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Non, mais je vous assure, c'est pas drôle. À partir de quel moment on considère que ces gens sont ou des imposteurs ou des gens incompétents ou qu'ils disent n'importe quoi ? À partir de quand ? On dit à ces gens, mais arrêtez de parler. Arrêtez de parler puisque vous mentez. Et ça, sur un plateau de télévision, mais personne ne ressort. En fait, des engagements aussi forts. Bruno Le Maire, je vous assure, on l'a reçu, c'était intéressant d'ailleurs. Moi, je n'ai rien contre personne. Mais vous avez vu la détermination en 2021 avec laquelle il s'engage. Donc pourquoi je le croirais sur un autre sujet, alors que sur un sujet aussi important, il a failli ? Donc ça pose le problème de la parole politique en France. Après on dit les gens ne s'intéressent plus à la politique. Et comment ? Ils ont bien raison de ne pas s'y intéresser parfois. Parce que ce sont des gens qui mentent.
Oui mais alors là on a changé d'époque. Moi j'ai vécu 50 ans. d'informations à la radio et à la télé où on ne pouvait pas faire ça. Est-ce à dire que les hommes politiques de ceux que je mentionne des 50 dernières années ne mentaient pas? Ils mentaient tout le temps comme les nôtres, si vous voulez, comme les contemporains. La seule différence, c'est qu'on n'était pas armés pour pouvoir ressortir, comme le fait notre ami ce matin. ressortir les déclarations. Parce que c'est ça qui est épouvantable. On leur balance une série de gifles incroyables. Le maire, il est ridicule à travers les déclarations. Et je ne parle pas des autres qui le sont également. Donc autrefois, on se souvenait vaguement. disait alors on citait le journaliste citait monsieur le président a dit ceci quand même il a bon mais c'était pas le même impact aujourd'hui on vous rebalance la déclaration et c'est impossible à supporter alors le seul danger peut-être que je vois C'est qu'on décrédibilise encore plus la classe politique.
Vous avez raison. Vous avez parfaitement... Non,
non, mais vous avez raison.
C'est d'ailleurs... C'est ça le danger, un petit peu l'anti-parlementarisme. Je suis à 100% d'accord avec vous et c'est pour ça que... Je le fais au minimum, j'ai envie de dire. Au minimum, parce que j'entends ce que vous dites.
Je peux être d'accord avec vous, mais il se trouve qu'il y a dans la sphère politique des personnes qui disent aujourd'hui ce qu'ils disaient il y a 20, 30 ans, qui ne se sont pas trompées. Donc ça existe aussi. Là, on met les responsables politiques à 4, 5 ans d'écart. C'est-à-dire que ce n'était pas il y a 15 ans. Ils nous ont promis des choses, ils ont fait l'inverse. C'est aussi leur responsabilité. Ils se décrédibilisent eux-mêmes en ne suivant pas d'acte leur parole. En revanche, il y a des gens qui disaient dans les années 90, par exemple, des choses sur les sujets qui aujourd'hui nous concernent et on pourrait les appliquer aujourd'hui de la même manière.
Mais vous avez raison, Philippe Devilliers, par exemple. Formidable, dans son démission, on repasse les extraits tout au long des 30 dernières années de ce qu'a dit Philippe Devilliers et pratiquement forcés de constater qu'il a dit les choses qui se sont passées. Il n'y en a pas beaucoup, ne les compte pas sur les doigts d'une main. Il y a Raymond Barr.
y avait Raymond Barr. Il y a Raymond Barr qui a dit des choses sur les institutions absolument décisives. Il ne faut pas cohabiter, pas de septennat, pas de quinquennat, pardonnez-moi. L'esprit de la Ve République, en 1986, Barr avait dit qu'on ne cohabite pas, ce n'est pas l'esprit de la Ve. Donc, tu as commencé à mélanger les genres. Et c'est la politique, effectivement, les gens... C'est Philippe Seguin
aussi qui a dit
les choses. Il est 9h18. Il y a une information qui est tombée, un chiffre qui est tombé, qui va être passionnant là aussi. L'inflation. La hausse des prix atteint 3,1% sur un an en septembre. Et manifestement, ça vient de tomber. Mais pourquoi je vous parle de ce chiffre ? Puisqu'on est aujourd'hui, c'est tombé effectivement à 8h59. Parce qu'avec une hausse des prix de 3,1%, la désindexation des retraits des retraités devient un sujet majeur. Parce que là, on n'est plus sur 0,5, etc. Donc le pouvoir d'achat des retraités qui sont en train de nous écouter, avec une hausse de l'inflation à 3,1, ça devient un sujet majeur. Parce que tout s'écroule en même temps. Et évidemment que le budget n'est pas fait avec une hausse d'inflation de 3,1.
Si on prend le problème à l'inverse, la non-désindexation des retraites sur l'inflation, c'est-à-dire le maintien de ce qui est en vigueur aujourd'hui, va coûter davantage aussi au budget de l'État. Et l'inflation va aussi peser sur les foyers les plus modestes qui, leur salaire n'est pas indexé sur l'inflation.
On a parlé de Richard Ferrand en début d'émission et je vous ai cité Florian Bacheli qui est manifestement un de ses amis, qui m'a dit que j'étais peut-être sévère avec le président du conseil constitutionnel, en tout cas sur l'affaire des mutuelles de Bretagne. Et je lui ai demandé d'intervenir. Il me dit je suis dans le train, je ne peux pas faire un festime ce matin, mais j'en reparlerai volontiers. Il quitte Rennes. Rennes, Rennes et Nantes. Il a l'intérêt de quitter Rennes et Nantes très vite. Parce que c'est... Ce sont des villes quand même qui ont un petit peu changé. Légèrement, légèrement. On parle de Marine Le Pen et justement de Richard Ferrand. Alors je le disais, est-ce qu'il a contrevenu à son... Je parlais d'amaturisme parce que c'est ça aussi la Macronie. C'est des amateurs.
Soyez fiers des amateurs, avait dit le président. C'est des
amateurs. Il n'a pas à parler. Il n'a pas à parler. Et d'ailleurs, ce n'est pas repris par l'espace médiatique, mais ça serait évidemment... Il n'a pas à parler, il est président du Conseil constitutionnel. Mais c'est un amateur, il se met en faute. Évidemment, Marine Le Pen profite de cette faute.
Dans l'article 7 de l'ordonnance qui porte loi organique sur le Conseil constitutionnel, il est précisé qu'ils n'ont pas à prendre la parole sur une affaire qui est susceptible de générer une saisine du Conseil constitutionnel. Donc il est à la faute.
Il est à la faute. En fait, c'est ce que je pense beaucoup de ces gens-là, c'est des amateurs, des incompétents dans beaucoup de cas.
Parce qu'à mon avis, il se laisse aussi aller dans cette interview à dire ce que beaucoup attendent qu'il dise aussi. On beaucoup espère que le Conseil constitutionnel sera demain un rempart. – Mais oui, mais
si, mais pardonnez-moi, si le président du Conseil constitutionnel enfreint les règles, comment là encore voulez-vous que les gens croient en quelque chose ? En fait, ce n'est plus possible. Il est président du Conseil constitutionnel, c
'est pas rien dans la République. C'est le quatrième homme de l'État. Et avec une motivation risible, en disant... Pascal Pierre Garbarini. C'était une constitution en devenir, c'était une constitution... Bébé,
c'était un bébé. Non mais en plus, le niveau, c'était un
bébé. Justement, c'est pour ça que, à ce moment-là, si tu prends la parole, alors que déjà, tu n'as pas le droit de la prendre. 'est pour dire à ce moment-là une motivation et un raisonnement juridique qui te permet de prendre la parole. Si c'est pour dire que la constitution elle était bébé, abstiens-toi, abstiens-toi, ça fait de la peine quand même. Et c'est lui qui va rendre les décisions ensuite et c'est lui qui va être juge puisque le conseil constitutionnel c'est également le juge de l'élection.
... ... ... ... ... de savoir que peut faire le nouveau pouvoir ou ne pas faire. Et là, il préjuge en quelque sorte sur les actes du nouveau pouvoir, en l'occurrence en prenant en cible Marine Le Pen. Et il donne une réponse déjà. C'est une intervention. Inacceptable. D'où l'idée que je dis c'est un acte de forfaiture.
Et je vous remercie, pardon, de citer Gaston Monnerville parce que là le niveau, puisque c'était un adversaire du général de Gaulle et les combats menés entre le général de Gaulle et Gaston Monnerville, c'est un autre niveau que la constitution bébé.
on marque une pause à 9h23 et on va écouter Mme Le Pen qui sera ce soir avec Laurence Ferrari à 21h. Ne manquez pas ce grand rendez-vous.
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