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Je pense qu'ils vont arriver, premier étage, bureau avec des dorures et vue sur le parc, ils vont appuyer sur un bouton. Il ne va rien se passer. Est-ce que vous pensez que le macronisme survivra au départ d'Emmanuel Macron à l'Élysée ? Le macronisme, c'est d'abord Emmanuel Macron. C'est une aventure individuelle qui a été formidable, qui m'a beaucoup enthousiasmé, mais qui ne s'est pas développée en aventure collective. Et je pense que le plus important dans la vie publique... c'est de transformer un destin individuel en aventure collective. En réalité, ce qui ne va plus, c'est le fonctionnement institutionnel français. Mais les hommes ont des responsabilités aussi. Oui, bien sûr, mais il faut que nos compatriotes ne se fassent aucune illusion. Dans six mois, on va voter pour un nouveau président de la République et je pense que tous les Français ont parfaitement compris que ce n'est pas lui qui allait sauver le pays. Et c'est là que j'ai un désaccord profond avec beaucoup des candidats qui, par manque d'expérience, pensent qu'ils vont arriver, ils vont se mettre au premier étage, parler de l'Elysée, le beau bureau avec des dorures est vu sur le parc, ils vont appuyer sur un bouton, il va se passer quelque chose. Il ne va rien se passer. ne va rien se passer. Aujourd'hui. Le pouvoir est parti ailleurs, les Français l'ont parfaitement compris. Il est parti chez les géants de la tech et il est parti chez les géants de la finance. Ils ont parfaitement compris que nous étions les marionnettes, soit de la Chine, soit des États-Unis. Donc la grande question aujourd'hui, avant de dire je vais faire ceci, je vais faire cela, je vais faire des candidats, je vais faire telle réforme, mais comment est-ce que vous comptez retrouver du pouvoir ? Comment est-ce que vous comptez faire pour que la politique retrouve une capacité d'action ? Et j'ai une certitude. C'est que si nous commençons à nous regrouper autour du minimum syndical et du plus petit commun dénominateur, alors là, l'échec, il est garanti. Et le plus petit dénominateur comment, c'est Edouard Philippe ? Aujourd'hui, il n'y a pas de leader. Je ne soutiens pas aujourd'hui qui que ce soit, parce que je veux porter changement beaucoup plus radical de ce qu'est le modèle français, parce que... J'ai plus de recul. Gabriel Attal et Edouard Philippe ont émergé dans la vie politique nationale en 2017. Je crois profondément que vous ne pouvez pas changer le modèle si vous ne venez pas de ce modèle et si vous ne le connaissez pas intimement. Vous ne pouvez pas changer le système tel qu'il existe aujourd'hui si vous n'en avez pas éprouvé sous tous ses aspects, les limites. Si vous ne bousculez pas complètement le modèle et si vous ne le refondez pas, comme ça a été fait en 1958, comme ça a été fait en 1946, les Français n'auront pas les résultats qu'ils attendent.
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