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Cette image est en direct du salon de l'auto de Paris, le mondial de l'auto comme on l'appelle. Jordan Bardella va se rendre porte de Versailles d'un instant à l'autre. Premier déplacement national depuis les révélations de nos confrères de Mediapart sur des propos antisémites qui lui seraient attribués selon Mediapart. À la veille également d'une journée de mobilisation annoncée à travers le pays, quelle va être la position du RN face aux manifestations ? Le RN soutient-il les revendications sur le pouvoir d'achat et les carburants ? Et quelles réponses politiques entend-il apporter ? Jordan Bardella, le patron du RN, devrait prendre la parole dans les prochaines minutes en direct du Mondial de l'Auto, porte de Versailles. Serge Chimino, vous êtes avec nous pour analyser aussi cette séquence. C'est vrai que d'abord... C'est la première, on va dire, grande sortie de Jordan Bardella depuis les révélations de Mediapart. Nul doute que des questions lui seront posées sur cette affaire.
Bien sûr, premier déplacement en contact avec le public sur un sujet... bien évidemment de présidentielle. Tous les candidats se sont déplacés au salon de l'auto, comme ils l'auraient fait au salon de l'agriculture. Et vous l'avez dit, plusieurs actualités, dont bien évidemment les mobilisations de demain. Par définition, le Rassemblement national soutient les revendications, mais pas forcément les mobilisations, on le sait. Le mouvement social n'est pas forcément sa tasse de thé. Et bien évidemment, l'autre question qu'on va lui poser, c'est où en est-il par rapport aux révélations de Mediapart et l'authentification de ces messages antisémites ? On va
écouter Jean-Anne Bardella, le président du Rassemblement national.
Oui, mais en partie à cause des décisions qui ont été prises par nos dirigeants politiques depuis plus de 30 ans. On mène un combat à la fois en France et au Parlement européen pour un sursaut sur la production automobile française. On rentre dans une décennie qui est absolument critique, parce que si on ne change pas de cap, à la fin du prochain quinquennat, il est probable qu'il n'y ait plus une seule usine sur le sol français qui produise des voitures françaises. Donc nous nous battons contre l'inflation réglementaire et contre l'interdiction imposée aux industriels de vendre des véhicules thermiques neufs à l'horizon de... 2035 pour une simplification normative parce que le la complexité normative aujourd'hui qui paie sur l'automobile est en train non seulement de créer les conditions d'une concurrence déloyale mais en plus d'alourdir la facture des automobilistes et je suis naturellement au delà du produire français venu défendre ici les 40 millions d'automobilistes qui sont les vaches allées des politiques gouvernementales depuis plusieurs années qui font les frais d'une fiscalité confiscatoire à la fois sur les véhicules mais aussi sur le carburant une source d'inquiétude majeure pour les Français et je suis venu aussi là encore réaffirmer à cette occasion notre demande de baisser la fiscalité sur le carburant parce que nos compatriotes n'arrivent plus à se déplacer, ils n'arrivent plus à mettre de l'essence dans leur voiture et donc il y a urgence pour défendre les filières françaises mais aussi pour défendre le pouvoir d'achat des automobilistes. Mais la mobilisation sociale est un prétexte demain. C'est un prétexte pour l'ensemble des groupuscules d'extrême-gauche qui vont venir demain derrière Jean-Luc Mélenchon, se rassembler autour de tout ce que la France compte, de permanents syndicaux, de groupuscules violents, de milices anti-flics. Et donc il y a fort à parier qu'il y aura des débordements demain. Et moi je souhaite d'ores et déjà apporter mon soutien aux forces de l'ordre, aux forces de sécurité et aux services de l'État qui vont être mobilisés pour protéger... notre pays, qui au-delà de toute manière des revendications de fonds qui vont avoir lieu dans le cadre des débats de la campagne, seront là pour demain porter atteinte à l'ordre public. Et donc je suis extrêmement inquiet de cette journée, qui n'est pas une journée dédiée à la France du travail, mais qui est sous couvert de revendications légitimes, une journée pour la France du chaos, de se mettre et de se rassembler derrière Jean-Luc Mélenchon. Nous sommes en période électorale et les inquiétudes qui sont aujourd'hui exprimées par la France du travail, mais aussi par beaucoup d'étudiants pacifiques dans notre pays et par beaucoup d'enseignants vont pouvoir s'exprimer lors de l'élection présidentielle. Et donc moi j'appelle les Français à se saisir. de la seule véritable alternative qui soit aujourd'hui entre leurs mains pour améliorer leurs conditions de vie et améliorer leurs conditions de travail, c'est le bulletin de vote lors de l'élection présidentielle. Donc nous allons débattre au cours de la campagne avec les différents candidats. Nous allons porter des mesures pour le redressement de l'école, pour augmenter les salaires des enseignants, pour faire en sorte que les enseignants puissent aller travailler sans avoir la peur au ventre. Et nous allons naturellement continuer à faire preuve de la fermeté la plus totale à l'égard de l'extrême gauche et à l'égard de tous ceux qui veulent détruire la cohésion nationale en France. et de tous ceux qui veulent semer le désordre dans notre pays. Et je crois qu'ils seront très nombreux à descendre dans les rues demain.
Des parlementaires RN saisissent le Conseil constitutionnel pour se prononcer sur la démission du président du Conseil constitutionnel, Richard Ferrand. Mais des constitutionnalistes disent que ce recours n'existe pas, que ça n'aboutira pas. Qu'est-ce que vous réprimez ?
Je pense que Richard Ferrand, président du Conseil constitutionnel, par ses déclarations récentes, a piétiné l'état de droit et qu'il discrédite par son comportement, par ses propos et par son attitude l'institution qu'il est censé représenter. Il a parjuré à trois reprises. D'abord en trahissant la promesse de neutralité qu'il a faite au président de la République en prêtant serment. Il a parjuré une deuxième fois en réitérant cette promesse devant les parlementaires et en violent la loi, puisque la loi lui interdit de prendre parti dans un débat qui serait potentiellement amené à être tranché par le Conseil constitutionnel. Donc les Français ne supportent plus que des dirigeants politiques qui sont censés représenter l'État droit se comportent en militants politiques et en l'occurrence en chefs de clan socialiste, parce que ces propos sont inacceptables. Quand on dit qu'il ne peut pas y avoir de référendum... une révision constitutionnelle sur l'immigration, avant même que l'élection présidentielle ait eu lieu, en expliquant somme toute que tout le monde n'est pas le général de Gaulle, ça veut donc dire qu'ils ont une lecture des institutions à la tête du client. Et cette conception des institutions à des fins personnelles et partisanes, elle n'est pas acceptable. Donc Richard Ferrand discrédite aujourd'hui son institution. et discrédite, piétine l'état droit. Donc il doit partir.
Alain Juppé est un militant socialiste, il dit exactement la même chose que Richard Ferrand. Alain Juppé fait la même lecture que Richard Ferrand de la Constitution. Est-ce que c'est un militant socialiste également ?
Monsieur Juppé est extrêmement mal placé, parce qu'il est l'héritier d'une famille politique, même s'il s'en est aujourd'hui éloigné, qui précisément a utilisé l'article 11 de la Constitution pour changer la Constitution française. C'est ainsi que l'a fait le général de Gaulle. Donc lorsqu'on est un sage du Conseil constitutionnel, on a un devoir de réserve. Et pardon de rappeler des principes de l'état de droit, mais la loi interdit. le président du Conseil constitutionnel de s'exprimer ou de prendre parti publiquement sur une affaire qui a été traitée et débattue par le Conseil constitutionnel ou par une affaire qui doit être, si c'est le cas dans les prochains mois avec l'élection de Marine Le Pen, s'agissant du référendum sur l'immigration, être discutée potentiellement par le Conseil constitutionnel s'agissant du décret de convocation. Donc on voit bien que ces gens-là ne se comportent plus en sages gardiens de l'État de droit, mais qu'ils utilisent les institutions à des fins politiciennes. c'est un crachat au visage de millions de Français qui attendent aujourd'hui qu'un dirigeant politique puisse les consulter sur la thématique centrale qui est celle de l'immigration.
Dernière question ! Volodymyr Zelensky demande 70 milliards d'euros supplémentaires pour protéger l'Europe et l'Ukraine de l'invasion russe. Est-ce que ces 70 milliards d'euros supplémentaires, vous les lui donneriez si vous étiez prêts à
l'Union européenne ? Mais la France ne les a pas. Et lorsque les Américains, oui avec l'un des contributeurs essentiels qui est la France au pot commun de l'Union Européenne, mais lorsque les Américains ont accordé une aide à l'Ukraine, ils ont eu l'intelligence diplomatique de le faire en gageant cette aide sur la contrepartie d'une exploitation des terres rares. Or ça n'a pas été le cas pour l'aide européenne qui a été versée à l'Ukraine. Donc l'urgence est de négocier la paix. Cette guerre a fait... des centaines de milliers de victimes depuis 2022 et la priorité absolue doit être l'initiative diplomatique pour créer les conditions d'une paix qui puisse permettre à l'Ukraine d'avoir des garanties de sécurité et qui puisse permettre aussi aux Occidentaux d'apparaître unis et soudés dans la négociation face à la Russie qui est aujourd'hui une menace hybride, qui conteste des intérêts européens et qui doit aussi trouver face à elle des nations européennes unies et soudées dans leur position.
Vous êtes qui, vous ? Ah oui. Vous, je crois que vous êtes partagé entre
la fascination et la répulsion.
Monsieur Bardella, est-ce que c'est un bon choix de prestataire ?
Tenez, Mediapart, ramassez votre micro. Est-ce que c'est un bon choix de prestataire ? Après, vous ne pourrez plus me poser de questions. Attends, attends, attends.
Juste deux secondes. Mettons-nous bien dans le... Par les services de renseignement français comme un néo-nazi, monsieur Bardella. Venez, venez, venez. S'il vous plaît, il faut qu'on avance. Attendez, attendez. Merci à vous.
Première sortie nationale pour Jordan Bardella au mondial de l'autoporte de Versailles à Paris depuis les révélations de Mediapart sur des propos qui lui sont attribués et qui seraient antisémites. Vous avez suivi avec nous cette première prise de parole depuis ces révélations. On voit que nos confrères de Mediapart ont tenté de l'interroger là-dessus. Jordan Bardella ne souhaite pas répondre.
je pense que ce n'était pas directement là-dessus, mais sur une question éventuellement d'un prestataire qui travaille pour le Rassemblement national au Parlement européen. Mais clairement, nous savions que Mediapart faisait partie des journalistes présents. Entre nous, on se disait qu'on serait étonné qu'il réponde, soit une question à Mediapart en général, et encore moins une question directement liée aux écrits antisémites. authentifié, certifié par Mediapart. Et je rappelle qu'il y a une plainte en diffamation déposée par Jean-Dane Bardella et qu'une autre est en cours pour faux usage de fautes. Donc pas de surprise dans le fait qu'il n'y ait pas de réponse et donc pas de nouveauté sur ce dossier-là. La justice, pour l'instant, est saisie, donc elle tranchera.
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