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Hier, c'était une... Très bonne émission politique parce que celui qui était interrogé ou celle qui était interrogée a pu développer en longueur. Et c'est toujours intéressant dans une campagne présidentielle d'entendre les propositions. Et puis un certain climat qui peut être diffusé. Et chacun retient dans ces cas-là ce qu'il veut. Moi, j'ai retenu une chose. Et c'est cette déclaration que je voulais vous faire écouter pour commencer cette intervention. Et ça peut vous parler, mesdames. Lorsque Mme Le Pen a parlé de... l'exercice du pouvoir, qu'on soit une femme ou qu'on soit un homme. Et je trouve que c'est assez intéressant ce qu'elle dit lorsqu'elle rappelle cette évidence, elle est une femme.
Beaucoup ne semblent pas m'accorder ce statut. Donc je le dis à tous, je suis une femme. Et qu'est-ce que ça apporte en plus ? Ça, il faudra attendre de voir. Mais je pense que ça apporte une forme de proximité quand même, une forme de pragmatisme, un lien au réel. que bien souvent les candidats à la présidentielle et particulièrement les présidents perdent. Quand on est une femme, on a plusieurs vies. On le sait, on en a au moins trois en général, professionnels. On est une mère et on est une femme. Et on a un rapport à la réalité quotidienne qui n'est pas obligatoirement celle des hommes qui parfois... partent comme des ballons avec le pouvoir, s'envolent comme des ballons avec le pouvoir et perdent le contact avec le sol. Moi, je ne perds pas le contact avec le sol.
Ça, c'est des choses dont on ne parle jamais. Je trouve ça intéressant. Je trouve que les hommes sont parfois dans la jouissance du pouvoir. On sent qu'Emmanuel Macron, chaque minute de sa vie, ça lui fait plaisir d'être là. Je ne sais pas si ça lui fait plaisir d'être là pour la France, mais on sent qu'il est... Alors qu'on jubile quand on soit acteur, qu'on jubile pourquoi pas quand on soit présentateur de télé, pourquoi pas ? Mais quand on exerce le pouvoir, il me semble qu'il faut autre chose que cela, quelque chose qui peut-être vous dépasse. Eugénie Bastier.
Moi je sais très juste ce que dit Marine Le Pen, il y a peu de femmes politiques qui en parlent comme ça, parce que généralement on entend beaucoup de femmes politiques qui disent « votez pour moi ». moi parce que je suis une femme, parce que c'est la parité. On entend beaucoup ce discours. Être une femme de la part de Marine Tondelier ou de Yael Brunpivet, par exemple, disent « je suis la seule femme en politique votée pour moi ». Elles ne disent jamais ce que c'est qu'être une femme. C'est une espèce de catégorie abstraite. Votez pour moi. Marine Le Pen la parle de quelque chose d'assez concret. Elle ne dit pas « votez pour moi parce que je suis une femme », mais je pense qu'être une femme donne un rapport différent au pouvoir. Et moi, j'en suis persuadée. D'ailleurs, ça a été prouvé par de nombreuses études scientifiques. Il y a un goût des hommes plus pour l'abstraction. Le mot jouissance. Ce sont des ballons qui partent, l'espèce d'abstraction, alors que les femmes sont plus concrètes parce qu'elles donnent la vie et qu'elles sont dans le quotidien. Elles ont un rapport au temps différent, je pense aussi, beaucoup plus pragmatique, beaucoup plus réel. Je ne dis pas qu'elles gouvernent au mieux, certainement pas. Non, non, mais c'est forcément des meilleures femmes politiques que ne seraient les hommes politiques. Mais je pense profondément qu'il y a un rapport différent au pouvoir des femmes et des hommes. Et je trouve ça assez juste que Marine Le Pen en parle. La seule qui en a parlé de ça... Seule que j'ai entendu en parler comme ça, à part Marine Le Pen, c'est Ségolène Royal, qui en parlait un petit peu en 2007 quand elle était candidate. Elle parlait beaucoup du fait d'être maire et ce que ça lui donnait comme rapport au pouvoir. Donc elle se situe un peu dans cette filiation.
J'ai l'impression que c'est aussi une différence entre pouvoir et puissance. Et là, c'est la première fois que Marine Le Pen, c'est sa quatrième candidature, c'est la première fois qu'elle en parle avec autant de précision et ça la réhumanise au fond.
Monsieur Valigny, je sens que vous rendrez Valigny. D'abord, vous l'avez écouté hier soir pendant deux heures, Madame Le Pen.
Dès que je suis rentré chez moi, oui.
Est-ce que vous avez, au-delà des propositions, est-ce que vous avez...
J'ai trouvé son image assez jolie et assez juste. Les ballons qui s'envolent. Et c'est vrai, moi je pense comme elle, comme Marine Le Pen, que les femmes ont une approche différente du pouvoir par rapport à certains hommes qui jouissent, comme vous l'avez dit, du pouvoir. Macron, Sarkozy, ce qui n'était pas le cas de Hollande. Hollande a toujours été très détachée des rites du pouvoir, des lieux du pouvoir. En tout cas, surtout Emmanuel Macron dans la jouissance. Oui, Sarkozy aussi. Surtout Emmanuel Macron quand même. Surtout Sarkozy. Et donc, en revanche, sur le fond, on y viendra sans doute, j'ai beaucoup de choses à dire, mais je l'ai trouvé aussi intéressante, Marie Le Pen, quand elle a parlé d'elle, de sa personnalité, du rapport avec son père. Elle a un peu fendu l'armure, comme on dit hier soir, et j'ai trouvé ça assez intéressant. Non, mais ce qui est intéressant, moi...
Oui, mais je dis, au-delà où chacun pense ce qu'il veut de Marine Le Pen, le message que je retiens, me semble-t-il, c'est écoutez, maintenant, c'est à vous. Vous savez tout. Vous savez tout du RN, vous savez tout du passé, vous savez tout de la formation du RN, etc. Voilà. Maintenant, c'est mon programme, vous savez ce que je pense, et maintenant, c'est à vous de décider. Voilà le message, me semble-t-il, que je retiens.
Je pense que Marine Le Pen a quand même fait quelque chose, à mon avis, de prodigieux. C'est qu'elle a eu trois enfants en un an. Alors je pense que, je ne sais pas si c'est... Oui, trois enfants en un an parce qu'elle a eu des jumeaux. Ben si, elle a eu des jumeaux et puis elle a eu un autre enfant moins d'un an plus tard. Donc elle a eu trois enfants en un an. Alors ça, je peux vous dire qu'on ne pourra pas l'appeler de Marine Laflémarde.
Bon, vous faites référence peut-être... à quelqu'un. D'ailleurs, c'est drôle, je fais juste une parenthèse. Édouard Philippe, il est toujours à côté. Il a dit qu'il ne voulait pas vivre à l'Élysée. Non, mais c'est... Alors qu'il... Je veux dire, il ne comprend vraiment rien à ce qu'est la France. Parce que quand tu es pape, tu ne dis pas que tu vas dans l'église d'à côté. Tu vas au Vatican. Oui, mais ce n'est pas un pape. Oui, mais vous comprenez ce que je veux dire. L'incarnation du pouvoir. Le pape François l'a fait. Il n'avait pas
vivre dans les appartements. Il n'avait pas dans les
appartements
officiels. Je vous assure, il me fait sourire. Il me fait sourire Édouard Philippe. Première chose qu'il dit, si je suis élu, je n'ai pas envie d'être au pouvoir tout de suite. Et après, il dit, je ne veux pas aller à l'Elysée. Mais il ne faut pas qu'il y aille. S'il ne veut ni être élu tout de suite, ni aller à l'Elysée, il ne faut pas qu'il se présente.
Pascal, je pense que ça veut dire quelque chose. Inconsciemment, il n'a pas envie d'être élu. Il n'a pas vraiment envie d'être élu. Il se force à jouer ce rôle. C'est un acte moqué d'avoir ça.
Alors, vous avez un problème de micro. Me dit-on, on ne vous a pas entendu ? Alors pour une fois que vous disiez des choses gentilles sur Marine Le Pen, bon c'est bon. C'est un complot. Bon alors, entrons maintenant dans des sujets plus classiques que celui-là et notamment qui sera Premier ministre. Madame Le Pen maintient sa confiance à Jordan Bardella.
n'ai absolument aucune raison de changer d'avis parce que Jordan Bardalda est innocent de la diffamation commise contre lui, à grand renfort d'ailleurs de proxy, parce que je note que quand Mediapart dit quelque chose, l'intégralité quasiment, pas toute, mais heureusement, mais l'intégralité presque de la presse considère que c'est paroles d'évangile. Or, connaissant monsieur... Edouard Plenel, on devrait savoir pourtant que le passé parle pour lui et qu'il n'en est pas à son premier coup fourré, si je puis me permettre.
Ce qui est certain, c'est que quand Mediapart dit quelque chose dans notre joli métier, c'est perçu comme parole d'évangile et que toute la presse effectivement reprend ça. Autre passage qui m'a intéressé, et ça c'est très intéressant, de dire je veux gagner contre Edouard Philippe. J'écoutais notre débat autour de Gauthier Lebret, elle disait qu'elle n'est pas sincère en disant ça, elle préférerait peut-être être avec Jean-Luc Mélenchon. Je ne crois pas. Je crois vraiment que justement, elle est dans un exercice de sincérité. C'est-à-dire qu'elle dit qu'il faut mieux gagner contre Edouard Philippe, là encore, ce n'est pas préjugé sur le fond. Voilà, ce n'est pas préjugé sur le fond, mais c'est ce que vous venez de dire. On sera mis à l
'aise de faire une campagne de gauche face à Edouard
'est une idée qu'on peut développer. Écoutez cet échange, Mélenchon ou Philippe.
avec des gens qui vont voter pour ce que je leur propose, pour le projet de renaissance de la France. Pas contre. Donc, je l'ai dit, je le répète et je le pense, je préférerais gagner l'élection présidentielle face à un candidat du centre que face à Jean-Luc Mélenchon.
Maïl Hélène, ce qu'elle dit là, et c'est aussi intéressant, elle veut que les gens adhèrent.
veut que les gens adhèrent à son projet. C'est ce qu'elle disait hier. D'ailleurs, elle disait quand on votait contre le Rassemblement national, ça n'est pas un programme. Et elle a raison, elle a une carte à jouer. C'est pour l'instant, le Rassemblement national n'a pas été testé. C'est ce que vous disiez. On a un programme, il est toujours le même. C'est les mêmes personnes. Donc maintenant, les cartes sont dans les mains des Français. S'ils veulent y aller, qu'ils y aillent. Mais elle joue. En fait, c'est le pragmatisme de cette interview qui m'a marquée. C'est la sincérité totale de A à Z sur une candidate qui n'est pas là pour séduire. Je pense à Edouard Philippe notamment qui dit prendre ses distances pendant l'été. et justement ne pas s'installer à l'Elysée, etc. Là, on a une candidate qui arrive avec un programme qui n'est pas forcément là pour une opération de séduction et qui donc dit maintenant, adhérer ou non, c'est vous qui voyez. Mais les sondages montrent qu'il y a une adhérence, en ce moment en tout cas, que l'adhésion... Mais parce que
c'est toujours pareil, c'est vrai aussi pour un présentateur de télé, c'est vrai pour un artiste, c'est vrai pour tous les gens qui vont au public, un avocat, etc. La sincérité d'être accord que le public... que tu es raccord avec ce que tu dis, c'est essentiel et aligné. Et effectivement, le problème d'Edouard Philippe, c'est qu'aujourd'hui, tu sens qu'il dit les choses telles qu'il pense que les gens voudraient les entendre. Sur l'Elysée, c'est... Frappant. Il pense que les gens, au fond, ne veulent pas que le président habite à l'Élysée parce que l'Élysée est un symbole sans doute du pouvoir. Il se trompe. Il devrait se faire confiance à lui. Il devrait se faire confiance à
lui. À Matignon, il n'habitait pas non plus à Matignon. Comment
?
À Matignon, il n'habitait pas non plus à Matignon, je crois. Oui, il n'habitait pas à Matignon.
Mais je vais vous dire en plus... Pour sa
sincérité, il n'est pas... Non mais en plus, à
sécuriser, pardonnez-moi, ça doit être un enfer d'aller... Si tu habites chez toi, tu dois sécuriser toute la rue. Alors tu peux passer ce que faisait François Mitterrand, c'était une autre époque, il habitait à rue de Bièvre, la rue était fermée. Il habitait Kébranly aussi. Il était comme Cadet Roussel, François Mitterrand, il avait trois maisons. Il avait trois maisons comme Cadet Roussel. Mais il faut toujours... à l'apparence de la fonction, à la prestance, au lieu, au symbole. On est encore un peu monarchistes, quelque part. Mais là, surtout la sincérité, Georges. Vous, par exemple, qui changez parfois d'avis au cours de l'émission, ça surprend parfois les gens. Ils se disent, mais quel est le Georges Fenec ? Non, mais pas du tout. Il y en a qu'un, vous savez. Bon, il y en a qu'un. Bon, la violence. Écoutez Mme Le Pen sur la violence.
Il y aurait pu y avoir une manifestation sans violence, il y aurait pu y avoir des pancartes, des banderoles, toutes ne sont pas acceptables, enfin beaucoup le sont, des cortèges sans qu'il y ait de violence. C'est la violence qui en réalité cherche l'affrontement avec la police et la police se sent aujourd'hui découragée. démotivés et objectivement abandonnés par le pouvoir.
Vous ne sentez pas André Valigny qui a une petite déconnexion entre l'espace médiatique tel qu'il relate ce qui se passe dans la rue et la réalité de ce qui se passe, des affrontements qui sont d
'une grande violence. – Non, moi je pense que les médias, CNews comme les autres chaînes d'info, montrent les affrontements, les poubelles qui brûlent. D'ailleurs, je pense que, je ne sais plus qui disait ça hier, à force de montrer une poubelle qui brûle du matin au soir, on a l'impression que toutes les poubelles brûlent partout en France. Alors que c'est très marginal. Il y a des mouvements très violents devant certains établissements, mais vous l'avez dit vous-même plusieurs fois hier soir encore, 90% des vissers restent ouverts. – Ah oui ? Donc il y a un effet de loup sur les violences qui se passent ici ou là, mais ce n'est pas la majorité des cas.
Mais
nous sommes parfaitement d
'accord. Ah bah zut alors. Donc c'est le mouvement, quand on parle de la jeunesse, il y a 97% des lycéens qui sont en cours. Donc vous êtes complètement d'accord pour trouver qu'effectivement ce mouvement n
'existe pas tel qu'il est rapporté. Ah c'est ça que vous vouliez dire ? C'est ce que vous venez de dire vous. Oui, mais vous dites la même chose.
C'est ce que vous venez de dire vous. C'est-à-dire qu'il y a une déformation avec les chaînes infos. Il y a un effet de loupe. Un effet de loupe. Sur la violence. Mais pas que sur les revendications aussi. Non,
non, sur les revendications.
Ah oui, l'effet de loupe, il
n'est que sur la violence. Sur la violence. On fait croire qu'il n'y a que de la violence alors qu'il y a des revendications légitimes.
Effet de loupe ou non, je vois le problème. La police se sent abandonnée par le pouvoir, c'est ce que disait Marine Le Pen hier. Ça n'a jamais été aussi juste que ce matin. Nunez a affirmé ce matin que les grenades assourdissantes pourraient désormais être utilisées demain en cas d'extrême violence. Donc la police ne sait absolument pas si elle est protégée, ce qu'elle a le droit de faire, si elle se met en danger en faisant quoi que ce soit, et de quelles armes, de quels usages elle a le droit, enfin, de quelles armes elle a le droit de se servir.
Écoutons-le, Laurent Nunez. C
'est impossible à comprendre pour les forces de l'ordre.
Exactement, puisqu'en 8 jours, on a changé. Écoutez Laurent Nunez, c'était ce matin, me dit Lucas Busutile.
J 'ai suspendu effectivement cette grenade assourdissante uniquement pour le mouvement lycéen. Il faut savoir qu'elles sont très peu utilisées. Demain, s'il devait y avoir des violences urbaines extrêmement graves en marge d'un cortège ou ailleurs, évidemment, ce type d'armement peut être utilisé. Mais il est toujours avec parcimonie. Les policiers et les gendarmes doivent pouvoir utiliser l'ensemble des armes intermédiaires à leur disposition. Ça va de la grenade lacrymogène aux lanceurs de balles de défense dans des conditions qui sont celles. d'un contexte d'extrême difficulté et notamment quand la situation bascule en violence urbaine ou en émeute.
Autre passage de Marine Le Pen hier soir qui était avec Laurence Ferrari et les éditorialistes de CNews lorsqu'elle a évoqué Jean-Luc Mélenchon et la pulsion de mort.
fait là quelque chose qui me paraît éminemment en revanche critiquable, c'est précisément nourrir cette pulsion de dégradation et cette pulsion de mort et cette pulsion de contestation de tout chez une certaine jeunesse. Il fait de ces jeunes des ennemis de tout. Il faut qu'ils détestent leurs parents, leurs grands-parents, la police, l'État, l'école. Il faut qu'ils détestent tout, l'avenir.
-ce que vous partagez cette analyse, Eugénie Bastier, Rachel Kahn ?
Ça, c'est extrêmement juste et en sous-texte, c'est la question de la civilisation. On a vu à quel point, évidemment, Mélenchon veut engendrer le chaos, que certains de ces inféodés ne parlent que de destruction ou de déconstruction. Effectivement, il y a une population d'un côté qui choisit la vie, la civilisation, avec les règles, avec les droits et les devoirs, et de l'autre, Jean-Luc Mélenchon, qui veut drainer une population qui détruit tout avec cette pulsion de mort.
Ce qui est vrai, c'est qu'il y a beaucoup de gens qui sont en colère, qui ont de la rancœur, du ressentiment. On parle souvent des gens déclassés, des gens l'aigreurs. Ces gens-là, ils veulent en découdre. Mais la civilisation
interdit la violence par rapport
à ça. Oui, mais moi je les entends, je les vois. On est parfois en 93, ils sont avec les fourches parce qu'ils n'ont pas la vie qu'ils veulent. Donc ils sont prêts à cette méchanceté, cette rancœur, ce ressentiment. Ils ont envie. Et au cœur de tout ça, il y a l'argent, vous le savez bien. C'est une petite musique que j'entends.
Moi j'aimerais qu'on ne laisse pas le monopole de la jeunesse à Jean-Luc Mélenchon et que d'autres partis politiques... parle à cette jeunesse et parle à une autre jeunesse qui a envie de réussir, qui a envie de travailler. C'est vrai que l'avenir de la jeunesse est assez sombre dans notre pays. Quand on voit le déclassement après dix années de macronisme de notre économie, quand on voit la dette pharaonique que les nouvelles générations vont devoir rembourser, je comprends. La jeunesse a de bonnes raisons d'être angoissée par son avenir, ça je le pense sincèrement. Et je pense qu'il ne faut pas laisser à Jean-Luc Mélenchon le monopole d'un discours sur les jeunes. Il ne faut pas lui laisser s'arroger d'être le parti de la jeunesse. Il faut absolument que les autres... Parti politique, et Marine Le Pen l'a fait un petit peu, s'adresse aussi à la jeunesse, fasse des propositions, lui dessine un avenir, parce qu'on ne peut pas se résoudre à ce que la moitié des jeunes, plus de la moitié des jeunes, vote Jean-Luc Mélenchon. Jean
-Luc Mélenchon n'a pas le monopole de la jeunesse. Dans les sondages, il est largement leader.
Je sais bien,
mais ni des femmes, ni des soi-disant racisées, ni de personnes. On est quand même dans une démocratie, il n'y a pas de
racialisation. Moi quand j'entends ça... Eugénie, je ne suis pas d'accord avec vous d'expliquer que cette jeunesse n'a pas d'avenir. Ils ont 20 ans.
Et
ceux qui sont nés en 17, ils avaient quelle lisibilité ? Ceux qui sont nés en 40. Je trouve qu'il y a, et souvent c'est une discussion qu'on a ensemble.
Mais
arrêtez, j'ai toujours entendu ça. Vous l'avez dit vous-même, je vous ai
entendu le dire vous-même.
Il n'empêche, ils ont 20 ans. Donc, il y a aussi un moment, tu peux être un peu positif. Oui, il y a des discours anxiogènes. On
leur dit que leur métier va être remplacé par l'IA. On leur dit que le restaurant climatique va les exprimer. Vous leur dites, vous pouvez avoir
un discours un peu plus positif, parfois. Vous
avez un discours positif, Pascal ? Maintenant, vous dites que la France est foutue. Non.
Non, je ne dis pas qu'elle est foutue. Je dis qu'elle est par terre en ce moment. Vous
avez aussi un discours anxiogène.
Écoutez, c'est anxiogène. Je partage
le
même constat.
vous voyez la dette que nous avons dans ce pays. Je
partage le même constat de voir aujourd'hui que la France est par terre. Alors ça n'a pas commencé avec Emmanuel Macron peut-être, mais elle est par terre dans tous les domaines. Et vous avez un président de la République qui dit que tout va bien. J'exagère à peine. C'est là d'ailleurs la grande différence
avec mai 68. En mai 68, c'était le summum des 30 glorieuses et de la société d'abondance. Et finalement, contre quoi manifestait la jeunesse ? Elle manifestait contre la société de consommation, contre le capitalisme, etc. Et là, on a une jeunesse, on vit plutôt dans une époque de pénurie et qui manifeste pour avoir des moyens. Le contraste est assez saisissant.
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