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suis Clément Méric et vous écoutez Bourbon Hebdo, le podcast de la rédaction d'LCP qui vous fait revivre l'actualité de la semaine et vous dévoile les coulisses de l'Assemblée.
séance est ouverte.
Bonjour et bienvenue dans Bourbon Hebdo. On vous raconte aujourd'hui les coulisses de la présidentielle, vue de l'Assemblée, car une partie de la campagne se joue au Palais Bourbon. Il y a les candidats députés, il y a leur soutien, leurs adversaires. Et l'actu de ces derniers jours mérite de faire le point sur la situation. On va faire le point aujourd'hui avec Anne-Charlotte Dussault, Stéphanie Despierre et Elsa Bondingava. Bonjour à toutes les trois. Bonjour. Elsa, je rappelle que tu présentes les questions au gouvernement tous les mardis et mercredis sur LCP. Stéphanie, tu es un des visages de l'antenne. Tu es présente dans les différentes émissions de la rédaction en tant que journaliste parlementaire. Et Anne-Charlotte, tu exerces tes talents sur le web. Tu es une des plumes de notre site lcp.fr. On commence avec cette courte vidéo qui a été postée dimanche soir par Raphaël Glucksmann.
66,17%.
a le son, on n'a pas l'image, mais à l'image, on voit qu'il a l'air lui-même surpris par son score, Raphaël Glucksmann.
En fait, effectivement, je crois que s'il pensait qu'il pouvait gagner dès le premier tour cette primaire, à aucun moment, ses soutiens pensaient que le score serait aussi élevé pour Raphaël Glucksmann face notamment à Olivier Faure, donc 66% quand il l'annonce à l'image, effectivement, on voit ses soutiens qui sont là, il est dans un bureau avec ses proches collaborateurs, et on voit tout le monde un peu interloqué par l'importance du score. Oui, ça semble pas fin
du tout. On dirait vraiment que c'est une vraie surprise, c'est pas surjoué comme parfois ça peut exister. Et c'est vrai que les jours avant le scrutin, ses soutiens disaient non, je pense qu'il y aura vraiment... On va aller plutôt vers un second tour, etc. Une victoire au premier tour si net, c'était une sacrée bonne surprise pour moi. Et même,
ce qui était intéressant, c'est même du côté d'Olivier Faure, en fait. Moi, je me souviens d'avoir pris un café avec un proche d'Olivier Faure qui disait alors s'il passe au premier tour, si Raphaël Glucksmann gagne au premier tour, vous direz c'est normal ? Si Ford se qualifie pour le second tour, vous direz « Ah, il y a match », mais personne à aucun moment pensait que le score dès le premier tour serait aussi élevé.
Raphaël Glucksmann, officiellement candidat du Parti socialiste à la présidentielle. Comment est-ce que tout cela a été accueilli par le groupe PS à l'Assemblée ? Est-ce que le groupe vit bien cette désignation de Raphaël Glucksmann
Il y a deux parties du groupe. Il y a la partie qui soutenait Raphaël Glucksmann, dont notamment le patron de député PS, Boris Vallaud. Alors là, tout le monde était impressionné et surpris, sidéré par ce score aussi énorme et était soulagé aussi de la ligne nette du score. en se disant que c'est clair, c'est net, il n'y a pas de débat, ils estiment que ça tranche la ligne, distance avec la France insoumise, et puis il y a l'autre parti des députés du groupe PS, les Foris, qui étaient un peu groggy, qui faisaient grise mine cette semaine.
Les équilibres dans le groupe, c'est quoi, à peu près, entre les deux ?
'est difficile à dire, certains nous disent 55 ans, 60-40, voilà, c'était un peu mouvant. Un peu comme dans le parti,
c'était assez mouvant. Mais après, ce qu'on nous dit beaucoup... c'est que les réunions de groupe, ils essayent justement que ce soit des réunions de travail sur l'Assemblée. C'est un peu la Suisse, les réunions de groupe du PS. Moi, je disais, est-ce que Raphaël Glucksmann va venir mardi à la réunion de groupe ? Non, mais en fait, on va parler du budget. Ils essayent vraiment que ce soit un endroit où les députés... plus de courant, c'est vraiment juste des réunions de groupe et de ne pas amener trop de politique à l'intérieur. Je ne sais pas si ça marche avec toi. Mardi,
deux jours après la victoire de Raphaël Glucksmann, ça n'a pas été évoqué en réunion de groupe. Ils sont passés, budget, etc., mais c'est vraiment assez particulier, effectivement, le groupe au Parti socialiste.
question qui se pose maintenant, c'est est-ce qu'Olivier Fort va mettre le parti pleinement au service de celui qu'il a sèchement battu ? Est-ce que vous avez croisé des députés socialistes qui doutent de cela ?
Alors... Moi, j'ai pas croisé de députés qui doutaient de cela, qui disaient qu'il y avait une forme de déception pour ceux qui avaient soutenu Olivier Faure, mais maintenant que tout le monde allait faire la campagne de Raphaël Glucksmann, Olivier Faure, il sait que le monde journalistique s'interroge aussi sur cette question, et tout à l'heure, il a fait un tweet en disant que les journalistes étaient vraiment en mal d'histoire à raconter, qu'il avait été occupé par les lycées le budget, mais qu'il n'ayait crainte, mes prochaines interviews vont arriver, donc je pense qu'on peut s'imaginer qu'il va peut -être prendre la parole. pour acter vraiment un soutien très clair, etc. Après, il faut comprendre, dans les matchs politiques, c'est normal qu'il y ait une petite semaine, deux, trois jours où la pilule est peut-être un peu dure à passer. C'est ce que disaient même
certains partisans de Glucksmann. pour expliquer un peu la discrétion ou le silence d'Olivier Faure.
Parce qu'il était absent de la réunion du groupe PS ce mardi, c'est ça, Olivier Faure ? Oui,
après, il n'y est pas forcément toujours, mais là, voilà, même les soutiens de Glucksmann disaient, ah bah oui, mais il digère sa défaite, c'est un peu normal.
Après, effectivement, pardon Elsa, si là, la campagne va être faite, je pense effectivement par la majorité du Parti Socialiste, Olivier Faure, quand on est le premier secrétaire, va forcément faire la campagne, je pense que c'est plutôt pour la suite, il y avait, je discutais avec une députée... pro-Olivier Faure, qui me disait que j'ai peur pour le Parti socialiste. Il faut se rappeler que Raphaël Glucksmann n'est pas au Parti socialiste, il est à place publique. Avec le souvenir de 2017, on est après le quinquennat de François Hollande, où reconstruire le Parti socialiste a été difficile, ça a été la tâche d'Olivier Faure. Il y a cette crainte de comment ça va se passer par la suite. La députée me disait que ceux qui nous ont amenés là, les soutiens socialistes de Raphaël Glucksmann, ont conscience et vont porter cette... jusqu'au bout en fait
et la question c'est aussi les militants moi j'ai plusieurs députés qui me disait bah là il va falloir mettre les militants en ordre de marche pour soutenir la candidature de glucksmann et puis il faut aussi les rassurer parce qu'apparemment il ya un certain nombre d'inquiétudes justement sur la ligne qui va être portée et sur le fait que glucksmann soit sur une ligne trop centriste
Quelle va être la stratégie désormais pour les socialistes à l'Assemblée ? Est-ce qu'ils vont dérouler dans l'hémicycle tout le programme de Raphaël Glucksmann ?
Sur le budget, je ne suis pas sûre que ça change énormément de choses. Par exemple, les... Les députés qui se sont spécialisés sur le budget au Parti socialiste expliquaient qu'en fait, toutes leurs propositions qu'elles ont présentées avant le résultat de la primaire, pendant la campagne, avaient été validées par tous les candidats à la primaire. Il n'y avait rien qui ne faisait dresser des cheveux sur la tête à l'un des candidats de la primaire. Là, il y a la CSG progressive, dont Raphaël Boussman parle beaucoup de CSG, donc là, les socialistes ont monté au créneau, ils ont essayé de la faire adopter en commission. Ca n'a pas marché, mais je suis pas sûre que ça change fondamentalement. la ligne, en tout cas, à mon avis, pas tout
de suite. Peut-être qu'il faudra attendre au moment où il y aura peut-être des questions de censure ou de pas censure. Là, on va voir pour l'instant, Raphaël Glucksmann a un peu rassuré le groupe en disant que pour l'instant, le budget, s'il restait en l'état, il pourrait y avoir une censure, etc. Au moment où il va falloir se décider, est-ce que tout ce monde-là va être aligné, Raphaël Glucksmann, Olivier Faure, Boris Vallaud et l'intégralité du groupe ? Moi, il y avait une ministre qui me disait ce qui est compliqué avec les socialistes, c'est qu'on ne sait plus qui dirige et en fait... Il y a les socialistes, il faut les diviser en dix pour savoir ce qu'ils vont faire.
On l'a vu, il y a eu la motion de rejet à l'Assemblée nationale cette semaine portée par les socialistes. Alors que le groupe socialiste avait décidé de déposer cette motion de rejet, certains membres du groupe socialiste proche de Raphaël Glucksmann ne l'ont pas voté. Donc il y a déjà comme ça des petites différences.
Et parmi tous ces députés, il y en a qui sont déjà en campagne sur le terrain et qui sèchent un peu l'hémicycle ou pas encore
Alors, les bancs du budget sont beaucoup plus vides qu'il y a quelques années, mais ça, on le retrouve dans tous les groupes, puisqu'on sait très bien qu'à la fin, ça sert pas à grand-chose, parce que le budget n'est jamais adopté par un vote, c'est une autre manière de trancher. Donc je pense que tous les députés socialistes et autres, dès qu'ils peuvent faire un peu de terrain, je pense qu'ils en profitent allègrement.
Mais là, on est encore dans une phase d'organisation, en fait, de la poste primaire chez Raphaël Glucksmann, donc l'équipe de campagne n'est pas encore claire. ce que vont faire certains députés dans cette équipe de campagne n'est pas clair. C'est en train de se mettre en place.
y a un député dans ce groupe qui observe tout cela et qui est un peu en embuscade, c'est François Hollande. L'hypothèse d'une candidature, François Hollande, elle est réellement présente encore ? Ils en pensent quoi, les députés PS ? Bah... Vas-y, Stéphanie.
Beaucoup pensent que le fait que ce soit Raphaël Glucksmann laisse moins d'espace politique à François Hollande.
fait de son positionnement
politique. Après, beaucoup connaissent très bien François Hollande et disent que si Glucksmann n'est pas monté dans les sondages en janvier ou s'il stagne, je suis sûre que Hollande sortira du bois. Mais ce ne sera pas non plus une évidence que ce soit en termes de personnalité, en termes de passif. Il y a beaucoup de députés. qui se sont engagés à une ère post-Hollande et qui n'ont aucune envie de faire une campagne pour François Hollande, ce sont des questions qui vont se poser. Là, c'est encore un peu tôt, mais c'est vrai que ça grignote, la victoire de Raphaël Glucksmann grignote un peu sur l'espace politique que pourrait envisager d'avoir François Hollande.
Oui, et puis il faut quand même dire que cette candidature en attente de François Hollande, elle énerve aussi au Parti socialiste et dans le groupe, parce qu'en fait, on parle quand même d'un ancien président socialiste, d'un membre du Parti socialiste qui compte sur la non-dynamique d'un candidat validé par des socialistes pour sortir du bois. Et qu'il n'a pas pu se représenter alors qu'il était président sortant.
Et qu'il ne s'est pas gêné de rappeler le nombre de votants lors de sa primaire qu'il a désigné, lui, comparé à celui de la primaire. Oui, Stéphanie a
raison, on se rappelle quand même qu'il n'a pas pu... pu se représenter du fait de la situation politique en 2017.
gauche connaît donc maintenant ses deux principaux candidats, mais il y a aussi Marine Tondelier pour les écologistes et Fabien Roussel pour les communistes. Comment les députés de ces deux groupes voient les choses ? Est-ce qu'il y en a certains qui plaident pour une convergence des candidatures ?
Côté écolo, oui, le groupe est assez divisé. C'est pareil, il y a plusieurs courants dans le groupe. Entre les générations, les écologistes... C'est le parti
de Benoît Hamon qui siège avec les écologistes. Exactement.
Il y en a qui sont quand même très proches de la ligne Mélenchon et d'autres qui pourraient rejoindre plutôt Raphaël Glucksmann. En tout cas, je ne sais pas s'il y en a beaucoup qui pensent que Marine Tondelier, à la fin, sera candidate sur la ligne de départ. au premier tour de l'élection présidentielle. En fait, même au sein
du parti écologiste, si on prend Sandrine Rousseau, elle est plus proche de Jean-Luc Mélenchon, si on prend Jérémie Jordanoff, il est plus proche de Raphaël Glucksmann. Mais en fait, ce qu'il faut voir, effectivement, c'est qu'il y a un vote des militants écologistes en décembre pour savoir si Marine Tondelier, qui est officiellement aujourd'hui candidate, donc est secrétaire nationale du parti... des écologistes. Iva se rallie à Glucksmann ou se rallie à Mélenchon. Il y a quand même tout ça qui risque aussi bien de diviser le parti des écologistes.
du côté des communistes
je sais pas trop. Du côté des communis, je pense que... Peu d'écho, parce que c'est vrai que Fabien Roussel, il est plus député, donc on le voit moins, mais c'est pareil, au sein du Parti communiste, il y a une ligne très unioniste à gauche et certains qui veulent une candidature autonome, sauf que le problème des petites candidatures autonomes à chaque fois, c'est qu'après, on leur reproche finalement d'avoir bloqué l'accès au second tour à un autre candidat de gauche.
C'est ce qui s'est passé en 2022, Fabien Roussel qui était candidat, Jean-Luc Mélenchon et les Insoumis. lui ont reproché d'avoir pris les voies justement qui lui auraient permis d'accéder au second tour. Juste pour revenir sur Marine Tondelier, ce qui est intéressant dans ce qui s'est passé au Parti socialiste, c'est que Marine Tondelier est proche d'Olivier Faure. En fait, depuis la NUPES, depuis le NFP, en fait, ils ont construit ça ensemble. Donc elle est beaucoup plus proche d'Olivier Faure. Le fait qu'Olivier Faure perde cette primaire, pour elle, c'est aussi... Ça a déstabilisé un petit peu, quoi.
Et les Insoumis, dans tout cela, qu'est-ce qu'ils vous disent de Raphaël Glucksmann ou qu'est-ce qu'ils ne vous disent pas ? Je sais pas comment formuler les choses.
La ligne chez les Insoumis, c'est de dire que vu que c'est Raphaël Glucksmann qui a gagné et pas Olivier Faure, ça déporte sur la droite, sur le centre et que du coup, ils marchent pas sur leur plate-bande. Donc il y a un peu des éléments de langage de dire, nous, c'est Raphaël Glucksmann, mais on s'en préoccupe pas, ça ne nous concerne pas, ça ne nous touche pas et ça touche pas notre électorat.
Et c'est pour ça qu'il y a même une forme de discrétion un peu... Je pense que les Insoumis font... comme si cette primaire ne les avait pas intéressés, la commande peu, etc. Il y a peut-être aussi un mot d'ordre qui est de dire qu'on n'y va pas trop fort. On se rappelle Glucksmann, Glucksmann, ça avait posé aussi un certain nombre de soucis. Exactement, Jean-Luc Mélenchon. Et après, je pense qu'ils savent très bien que, eux, s'ils sont discrets... leur base militante, elle, ne l'est pas du tout. Au soir de la victoire de Raphaël Glucksmann, il y avait des appels à la victoire de Jean-Luc Mélenchon. Sur les réseaux sociaux, ils s'en donnent à coeur joie de se moquer de Raphaël Glucksmann, etc.
Il y a eu le jet de riz et le sac de farine.
Voilà, dont on ne sait pas pour le jet de farine si c'est des militants insoumis ou pas. Donc en fait, c'est un peu une position officielle, parce qu'ils savent qu'officieusement, pour taper sur Raphaël Glucksmann, les militants, leur base militante, le fait déjà bien. suffisamment.
Effectivement, même sur l'enfarinage, Raphaël Glucksmann et ses équipes ont visé les insoumis, et même a demandé à Jean-Luc Mélenchon de tenir ses troupes, entre guillemets, et Jean-Luc Mélenchon, qui fait des notes de blog assez souvent, n'a pas évoqué ce passage-là.
Moi, j'ai un député de droite qui me disait que Jean-Luc Mélenchon ne fera rien, il va juste attendre que les soutiens de Glucksmann se barrent un par un.
verra. On va s'intéresser à présent au bloc central, avec ce duel à distance entre Edouard Philippe et Gabriel Attal. Un Gabriel Attal qui a du mal à refaire son retard.
considère qu'aujourd'hui, vous avez deux candidatures qui sont en dynamique. C'est celle de Jean-Luc Mélenchon avec la France Insoumise et celle de Marine Le Pen avec le Rassemblement National. Et entre les deux, vous avez des candidats qui, à ce stade, n'ont aucune dynamique, en tout cas ne sont pour aucun assurés de pouvoir figurer au deuxième tour et de l'emporter ensuite au deuxième tour. Et donc moi, je considère que ces candidats, ces familles politiques doivent se parler.
faut qu'on se parle, dit en quelque sorte Gabriel Attal, ça veut dire quoi dans sa bouche
En fait, il fait un calcul mathématique, Gabriel Attal, il voit que c'est ce qu'il dit, Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen, qui sont très bien installés, et il dit si on veut espérer être au second tour... face à l'un ou à l'autre, plus probablement face à Marine Le Pen, il faut que le champ d'entente soit entre la droite républicaine et la gauche modérée. Il veut une
primaire ? Il veut
une primaire. Il dit qu'il n'a jamais été défavorable à l'organisation d'une primaire. Il dit qu'il faut qu'on se parle. Il y en a qui poussent sur cette question de la primaire en disant qu'il faut aussi trancher sans être d'accord sur le périmètre de la primaire. Quand Raphaël Glucksmann parle, il parle aussi de... il entend aussi inclure un peu Raphaël Glucksmann. Lui, il dit qu'il faut qu'on ait un seul candidat dans cette espèce d'espace central. C'est un peu ce que dit
le modem aussi.
'est un peu ce que dit le modem également, mais le problème, c'est qu'il y en a un qui n'est pas d'accord. Ce n
'est pas ce que dit Edouard Philippe et Horizon. Chez Horizon, on estime que la primaire, si un temps, elle avait été une éventualité, en fait, une primaire ne tient que si elle crée une dynamique et un rassemblement, et que sur ces deux points-là, il n'y a pas de possibilité ni de dynamique ni de rassemblement, parce qu'ils ne sont pas d'accord sur la primaire, sur le périmètre de cette éventuelle primaire. refusé par Edouard Philippe. Edouard Philippe, il dit que c'est droitessant. Il s'adresse à David Linard, mais il arrête à Gabriel Attal. Il ne va pas plus de l'autre côté.
On voit que le modem réclame une primaire ouverte, mais ça fait des mois que Bayrou n'est pas convaincu du tout par la... la stratégie d'Edouard Philippe par le fait qu'il puisse gagner. Il s'active en coulisses depuis des mois pour essayer de trouver d'autres solutions. Il fait monter des gens. Là, on a eu, la semaine dernière, même si c'était au parti radical et pas lors d'un événement modem, il y a Borloo qui s'est proposé en tiers de confiance pour essayer de mettre tout le monde d'accord. Ca, c'est des choses en sous. Il réapparaît tous les 5 ans. Il est guidé par François Bayrou, qui veut essayer de mettre son grain de sel là-dedans.
Pour l'instant, la candidature de Gabriel Attal ne décolle pas dans les sondages. il ne refait pas son retard face à Edouard Philippe. Est-ce que ça inquiète ses soutiens à l'Assemblée ?
Alors... Pour l'instant, j'ai l'impression que non, parce qu'ils disent qu'Edouard Philippe est sur une tendance baissière. Pour eux, Edouard Philippe ne plie pas le match parce qu'il est parti depuis trois ans en campagne et qu'il ne fait que baisser dans les sondages. Après, c'est se lancer dans la hausse de la baisse ou la baisse de la hausse de l'1 est plus importante ou pas. Il y avait un des très proches de Gabriel Attal qui était très dur sur Edouard Philippe. Il disait qu'il est chiant à mourir, c'est le Titanic. avec un trou dans la coque, le capitaine du bateau est sympa, la musique est bonne, mais l'eau est déjà en train de prendre. Il a commencé à 27, il est à 16 aujourd'hui. Pour eux, ils voient ça sur un truc de long terme et ils ont le sentiment qu'Edouard Philippe dégringole, dégringole. Après, je pense qu'ils voient bien aussi que Gabriel Attal, le croisement des courbes, on n'y est pas du tout. Ils sont bien obligés de le reconnaître également. Ils
se sont fixés une échéance pour...
Fin de l'année, début de l'année prochaine. Mais c'est vrai qu'ils ont aussi tous un peu le sentiment que rien ne prend vraiment dans la campagne en ce moment. Donc ils disent que pour l'instant, les sondages, ça reste très... Enfin, c'est... Voilà, comme chaque élément pour l'instant, lancé par l'un, en fait, ne prend pas vraiment. Il y a la crise des lycées qui arrive, etc. Peut-être qu'ils vont se laisser un petit peu de temps pour choisir, mais de toute façon, ils ne sont pas d'accord sur la méthode des partages.
Bruno Retailleau a proposé des débats à Edouard Philippe, à Gabriel Attal. Edouard Philippe a dit non, non, moi, je débat pas avec mes concurrents, je débat avec... Je pense qu'il a notamment en tête le souvenir de François Fillon, qui était l'outsider de la primaire de la droite en 2016 et qui avait fait de très bons débats et qui a gagné plein de points à ce moment-là. Edouard Philippe, pardon, ne veut pas le lapsus. Edouard Philippe ne
veut pas risquer de perdre du crédit dans des débats comme ça. Mais ce qui est intéressant chez Edouard Philippe, c'est que dans son entourage, en fait, il y a vraiment une méthode un peu à l'ancienne où on ne veut pas... On s'est fixé une stratégie et malgré tout ce qui se passe à côté, etc., on ne veut pas... pas trop faire un pas de côté, c'est-à-dire que là, on dit que c'est une période de faux plats, non, on ne veut pas répondre à un agenda médiatique, non, on ne veut pas répondre à nos challengers, qui eux sont challengers, mais nous, on n'est pas challengers.
Et en
gros, il y a les extrêmes, nous, c'est un candidat du sérieux, et puis peut-être que la phrase même d'un proche d'Edouard Philippe cette semaine, c'était, ça ne fait peut-être pas rêver, mais ça peut faire gagner. Et effectivement... C'est un peu le Didier Deschamps de la politique. Ça résumait un peu le déjeuner. Et l'autre phrase, un petit peu, c'était... En fait, à Edouard Philippe, on lui demande pas d'avoir 10 sur 10, il a besoin juste d'un point de plus que les autres. Et en fait, la comparaison par rapport aux extrêmes, le candidat du sérieux, ça peut marcher.
Chez Attal, comme chez Edouard Philippe, on considère qu'en ce moment, c'est un peu le moment du gouvernement avec les mouvements lycéens, etc. Peut-être la résurgence d'un mouvement des Gilets jaunes. Du coup, il n'y a pas d'oreille attentive des Français pour des propositions de campagne.
nous reste à évoquer la situation du RN et de sa candidate Marine Le Pen. La grande question qui s'est posée en début de semaine à l'Assemblée, c'était est-ce que le RN va voter ou non la motion de rejet sur le budget ? La réponse, c'est Jean-Philippe Tanguy qui l'a apporté lors du point presse hebdomadaire de mardi.
'ai dû recevoir... à peu près centaines de textos des journalistes sur la motion de rejet des socialistes. Je vous annonce et je vous confirme que nous ne voterons pas la motion de rejet des socialistes. Mais je ne vois pas trop où est la surprise puisque nous n'avons voté aucune motion de rejet de PLF ou de PLFSS. Discuter le budget, c'est la base du Parlement, c'est la base du fondement de notre démocratie et de notre République. Donc refuser de débattre du budget, ça n'a aucun sens.
nos auditeurs se demandent peut-être, et ils ont raison, pourquoi on fait un lien entre cette motion de rejet sur le budget et la présidentielle ? Expliquez-nous.
Parce qu'on aime s'amuser ici. Cette motion de rejet, en fait, ce qu'il faut savoir, c'est quand on examine le budget à l'Assemblée, donc on part pour 10 jours de débat, des milliers d'amendements, etc., mais il y a un moment où un groupe d'opposition peut dire, moi, je propose de rejeter le texte tout de suite, ça s'appelle la motion de rejet, et si elle est adoptée, paf, on arrête tout et on envoie le texte au Sénat. Et comme il y avait une motion de rejet sur le texte, on s'est demandé ce qui peut se passer, comme maintenant il peut se passer tout et parfois n'importe quoi à l'Assemblée, on s'est posé cette question et on surveillait l'attitude du RN en se disant que ça va aussi donner un peu la sur ce qu'ils veulent faire par la suite. Si le RN avait voté la motion de rejet, le texte était expédié au Sénat. Après, ce qui était encore un peu plus compliqué, c'est que ça pouvait aussi faire les affaires du gouvernement.
Mais on va peut-être pas rouvrir
cette parenthèse.
par rapport à sa candidature à la présidentielle.
L'ERN a dit que le but, c'est de discuter du budget, donc ça voulait bien dire que l'ERN voulait afficher des positions dans l'hémicycle, pouvoir défendre ses positions, redire ce en quoi il était d'accord, ce en quoi il n'y était pas d'accord, et vraiment pouvoir afficher son opposition avec certaines mesures du budget. C'est assez
cohérent avec la ligne de Marine Le Pen, qui a dit il y a quelques semaines qu'elle préférait un budget imparfait que pas de budget du tout. Et
un budget réversible.
Ça, c'est encore un autre élément. C'est encore un autre élément. parce qu'elle estime que s'il y a des mesures qui ne sont pas irréversibles et qu'elle peut changer si elle arrive au pouvoir et qu'elle peut, à coups de décret, le 1er juin, complètement modifier, il y a des choses qu'elle laissera passer, etc. Et ce qui était intéressant aussi sur la motion de rejet, c'était de savoir s'ils allaient voter pour ou contre ou s'abstenir. Parce que si le RN s'abstenait, il y avait quand même certains qui faisaient des calculs qui disaient que la motion de rejet pouvait passer. Donc là, ça veut dire que le RN, dans le sens qu'il avait choisi, n'a pris zéro risque. Ils ont voté... contre pour être bien sûr qu'elle ne passe pas et être bien sûr de pouvoir discuter du budget parce que c'est aussi un moment qu'ils vont utiliser pour faire entendre les propositions de Marine Le Pen.
Je crois qu'on a fait le tour des principaux candidats et de leur soutien à l'Assemblée. Merci à toutes les trois. Bourbon Hebdo s'arrête là pour aujourd'hui. Bon week-end.
La séance est levée.
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