qui détruisent pas seulement la France, l'Europe. Et moi je vous dis une chose Sonia Mabrouk, un jour la France se lève et dit à ses partenaires, on joue plus, on finance plus, on n'applique plus, mais on part pas au milieu de l'Atlantique, on n'est pas l'Angleterre. On va reconstruire ensemble une Europe des coopérations, des nations. Je peux vous dire que la France sera à nouveau libératrice. C'est très important. Je ne suis pas quelqu'un pour partir au milieu de l'Atlantique. La France, ce n'est pas l'Islande. Je suis pour qu'à un moment, ait un président gaullien qui dise d'abord la France, ensuite une vraie vision de l'Europe des nations, une vraie vision du monde. Et là, vous allez voir que la jeunesse... La jeunesse de France va
retrouver espoir
si la France redevient libre,
si la politique revient, si la démocratie
renaît.
Vous avez démarré votre phrase par « si la France se lève ». Mais M. Dupont-Union, la France, c'est combien de dettes aujourd'hui ? Quel taux d'intérêt par rapport à l'Allemagne, la Grèce et l'Italie ?
Elle va se
lever d'où
? Combien de divisions la France aujourd'hui pour
entraîner tous ses
camarades européens ? J'ai proposé 60 milliards de réduction de dépenses de gaspillage sans faire souffrir les Français. Tout le monde est pour lutter contre le gaspillage. Non, mais attendez, parce que moi, je les ai fléchés. 'ai même écrit un livre où va le pognon. Et très clair, dès 2021, on avance. Quand vous donnez 15 milliards net, entre 10 et 15 à l'Union européenne, quand vous avez donné 27 milliards à l'Ukraine, quand vous donnez 20 milliards de fausses cartes vitales, quand vous donnez 12 milliards pour les producteurs d'énergie intermittentes qui se gavent d'argent public et qui font des affaires, cet argent-là... Rien sur la défense
sociale ? 20
milliards de fausses cartes vitales, l'immigration. Les agences d'État qui se gardent. Donc avec M.
Dupont-Yon, on touche à rien sur l'assurance maladie, rien sur les retraites, rien.
Mais je vais vous dire... Dites-nous pourquoi. Tiens, aujourd'hui, dans un journal, parce que je lis le journal, ça ne me plaît pas toujours, mais je lis attentivement. Et j'ai lu dans un journal la pension moyenne, les retraités pour qui ? M. Attal, M. Tous là, les retraités sont des nantis, les retraités vivent trop bien. Pension moyenne, 1 600 euros. Et les femmes ? Pension, je n'ai plus 20% en dessous. Et c'est ces retraités qui ont travaillé toute leur vie, qui ont signé un contrat avec l'État, qui devraient voir tomber dans la misère. Parce que, est-ce que vous le savez, vous le savez bien Sonia Mabrouk, que le seuil de pauvreté pour les retraités c'est 1260 euros ? Et en fait c'est ce qu'ils ont mis pour la baisse de l'indexation. Donc si vous
étiez député, jamais vous n
'auriez voté un tel budget ? qu'on ait donné 7,5 milliards depuis deux ans, 16 milliards depuis l'arrivée de Macron à l'Union européenne, pour des fonctionnaires qui ont augmenté leur salaire de 36%. Je ne peux pas accepter qu'il y ait 20 milliards de fausses cartes vitales. Je ne peux pas accepter que l'immigration coûte tant. Ce n'est pas possible. D'abord, faisons des économies.
Vous ne comptez pas couper du tout l'immigration. Vous êtes pour une immigration de travail, pour une immigration dont en partie nous avons besoin. Vous l'avez toujours dit.
J'ai dit qu'il y a 500 000 légaux aujourd'hui, que si on descendait déjà 150 000, puis 100 000 pour les étudiants qui le méritent, et l'immigration de travail indispensable, et il y a parfois du regroupement familial indispensable, on pourrait déjà assainir tout. Je veux supprimer les aides sociales pendant 5 ans pour les nouveaux arrivants. non contributives. Vous savez, on arrête, mais vous verrez que les économies vont être considérables. Et vous verrez, Sonia Mabrouk, que le potentiel de redressement est considérable. — Qu'est-ce que vous répondez à ce qu'ils vous disent alors ? Et celui qui est malade,
il n'y a pas de politique de... — Non, je n'ai pas parlé
de malade. J'ai passé du RSA, de l'aide au logement, de toutes ces aides non contributives. Quand on vient en France, on n'a pas d'aide pendant 5 ans. — Par
contre, l'assurance maladie, on ne touche
pas. — Si on travaille. On peut pas... Voilà. Moi, je suis très juste. Enfin, j'essaye d'être juste. On est jamais... On essaye. Vous savez, moi, j'aimerais... prendre comme slogan de campagne l'ordre juste. Vous receviez Ségolène Royal, le dommage c'est qu'elle l'ait utilisée. Parce qu'en fait je crois qu'on peut remettre la France... Vous n'allez
pas pouvoir vous associer à mon avis, ça paraît difficile.
Non, je ne crois pas. Mais je voudrais qu'on remette la France sur des fondations de bon sens. Alors comment on fait ? On
revient sur la jeunesse et puis on reviendra à l'Union Européenne. Parce que vous avez anticipé ce mouvement ? Tout le monde en parle comme si tout le monde avait vu. Ça fait
des années que je dis au mouvement jeune de Debout la France... Pourquoi vous acceptez ce parcours sup insupportable ? Alors vous allez me dire parcours on le remplace. Non mais
je vais vous dire, vous avez des enfants, vous avez connu quand on faisait des heures de fil d'attente, etc. Oui mais vous
savez ce que c'est le résultat de parcours sup, c'est le résultat de quoi ? C'est l'abandon de la méritocratie à la française. où il y avait un bac que vous appelliez Brest, Carpentras, Paris, Ajaccio, il y avait des notes à peu près égales par des correcteurs avec des barèmes. On a cassé ça et on est arrivé à la tête du client. Et pourquoi les jeunes sont frustrés ? Parce que quand vous êtes en première et que vous avez une mauvaise note, ça va peser sur votre orientation et sur votre vie, c'est votre destin. Et il faut se mettre à la place des jeunes. Il y a une boîte noire, ils ne savent pas ce qui va sortir. Ils estiment que c'est un algorithme totalement injuste. C'est scandaleux. Et je vous le dis, en revanche, je ne suis pas comme M. Mélenchon. Je ne veux pas supprimer Parcoursup pour donner gratos à tout le monde un diplôme. Je veux revenir à un bac exigeant, méritocratique. Et puis s'il n'y a que 50% des jeunes qui ont le bac, tant pis, il y aura 50% qui auront le bac. Mais il vaudra quelque chose. que la fausse monnaie ne rend pas heureux. Et les jeunes sont malheureux par le bac. Mais un bac exigeant avec des notes. je veux rétablir un examen à la fin du primaire. Je veux rétablir un examen à la fin du collège. Et je veux redire aux jeunes, on ne peut pas tricher. Il y a un moment, il faut une égalité. Vous savez ce qu'attendent les jeunes ? Les jeunes de France sont beaucoup plus sérieux, matures qu'on le croit. Simplement... Ils vivent dans un système, une espèce de chaos verbeux, post-68 art, complètement nul. Quand
on revoit certains slogans, on a l'impression que c'est quand même les enfants de ceux qui ont porté mai 68. Je ne sais pas s'ils seraient d'accord avec vous. Vous parlez à une autre jeunesse.
Je parle à 95% des jeunes, ceux des lycées ruraux qui ne protestent pas, ceux dans mon lycée professionnel ailleurs. On a dégagé les meneurs devant le lycée, mais maintenant ils vont travailler. Ils ont envie de travailler. En revanche, ils aimeraient avoir un point.
Infesté les meneurs ou ils bloquaient ?
Ils bloquaient. Et ils ont tiré du mortier. Et on les a dégagés. Et on les a interpellés. Et qui l'a fait ? La police municipale. La police municipale. Et où était l'État ? Vous n'avez pas la main
sur la police nationale. Vous êtes le maire.
Mais ce que je veux dire, c'est que moi je pense aux 95% de jeunes qui parfois n'ont pas de preuve de physique pendant 6 mois dans un lycée. Je pense à tous ces jeunes du collège à qui on demande de faire un stage.
Vous connaissez
ça les stages. Mais ils ne trouvent pas de stage. Alors on fait quoi ? Ils sonnent à 50 portes, ils n'ont pas de stage.
Quand vous voyez qu'il y a 3000 professeurs qui ont été dépêchés là alors qu'ils n'étaient pas devant des élèves.
Ils étaient où ? Vous savez qu'il y a moins d'élèves pour le même nombre de professeurs qu'il y a 20 ans. Donc ça veut dire qu'en France... Contrairement à ce qu'on dit, les professeurs sont mal payés, mais il y a assez de professeurs. Simplement, il y a combien de professeurs en dépression parce que c'est le bazar dans les classes, parce que l'éducation nationale laisse faire n'importe quoi ?
Que ferez-vous par rapport à ces professeurs qui, dans certains quartiers, n'arrivent pas tout simplement à assurer et à mettre en place leur autorité pour rentrer chez eux et être tranquilles après ? Les pauvres
professeurs, il faut savoir ce qu'ils vivent. Ils ont des proviseurs qui ont des instructions de l'éducation nationale, comme les commissaires de police d'ailleurs. Pas de vagues. Nous sommes dans le règne du pas de vagues. Encore aujourd'hui, après les chocs que nous avons
connus, après Samuel Paty, après Dominique Bernard, nous sommes toujours dans cette même logique. Mais totalement, c'est toujours
la même histoire. Pas de vagues, pas d'histoire. Donc les pauvres professeurs, ils ont des élèves qui les insultent, ils ne sont pas exclus de l'établissement, il n'y a pas d'internat. Nicolas Sarkozy avait voulu faire des internats disciplinaires, on ne les a pas faits. Donc, si vous voulez, moi je veux remettre de l'ordre et de la justice. Et je suis sûr qu'on peut y arriver parce que... Le peuple français a plein de bon sens. Beaucoup plus qu'on croit.
Le peuple français, et on a compris que ce n'est pas le peuple européen dont vous parlez.
Il n'y a pas de peuple européen. Il y a des peuples, des nations qui veulent travailler ensemble. Vous
parlez de souveraineté nationale et pas de souveraineté européenne. Mais vous respectez la souveraineté des peuples. Nous sommes d'accord. Et donc vous respectez la souveraineté ukrainienne. Je
vous vois venir. Bien sûr. C'est bien quelque chose qu'on leur reconnaît.
Je pense que vous l'admirez également. C'est ce qu'ils défendent.
J'ai condamné... l'agression russe mais moi j'ai rappelé qu'il y avait eu aussi une agression ukrainienne sur les populations russes du Donbass et j'ai toujours eu une vision historique et juste de ce conflit qui m'a été reproché et je maintiens, je persiste et je signe S'il y avait eu des hommes d'État en Europe et s'il n'y avait pas eu Biden aux États-Unis, s'il y avait eu Trump, il n'y aurait pas eu ce million de morts et on aurait évité cette tragédie.
Le problème, Nicolas Dupognon, c'est qu'aujourd'hui, et vous le savez, vous le dites vous-même, il y a un agresseur et un agressé.
Non, non, non, excusez-moi, il y a eu un agresseur, mais avant, il y a eu aussi un autre agresseur. Il y a un conflit terrible entre deux parties. On
ne va pas refaire l'histoire contemporaine. Là, ces dernières années, qu'est-ce qui s'est passé ? Ce
qui s'est passé, c'est que pendant 10 ans... Le régime ukrainien, après la révolution de Maïdan, a attaqué les populations russophones du Donbass. Vous le savez très bien. Il y a eu l'accord de Minsk, très intéressant, qui était un compromis. Et cet accord de Minsk, qui aurait permis d'éviter la guerre, n'a pas été respecté. Vous dites les partis. Des deux côtés. Des
deux côtés. Donc vous mettez à égalité aujourd'hui. Totalement.
Et je dis qu
'aujourd'hui... Que répondez-vous ? Non mais c'est très important. Parce que
sinon on va me prendre pour un espion russe. Non mais certains vous le disent directement. Bon j'en ai rien à faire parce que je suis juste.
Quelle horreur. Quelle
horreur.
Du régime. Quelle
horreur. Parce que je vais vous dire, je leur réponds une seule chose. Cette tuerie abominable, qui sont les premières victimes ? Ce sont les Ukrainiens. Et j'estime que les Occidentaux... envoie à la mort des Ukrainiens de manière abominable. Et j'estime qu'il y a une paix possible qui a été signée à Istanbul trois mois après le début de la guerre. Et si cette paix avait été soutenue par les Occidentaux... y aurait eu la paix et il n'y aurait pas eu ça.
– M. Dupoyant, cette paix-là, c'était une forme, n'était-elle pas, je tourne ma question ainsi, une forme de réédition de l'Ukraine ? – Non, c'était un compromis historique.
–
Puisqu'elle actait de certains abandons territoriaux. –
Oui, mais… – Vous auriez accepté, vous,
si vous étiez ukrainien, qu'on abandone une partie de votre territoire ? –
Bien évidemment. – Vous qui êtes attaché à la souveraineté
nationale.
– Est-ce que vous connaissez l'Ukraine ? Le Donbass a été russe pendant des années. L'Ukraine a été russe jusqu'à 41 années. Il faut… absolument trouver un compromis. Quand Kennedy, je reviens là-dessus, quand Kennedy a dit à Khrushchev « Je ne veux pas d'armes nucléaires à Cuba ». On va refaire
le bloc soviétique. Non, non, non, attendez. « Je ne
veux pas d'armes nucléaires à Cuba ». Khrushchev a reculé. Quand les Occidentaux ont voulu avancer en Ukraine au mépris de tous les engagements, eh bien, il y a eu une réaction russe inacceptable. Et ce que je dis, c'est que ce conflit est la mort de l'Europe. Ce conflit est en train de tuer l'économie européenne. Ce conflit nous coûte une fortune, on n'a pas les moyens. Et je veux la paix. Et c'est possible d'avoir la paix sans victoire de la Russie, sans victoire de l'Ukraine.
Mais une paix, c'est toujours difficile. Mais qui ne veut pas épargner des vies humaines
? Sauf qu'il y a deux. Mais moi je vais vous dire, les Occidentaux aujourd'hui jouent le pourrissement. Et ce que je dis... Franchement, c'est que c'est terrible de voir que d'abord le peuple ukrainien est martyrisé, ensuite que la France, la France ruinée, est en train de donner des milliards, des dizaines de milliards à l'Ukraine en pure perte. Et deuxième point, je dis que notre économie est en train de s'effondrer parce que notre énergie est trop chère. Donc est-ce que mon boulot c'est de défendre les Français avant les Ukrainiens ?
Un jour, si vous arrivez au pouvoir, vous êtes assis. Je serais fier de dire aux Ukrainiens et aux
Russes, on arrête, on siffle la fin de la récréation. Mais comment vous faites face aux
oucas de M. Trump et aux humeurs de M. Poutine ? M.
Trump a totalement raison à 150% dans cette affaire. Et je ne suis pas d'accord avec Trump sur l'Iran, je ne suis pas d'accord avec la personnalité de Trump, mais je reconnais que Trump a compris que ce conflit était la mort de l'Europe d'abord. Et puis après, des États-Unis face à la Chine. — En demandant de nouvelles
élections, je le rappelle. — Mais il a raison. — Et donc au remplacement de Bolonien. — Mais il a raison. Et donc
parce que c'est Trump... toute l'omenclatura française, sa gite, le méchant Trump. Écoutez, moi, je souhaite que les Français gardent leur argent. On n'a pas les moyens d'aider l'Ukraine. Deuxièmement, je souhaite qu'on arrête la boucherie. Troisièmement, je sais qu'il y a un compromis possible. Retrait des troupes russes, neutralité de l'Ukraine. Je vous pose une question. Je n'ai pas changé d'avis depuis 2022.
Est-ce que vous savez, est-ce que vous pourriez me chiffrer ou me dire, me le rendre tangible, le coût ? coût serait de ne plus aider l'Ukraine.
coût ? Le rapport de ce qu'on gagne ? Non,
non. Ce n'est pas ce qu'on gagne, ce qu'on pourrait perdre plus tard.
Mais on ne perdra rien du tout. Rien,
vous êtes sûr ? Il ne se passera
rien. Il n'y aura
pas de problème du côté des pays de l'Est. Il n'y aura pas des jeux minoristes. Vous signez aujourd'hui, c'est sûr. Je signe
à 150% parce qu'une France dont l'industrie est ruinée, une France qui paye son gaz quatre fois plus cher que les États-Unis ou la Chine, une Europe... Une Europe qui s'embourbe dans le déclin économique avec des centaines de milliers de licenciements. Une Europe qui est dominée économiquement par la Chine et les États-Unis. C'est la fin de notre civilisation. Alors je dis qu'il faut un moment, qu'il faut un moment stop, faire la paix, comme on a fait toujours dans les conflits difficiles. La paix n'est pas une
reddition dans ces cas-là ? Pas
du tout. Au contraire. Au contraire, la paix est l'occasion de rétablir ce qu'on a fait avec l'Allemagne.
On a bien
fait la paix avec l'Allemagne. On n'a pas continué éternellement.
Parti de la classe politique vous traite de municois quand vous dites cela. Mais il faut noter que Marine Le Pen... dit hier que si elle est élue, six mois après son élection, elle stopperait l'aide à l'Ukraine.
Je remercie Marine Le Pen de me rejoindre. J'en suis ravi parce que c'est le bon sens, parce que le pays est ruiné, parce que les Français n'arrivent plus à faire leurs courses, parce que notre économie licencie des dizaines de milliers et que ce conflit n'a aucun sens. Vous voyez
ma question. Pourquoi qu'il n'y ait pas une candidature commune ? Pourquoi ne pas la rejoindre
? Je vois que Marine Le Pen, depuis que Bardella n'est plus candidat, a changé de position sur l'Ukraine. J'en suis ravi. Je vois qu'elle remet en cause la contribution à l'Union européenne. Ça me réjouit. Et je dis à Marine Le Pen, soyons francs vis-à-vis des Français. Moi, je propose la rupture avec l'Union européenne. On ne peut pas demander à nos partenaires... un rabais qu'ils ne nous donneront jamais. Parce que vous croyez que les rabais... Aujourd'hui, elle n
'est pas pour le Frexit comme auparavant. Mais
comme elle a beaucoup évolué... Sait-on jamais. Moi, je suis pour l'indépendance de la France. Je suis gaullien. Regardez ce
sondage, Nicolas Dupont-Aignan. Il est tout récent. C'est un sondage des échos. Je voudrais vous montrer simplement la dynamique autour de certains candidats. Notamment, regardez, puisqu'il vient de remporter la primaire, Raphaël Glucksmann à 15% comme Édouard Philippe et Jean-Luc Mélenchon. Cela vous surprend ou c'est tout à fait mécanique
? Je n'y attache absolument aucune importance. Mais vraiment. Pourquoi ? Parce que je connais tout ça, ce marigot politicien. Savoir qui d'Edouard Philippe, de Guxman et de tous les autres qui ont ruiné la France, qui sont responsables de cette soumission de la France, de cette disparition de la souveraineté, ça ne m'intéresse pas. Je sais qu'ils seront balayés. M. Glucksmann n'a pas été au pouvoir. Regardez son bilan comme ministre géorgien des Finances quand il était très proche de la CIA. Donc regardez son bilan.
Vous faites référence au moment où il était conseiller d
'un autre État.
Mais vous voyez des proximités quand même.
J'aimerais que les Français découvrent le passé de M. Glucksmann. avant d'être 15% à vouloir voter pour lui.
Vous dites qu'avoir été conseiller d'un autre État vous exclut totalement de pouvoir présider la France. Regardez ce qu'a fait M. Guixman. Je dis oui,
je dis qu'on ne peut pas avoir deux patries.
C'est une accusation de trahison.
Écoutez, je dis qu'en tout cas, moi, je voterai pas pour lui. Mais vous vous en doutez.
— Non, ça, c'est une chose. Mais vous pensez qu'il n'est pas 100% pour la France ? —
Je pense que, en tout cas, ce sont des fédéralistes. Ils veulent en fait la disparition de la France dans l'UE. Ils ont un bilan catastrophique. Et j'aimerais, et c'est le sens de ma candidature, réveiller les Français en leur disant « on n'est pas libre à moitié, on n'est pas souverain à moitié ». Vous ne dites pas que c
'est un traître ? Je ne vous
permettrai pas de dire que c'est un traître. Je dirais que son passé de conseiller géorgien, que les Français voient ce qui s'est passé, que la presse en parle, et je pense qu'il ne sera pas à 15%. En tout cas, les socialistes sont tombés bien bas pour pouvoir choisir M. Glucksmann comme représentant. Jaurès doit se retourner dans sa tombe.
Ah carrément ?
Ah bah oui.
On est d'accord que c'est quand même une élection, que c'est une démocratie.
Je demandais à Ségolay Loyal.
Mais si je vous demandais à vous, où est la primaire, où est la démocratie dans votre galaxie de droite ?
la primaire, c'est le premier tour de la présidentielle. Arrêtez, on voit bien les clowneries de tout ça. Le général de Gaulle a donné le pouvoir aux Français. Le général
de Gaulle. Eh bien oui, mais c
'est important. Il nous a donné le pouvoir de voter. Où le voyez-vous ici ? Écoutez, il nous a donné le pouvoir de voter. Le peuple français a le pouvoir de voter. Et j'ai une chose à dire aux Français, parce que je m'adresse à eux aussi, ils ne sont pas dans les sondages. Les millions d'abstentionnistes, les millions de Français qui ne sont pas inscrits sur les listes électorales et qui vont d'ailleurs manifester, je leur dis... À quelques mois de l'élection présidentielle, inscrivez-vous sur les listes électorales et votez. Parce que les sondages, moi je l'ai vu, on me met à 2%, 3%, 4%. Eh bien oui, mais bien sûr c'est ceux qui votent. Mais les millions de Français qui ont compris que tout ça s'était pipé. Donc vous voulez
être le candidat des abstentionnistes.
Quelqu'un de vous l'a dit hier. J'appelle les abstentionnistes. Une nouvelle
candidate, Natacha Polony. Très bien. Plus il y en a, mieux c'est.
Je vais vous dire, je veux que les Français retrouvent leur liberté, leur souveraineté. Et ça passe par un effort. Être libre, c'est se tenir droit et avoir une politique. Et c'est cette politique que je vais présenter.
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