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Camille. Bonjour Benjamin. Et bonjour Laure Lavalette. Bonjour
Camille et Benjamin. Député
Rassemblement National du Var, porte-parole de la campagne présidentielle de Marine Le Pen. On va évoquer avec vous le budget, la position de vos députés du Rassemblement National dans les prochaines semaines. Mais d'abord cette colère lycéenne qui continue dans le pays. Le Premier ministre Sébastien Lecornu a dénoncé hier la transformation du mouvement.
ne ressemble plus à un mouvement lycéen. Là on a un mouvement de violence urbaine. D'ailleurs, l'intensité de la violence a encore augmenté ces derniers jours, quelques points disséminés sur le territoire, et dans lesquels il y a un appel de violence qui est absolument épouvantable. On a même eu des intrusions de personnes qui sont allées tirer au mortier dans les lycées. Ce n'est pas un mouvement lycéen.
Ce n'est pas un mouvement lycéen, dit le Premier ministre. Vous êtes d'accord avec ce qu'il dit ?
Je suis d'accord, mais je pense que c'est presque un peu tard. Ça fait un petit moment quand même qu'on voit qu'il y a une récupération qui a eu lieu, que LFI a chauffé vraiment à blanc pas mal de manifestants et de blocus. En fait, ce qui est très difficile, c'est que moi j'ai de la peine pour les lycéens, parce qu'il y a des revendications de lycéens qui sont complètement légitimes. Je veux dire, moi je suis maman de lycéens, je trouve que quand il y a des trous dans les emplois du temps, c'est la catastrophe. Moi, on a envie d'avoir un prof devant chaque classe, évidemment. Ça marque aussi l'échec de la politique d'Emmanuel Macron. Il nous avait promis, souvenez-vous, avec Gabriel Attal, poule de profs de remplaçants qu'on n'a jamais vu. Oui, parce que l'heure la
valette de dire que ce n'est plus un mouvement lycéen, c'est aussi jeter le discrédit sur tous ceux qui se mobilisent sans poser de désordre
et
poser
de problème. C'est ce que je vous dis, ça me fait de la peine pour eux parce qu'il y a des revendications qui sont légitimes. Encore une fois, je pense que c'est parce que la réforme Blanquer a mis à mal avec les filières la forme du lycée. Et du coup, ça a engendré aussi des difficultés dont les emplois du temps, dont Parcoursup. Moi, je le dis souvent, j'ai rempli trois Parcoursup. du 10 ans de santé mentale avec mes enfants. Mais très rapidement, on a vu quand même qu'il y avait une violence absolument inouïe. Je crois qu'on en est à 900 policiers touchés, pratiquant 200 lycéans. À côté de chez moi, à La Ciota, il y a un professeur qui a été aspergé d'essence. Il y a eu une dizaine de jets d'acide. Je crois qu'à Marseille, hier, une jeune femme a été défigurée par un jet d'acide. La première semaine, souvenez-vous, il y a eu beaucoup de députés LFI qui sont allés sur les blocus. Monsieur Mélenchon a eu des... mots très durs et très, j'allais dire, guerriers quand il parlait de sauvagerie policière. Voilà, ça a quand même jeté aussi une ambiance très particulière sur ces mouvements. Et là, effectivement, vous comme moi, quand on voit ces images, on s'aperçoit que ça ne sont plus des lycéens. Il y a énormément de casseurs, de black box. Moi, je regrette vraiment qu'on ne les ait pas même arrêtés en amont.
Vous dites que ça vous fait de la peine pour les lycéens. Vous avez beaucoup parlé d'ordre, de retour à l'ordre. Rassemblement national, mais ces revendications dont vous parlez, vous les soutenez ? Mais bien sûr, vous savez, on a une grande réforme pour
ce lycée. On va d'abord rétablir l'ordre, ça vous l'avez dit. Il va y avoir vraiment le tu casse, tu payes. Il n'est pas question que les Français qui sont déjà exsangles payent pour les dégradations. Ça concerne pas les lycées en l'occurrence. Non mais ça concerne quand même les lycées et quelques lycéens qui se sont mal comportés. Il faut revaloriser les professeurs. Vous savez que nos professeurs sont payés 18% de moins que la moyenne de l'OCDE en milieu de carrière. Alors justement, leur avalette... complètement insupportable. Arrêtons-nous, prenons le temps de parler de fonds et de vos propositions. Et la réorganisation du lycée, je peux peut-être en parler quand même deux minutes, parce que c'est quand même... Oui, mais comme vous parliez des professeurs... Non, mais c'est le fond, c'est le fond aussi. Je pense que vous savez, nous voulons mettre fin au collège unique, justement, pour revaloriser aussi les filières manuelles des filières d'excellence qui feront que ce lycée, il sera transformé. On mettra une réforme de Parcoursup pour que ce soit beaucoup moins anxiogène, que ce soit au mérite et beaucoup plus transparent. Et nous reviendrons sur cette réforme blanquer de 2019 qui a vraiment mis à mal ce lycée.
Alors, Lavalette, la valette, pardon, sur certains points que vous venez d'évoquer, notamment sur les professeurs, vous dites que vous voulez revaloriser le salaire des enseignants. Si j'ai bien suivi, c'est environ 3% par an, c'est ça ? Pendant 4 ans. Pendant 4 ans.
En fait, c'est histoire de rattraper le retard. Ça coûte combien et combien ? Comment on finance la valette ? Marine Le Pen, 26, vous le verrez, il y a exactement chaque ligne est détaillée parce que c'est une grande réforme avec un gros choc évidemment fiscal. Parce que c'est important d'annoncer
des réformes qui sont... Vous avez raison
sur le fait que gouverner, c'est choisir. Il y a des moments où c'est comme vous dans votre budget, soit vous faites votre salle de bain, soit vous partez en vacances. Et là, il coûte combien la salle de bain ? Mais vous savez, je vais vous dire, nos pistes d'économie, elles sont connues depuis toujours. Dès qu'on a une réforme qui veut bien augmenter quelque chose, on nous dit que ça coûte cher. Mais on est bien conscients. On le dit à tout le monde. Vous imaginez bien qu'on n'a pas fait ce budget sur un coin de table.
5 et 9 milliards d'euros. Et Marine Le Pen dit qu'on financera en supprimant la bureaucratie de l'éducation nationale. Mais non,
parce qu'il y a trop d'administratifs, on le sait, bien évidemment. Ça aide à faire fonctionner les lycées et les écoles. Oui, mais là, quand il y en a trop, c'est comme l'hôpital. Vous avez vu, il y a beaucoup trop de bureaucratie par rapport aux soignants. Et il est temps de faire comme à l'hôpital de Valenciennes, où on réduit le nombre d'administratifs et on remet les soignants. Mais je vais vous dire, à l'école, ce qu'on va faire... par exemple, c'est que vous savez qu'on a une baisse démographique. Et donc on pourrait supprimer des professeurs, par exemple. Et nous, on veut les garder, ces professeurs. C'est le projet du gouvernement. Oui, mais nous, on veut les garder, ces professeurs, parce qu'on veut justement les redéployer partout. Quand vous êtes en ruralité et que vous n'avez pas de professeurs, là, on se dit que c'est le moment de garder ces professeurs-là. Mais je pense, Laure Lavalette, que tout le monde est
d'accord pour avoir plus de professeurs face à nos enfants, face aux élèves. La question, c'est comment on finance ? C
'était ce qui nous était proposé, et ça n'est absolument pas ce qui est arrivé, encore une fois. Voilà, le pool de remplacement. de Gabriel Attal, on n'en a jamais vu la couleur. Et puis nos pistes d'économie, vous les connaissez très bien. On veut évidemment réduire la contribution à l'Union européenne. Notre contribution nette à 5 milliards. Ça fait 11 milliards et demi d'économies. On va reparler
du budget dans quelques minutes, Laura Lavallette. D'abord sur ce mouvement lycéen qui pourrait s'agréger demain avec d'autres colères. Colère sociale, retour annoncé, des gilets jaunes qui veulent se mobiliser contre la vie chère. Plus de 250 actions attendues, une soixantaine de cortèges. Est-ce que ces revendications-là de ces gilets jaunes version 2026, vous les soutenez aussi ?
Alors en tout cas, ce qui est certain, c'est que je les comprends. Je veux dire, moi, je suis sur la circonscription très souvent. Je rencontre ces Français qui sont vraiment dans une précarité. On vit moins bien dans la France d'Emmanuel Macron dix ans après qu'au début. Donc il y a une espèce de désespérance quand même dans le peuple français. Quand déjà, pendant tout l'été, vous avez hésité entre bien dîner ou alors mettre de l'essence dans votre voiture et qu'à partir de la semaine prochaine, il y aura un autre choix à faire, ça sera se chauffer. Bien sûr que je comprends. Et bien sûr que je comprends qu'aller dans la rue, il y a un côté catharsis. C'est une solution pour vous, vous appelez
les citoyens. Évidemment, moi je suis
une femme politique, donc pour moi la solution sous la Ve République, c'est évidemment le bulletin de vote. La meilleure arme pour faire changer les choses, c'est de glisser un bulletin de vote Marine Le Pen dans l'urne le 18 avril et le 2 mai. Mais si vous voulez, je comprends qu'on marche, bien sûr que je comprends. Puis on a envie de se retrouver, il y a une solitude aussi du peuple français.
Sur justement ces mobilisations qui vont avoir lieu demain, et l'incertitude du nombre de personnes qui vont se rassembler, et aussi la question, on l'évoquait juste avant, des violences. Laurent Nunez, le ministre de l'Intérieur, vient de s'exprimer en disant que tous les types d'armes intermédiaires peuvent être utilisés par les forces de l'ordre, dont la grenade assourdissante. Est-ce que vous êtes d'accord avec ces déclarations ? On a vu dernièrement les blessés qu'il y avait pu y avoir chez les jeunes et on se rappelle aussi du mouvement des gilets jaunes avec toutes les difficultés.
Encore une fois, je suis juriste, je ne suis pas du tout spécialiste du maintien de l'ordre. Je fais confiance quand même à Laurent Nunez. Ces grenades
assourdissantes ont été suspendues dans le mouvement des lyciens. Un jeune a perdu sa main à l'ange
avec
une grenade assourdissante.
parce que vous savez, la veille, M. Nunez était devant la représentation nationale et il nous disait à quel point il fallait quand même les utiliser. Mais c'est une arme qui est très
contestée. Est-ce que c'est le bon timing de dire aujourd'hui, on va les utiliser demain ? Vous avez raison, c'est très contesté. Et d'ailleurs, on peut
l'imaginer quand on a vu ce drame épouvantable à Lens. Après, vous voyez comme moi quand même les images et vous voyez à quel point nos policiers font face à des situations qui sont très difficiles. Ils sont désarmés moralement, désarmés physiquement. Ça pose une vraie question de maintien de l'ordre. Voilà, s'il y a autant de black box... Ça vous inquiète pour la journée de demain ? Oui, bien sûr que je suis inquiète pour la journée de demain. Je suis inquiète pour les vitrines des commerçants, je suis inquiète pour les bâtiments publics, je suis inquiète pour les gens qui y seront. Je ne suis pas sûre que ce soit une manifestation complètement bonne enfant. Après, je pense que ce qui compte, c'est évidemment la proportionnalité. Mais vous imaginez bien que c'est dans la tête de tous les policiers et qu'il n'y a pas un policier le matin qui se lève en se disant qu'il a envie qu'il y ait une bavure. Je rappelle aussi que c'est une institution qui est extrêmement contrôlée.
Laure Lavalette, on a bien compris que vous êtes en soutien des revendications, pas forcément de la forme des mobilisations demain. Je l'entends cette forme. Je suis
une femme politique, je suis là pour trouver
des solutions. Justement, en tant que femme politique, qu'est-ce que vous demandez comme mesure d'urgence que le gouvernement pourrait prendre face à ces Français de plus en
plus étranglés par la vie ? Cette mesure d'urgence, on en parle depuis septembre 2021, déjà c'est de descendre la TVA sur toutes les énergies, que ce soit le gaz, l'électricité, l'essence à 5,5. Alors oui, ça vaut 12 milliards, effectivement, mais il faut faire des économies ailleurs. Ça donnerait un peu d'air, évidemment, aux Français. Il y a ce panier de 100 produits de première nécessité avec une TVA zéro. C'est pareil. Il y a un tiers des Français qui est à 100 euros près le 10 du mois. Imaginez bien, comment finir le mois ? Même les retraités, quand vous voyez hier à l'Assemblée nationale que pour la Macronie, un retraité qui touche en gros le SMIC en pension de retraite est aisé, c'est être très déconnecté de ce que... Justement,
Laure Lavalette, c'est très intéressant la question des retraités. Le budget est donc arrivé à l'Assemblée nationale pour être examiné et voté par les députés. Et en effet, un des premiers enseignements qui ressort, c'est que la majorité des députés... et y compris des députés nationales, vous refusez de demander un effort supplémentaire aux retraités. Pourquoi ? Pourquoi ce
tabou ? Parce que quand vous avez travaillé toute votre vie, vous avez le droit à avoir une vie à peu près digne. Mais il y a des retraités aisés. Mais oui, mais il n'y a pas que des retraités aisés. Qu'est-ce qu'un retraité aisé ? Je vous pose la question, c'est vous la politique. Je viens de vous le dire. Quand vous entendez que pour la Macronie, un retraité aisé, c'est un retraité qui touche à peu près le SMIC, donc un peu moins de 1500 euros net, je pense que... Ça n'est pas vrai. Vous êtes là, par exemple, sans être trop technique.
Demain, hier, ce qui était mis au vote, c'était le plafonnement de l'abattement fiscal. Pour résumer, en général, ça touche plutôt les retraités qui vont bien, qui payent des impôts. Et en plus, ça, ce n'était pas de le supprimer, c'était de le plafonner. De le descendre, de 4 400 à 3 000 euros. Il y a une incompréhension aussi. Les jeunes sont dans la rue, les jeunes se mobilisent et on ne demande pas d'efforts supplémentaires aux retraités.
L'État ne peut pas demander, faire les poches des classes moyennes et des retraités tant qu'il ne... C'est pas serrer la ceinture. Nous voulons, nous, une grande réforme territoriale, une grande réforme de l'État. Donc on demande des efforts à personne ? Mais à l'État déjà. On demande déjà des efforts à ceux qui nous gouvernent, aux 1 400 agences de l'État qui ne servent à rien. On peut les demander en même temps. C'est pas l'un sans l'autre. On peut d'abord demander des efforts sur l'immigration aussi. Vous savez, nous nous voulons réserver les allocations de solidarité à un couple dont l'un des deux parents est français. C'est 16 milliards la première année, 29 milliards ensuite. Sur la fraude fiscale, la fraude sociale. Je peux vous donner aussi des pistes de réflexion d'économie. Faire une réforme de la TVA, la prendre à la source, c'est 26 milliards qui rentrent dans les caisses, comme ça a été fait en Belgique. Donc avant d'aller faire la poche des retraités, je vous rappelle, vous devez en croiser aussi des retraités, on en a tous dans nos familles. Vous voyez aussi à l'heure actuelle qu'ils aident souvent leurs enfants, qu'ils aident leurs petits-enfants, parce que quand même la magie de la Macronie, c'est qu'au bout de 10 ans, on a des étudiants qui se prostituent et qui sont devant les banques alimentaires parce qu'ils n'arrivent pas à... Non mais oui ! une réalité. C'est une réalité de la marche qui ne justifie pas forcément de ne pas demander un effort supplémentaire fiscalement retraité. Nombre de retraités aide leur famille, vraiment.
Lavalette, vous restez avec nous. On va évoquer l'actualité internationale dans un instant, juste après l'info en une minute. Il est 8h46, c'est avec Diane Ferschit.
A Saint-Denis, une enquête ouverte pour violences envers des policiers. Les agents ont été pris à partie par des professeurs en venant interpeller un élève dans le lycée Paul-Éluard. Le jeune homme est suspecté d'outrage en marge du mouvement lycéen. La préfecture de police de Paris affirme que les forces de l'ordre sont entrées dans le lycée avec l'accord du chef d'établissement. Les lycéens mais aussi des gilets jaunes ou encore les agriculteurs dans la rue. Demain, journée de mobilisation contre la vie chère. Et pour le maintien de l'ordre, tous les types d'armes intermédiaires pourront être utilisés. Les forces de l'ordre, dont la grenade assourdissante, c'est ce qu'annonce Laurent Nunez, le ministre de l'Intérieur ce matin. Le plafonnement de l'abattement des retraités rejetés par les députés, c'est une des mesures phares du projet de budget du gouvernement. Elle est censée rapporter 1,4 milliard à l'État. Le Premier ministre Sébastien Lecornu relativise. Il estime que les partis sont encore en train de se tester et qu'un compromis reste possible au mois de décembre. Donald Trump s'en prend à nouveau au président ukrainien. Il juge que la reprise des frappes sur les raffineries russes de la part de Kiev est une honte. Donald Trump qui affirme qu'il est plus difficile de travailler avec Volodymyr Zelensky qu'avec Vladimir Poutine.
Laure Lavalette, députée Rassemblement National du Var et porte-parole de la campagne présidentielle de Marine Le Pen. Vous êtes notre invitée ce matin du 8.30 France Info. Marine Le Pen a créé la polémique cette semaine avec cette annonce coupée. Les aides à l'Ukraine au bout de six mois si elle est élue présidente en mai prochain. Raphaël Glucksmann, le candidat socialiste à l'élection présidentielle pour le Parti Socialiste, a réagi hier et vous accuse, je cite, de capitulation, de soumission. Qu'est-ce que vous lui répondez ?
Marine Le Pen, dans ce conflit, a été la première à dire qu'il fallait trouver une solution et mettre tout le monde autour de la table. Parce que soit l'OTAN rentrait dans ce conflit, et à ce moment-là, ça devenait la troisième guerre mondiale, soit ce serait un peu la guerre de cent ans. Et c'est un peu ce qui est en train de se passer, puisqu'on voit bien qu'il n'y a pas beaucoup d'évolution, que personne n'est vraiment... La guerre dure depuis quatre ans. Depuis quatre ans, il n'y a pas d'évolution. Il y a une génération entière d'Ukrainien et de Russe qui sont en train de mourir, voire presque une génération et demie. Il y a énormément de morts et on ne voit pas vraiment... le bout du tunnel. Ce que dit aussi Raphaël Glucksmann
dans ses critiques, c'est de couper l'aide à l'Ukraine, ça veut dire aussi soumettre l'ensemble de l'Europe à Vladimir Poutine. Vous l
'entendez, cet argument ? Non, mais ce que j'entends, c'est que, et M. Glucksmann le sait, c'est en ça que je trouve ça très malhonnête intellectuellement, c'est que nous n'avons plus les moyens de le faire. Les caisses sont archi vides. Je veux dire, pour connaître un peu le budget et l'état de la France, ça n'est plus possible. Et je trouve que la démarche de Marine Le Pen, je termine, je trouve que la démarche de Marine Le Pen de dire à Vladimir Zolensky, voilà, on a fait ce qu'on pouvait, parce qu'on a quand même, il y a eu une aide financière, il y a eu une aide humanitaire, il y a eu une aide avec ce prêt. On en est pratiquement à 26 milliards. d'aide depuis le début. En fait, on ne peut plus. Et il vaut mieux avoir la transparence de dire « on ne pourra plus vous donner d'aide financière », ce qui ne veut pas dire qu'on ne va pas continuer à former vos soldats. J'étais mercredi à l'école militaire pour la présentation de l'armée de terre et j'ai parlé avec des militaires qui m'expliquaient comment est-ce qu'ils aidaient les soldats ukrainiens dans la tactique, dans la formation. Sauf que financièrement, là, ça n'est plus possible.
Ça coûte de l'argent aussi, par ailleurs. Mais c'est pas le seul, Raphaël Glucksmann, à s'étonner de
cette déclaration de Marine
Le Pen. Laure Lavalette, des Français engagés aussi sur le terrain, la critique. Ce matin sur France Info, Jacques Duplessis, directeur du comité de l'aide médicale en Ukraine, a réagi. Il se trouve actuellement à Soumy, c'est dans le nord-ouest du pays, à une trentaine de kilomètres de la frontière russe.
gens qui se disent patriotes, en fait, vendent la France. Ils vendent la France à Poutine, ils vendent la France aux États-Unis, et c'est dramatique. Comment on peut être patriote alors que les Ukrainiens se battent pour nous ? Ils se battent pour qu'il n'y ait pas la guerre chez nous. Et donc, comment on peut se dire patriote ? C'est vraiment une trahison, même de nos principes même, de liberté, d'égalité, de fraternité.
Ils se battent pour nous, dit cette humanitaire, les Ukrainiens. Soutenir l'Ukraine, c'est aussi une manière de nous protéger face à la menace russe. C'est
exactement ce que nous avons fait et c'est ce que nous continuons à faire. C'est ce qu'on va arrêter de faire si Marine Le Pen arrive au pouvoir. Quand on forme nos soldats, vous avez dit vous-même que ça coûtait de l'argent, on continue à avoir une contribution, mais il n'y aura plus de contribution financière parce que la France est complètement exsangle, parce qu'il faudrait soutenir notre agriculture. Il y a un paysan qui substitue les jours. On parlait du budget tout à l'heure. L'hôpital est exempt, l'éducation nationale aussi.
C'est faire des choix. Oui, vous avez raison. Vous dites qu'on peut aider les Français sur les prix du carburant, sur le pouvoir d'achat, que ça coûte de l'argent, mais qu'on le trouvera. Là, sur l'Ukraine, ça coûte de l'argent, mais on ne peut pas trouver l'argent. Excusez-moi d'avoir fait... La sécurité de la France, ce n'est pas une priorité pour vous.
C'est ça que ça veut dire. De plutôt aider les Français tout de suite et que de continuer une aide qui ne sera pas une aide financière. Ça ne représente
pas une menace pour vous, il n'y a pas de menace rouge. Mais encore une
fois, la menace, il faut mettre les... autour de la table il faut qu'il ya Est-ce que vous savez le nombre de conflits qui se soldent militairement ? Globalement, il n'y en a pas sur le monde entier. Donc il faut absolument faire cette grande conférence de la paix que Marine Le Pen appelle depuis ses voeux depuis 4 ans moins 3 mois. Vous savez aussi que sans soutien l'Ukraine n'est pas capable
non plus de résister et donc de négocier. Négocier aussi, c'est un rapport de force. Vous
avez raison, c'est exactement pour ça que ça fait 4 ans que Marine Le Pen dit « Donnons les moyens, ce qu'on a fait à l'Ukraine pour qu'elle arrive à la table des négociations la plus forte possible parce que c'est une négociation et plus vous arrivez fort ». et plus vous arrivez à négocier. Vous avez l'impression que Vladimir Poutine a envie de négocier.
Et la question qu'il y a derrière, surtout, c'est... Vous ne croyez pas dans la menace russe sur l'Europe ? Mais bien sûr qu'on croit dans la menace
russe. Mais vous plaisantez ou quoi ? Moi, j'habite une ville, j'habite le premier port militaire de l'Europe. Oui, vous êtes quand même bien au courant. Je suis exactement, je la connais pas. Avec les alertes du chef d'état major des armées, mois après mois, sur la menace qui mise l'Europe et la France. Sur la menace hybride, enfin la menace russe, elle a toujours existé. Et là, elle est là, évidemment. Sauf que nous ne pouvons plus faire. Prenez-vous-en à nos prédécesseurs, si j'ose dire. Alors, on s'en prend à personne, on en essaye de comprendre. Et qui ont laissé les caisses dans un tel état que nous ne pouvons plus financer. Laure Lavalette, pour bien comprendre
votre position sur l'écran, vous dites qu'il faut couper les aides parce qu'on n'a plus d'argent. Vous estimez que vous allez économiser combien en
coupant ces aides ? Là, on en est pour l'instant à 26 milliards, c'est à peu près 8 milliards par an. Sauf que dans ces 26 milliards, il y a 18 milliards qui sont la contribution que
la France donne à l'Union européenne. Donc là-dessus, il reste 8 milliards déjà, on enlève
18 milliards. Vous avez bien compris que ces 18 milliards, c'est de l'argent qu'on ne reverra jamais, puisque pour qu'il ne soit remboursé, il faudra que Poutine ait payé les efforts de guerre. Et payer les efforts de guerre. Ce n'est pas 26 milliards d'économies. C'est de l'argent sur lequel on s'assoit, c'est à peu près 8 milliards. Excusez-moi, oui, la France est à 8 milliards près. Et les Français sont à
8 milliards près. Dans ces 8 milliards, il y a la formation, ça vous avez dit que vous continuiez. Il y a aussi la fourniture de matériel militaire. Concrètement, Marine Le Pen, présidente de la République, elle arrête les canons César, les avions Mirage. Non mais concrètement, pour bien comprendre ce que vous proposez, c'est important. Vous lui posez la question, vous savez que l'international... Vous êtes à part parole. Oui, mais l
'international, ça ne vous a pas échappé, c'est aussi la chasse gardée de la présidente. D'accord, mais vous n'avez pas la réponse à cette question. En tout cas, on l'a fait. Et probablement que ça, on pourra le faire. avec évidemment la condition que ce que l'on donne à l'Ukraine ne permet pas d'être belligérant, ne permet pas de rentrer dans cette guerre, puisque nous ne voulons pas être belligérants comme défensives. Mais encore une fois, on l'a fait, on l'a déjà fait, mais vous n'êtes pas censé savoir non plus que nos armées sont complètement à l'os, que nos militaires n'ont pas suffisamment de munitions pour s'entraîner. Et en soutien militaire, ce serait possible. On l'a déjà fait. On est encore en train de le faire. Mais peut-être. La porte n'est pas fermée. Si on avait de l'argent, nous continuerions à aider l'Ukraine. Si nous avions encore des sous, si les caisses n'étaient pas si vides, nous continuerions
à aider l'Ukraine. En tout cas, c'est le choix politique que vous faites. Réponse de Volodymyr Zelensky, le président ukrainien qui est dans un entretien au Financial Times. Alors, à ta clé, Marine Le Pen, on ne pouvait pas s'attendre à autre chose. Marine Le Pen ne maîtrise pas bien certains détails, mais il a cet argument. Il dit que l'industrie française ne peut qu'y gagner. L'Ukraine est un terrain d'expérimentation. militaires, technologiques. Vous
comptez vous passer de ça pour l'armée française ? Je pense que la France aussi est une grande nation et qu'effectivement l'industrie française, militaire, aéronavale, déjà se suffit à elle-même. On peut avoir des coopérations après comme nous aimerions en avoir évidemment dans cette Europe des nations que nous appelons de nouveau. On peut donc se passer cette expérience. Mais je veux dire, c'est une espèce de chantage affectif que fait Vladimir Zolansky. Marine Le Pen lui dit voilà... Il défense son peuple depuis 4 ans contre l'invasion. Et je vais vous dire qu'il nous donne une grande leçon de... et qui est quand même assez sidérante. Mais en fait, on aide aussi les Français, voyez-vous. Et en fait, là, moi, je suis élue de la République française et ma première boussole, c'est d'aider les Français. C'est d'aider les Français à l'hôpital, c'est d'aider les Français dans l'agriculture, c'est d'aider les Français à l'école, c'est d'aider d'abord les Français.
Et ça fait aussi fonctionner l'industrie de l'armement, les livraisons d'armes à l'Ukraine, par exemple, ça fait travailler des Français, ça donne du travail.
Mais
j
'entends
tout ce que
vous... En fait, c'est assez drôle parce que... ne pas être d'accord avec notre choix. Sauf que c'est... On ne sait pas être d'accord. On l'interroge pour comprendre. On n'est pas là pour être d'accord ou pas d'accord. Vous avez très bien compris. Donc encore une fois, si nous avions de l'argent, nous continuerions à aider
financièrement l'Ukraine. Rapidement, justement, sur l'argent. Marine Le Pen était cette semaine à Bruxelles. Elle demande une baisse drastique de la contribution de la France à l'Europe. Plusieurs milliards chaque année. Est-ce que c'est un Frexit déguisé ? Un Frexit, une sortie de la
France de l'Union Européenne ? Pas du tout. C'est simplement de dire que toutes les autres nations demandent des rabais et que finalement, il n'y a que la France qui ne demande pas. pas draber. Est-ce que vous ne demandez pas un
peu les deux « take my money back », « je récupère mon argent », c'était le slogan, mais peut-être, c'est pour traduire à tout le monde, vous savez, le matin, on se réveille, ce n'est pas contre vous, « take my money back », et en même temps, on reste quand même dans l'Union européenne, vous voulez le beurre et l'argent du beurre ? Non, on veut une Europe
des nations, on veut une Europe des coopérations qui soit respectueuse de la souveraineté des pays, figurez-vous, et que les projets soient librement consentis, que ce soit en matière d'agriculture, en matière d'industrie, voilà, mais on veut remettre, évidemment, et même dans des institutions qui seront un peu différentes. si jamais on gagne, remettre le gouvernement des pays pleinement souverain. C'est ce qui manque. Typiquement, je vais vous dire pourquoi est-ce qu'on demande de revenir à 5 milliards en contribution nette. C'est la contribution qui était... C'est-à-dire l'écart
entre ceux qu'on apporte à l'Union européenne et ce qui revient. Voilà, ça fait une économie quand même de
11,5 milliards, parce que pour l'instant, on est contributeur nette à plus de 16 milliards cette année. Et c'est la contribution nette qu'avait choisi Jacques Chirac à la fin de l'élargissement. C'est pas exactement... Je regarde sur
le long terme avec le plan de relance. La France
est un des
premiers bénéficiaires, le premier bénéficiaire.
On est le deuxième contributeur net. On donne aussi beaucoup d'argent à cette Union européenne. Les conséquences de votre décision, c'est par rapport aux agriculteurs qui risquent d'en recevoir moins de la PAC. Si vous m'invitez, n'hésitez pas à me laisser parler. Il reste 30 secondes. Je veux dire aux Français qui nous écoutent qu'effectivement, on va arrêter de donner tant d'argent parce qu'il y a des projets que nous ne voulons plus financer. Nous ne voulons pas d'élargissement de cette Union européenne. Donc nous arrêtons, par exemple, de financer l'élargissement éventuel à la Turquie. Sur la PAC, par exemple, on
a 9 milliards d'euros. C'est la France qui a le plus d'argent de la PAC. Qu'est-ce qu'on vous dit aux agriculteurs ? C'est l'argent des agriculteurs. C
'est normal que ça nous revienne. En fait, on donne de l'argent à l'Union Européenne. Mais si on en donne moins ? Parce que cet argent-là, il restera. C'est d'autres projets, évidemment. Nous ne voulons pas financer. Et vraiment, encore une fois, nous sommes pour cette Europe libre de la coopération entre peuples souverains. Et je vais vous dire, il y a cinq élections dans les quatre pays les plus grands d'Europe. Dans l'Italie, la Pologne. Exactement. Et je pense vraiment que c'est le réveil des peuples. Et c'est une très bonne nouvelle. Merci Laure Lavalette, députée Rassemblement National.
Duvar porte-parole de la campagne présidentielle de Marine Le Pen, invitée du 8.30 France Info ce matin. Restez avec nous, l'info continue sur France Info.
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