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7h, 9h, Europe 1 Matin. L'édito politique sur Europe 1 avec Le Figaro. Bonjour Vincent Trémolet de Villers. Bonjour Dimitri, bonjour Anissa, bonjour à tous. On se plonge avec vous ce matin dans ce sondage IFOP donnant David Lysnard à 6% devant Bruno Retailleau et Gabriel Attal. Ça agite la droite évidemment. C'est un petit score apparemment au gros effet. Est-ce que vous pouvez nous dire ce qui est en train de se passer
? Il se passe à droite ce qui vient de se passer à gauche. Nous en parlions lundi matin. La gauche qui ne veut pas de Mélenchon chercher son champion, elle l'a trouvé avec Raphaël Glucksmann. La droite, qui aimerait éviter Le Pen, cherche son héros. Elle s'est partagée jusqu'ici entre Edouard Philippe sans enthousiasme et Bruno Retailleau, avec une réelle estime pour son intégrité, sa force de conviction, sa tremble d'homme d'État, met un doute grandissant sur sa capacité d'entraînement. Et cette droite qui se tourne désormais vers David Lysnard, trouvant lui... Plusieurs choses. Le plaisir de la nouveauté, l'assurance d'une rupture totale. Depuis qu'Emmanuel Macron a été élu, l'ISNAR n'a jamais fricoté avec lui, il n'a pas été son ministre. Le goût d'une certaine liberté, puisque le maire de Cannes a soutenu franchement Éric Ciotti à la mairie de Nice et qu'il s'affiche sans complexe avec Sarah Knafo. Et enfin, quelque chose qui ressemble à un élan. Ce petit sondage est intéressant parce qu'il y a la cristallisation de ce que tout électeur de droite sent. Depuis quelques semaines, au sujet de David Lysnard, il y a eu d'abord une curiosité, puis un intérêt. Et pour les dizaines de milliers de Français qui adhèrent à son mouvement Nouvelle Énergie, un véritable enthousiasme. Je vais vous donner un élément très concret. Lysnard était le deuxième invité de l'émission Empreinte que j'anime au Figaro. C'est une conversation en long format où vont venir tous les candidats. Avec 2,5 millions de vues sur tous les réseaux sociaux confondus, David Lysnard a fait trois fois plus que François Hollande, un ancien président de la République. Alors il faut évidemment se méfier des bulles numériques. Mais quand on retrouve le même phénomène dans les conversations, sur les réseaux sociaux, et maintenant dans une enquête d'opinion, c'est qu'il se passe vraiment. quelque chose. On pourrait comparer cela au succès d'un livre ou d'un film. La campagne de promotion ne suffit pas s'il n'y a pas de bouche à oreille qui vient avec. Et cette alchimie du succès dans la fiction existe aussi dans l'ordre politique. Mais donc David
Lysnard qui dépasserait Bruno Retailleau, qui serait en quelque sorte le nouveau Macron d'une certaine manière, c'est une fiction ?
C'est une anticipation. Téméraire et très hasardeux, on parle pour le moment de pourcentage minuscule. Nous avons un candidat lancé depuis des mois, Bruno Retailleau, avec un programme solide, une équipe structurée, une expérience reconnue. Et David Lissnard est très présent, oui, depuis la rentrée, il a lui un discours percutant sur la démocratie et sur l'impuissance publique. Il a une fanbase très active aussi, et une authenticité qui nous sort du cadre politicien. Sur le fond, les deux sont d'accord à 98%, et ils sont même complémentaires. Retailleau promet le retour de l'autorité, Lysnard promeut le souffle de la liberté. Humainement, il n'y a pas de contentieux entre eux, il y a même une estime mutuelle. On pourrait donc éviter un de ces affrontements débiles et stériles, dont la droite a le secret. L'un à 6%, l'autre à 5%, ça va quand même pas très loin si on met les deux bout à bout. Dans ce cas, oui, ça finira chez les Lilliputiens. Mais si on additionne, en revanche, on voit un potentiel de plus de 10%, sans compter les 3 ou 4 points qui sont chez Éric Zemmour. Si on ne fait pas confiance à l'arithmétique des sondages, à la dynamique de la politique, si l'on ne parvient pas à s'entendre, à composer un ticket, il y a une chose en magasin qui s'appelle la primaire. A gauche, elle a donné un élan. à Raphaël Glucksmann et les effets sont immédiats. L'intronisation de Glucksmann compromet les chances de Gabriel Attal et effrite déjà le socle électoral d'Edouard Philippe. On connaît tous les arguments des stratèges qui écartent la primaire, mais quand il n'y a pas d'évidence, quand il y a une forte concurrence, l'élection peut être une providence. Donc primaire ou ticket, c'est comme ils veulent. Mais Lysnard et Retailleau ont une obligation, celle que leur lancent les électeurs de droite. Entendez-vous dans la campagne.
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