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Et nous ont rejoint sur le plateau Louis de Ragnel, bonsoir Louis, Charlotte Dornelas, du JDD, Louis de Repin et Gauthier Lebrette de CNews, bonsoir Gauthier, allez-y, commencez.
Je vais poursuivre sur Jean-Luc Mélenchon, Marine Le Pen, est-ce qu'au fond vous ne rêvez pas, vous vous en défendez en disant que vous voulez un second tour avec le bloc central, mais est-ce que vous ne rêvez pas de ce second tour avec Jean-Luc Mélenchon, puisque c'est votre meilleure chance aujourd'hui de l'emporter
Monsieur Lebrette, si j'en rêvais, je vous le dirai. Voilà, vous voyez, j'ai cette qualité. Admettez cela, c'est que quand je pense quelque chose, je le dis. Bien sûr que je suis comme vous, je regarde les sondages et bien sûr, j'imagine qu'il pourrait y avoir un vote contre. Jean-Luc Mélenchon, si nous nous retrouvions tous les deux au second tour. C'est précisément l'hypothèche qui me paraît la moins agréable et la moins utile. Ce que je veux, c'est gagner. avec des gens qui vont voter pour ce que je leur propose, pour le projet de renaissance de la France. Pas contre. Donc je l'ai dit, je le répète et je le pense, je préférerais gagner l'élection présidentielle face à un candidat. du centre que face à Jean-Luc Mélenchon qui certainement se sera calmé d'ici là parce que je commence à bien le connaître. En général, le loup met son habit de grand-mère dès qu'on s'approche de l'élection. Mais je sais qu'il représente un épouvantail pour un certain nombre d'électeurs.
Mais Marine Le Pen, vous avez perdu deux fois face au bloc central. Est-ce que vous n'avez pas la crainte de perdre une troisième fois alors qu'il y aurait un front républicain ? certainement un barrage antifasciste avec tout ce qu'on connaît à chaque fois, place de la République ?
Non, je n'ai pas peur, M. Lobrette. Je n'ai pas peur. Je n'ai pas peur et précisément, je pense que nous avons la possibilité de gagner face à un candidat du centre et qu'il serait bon que nous le fassions parce que ça nous donnerait une puissance. L'expression de la volonté populaire serait ainsi telle. qu'on pourrait mettre en œuvre toutes les réformes absolument nécessaires. Pour la France. Parce que si vous saviez le nombre, vous imaginez le nombre de choses qu'il y a à faire. Quand on voit, je l'ai dit tout à l'heure, l'état de la santé, de l'éducation, du logement, de l'insécurité, de l'immigration, des finances, il n'y a plus rien, encore une fois, qui tienne de but. L'agriculture, même notre puissance nucléaire se remet difficilement des attaques dont elle a été l'objet pendant des années. Donc il y a... un travail herculéen. Et moi, j'ai besoin de ce soutien du peuple. J'ai besoin de son énergie. J'ai besoin de sa volonté. Et je pense que je l'aurais plus en gagnant face à un candidat du centre que face à Jean-Luc Mélenchon. Mais bon,
ça ne pourra pas non plus
être trop difficile.
La fameuse rengaine Marine Le Pen est la meilleure assurance vie du système, que dit souvent Éric Zemmour, c'est terminé.
Oui, lui n'a jamais été la garantie de personne du coup, il n'a pas pu le démontrer toujours. Donc je trouve ce genre d'attaque un peu basse. Est-ce qu'on pourrait dans une campagne présidentielle demander gentiment, moi je le demande en tout cas à mes interlocuteurs, de débattre sur le fond ? Est-ce qu'on peut arrêter de se limiter aux invectives, aux c'est nul, c'est une trahison, c'est grotesque ? Est-ce qu'on peut, si possible, échanger argument contre argument ? Nous sommes un grand peuple politique. Nous adorons la politique. Nous adorons le débat d'idées. Et notre classe politique... effondre ce débat d'idées et je le regrette parce qu'il ya beaucoup de choses à dire il ya des options différentes qui sont sur la table et pour que les français puissent faire un choix puisse se déterminer il faut qu'ils puissent avoir les arguments des uns et des autres et c'est malheureux parce que j'ai le sentiment que certains jours avec certains journalistes nous avons la possibilité comme nous le faisons ce soir de proposer les nos solutions mais avec la classe politique c'est de plus en plus difficile Jean-Luc
Mélenchon sature littéralement l'espace médiatique avec ses meetings, avec les manifestations. Vous semblez presque discrète à côté de lui. Est-ce que c'est le meilleur en campagne ?
Il ne sature pas. Il fait des meetings. Il est en campagne. C'est normal. Il est rentré avant tout le monde. Il a fait ses
universités d'été avant tout le monde. C'est
son libre choix. Il fait sa campagne comme il le souhaite. Dieu merci d'ailleurs. Il fait campagne. Il fait des meetings. Il fait quelques provocations qui lui permettent d'avoir un écho médiatique. Il fait quelque chose qui me paraît éminemment en revanche critiquable. C'est précisément nourrir cette... Pulsion de dégradation et cette pulsion de mort et cette pulsion de contestation de tout chez une certaine jeunesse. Il fait de ces jeunes des ennemis de tout. Il faut qu'ils détestent leurs parents, leurs grands-parents, la police, l'État, l'école. Il faut qu'ils détestent tout, l'avenir. Mais bon sang, on a autre chose à offrir à la jeunesse. leur vie peut être tellement belle, pour peu qu'on leur laisse la possibilité de la construire, que c'est vraiment dommage de voir ça. – Et une
dernière question, Laurence y a déjà fait référence tout à l'heure, mais vous êtes prête à un débat de second tour avec lui, à la violence de ce débat ?
— Mais oui. Encore une fois, je ne suis pas sûre que ce débat serait si violent que cela. Voilà. Je n'en suis pas sûre avec lui. Vous savez, le lundi, vous vous faites insulter. Le mardi, vous le rencontrez au Medef. Il est plutôt courtois. Le mercredi, à nouveau, ce sont des invectives. Bon... Il faut tomber un bonjour, c'est tout.
21h45, on est en direct sur CNews et sur Europe 1 pour Objectif Élysée 2027. Louis Dune Règle, elle a une question pour Marine Le Pen. Oui,
Marine Le Pen, dans les meilleurs sondages, vous êtes à 36, 37% d'intention de vote au premier tour. Mais le défi pour vous, au second tour, si vous y parvenez, c'est de parler aussi à tous ces électeurs de la droite, de Bruno Retailleau jusqu'à Edouard Philippe, en gros, l'électorat de François Fillon en 2017. Qu'est-ce que vous leur dites ?
Alors, pardon de vous contredire, mais au second tour, je ne vais pas me contenter de parler à la droite. En réalité, je vais parler à la France, parce que c'est exactement le sens d'une élection présidentielle. Je vais donc m'adresser à tous les Français. Et je vais leur dire que, contrairement à... à la caricature qu'ils ont pu entendre sur nous, s'ils regardent précisément ce que nous proposons, nous avons la possibilité de sortir la France de la situation très compliquée dans laquelle elle est actuellement plongée et de lui redonner non seulement des marges de manœuvre, mais une espérance. C'est ça que je veux faire et que nous pouvons entrer dans cette... Dans une nouvelle renaissance, qui d'ailleurs ne serait pas seulement celle de la France, mais aussi celle de l'Europe. Donc je m'adresserai à tous. Mais vous savez, les électeurs sont des adultes. Ils sont majeurs. Ceux qui veulent... peuvent aller regarder et trouver les propositions qui sont faites par les uns et par les autres. Et moi, j'ai confiance dans le peuple français. J'ai confiance dans son instinct de survie. Et je crois que cet instinct de survie est peut-être... plus acérée encore à cette présidentielle qu'il ne l'a été lors des dernières. –
Et est-ce que vous êtes prête à faire des inflexions ? Parce que justement, là vous parlez à vos électeurs du premier tour, mais justement si vous voulez parler à des gens qui sont parfois un peu méfiants, défiant à l'égard de votre programme. – Il manque un B.
Il manque un B. Vous avez
dit de parler à tous les Français. Il y a forcément des Français qui vous connaissent mal, ont de la défiance, sont inquiets par rapport à vos propositions économiques ou par rapport à d'autres propositions. Est-ce que vous serez prête à un certain nombre d'inflexions, à bouger sur un certain nombre de mesures ?
modifier mon programme ou mon projet pour les rassurer. Vous voyez, il y a deux temps en réalité. Il y a une double élection, il y a une élection présidentielle et il y a une élection législative. L'objectif est de gagner l'élection présidentielle, puis après de constituer une majorité aux élections législatives. Je pense que nous sommes d'ailleurs les seuls, je l'ai dit, à pouvoir obtenir une majorité absolue. Mais si ça n'était pas le cas, et même si c'était le cas, nous avons évidemment, et ce sera le rôle de Jordan Bardella, l'objectif de constituer une majorité la plus large possible. Mais mon projet, il est cohérent. Moi, je suis prête à discuter, je suis prête à échanger. Je
suis prête
à
échanger,
mais la limite, c'est la cohérence du projet. Il faut que le projet reste cohérent.
Donc vous êtes prête à travailler avec des gens, des Républicains
Présidente de la République, je ne vais pas travailler avec les uns ou avec les autres. Moi, j'aurais reçu mandat du peuple français sur un projet qui est clair, qui est détaillé, qui est cohérent. Après, à l'Assemblée nationale, la majorité... qui se constituera, devra évidemment discuter, devra trouver peut-être sur certains sujets des compromis. Mais moi, ça ne me dérange pas. L'idée de compromis ne me dérange pas. tant que ça n'atteint pas la cohérence du projet.
D'accord, mais justement par rapport à cette cohérence du projet, vous pourriez aller de où à où pour rassembler une coalition, une grande majorité
? Mais monsieur, c'est aux autres qu'il faut le demander. Vous voyez, ce n'est pas véritablement à moi en réalité. Moi, je l'ai toujours dit, je m'adresse à l'ensemble des Français. Ça veut dire qu'il y a des gens qui vont venir, qui vont voter pour moi et qui vont venir de la gauche. Il y a des gens qui vont venir de la droite et donc il y a... Pas de surprise, d'ailleurs, à retrouver au sein du mouvement que j'ai dirigé durant un certain nombre d'années, des gens qui viennent de la gauche et des gens qui viennent de la droite. C'est précisément parce que ce projet, c'est un projet qui défend la France et qui ne défend pas la droite ou qui ne défend pas la gauche. Moi, j'entends des candidats à la présidentielle qui disent « oui, alors pour sauver la gauche, pour redresser la droite », je crois qu'ils se trompent d'élection. Voilà, je le dis franchement, je pense qu'ils se trompent d'élection.
de Ragnel, c'était vos questions. Charlotte Dornelas du GDD, c'est à vous la parole.
Oui, alors vous avez beaucoup parlé de la jeunesse. On a beaucoup parlé ces derniers jours de la jeunesse qui casse, qu'on a opposée à celle qui construit. Mais il y a un fait qui est indiscutable, c'est qu'il y a un malaise aujourd'hui dans la jeune génération, une détresse immense dans cette jeune génération, qui se décrit, sans y apporter les mêmes réponses, comme sacrifié. Est-ce que vous êtes d'accord avec ce mot ? Quelle est la réponse que peut apporter le politique à cette détresse ou à ce qui a été sacrifié dans cette génération
'est la France qui est sacrifiée. Donc sa jeunesse l'est. comme l'ensemble du peuple français est sacrifié, sacrifié sur l'autel des erreurs qui ont été commises, sacrifié sur l'autel de la perte de notre souveraineté, de la perte de notre puissance, de la perte de notre fierté nationale. Bien sûr, c'est d'autant plus difficile pour les jeunes de se projeter en réalité dans la France telle qu'on leur laisse. Mais moi, je viens leur dire qu'il n'y a pas de fatalité, que la France, elle sera ce qu'ils vont en faire, ce que nous... allons en faire ensemble et qu'elle peut à nouveau encore une fois avoir de très belles heures retrouver cette puissance cette espérance recréer de l'emploi parce qu'ils sont très inquiets d'avoir un emploi demain ils sont très inquiets du niveau d'insécurité parce qu'ils en sont souvent les premières victimes les jeunes mais ça n'est tout ça n'est pas une fatalité il y à à côté de nous des pays en europe où vous pouvez vous balader à 4h du matin en mini-jupe, avec un collier en or, sans risquer de se faire agresser, violer ou dépouiller. Il n'y a pas de fatalité, il n'y a que des mauvaises politiques qui ont été menées. Donc je leur dis de ne pas perdre espoir, mais de se choisir aussi un chemin. Et ce chemin-là, ça ne peut pas être celui de la révolution, dont nous savons tous, parce que nous connaissons nos classiques. qu'elle mangent ses enfants.
Justement, il y a la question de la jeunesse. Vous avez dit que le monde adulte souffre lui aussi de cette réalité. Mais s'il y a bien une génération qui a été sacrifiée, c'est celle de ces dernières années à l'aide sociale à l'enfance. Vous avez pris la parole sur ce sujet. Vous êtes la seule à ce stade de la campagne à l'avoir fait sur la protection de l'enfance et en présentant cette fois-ci votre projet. Et vous avez dénoncé dans un même mouvement deux erreurs, deux drames, deux catastrophes. Ce sont vos mots. Entre les enfants... qui nécessitent une prise en charge et qui sont mal prises en charge, tout le monde est d'accord sur ce constat, et les enfants qui devraient rester dans leur famille, comment est-ce que vous comptez justement, et qui sont placés aujourd'hui, comment vous comptez rétablir une juste mesure dans la protection
de tous ces enfants ? D'abord, je vais créer un ministère de plein exercice. Deuxièmement, je vais nationaliser, retirer au département et prendre à nouveau la responsabilité par l'État de la gestion de l'aide sociale à l'enfant, ce que j'appellerais l'aide sociale à la famille. Parce que vous avez raison de le rappeler, il y a deux situations dramatiques. Il y a la situation des enfants qui sont retirés à leur famille et dont la moitié sont retirés. Non pas à cause de maltraitance, mais en réalité en raison des difficultés souvent financières, des difficultés de logement de la famille. Et là, je considère que la solidarité de l'État doit évidemment venir au soutien de ses familles pour pouvoir maintenir ce lien familial. Et puis il y a ceux que l'on retire, il y a mille raisons pour cela. Une maman solo qui a par exemple une grave maladie qui doit être hospitalisée pendant deux mois, eh bien on prend l'enfant. et on le place mais je dis d'abord ne laisse la laisser laisser l'enfant dans sa famille deuxièmement la laisser dans la famille proche n'est pas les parents enfin les grands-parents les oncles les tantes les cousins déjà et puis après les familles d'accueil Donc il faut évidemment vérifier l'agrément, donc il faut vérifier, faire une enquête de moralité, y compris d'ailleurs pour ceux qui s'occupent des enfants dans les foyers. Et le dernier stade, c'est le foyer. Et puis, il y a aussi ces enfants qu'on maintient dans des foyers alors qu'ils n'y sont pas en sécurité. Et là, il y a vraiment une... Tout est à changer, tout est à revoir. Je vous dis ça, mais... On faisait les mêmes reproches à la DAS. Quand vous voyez qu'il y a des foyers dans lesquels une soixantaine d'enfants ont été soumis à un réseau de proxénètes, ça n'est pas admissible. Et des foyers qui n'étaient pas agréés. Donc tout cela ne doit plus exister. Donc en tout cas, on mettra en place tout ce qu'il est nécessaire de mettre en place pour que ça n'arrive plus. En revanche, les enfants qui sont maltraités, il ne faut pas attendre un mois, deux mois, trois mois, comme c'est souvent le cas. enfant toi tu es dans tel département tu as de la chance ça va aller vite mais toi tu es dans un autre département tu as moins de chance ça va pas aller vite il faut donc encore une fois qu'il y ait des critères qui soient clairs et que ce soit un ministre de plein exercice qui se charge de nos de nos plus faibles en fait de ceux qui n'ont aucune capacité de se défendre et qui ont déjà démarre dans la vie dans des conditions absolument épouvantables et dont on rend la vie parfois encore plus difficile, encore plus épouvantable. 21h55, une dernière question.
Vous avez également insisté justement dans votre volonté de réorganisation de cette aide sociale à la famille sur la question de la responsabilité des acteurs de la protection de l'enfance. On a compris ces derniers temps et à grand renfort de rapports que la dissolution de la responsabilité faisait qu'il n'y avait jamais de responsabilité engagée. Comment est-ce que vous comptez justement ? la rétablir, cette responsabilité, pour que les gens répondent de leurs actes vis-à-vis de ces enfants ?
Il
suffit d
'appliquer la loi. Mais encore faut-il qu'au départ, il y ait une véritable surveillance dans les embauches. C'est-à-dire qu'on a plus de critères d'exigence pour embaucher quelqu'un qui garde une banque que pour embaucher quelqu'un qui s'occupe d'enfants. Et particulièrement d'enfants qui n'ont souvent plus de famille et qui donc... n'ont plus la possibilité de saisir personne. C'est la raison aussi pour laquelle je pense qu'il faut que les enfants puissent avoir un avocat, quelles que soient les circonstances, parce qu'ils doivent pouvoir saisir et parler à un adulte qui ne soit pas exclusivement les adultes qui se chargent d'eux, dont je tiens à dire quand même qu'il y en a énormément, parce que c'est important pour moi. Il y en a énormément qui sont des gens. fabuleux, remarquable, plein d'amour, qui élève ces enfants souvent un peu cassés, qui sont merveilleux. Il y a des associations extraordinaires. J'ai rencontré la présidente de l'association de La Mouette. La Mouette, ils font un travail extraordinaire. Ils ont créé le salle Amélie. Il faut absolument les démultiplier d'ailleurs parce qu'elles permettent de recueillir la parole de l'enfant. Mélanie, c'est ça ? Je ne sais plus si c'était Amélie ou Mélanie. Mélanie, elle me pardonnera. Mais il faut qu'il y en ait dans tous les commissariats, il faut qu'il y en ait dans toutes les gendarmeries. Mais voilà, il y a des gens merveilleux dans ce système de protection de l'enfance. Il y en a qui sont à écarter d'urgence et pour certains à condamner lourdement.
21h57, dans un instant, Agnès Verdier-Molinier va venir pour parler pouvoir d'achat, pour pouvoir parler d'impôt, budget. Mais une dernière question de Gauthier Lebrecht.
Marine Le Pen, sur l'immigration, vous allez sans doute me dire que l'immigration zéro, c'est impossible. Mais est-ce que vous, présidente de la République, ça serait l'immigration presque zéro
ne sais pas ce que ça veut dire presque zéro, mais...
L'immigration la plus faible possible.
Oui, je pense qu'il faut, compte tenu de la situation catastrophique dans laquelle nous sommes, limiter au maximum l'immigration. Aujourd'hui, nous n'avons pas un besoin d'immigration de travail, puisque nous avons une grande partie des étrangers qui sont en France, qui sont déjà au chômage. Donc déjà, la première des choses, c'est peut-être de ne pas les laisser au chômage avant d'en faire venir d'autres. Je pense que le droit d'asile a été totalement détourné de son objectif. Je pense que le regroupement familial, nous ne pouvons plus en supporter la charge. Je pense que les MNA, il faut régler le problème avec les pays mineurs non-accompagnés, sachant que d'ailleurs je les sors. de la protection de l'enfance parce que je pense que ça relève de l'immigration et non pas de la protection de l'enfance. Et même pour les étudiants, il faut que nous soyons beaucoup plus exigeants, y compris dans les critères des pays auxquels nous accordons la possibilité d'envoyer des jeunes pour bénéficier de l'enseignement en France.
Alors on sait bien évidemment que sur l'immigration, les mains du président de la République sont quelques parliers. par le Conseil d'État, le Conseil constitutionnel. Et vous avez justement vu ce qu'a dit le président du Conseil constitutionnel, Richard Ferrand. Il a dit que votre référendum, ce n'était pas possible. Qu'est-ce que vous lui répondez à Richard Ferrand ? Alors
d'abord, je lui réponds qu'il a... Comment dire ? Il a violé son serment.
Il est là aussi grâce à vous. Vous êtes abstenue pour sa nomination.
Oui, quelque part, vous avez raison. Mais comme c'était lui ou Taubira ou lui ou Dupond-Moretti, si vous voulez... C'est pas annoncé comme ça. Je peux vous dire que oui. Parce que si sa nomination n'était pas passée, alors il aurait fallu aller chercher... pour le président de la République les voix de LFI. Sinon, rien ne passait. Et par conséquent, il n'aurait pas pris de risque. Il aurait donc choisi une figure qui soit une figure qui agrée à LFI. Je ne suis pas sûr qu'on aurait vraiment gagné au change. Il n'en demeure pas moins que M. Ferrand a violé son serment. Il a prêté serment auprès du président de la République. Et dans son serment, il y a une obligation qui le tient, qui est de ne pas... prendre position publiquement sur un sujet qui pourrait, soit qui a été, soit qui pourrait être soumis à la décision du Conseil constitutionnel. Donc vous demandez sa démission ? Je pense qu'il devrait dans ces conditions partir parce qu'il a violé, encore une fois, le... les exigences d'une loi organique tout de même. Rien ne l'oblige. Et il devrait le savoir. Et de surcroît, sur le fond, il se trompe. Et permettez-moi, si vous m'accordez... 1 minute 30, de vous lire une interview, la réponse du général de Gaulle qu'il a donnée dans une interview sur ce sujet. L'article 11 est en tête de ceux qui fixent les pouvoirs du président de la République. Lui attribue le droit de soumettre au référendum tout projet de loi portant sur l'organisation des pouvoirs publics. Je répète et je souligne, dit-il. Tout projet de loi portant sur l'organisation des pouvoirs publics. Or, qu'est-ce que c'est qu'une constitution, sinon précisément l'organisation des pouvoirs publics ? Par conséquent, ne pas admettre qu'on puisse proposer au pays un changement de la constitution portant sur l'organisation des pouvoirs publics, c'est nier que ce qui est écrit, est écrit. Monsieur Ferrand devrait revoir toutes ses interviews du général de Gaulle.
Marine Le Pen, vous serez la présidente de tous les Français ? Oui. Puisqu'on découvre ce matin, sondage IFOP pour Marianne, que 46% des Français de confession musulmane envisagent de partir si vous êtes élue, et 43% des électeurs de la France insoumise. Vous leur répondez quoi ?
Ils ont tort. C'est leur pays, ils sont français, on n'a qu'un pays. Et par conséquent, on peut être en désaccord avec moi, mais je suis quelqu'un d'éminemment respectueux de la démocratie, d'éminemment respectueux de l'ensemble des opinions politiques. Nous, nous ne sommes pas comme LFI. Alors LFI, ils projettent sur les autres leur propre vie, si je peux me permettre. C'est-à-dire que comme eux, ils ne supportent pas, ils considèrent comme des ennemis leurs adversaires. Ils sont prêts très certainement à leur faire beaucoup de mal s'ils arrivaient au pouvoir. Ça n'est pas mon cas. Ils pourront continuer très longtemps à être en désaccord avec moi. Ça ne me pose absolument aucun problème. Tout ce que je veux, c'est que la France soit remise en ordre. Être remise en ordre, ça n'est pas brimer. Ça n'est pas être dans le répressif. Ça veut juste dire faire appliquer la loi. Vous avez le droit d'être en désaccord. Vous avez le droit de manifester. Vous n'avez pas le droit de casser, de brûler, de violenter. Ça, ça n'est pas possible. parce que c'est interdit par la loi et, accessoirement, c'est aussi interdit par la morale. Donc ils n'ont aucune raison de s'inquiéter. Ils pourront rester, bien entendu, et ils pourront même continuer à faire des manifestations autant qu'ils le souhaitent, pour peu qu'ils ne créent pas, grâce à cette institution, le chaos. – Là, vous parlez de l'EF, Gauthier, vous parlez des compatriotes musulmans. – Alors, quant aux musulmans…
– 46% à vouloir quitter le pays si vous voulez.
– Mais alors, quant aux musulmans, merci de me donner l'occasion de leur dire qu'ils ont tout à fait tort de craindre mon… arriver au pouvoir car je suis également extrêmement respectueuse de la liberté de conscience et de la liberté religieuse.
L'islam est compatible avec la République ?
Oui, je l'ai dit dix fois, je sais que ça va encore énerver certains qui vont sauter sur leur chaise en disant c'est odieux. Ce qui n'est pas compatible avec la République, c'est la charia. Ce qui n'est pas compatible avec la République, c'est le fondamentalisme islamiste. Voilà, ça, ça n'est pas compatible avec la République. C'est clair et ça a même été rappelé d'ailleurs dans un arrêt de... la Cour européenne des droits de l'homme qui a dit la charia est incompatible avec la démocratie. Donc ceux qui sont des adeptes du fondamentalisme islamiste et qui cherchent à imposer la charia en France me trouveront sur leur chemin. Les musulmans, eux, n'ont absolument aucune raison de s'inquiéter. Ils pourront continuer à exercer leur religion, à avoir leur croyance sans aucune difficulté. Je me permets de vous rappeler quand même qu'à Mayotte, il y a 80... 17% je crois de musulmans. Et je fais 60%.
Mais les femmes musulmanes ne pourront plus porter le voile demain dans la rue.
Je vais faire un référendum sur un projet de loi que nous avons rendu public, qui est un projet de loi de lutte contre les idéologies totalitaires. Je considère que le voile participe en réalité de cette idéologie totalitaire. D'ailleurs il suffit de regarder les pays musulmans où les fondamentalistes islamistes arrivent au pouvoir. La première des choses qu'ils font c'est d'imposer... Mais je le ferai de manière progressive. Je commencerai par l'interdire dans les universités, dans les fédérations sportives, dans les bâtiments publics. Et puis progressivement, j'espère convaincre les femmes musulmanes qu'elles seront beaucoup plus libres.
Ça veut dire que vous ne l'interdissez pas dans la rue ?
Si, je l'ai dit, je le ferai de manière progressive. Oui, vous n'avez pas cité la rue,
vous avez cité l'université, mais pas la rue. Non, je l'ai dit, je
commencerai par, puis l'objectif... Parce que Richard
Ferrand vous dira peut-être que ce n'est pas possible dans la rue. Il faudra interdire la KIPA aussi.
Oui, mais entre-temps, nous aurons fait voter par référendum la loi de lutte contre les idéologies islamistes. Ce que je veux que vous compreniez, c'est que cette loi n'interdit pas les signes... ostensible de cette idéologie totalitaire sur la base de la laïcité. Ils combattent ces signes parce qu'ils sont. ceux d'une idéologie totalitaire, comme nous irons chercher les financements de cette idéologie totalitaire, les réseaux de cette idéologie totalitaire, les associations qui soutiennent cette idéologie totalitaire ou qui recrutent pour cette idéologie totalitaire. Vous voyez, ça n'a rien à voir avec la problématique de 2004, ni même avec la problématique de la laïcité.
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