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Je vais quand même vous dire deux trois choses pour rebondir un peu sur l'actualité. Bon, là en ce moment il y a quand même, et là j'arrive moi directement de la manifestation parisienne qui a encore regroupé quand même beaucoup, beaucoup, beaucoup de jeunes, d'étudiants, de lycéens et franchement fait vraiment du bien. Ça fait du bien quand même de voir qu 'une partie de la jeunesse n'a pas envie de subir, n'a pas envie de se taire, qu'elle est prête à sortir des rails, qu'elle est prête à dire non à l'autorité, non à l'éducation. aux ministres, aux proviseurs, aux parents, et qu'elles se sentent légitimes pour revendiquer. Voilà, ça c'est important. C'est quelque chose d'important parce que nous, nous pensons que c'est aussi comme ça qu'une partie de la jeunesse, elle peut se politiser. Et se politiser dans le meilleur sens du terme. C'est-à-dire pas seulement en se demandant pour qui elle va voter, mais en s'organisant et en décidant d'agir collectivement. Et en faisant cette expérience-là, qu'ils peuvent être une force quand on arrive à se rassembler, quand on arrive à exprimer ses revendications, quand on arrive comme ça à faire des rassemblements et des manifestations, ben oui, on peut peser. Et puis ils découvrent, tout le reste, les jeunes, ils découvrent que finalement, la police, elle n'est pas du côté de ceux qui contestent. Ça, il y a quand même un certain nombre de travailleurs, de grévistes qui l'ont déjà expérimenté. C'est que quand on fait une grève ou quand on manifeste, et là, je sais bien, il y a un certain nombre d'entre vous qui avaient participé à des manifestations et qui avaient peut-être déjà goûté un peu au gaz lacrymogène. Et bien là, les jeunes, ils découvrent que rien que le fait de bloquer, de vouloir dire qu'ils ne sont pas d'accord, de vouloir protester, ça leur a valu ça. La matraque, les gaz lacrymo et des fois pire encore. Vous vous rendez compte quand même qu'il y a maintenant trois jeunes qui ont été mutilés à la vie, ça c'est sûr, et qu'il y a eu 7000, alors aujourd'hui, moi j'ai pas le comptage pour aujourd'hui, mais il y a quand même 7000 gardes à vue. Et moi pour ceux que je connais sur la ville où j'habite, à Pontin, je peux vous garantir que c'était vraiment pas des méchants. Et qu'en fait, il y a eu vraiment une politique de la part du gouvernement, faire peur à la jeunesse, de les effrayer, d'effrayer les parents, pour qu'ils se taisent et qu'ils retournent au lycée. Ça a été vraiment une politique, ça a été une suite de provocations, une suite de violences policières extrêmement dures. Alors, ils ont malgré tout... Ils ont traversé ça et ils continuent. Ils continuent et oui, ça c'est quelque chose d'extrêmement positif parce qu'ils font leur apprentissage. Ils se posent des questions sur pourquoi. Pourquoi on leur permet même pas de s'exprimer parce que l'État, il n'est pas allé... Il n'a jamais demandé à la police de ramener des profs dans les lycées et dans les collèges. Il n'a jamais demandé à la police de trouver des infirmières, des médecins scolaires ou des accompagnants de jeunes en handicap. Le gouvernement a des engagements, il explique que ça doit fonctionner comme ça. Il est absolument incapable d'honorer ses propres engagements et de faire ce pour quoi il s'était engagé de faire. Là, on ne déploie pas les forces de l'ordre. Donc voilà, pour nous, cette jeunesse et cette révolte, ce moment-là, c'est un moment important pour beaucoup de jeunes. Et ça devrait être aussi un peu pour nous. quelque part, ils nous montrent la voix quand même. Vous voyez, je ne sais pas, j'ai eu beaucoup de débats, beaucoup de discussions du même genre où y compris certains disaient quand même les jeunes, mais les jeunes, jeunes ils sont dans leur pull, les jeunes ils s'intéressent pas, les jeunes ils passent des heures et des heures devant leurs jeux vidéo. Les réseaux sociaux, ils sont toujours là. Combien de fois je l'ai entendu ? J'ai très souvent entendu que ces jeunes, ils sont individualistes, ils s'occupent que leur nombril, ils ne s'intéressent à rien. Regardez les jeunes, ils posent des questions ce qui est juste dans la société. C'est juste de mettre des milliards dans la défense et le matériel militaire ? où c'est juste de bagarrer pour qu'il y ait un propre devant chaque classe, pour qu'il y ait des groupes plus petits, pour que justement on donne la priorité à l'éducation. Alors voilà, moi je trouve que tout ça, c'est effectivement des choses très importantes. Et puis, bon maintenant, on sait aussi que pour véritablement imposer au gouvernement... la priorité à l'éducation, à la jeunesse et à ce qui nous est essentiel, il faudra bien plus qu'une révolte de lycéens ou d'étudiants. Nous savons qu'obtenir ça, ça nécessiterait que l'ensemble du monde du travail s'y mette. C'est pour cela que cette semaine, on a écrit un... Un éditorial, dans le titre, c'est « Montrons que l'esprit de révolte n'a pas d'âge ». Voilà, montrons que nous aussi, nous aussi, on le porte, cet esprit de révolte. Voilà, et puis une des questions qu'il faudra qu'on discute ensemble, mais voilà, c'est qui ici n'est pas en colère ? Il y en a qui, voilà, est-ce qu'il y a quelqu'un qui n'est pas en colère ici ? des raisons d'être en colère. On en a à revendre quand même, non ? on voit quand même comment, on est racketté maintenant, en plus de tout le reste. que ça, je dirais, c'est... C'est la dernière cerise arrivée sur le gâteau. Mais c'est en plus de tout le reste, en plus du chômage, en plus des passes à l'air, en plus de l'exploitation qui se renforce dans toutes les entreprises, en plus de la santé qui est en déshérence, ben voilà, là maintenant de racketter à chaque fois qu'on passe à la pourpaissance. Et racketter pas petitement. Et quand tout le monde fait ses comptes, certains c'est 50 euros de plus par mois, d'autres c'est 100, d'autres c'est encore plus en fonction des trajets qu'ils sont obligés de faire. Mais dites-vous bien que cet argent-là, c'est un impôt que les compagnies pétrolières nous obligent de payer. Un impôt qu'on leur paye et qui va directement à leur contreforme. Les journalistes disaient que c'est 100 euros, c'est l'équivalent d'un salaire qui passe dans l'essence sur une année. Et ils disaient que ça part en fumée. Non, ça part pas en fumée, pas du tout, du tout. Ça va directement dans les coffres forts des compagnies pétrolières, à commencer par Total, Total qui voudrait qu'on lui dise merci, qu'il plafonne ses prix. Mais enfin, Total est un de ceux qui... nous tombe la laine sur le dos aujourd'hui. Total, c'est une de ces grandes compagnies pétrolières qui profitent de la crise et de la guerre au Moyen-Orient pour faire exploser le cours du baril de pétrole. C'est un de ceux qui est à la source de ce racket, en fait. Alors lui, il tient tous les bouts. C'est lui qui explore. il exploite et il sort le pétrole brut, il le raffine, il le distribue, tient absolument toutes les étapes de la chaîne et bien sûr qu'il se gagne. Je sais bien, j'ai déjà été interpellé là-dessus et interviewé et dès que je disais c'est un profiteur, il nous raquette, il faut lui dire merci. Ils plafonnent, les gens sont bien contents. sont bien contents. On est bien obligés. On est bien obligés. On est confrontés vraiment à... dictature, en fait, des grands groupes capitalistes. Là, en l'occurrence, c'est les groupes énergétiques, mais vous savez, derrière, il y a les groupes financiers, il y a les groupes bancaires, il y a les armateurs, ceux qui transportent les torrés à l'échelle du monde. Et ces grands groupes, cette classe capitaliste, elle est en train de se gâler comme jamais sur notre dos. Ça, ça s'appelle la lutte des classes. C'est la lutte des classes. La lutte des classes qui prolonge la guérilla dans les entreprises où on rajoute du boulot, où on enlève des minutes de pause, où on écrase des salaires, c'est dans cette continuité-là. Et puis, autre raison de se mettre très en colère, c'est aussi ce qui nous concocte au niveau budgétaire. Parce que là, c'est les discussions qui démarrent à l'Assemblée nationale, mais le plan de Le Cornu, c'est vraiment une attaque féroce. 'est 54 milliards qu'ils veulent récupérer. Et ils veulent les récupérer sur le dos des travailleurs, d'abord la fonction publique. Ils ont annoncé que pour les agents de la fonction publique, il n'y aurait pas d'augmentation de salaire. C'est le GL.10. Alors même quand on travaille dans les hôpitaux, dans les collectivités locales, dans les mairies, dans l'enseignement, c'est le royaume des bas salaires, la fonction publique. C'est le royaume des bas salaires. Il y avait un chiffre qui est sorti, expliquaient qu'il y a 800 000 agents de la fonction publique qui sont payés en dessous du SMIC et que le seul moyen de leur verser le SMIC, c'est de leur verser une indemnité. pour la faire seuil du SMIC. Vous vous rendez compte ? Et après, on va expliquer que les fonctionnaires, c'est des privilégiés. voyez ? Alors, ces 54 milliards, c'est pris sur le dos des travailleurs, c'est pris sur le dos des malades, parce que les arrêts maladie, ils vont être de plus en plus rationnés, les médicaments, de nouveaux médicaments, les remboursés. Vous savez, les trajets en ambulance vont être également rationnés. puis, c'est des locataires. C'est les locataires parce que les APL vont être gelés, mais ils vont aussi geler la prime et même baisser, je crois. Ils envisagent de baisser l'allocation de rentrée scolaire. ont déjà acté la baisse des allocations familiales. Et ça, c'est pareil. C'est des centaines d'euros, en fait, pour ceux qui ont 3 ou 4 enfants. Et puis, alors, l'autre dernier guignomini, j'ai envie de dire, c'est comment les retraités sont traités. Bon, ben là, je vois qu'il y en a un. Voilà, je vois que ça, c'est... Mais quand même, 1260 euros. Vous vous rendez compte, vous êtes trop riches. Cabal. Il y en a qui ont moins, mais 1260 euros. Et là, ils décident de ne pas indexer les pensions. Tout ça, ce sont des sacrifices de plus en plus lourds. Et c'est vraiment récoltant. J'ai envie de dire quand même que tout ce qu'on a entendu là, et toute la petite musique où ils nous laissent entendre qu'en gros, les retraités seraient des... Voilà, vivraient comme des coques en pattes. Sur le dos de qui ? T'es jeune. Ils essayent comme ça de diviser, ils essayent de dresser une partie de la population là, les jeunes, contre les anciens, qui auraient eu une vie formidable, très facile à eux. C 'est quand même incroyable. Et puis c'est révoltant. Parce qu'en réalité, on connaît très bien la tureté du boulot que ça a été les générations qui nous ont précédées. Ça a été dur au boulot. Et on ne sort pas indemne de ça, y compris au niveau de sa santé. On n'en sort pas indemne. Et y compris nous, les plus jeunes, et encore les générations les plus jeunes qui sont les plus jeunes de cette assemblée, vit sur ce que les générations anciennes ont. On construit. On construit, en fait. Y compris, on en bénéficie. Alors, qu'est-ce qu'ils sont en train de vous dire, là ? C'est qu'à partir du moment où les retraités ne peuvent plus être exploités, eh bien, en gros, ils ont qu'à se débrouiller. Voilà. Vu que vous êtes plus rapportés du profit aux capitalistes, eh bien, voilà, débrouillez-vous, quoi. fait, c'est une insulte. Mais ce n'est pas qu'une insulte aux retraités, c'est une insulte à l'ensemble du monde du travail. Surtout ça
a l'air différé en plus.
Voilà comment on est traités. Quand ils peuvent nous exploiter, quand ils peuvent encore tirer du fric de nous. Déjà c'est dur, il faut quand même bagarrer pour se faire respecter, mais vous voyez que quand on est plus bouts... exploiter voilà c'est carrément on est jeté on est jeté et donc voilà c'est à l'image de toute la société alors voilà nous on pense que des raisons en effet d'être en colère de se révolter comme les jeunes et de dire nous cette société on n'en veut pas non plus on en a on en a et toute la question c'est de retrouver nous aussi ce choix des luttes collectives et des protestations Il y a quand même cette journée qui est au calendrier de certains, je pense, un samedi 17 octobre, puisque c'est une date qui est un peu relayée sur les réseaux sociaux et dont certains travailleurs dans les entreprises discutent. Nous, on espère que ce sera aussi un moment où les travailleurs vont se montrer. Ils vont se montrer avec leur colère, ils vont se montrer avec leurs revendications. Voilà, on espère qu'à nous, on est absolument partant et on essaie de faire en sorte que partout dans les entreprises où il y a des camarades qui ont envie de le faire, qu'on puisse le faire ensemble et essayer d'organiser ça. Et tout ça, donc toute cette situation-là, tous ces reculs, ça se passe en pleine campagne présidentielle. Et les autres circulent en expliquant qu'ils ont des super idées, surtout les candidats de gauche, qu'ils ont des idées pour que les choses aillent mieux, pour la jeunesse, pour l'éducation, pour la santé, pour les travailleurs, etc. Donc vous les ententez comme moi. Et y compris d'ailleurs même Le Pen, Le Pen explique qu'elle a des idées pour la retraite, pour ne pas avoir trop retardé l'âge, enfin bon... Et je tiens à dire que tout ça, c'est du baratin. Tout ça, c'est du baratin, tout ça, c'est du vide. Parce qu'aucun de ces candidats ne veut véritablement s'affronter avec le grand patronat. C'est pas leur politique de s'affronter avec le grand patronat, avec la classe capitaliste et avec la bourgeoisie. C'est la politique. Ils le veulent, alors ça c'est... Évidemment, on y reviendra, mais le RN, plus il s'approche au pouvoir, plus il lèche les bottes vertement de la bourgeoisie. Mais ce n'est pas non plus la perspective des candidats de gauche et même pas celle de Mélenchon. Je reviendrai dessus, mais non, ils ne veulent pas s'affronter, ils ne veulent pas l'affrontement. Et nous, nous pensons qu'il n'y a pas d'autre choix. En réalité, il n'y a pas d'autre choix. Mélenchon a été accueilli par les patrons quand il a dit qu'il fallait augmenter les salaires. Ça a été des ricanements dans la salle. Mais parce que précisément, augmenter les salaires, ça veut dire prendre sur les profits. Donc vous croyez qu'on va faire ça en convaincant les patrons que c'est bien pour eux ? Je ne crois pas. C'est une question de combat. C'est une question de rapport de force. C'est ça la vérité. Voilà, donc ça, nous pensons que c'est nécessaire, c'est indispensable de le dire et de le redire. Nous ne changerons pas notre sort, nous n'améliorerons pas notre sort de travailleurs, on ne sortira pas de ce chômage de masse, de ces petites pensions de retraite, de cette galère pour se soigner, si on ne s'apprend pas à la bourgeoisie, si on ne prend pas dans ses profits, si on ne prend pas dans ses grandes fortunes. Il n'y a pas le choix. Et puis... tous les problèmes fondamentaux auxquels l'humanité fait face aujourd'hui. Le réchauffement climatique, les guerres. Vous croyez qu'on s'en sortira sans mettre fin à toutes ces rivalités capitalistes, à cette loi du profit ? Tous les groupes, tous les creuses, mais même dans le monde agricole, même dans le monde agricole, qui pourtant se prend en fouet, ce réchauffement climatique. Et parfois même, il y a des agriculteurs qui... qui s'empoisonnent avec tous les produits phytosanitaires qu'ils mettent dans leur champ, n'empêche qu'il faut quoi ? Ils continuent ! Parce que c'est ça la course au profit, c'est ça la compétitivité, la concurrence internationale. Ce système nous emprisonne dans... dans toutes ces impasses, impasses qui nous conduisent directement au gouffre, en fait. Donc, en fait, on ne sortira pas ni du réchauffement climatique, ni des guerres, des guerres qui s'étendent, d'ailleurs. Ce matin, sur France Inter, il y avait une petite chronique qui a expliqué que maintenant, la guerre est en Arabie Saoudite. Vous avez vu les images ? Vous voyez comment la guerre, elle se répand sur des territoires de plus en plus importants. Et c'est pareil pour la guerre en Ukraine. Parce que maintenant, c'est aussi en Russie que les bombes tombent et que les drones tombent et font des morts. Toutes les guerres qu'ils ont commencées, ils sont incapables de les arrêter et de les terminer. Toutes. Parce que les enjeux et l'illivalité, elles sont toujours là en fait. Donc nous disons que sans s'affronter avec la bourgeoisie et avec son système, il n'y aura pas d'issue, pour les travailleurs, ni pour l'humanité. Alors oui, on va mener cette campagne, cette campagne présidentielle, donc moi je serai candidate pour l'île ouvrière, pour réaffirmer qu'il faut que les travailleurs... D'abord, je serai candidate pour affirmer les besoins, les intérêts du monde du travail et pour conforter la conscience de classe. Justement, pour conforter cette idée que c'est soit nos intérêts à nous, femmes et hommes du monde du travail, en activité, en études ou à la retraite, c'est soit nos intérêts à nous. soit les intérêts de cette minorité de grands capitalistes. Il n'y a pas de milieu dans tout ça. C'est eux ou c'est nous. Et je serai candidate pour faire que cette conscience qu'on constitue, nous tous, un seul et même camp, tous les travailleurs... Quelle que soit leur histoire, leur pays de naissance, leur croyance, leur couleur de peau, tous les travailleurs appartiennent à un même camp, un camp qui a les mêmes intérêts, et à un camp qui est une force, une force sociale, et en fait une force même irrésistible, si elle se bat, si elle se rassemble et si elle arrive à se battre. Donc voilà, moi je suis candidale pour dire... que les travailleurs ne font pas de promesses électorales. Ils ont besoin de se mettre en ordre de bataille. Et les idées, les objectifs que je mettrais en avant sur les salaires, parce qu'il faut bien sûr un plan d'augmentation des salaires, des pensions de retraite, des allocations, il faut augmenter le SMIC, il faut le monter à 2200 euros net, le SMIC. On en discutera. Mais 2 200 euros net, c'est ce qu'il faut pour vivre dignement. Et pourquoi n'aurait-on pas le droit de vivre dignement ? Pourquoi devrait-on toujours se serrer un cran de plus la ceinture, quand les mêmes qui sont à la tête de fortune, de milliards et de milliards, en veulent toujours plus ? Pour eux, il n'y a pas de problème. La dette de l'État, les guerres, la crise, ils en veulent toujours plus. Et nous ? on fasse tout petit, il faudrait qu'on sert toujours encore des crans et on fait encore des trous dans la ceinture, ça suffit. voilà, mettre en avant ce qui nous est nécessaire, augmentation de salaire, le fait qu'il faut que les pensions soient indexées sur l'inflation qu'on soit protégé de cette augmentation de prix, le fait qu'il faut répartir le travail entre tous, là il nous explique qu'il va y avoir l'IA, que l'IA va supprimer plein d'emplois. Bon, il faut répartir le travail. Les tâches qui restent à faire, il faut qu'on les répartisse. Mais on a tous besoin d'un boulot. Et on ne doit pas accepter que ce chômage de masse s'amplifie encore et toujours. Et puis, quand il nous explique qu'il n'y a pas d'argent, on ne peut pas les croire. Donc nous, un autre objectif aussi qu'on veut populariser, c'est l'ouverture des livres de compte. Vous savez, prenez votre patron. Mais votre patron, il lit dans votre vie, comme dans un livre ouvert en fait. Lui, il sait tout de ce qu'on touche, y compris de notre dépense. Je suis sûre que si on lui demandait de faire notre budget, il se tromperait à quelques euros près. Parce que c'est simple. Quand on est au SMIC, quand on est à 1800, c'est très simple. On sait très bien combien se passe dans le loyer, dans les assurances, dans le téléphone, etc. sur nos comptes. Et nos comptes, ils sont simples. Et nous, on n'a pas de compte en Suisse ou je ne sais pas où. Nous, ce qu'on veut, c'est l'ouverture de leur comptabilité. Tous ces gens-là qui nous expliquent qu'il n'y a jamais d'argent pour augmenter les salaires, pour embaucher. Combien ils font de fric ? Pourquoi ? chaque année, on observe que les milliardaires sont encore plus riches, sont encore plus nombreux. Ouvertir des livres de monde, on ne doit pas les croire sur les paroles. Ce sont des objectifs qu'on veut faire rentrer dans les consciences et pour lesquels on espère que les travailleurs sont susceptibles de se battre. Si demain, il y avait un mouvement à nouveau qui se développait, un mouvement à partir du 17 octobre, nous on espère que ce seraient des objectifs qui seraient discutés entre nous. Des revendications pour lesquelles on se mettrait d'accord. Voilà ce qu'on veut faire dans cette campagne. Défendre la conscience de classe, je vais terminer là-dessus, c'est à la fois défendre cette idée que nous, les travailleurs, on a, comment dire, C'est plus que légitime de revendiquer de quoi vivre dignement. On est à la base de la société, on est en fait les forces vives de la société, ceux qui la faisant tourner. Donc il y a bien sûr ce combat légitime pour nos intérêts quotidiens qui passe forcément par le fait de relever le gant dans le cadre de cette lutte de classe. Mais il y a aussi cette idée qu'on doit défendre que cette lutte de classe... on est capable de la mener et de se faire craindre il faudrait réussir à la pousser jusqu'au bout jusqu'au bout c'est à dire jusqu'à revendiquer la direction de la société voilà parce que tous ceux qui dirigent là aujourd'hui l'embarquent où la société Dans les guerres, dans la catastrophe, regardez l'intelligence artificielle. Ils sont en train de nous dire, oh là là, qu'est-ce qu'on est en train de faire ? Peut-être que l'intelligence artificielle va tous nous tuer dans dix ans. C'est ceux qui eux-mêmes l'ont créé, l'ont développé qui nous disent ça. On a quand même envie de leur dire, mais vous êtes des apprentissanciers les gars. Laissez-nous faire. on va prendre les choses en main. Donc cette idée qu'en réalité, les travailleurs dirigeraient la société mille fois mieux que ces gens-là. Et que cette lutte de classe doit aussi aller jusqu'à l'idée de dire c'est à nous les travailleurs de prendre le pouvoir, c'est à nous de diriger. pas aux capitalistes, pas aux actionnaires parasites, pas à ceux qui justement n'ont jamais rien fait de leurs dix doigts. Voilà. Donc c'est de réaffirmer aussi les perspectives communistes, les perspectives révolutionnaires. Voilà un peu ce qu'on cherche à faire dans cette campagne. Donc j'ai fini pour l'essentiel. Voilà, je vous laisse la parole.
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