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avez compris la position des présidents de départements qui, devant l'absence de Sébastien Lecornu, ont quitté la salle et n'ont pas écouté le discours de la ministre ? C'est beaucoup plus large que ça. Moi, j'ai été marqué par cette matinée. Très marqué. La tonalité de ce que j'ai entendu, c'est ce que j'ai entendu hier à Dunkerque, à l'Assemblée des intercommunalités de France. C'est aussi l'état d'esprit des présidents de région. Ça sera certainement aussi l'état d'esprit en novembre des maires. Très franchement... Notre pays centralisé comme il est, ça peut plus tenir, ça peut plus fonctionner. Et vous voyez quand même que les présidents de départements, que les conseillers départementaux, qui sont des partenaires, on est tous dans le même bateau avec l'Etat, mais qu'on soit mis dans cette situation et avoir cet état d'esprit de la part de la faute du gouvernement, c'est quand même dingue. Ils sont complètement inconscients. Il y a suffisamment de raisons de colère et le gouvernement rajoute de la colère. Alors, il ne s'agit pas de faire seulement le constat. Que ce soit les différents intervenants ce matin, ils l'ont dit. Que l'Etat à Paris se réforme. Et là on aura aussi des économies et plus d'efficacité. Et qu'on arrête de faire peser la responsabilité sur ceux qui sont au contact de la population. C'est vrai pour les départements, c'est vrai pour les régions, c'est vrai pour tous les élus locaux. On n'est pas, comme on nous le dit depuis 10 ans, des bons à rien qui ne savons rien faire. On sait comment être efficace et utile pour les gens. Et ce n'est pas ceux qui sont à Paris qui peuvent se permettre d'endetter le pays qui doivent donner des leçons à des élus locaux qui ont l'interdiction de voter des budgets en déséquilibre. Il ne s'agit pas que qui que ce soit fasse la leçon à d'autres, mais que eux nous fassent la leçon, ça c'est intolérable. Alors il y a des solutions aussi à ça. C'est ce que nous portons par exemple avec Jean-Louis Borloo. Il est sur la France fédérale, je suis sur la République des territoires. Que Paris s'occupe de moins de choses, le régalien notamment, c'est la sécurité, la justice, la maîtrise migratoire, la défense. Ça, c'est le boulot de l'État central. Mais pour le reste, bon sang, qu'on nous fasse confiance et on va voir qu'on sera capable de faire mieux dans l'intérêt du pays et dans l'intérêt des gens. Voilà la réalité.
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