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Je suis ravie de
vous accueillir
en plateau. Quel regard vous portez sur
cette
journée de mobilisation
je viens, comme sûrement vos invités, de traverser Paris pour arriver sur votre plateau. Et c'est des scènes de désolation, moi je le dis, c'est sidérant, c'est effarant, c'est même écœurant en réalité. Parce que moi je suis arrivée Gare du Nord pour vous donner un peu la journée, ce dont je peux témoigner. Je suis arrivée Gare du Nord parce que je venais d'un beau monde de chez moi tout à l'heure avec mes enfants, mon mari qui bien sûr n'avait pas prévu de venir dans la manifestation. Mais à Gare du Nord déjà c'était manif sauvage et CRF, c'était déjà dangereux à Gare du Nord pour des gens qui n'avaient même rien à voir avec la manifestation. Arrivée Place de la République a été un enfer. je l'ai connu dans ma vie alors que je fais beaucoup de manifestations à Paris en arrivant de la Gare du Nord, ça ne m'est jamais arrivé. On s'est fait gazer en arrivant Place de la République alors que moi personnellement je venais juste manifester, faire en l'occurrence un point presse et j'ai dû traverser la place de la République dans les deux sens, j'ai jamais vu la place de la République dans cet état. Puis j'ai participé au cortège officiel sur le tracé qui était prévu qui en fait n'avançait pas et comme j'avais un débat chez Libération sur la solitude puis je devais récupérer ma... mes enfants au local notamment dans le cadre de l'allaitement fallait que je voie mon fils j'ai essayé de sortir du cortège officiel et j'ai compris donc on était boulevard magenta donc c'est cette rue entre république et gare du nord et jusqu'au canal saint martin donc c'est environ Pendant 10 minutes, je quitte le cortège et pendant 10 minutes, je ne croise que des gens qui sont en manifestation, pas manifestation sauvage, mais qui sont en fait en itinéraire bis parce que soit ils n'ont pas réussi à rejoindre le cortège parce que la place de la République était nassée, on ne pouvait ni accéder ni en sortir, soit qui essayaient de partir de la manif, mais c'était une manif à perte de vue, donc même quand vous sortiez, vous étiez encore en manifestation. Et je dois dire que quand je vois ces images, je suis sidérée et il faut condamner avec la plus grande fermeté les violences auxquelles on assiste ce soir. en apportant son soutien évidemment au pouvoir public, aux policiers, aux pompiers qui ont été énormément applaudis dans le cortège, aux commerçants qui perdent tout ce soir. Moi, le local des Verts, il est dans le 11e. On assistait à des scènes en sortant de vendeurs d'or, vous savez, des magasins d'or qui se faisaient complètement piller à deux mètres de notre local. C'est vraiment sidérant, je n'ai jamais connu ça de ma vie. Mais aussi penser aux manifestants aujourd'hui, parce qu'ils étaient des centaines de milliers partout en France, qui étaient venus manifester pour des causes que j'estime justes, qui n'ont rien à voir avec ces débordements, rien, mais qui se sont fait gazer et matraquer pour certains, de manière complètement disproportionnée. J'avais l'impression aujourd'hui qu'il était plus facile de piller que de manifester. Et j'ai provoqué... C'est ce que vous avez
dit sur votre compte
X ce soir. Oui, parce que c'est quand même un sujet. Moi, il y a 25 ans, quand je manifestais mes premières manifs, je ne pensais jamais vivre ça. dans ma vie en manifestation, il allait en famille, voilà. Et qu'est-ce qui s'est passé dans ce pays en 25 ans pour qu'on en arrive là ? Donc j'ai provoqué à 20h30 une réunion du conseil politique de mon parti parce que j'avais besoin d'entendre les parlementaires et les maires sur ce qu'ils avaient vécu dans leur territoire. J'étais avec le maire du 11e arrondissement qui m'expliquait quand même qu'il avait eu beaucoup de mal à voir même des informations de la police. Les élus du 10e qui me racontent que la maire a dû exfiltrer parce que l'hôtel de ville a été pris d'assaut, le maire de Lyon. qui racontait à quel point les commerçants ou la consigne de fermier à 14 heures alors que d'habitude c'est beaucoup plus tôt que ça donc il semble que tout le dispositif était complètement dépassé et ça ça pose question ça ça pose question ce soir le ministre de l'intérieur expliquer quasiment que c'était de ma faute et que je devais m'excuser moi j'ai jamais eu aucun problème à condamner toutes les violences mais je veux aussi que dans ce pays on retrouve le pouvoir le droit de manifester comme on l'a toujours fait dans notre vie je rappelle que les forces publiques leur travail c'est de protéger les citoyens. Ce n'est pas de protéger le pouvoir en place et d'interdire la contestation, c'est de protéger les citoyens, y compris quand ils veulent contester le pouvoir en place. Et il y a un truc qui dysfonctionne aujourd'hui dans ce pays.
C'est ce qu'ils ont fait aujourd'hui. Parce que là, je vois que vous... C'était quand même un
peu compliqué. Moi, je pense que plutôt que de dire que c'est de ma faute, moi qui suis venue manifester pacifiquement, qui pose des questions justes, je pense qu'ils doivent quand même prendre leur responsabilité. Et la désescalade, c'est aussi à eux de l'organiser. Laurent Nunes vous a pris à partie directement dans son point presse. même pas entendu ces mots parce que j'étais en réunion avec mon parti, on m'a dit qu'il l'avait fait, je ne sais même pas sur quelle base il m'a prise à partie, vous le savez sûrement mieux que moi. Oui, il dit que vous
ne condamnez pas très clairement les casseurs. Mais enfin, j'ai toujours
condamné dans toutes mes prises de parole, y compris tout à l'heure place de la République. Alors après, vous savez, les chaînes d'actu en direct, et c'est pas forcément de vos femmes, vous diffusez pas forcément tout, vous avez pas passé un quart d'heure de Tondelier à 13h30, mais j'ai commencé précisément mon point de presse. On l'a diffusé pour le coup Marine Tondelier. Comment ? Je tiens à vous le dire, on l'a diffusé, je regardais l'antenne. Vous avez entendu le début de mon intervention qui disait quoi ? qui disait que j'ai toujours condamné toute forme de violence physique dans ce pays, à chaque manifestation auquel j'ai participé, et d'où que vienne cette violence, toujours. Ce n'est pas bien de prétendre que je ne l'ai pas fait de la part du ministre de l'Intérieur, ce qui serait mieux de se remettre en question.
Il ne vous a pas, dans le point presse tel que je l'ai écouté, il ne vous a pas très exactement reproché de ne pas condamner, mais plutôt d'avoir dit que la présence policière pouvait conduire à une augmentation du niveau de tension et du niveau de violence. C'était plutôt ça son reproche. Mais on va en débattre avec
vous ce soir, mais on a quand même un sujet de la doctrine de la matière. Alors dans ce pays, on le sait depuis des années, qui est très singulière par rapport à ailleurs en Europe,
et
sur laquelle on est plusieurs à travailler ici, on peut avoir des avis différents, mais on voit quand même bien qu'il y a des armes qui sont utilisées qui ne sont pas le cas partout, et contre des manifestants pacifiques, que par exemple en Angleterre, il n'y a pas comme ça de tradition d'aller au contact des manifestants, de dire lui je l'ai vu faire un truc, ou pas d'ailleurs, et je vais l'arrêter dans la manif au milieu de ses copains, ce qui crée des... Est-ce qu'il n'y a pas une radicalisation également ? C'est la société qui
donne aussi la possibilité à ces forces de l'ordre de devoir répondre dans certains cas. Les
scènes auxquelles on assiste là, évidemment qu'on a besoin de forces de l'ordre qui répondent. Mais vous voyez bien que quand je vous dis... On peut avoir le sentiment qu'il est parfois plus compliqué de manifester que de piller aujourd'hui dans certains territoires. C'est ce que moi j'ai ressenti et ce qu'ont ressorti beaucoup d'écologistes avec qui je discutais ce soir et qui étaient déployés sur l'ensemble du pays. C'est quand même un sujet qu'on doit pouvoir se poser sereinement entre nous. Moi ce qui me désole madame la
députée c'est...
Moi je ne suis pas députée, je suis secrétaire nationale des écologistes. On ne cumule pas chez nous donc je ne suis pas députée mais peu importe ça ne change rien de nos propos.
Je trouve quand même que vous avez des propos assez forts contre la police. Je ne peux pas entendre que ce ne soit pas votre tasse de thé. C'est-à-dire que depuis le début où vous intervenez, je vous entends systématiquement dire que le maintien de l'ordre n'est pas adapté. La doctrine, pas la police. On va en parler, on connaît un tout petit peu. On fait 40 ans dans la police, donc normalement on devrait connaître un peu le sujet. Et Guillaume Fard également. Mais vous dites que vous êtes arrivé dans la manifestation avec votre famille.
Non,
non, à la Gare du Nord. Oui, elle a récupéré sa famille. La première chose que vous avez dit en arrivant à la Basile, on a été gazés, énacés. C'est une caricature, je vais vous dire très nécessairement. C'est ce que j'ai vécu, monsieur. Attendez, les forces de l'ordre, si vous avez regardé depuis le début, alors moi j'étais sur le plateau de télé, c'est plus facile que mes copains qui sont sur le terrain. Il y a eu les forces de l'ordre qui sont restées en retrait pendant de longues heures avec le camion lanceur d'eau. à balancer des lacrys pour repousser les assaillants, pas les manifestants, les casseurs. Ce qui était en face... Ce n
'est pas les retours que moi j'ai, ce n'est pas ce à quoi j'ai assis. Il y a des images, excusez-moi. D'accord, mais vous n'avez pas les images du tout. Moi j'ai Arnaud Bonnet, député de Seine-et-Marne, qui arrivait par, je suis nulle en géographie, surtout parisienne, donc je ne sais plus par quel axe, il arrive à République, où il arrivait, tout était bloqué, les gens arrivent à manifester, ils ne savent pas forcément pourquoi, comment, et qui me dit à un moment, on a été repoussé à coup de macrate et lacrymo. Personne ne comprenait pourquoi.
Il faut repousser 300 casseurs. D'accord. Mais ce n'était pas le cas de lui ni
de ceux qui l'entourent et c'est ça que je vous dis. Et par ailleurs, je ne juge pas des actes de la police en tant que police. Il y a des débordements individuels comme il y en a dans tous les corps de métier. Il y a une doctrine du maintien-là dont on doit pouvoir discuter sérénement. Mais vous avez entendu qu'au début de mon intervention, j'ai apporté mon soutien aux policiers comme on le dit. Mais comment... Ça me vaut d'ailleurs beaucoup de critiques de certains dans ce pays, mais c'est pas grave. De toute manière, on
peut tous dire, tant que c'est dans le respect, mais j'aimerais vous poser cette question, Marine Tondelier. concrètement comment vous empêcher ? Des groupes violents de prendre le contrôle de certains secteurs sans une intervention policière assez forte. Est-ce que vous m'avez entendu
dire qu'il ne faut
plus de
police en France ? Non, non, non, je ne vous dis pas ça du tout. Je dis même plutôt qu'il en faut plus. Mais comment on fait ? Et peut-être qu'on se concentre sur les réfugiés, c'est-à-dire pas sur les manifestations pacifiques, même si des fois, ça peut être dans la confusion, difficile de faire la différence. Mais quand on voit, vous voyez là la manière dont étaient traités des lycéens pour un feu de poubelle, où certains me disaient là à Douai, par exemple, aucun syndicalisé, aucun politisé. à bloquer leur lycée sur internet en voyant les vidéos en disant comment on fait. Et c'est interdit,
vous le savez que c'est interdit de bloquer un lycéen.
Oui d'accord, après il y a parfois une forme de, quand on est en colère et qu'on veut revendiquer, c'est comme ça. C'est quand même une infraction. Je vois par exemple les agriculteurs le faire, ça donne lieu à moins de débats sur les plateau-télé. Mais voilà, ils disaient, on avait l'impression que certains à droite ou digitalistes avaient plus d'empathie pour les poubelles que pour certains lycéens qui, pour certains, ne sont pas rentrés entiers chez eux et ça, il faut pouvoir les condamner. Mais on voit bien qu'il y a des disproportions parfois. c'est ça que je dis et qui m'interroge quand je pense beaucoup de gens qui vous regardent ce soir et donc je suis pas là pour tenir un discours anti police mais je dois quand même dire qu'en tant que manifestante moi je suis blessé un de ces images et je pense à tous les français qui voient ces images qui se demandent ce qui se passe dans ce pays mais nous aussi qui étions dans la manif on se le demande parce que moi j'ai pu manifester mais vous constatez l'atteinte aux institutions enfin il ya un message assez clair C'est évident, et donc ça pose beaucoup de questions. Ça vient d'où ? Comment, au point où on en est, on arrive à calmer la situation ? Et il va y avoir du travail en France pour revenir dans le cadre du débat républicain, là où on en est arrivé. Jean-Michel Fouberg.
Oui, c'est vrai, ça c'est clair. Si je peux me permettre un petit mot, il y a eu aujourd'hui... les chiffres 500 000 manifestants qui ont manifesté de manière pacifique avec des policiers qui étaient autour d'eux et sur lesquels il n'y a eu véritablement aucun problème. Et donc la manifestation s'est exprimée. En fait, en réalité, les policiers, qu'ils soient CRS, qu'ils soient gendarmes mobiles, qu'ils soient des gens du RAID, des gens qui font des enquêtes, etc., les policiers sont au service des citoyens, vous l'avez dit, et vous avez raison là-dessus. Les policiers sont tous dans le cadre de leur mission au service des citoyens. Il n'y a aucun intérêt à ce qu'un policier s'amuse à gazer des manifestants qui sur les... sur lesquels ils ne sont pas agressés, s'il y a des gazages, s'il y a des charges de la police, il y a des raisons là-dessus, de la police et de la gendarmerie. Il y a des raisons là-dessus. Et ces raisons, elles sont justement dans le nouveau schéma de maintien d'ordre, qui a été révisé il y a 5 ans, pour lequel j'étais présent quand ça a été révisé. Et ces raisons-là, c'est qu'à partir du moment où policiers et gendarmes, on leur donne un point à tenir, pour des raisons de stratégie, pour ne pas aller défoncer les magasins d'ordre, ou pourquoi aller les défoncer. Et bien, si vous allez sur le point là où il y a les policiers, ils vont faire des... soit vous tenir à distance par des matériels de gaz, etc., soit avancer sur une charge pour pouvoir vous faire reculer et reprendre leurs points. Ça, c'est leur chose. À partir du moment où vous, vous êtes dans ce dispositif-là, le gazage, vous savez, les gaz lacrymogènes, ils vont un peu sur tout le monde. Ça, j'ai bien constaté. Et du coup, c'est des choses qui font comme ça. Mais aujourd'hui, ce n'est pas exactement ça qui s'est passé. J'entends vos grièves. Je pense qu'il y avait une conclusion quand même. J'entends vos grièves. J'entends le fait que vous soutenez la police. Et c'est très bien. Il faut souligner ce que vous dites. Comme tous les fonctionnaires d'ailleurs. J'entends le fait aussi que vous la soutenez en les mettant quand même en cause sur l'usage des gaz lacrymonistes. J'ai mis en place la doctrine.
Ils répondent à des conseils.
Vous avez parlé des escalades, on peut en parler aussi. Aujourd'hui, les policiers, en ce moment en particulier, mais aussi pendant cette manif-là, étaient confrontés à des casseurs. Ils étaient confrontés à des émeutiers. Il y a des casseurs et face à des émeutiers qui leur balancent tout type de projectiles. Et en particulier, on n'a pas vu beaucoup aujourd'hui des mortiers, mais on en a vu dans d'autres manifs. La route était joncée de verre, de veillible. — Voilà. Ces policiers sont obligés non seulement de se défendre, mais en plus de dégager la situation. Donc de ce point de vue-là, ils ont fait leur job. Mais on peut pas... Moi, je crois, si vous me le permettez, je crois qu'on ne peut pas soutenir... Dans le début de la phrase, dire je soutiens les policiers et ensuite avoir tout un raisonnement qui dit c'est un peu de leur faute parce qu'ils ont gazé un peu l'oreille à travers. Je
vais répondre à monsieur. Oui,
très bien. Comme ça, une réponse groupée. D'abord, la désescalade comme méthode. Encore faut-il qu'en face, les gens veuillent désescalader. Quand on est face à des gens qui pillent, je n'ai pas le sentiment qu'en allant essayer de la désescalade en disant c'est mal de piller, veuillez cesser, on obtient un résultat qui soit favorable. Mais je voudrais surtout revenir sur la comparaison avec la police britannique. Parce que ça, ça m'a interpellé dans le début de votre propos. Vous nous disiez que le modèle britannique serait un modèle dont on pourrait s'inspirer. Alors personnellement, la police britannique, d'abord elle est créditée d'une cote de confiance de 61% quand celle des Français est créditée de 73%. Et ça s'explique par le fait que les Britanniques n'aiment pas leur police. Ça fait maintenant deux années qu'on réalise des enquêtes d'opinion au Cevipov sur la confiance dans la police avec une étude comparée Allemagne-Grande-Bretagne-France. Et en Grande-Bretagne, on a un effondrement de la cote de confiance. dans la police. Pourquoi ? Parce que les Britanniques reprochent à leur police d'être racistes, d'être violentes, d'aller dans des quartiers fortement communautarisés, commettre des violences et des exactions, notamment en réunion, dans le cas de manifestations revendicatives. Et il y a une femme, qui est la baronne Louise Cazé, qui est à la Chambre des Lords, qui n'est quand même pas une gauchiste, qui a écrit un rapport sur justement les violences institutionnelles que pratique la police britannique, et y compris les discriminations et les discriminations au faciès, disant que c'est à l'origine... justement de l'effondrement de la confiance des Britanniques dans leur police. Alors si c'est ça, le modèle...
Je ne parlais pas de tout ce que fait la police britannique, je parlais d'un fait précis. Je dis que
la police britannique est en crise, et elle est en crise depuis deux années, et elle est en crise de confiance grave, et c'est quelque chose qui la distingue de la police française, qui elle bénéficie d'une code de confiance de près de 75%. Je ne sais pas qui peut se prévaloir aujourd'hui de 75% de confiance, mais peut-être pas la classe politique. Et donc pourquoi faire des Britanniques un modèle ? C'est ça ma question. Je n'ai pas fait des
Britanniques un modèle, mais j'ai cité un exemple précis dans un comparatif sur plein de critères possibles. Alors quel serait votre
pays modèle ?
Comme j'aurais pu prendre l'Allemagne ou d'autres... D'accord, parce que l'Allemagne, ils
ont tapé Greta Thunberg et ses partisans lorsqu'elle est allée dans une mine de sel en 2023, enfin de charbon, pardon, protester contre le fait que les mines de charbon polluent. Les policiers allemands sont venus...
Les mines de charbon à ciel ouvert qui ne sont pas les mêmes mines que chez moi dans le bassin. Dans le
cadre de cette manifestation, très précisément, tous les partisans, une grande partie de Greta Thunberg ont été frappés sur la tête, c'est autorisé en Allemagne, c'est interdit en France et ont été envoyés à l'hôpital avec des traumatismes crâniens. Je n'ai pas le sentiment que ce soit non plus un exemple à suivre. Donc moi, les comparaisons, j'irais doucement sur le maintien de l'ordre. Ce n'est pas possible de
dire qu'il faut faire tout comme telle police ou tout comme telle police, rien comme la police française. Les armes qui sont autorisées dans le maintien de l'ordre, le LBD, d'ailleurs, il me semble que c'est pour le RAID que ça a été introduit dans les années 90 pour aller au contact de public plutôt terrorisme ou de grand malitisme, pas pour des manifestants. Non, c'était pour ça avec le flashball. En tout cas, c'était pour le RAID, ce n'est pas pour le maintien de l'ordre envers tout
manifestant. c'est une catégorie, pardon, d'armes intermédiaires, qui a été utilisée, pourquoi ? Encore une fois. Mais qui a commencé chez vous,
qui a d'abord été introduit chez vous, et après qui arrive dans le maintien de l'ordre.
Pas nécessairement pour le RED, parce que c'est pas eu
vraiment... C'est le RED qui, d'une manière générale, utilise toutes les nouvelles armes. Vous voyez
que j'avais quand même une bonne information. Mais ce que je voulais dire par là, c'est que le LBD, encore une fois, il est... D'abord, la puissance des cartouches a été réduite depuis ce qu'on a connu avec les gilets jaunes. Vous voyez, ça évolue toujours, le métier de l'ordre et le schéma évolue. Mais c'est utilisé quand même pour contrer les casseurs. Ce n'est pas fait pour tirer sur vos amis qui manifestent et tous les jeunes. C'est fait pour taper sur les casseurs. Avec des rémergues, Marine Tendelier, que
vous ayez le temps de répondre avant le changement de plateau.
Bon, il y a plein de choses qui ont été dites. Moi, je veux quand même bien préciser que, par exemple, le gazage, au début des Gilets jaunes en 2018, moi, j'ai accouché de mon premier enfant pendant les Gilets jaunes. J'ai l'impression d'être dans une faille spatio-temporelle. À chaque fois que j'ai un enfant, il y a des Gilets jaunes et des manifestations au climat. Je ne veux pas de l'action d'un troisième enfant, mais du coup, j'hésite. Mais à l'époque, je me rappelle, je sors de la maternité, je vais échanger sur les ronds-points avec les Gilets jaunes chez moi et l'embaumont. Et c'était déjà au moment de la très forte tension, ce que ça faisait 15 jours que ça dure. Et il y en a qui me disent oui, nous de toute façon, on va aller taper la police parce qu'on a été gazé comme pendant la deuxième guerre mondiale. Donc là je lui dis, c'est-à-dire, je crois que ce que tu dis n'a aucun sens. Et il y avait vraiment un choc parce qu'il me dit, ils nous ont dit partez, on vous gaze, puis on est resté et après ils nous ont gazé. Si tu n'as jamais fait de manif dans ta vie, ok, ça peut surprendre, mais pour tous... Personne habite des manifs, c'est ça, il y a des sommations. Tu restes, tu restes pas, et si tu restes, tu sais... Et en général, il faut partir quand on dit de... Vous mettez en effraction. Je décide de rester, bon bah c'est la vie, quoi. Vous mettez en effraction. C'est normal. Je pense que tu dois rester à la loi. Je suis non-violente, mais parfois en infraction. C'est la déobéissance civile. C'est ce qu'ils sont en train
de faire, la désobéissance civile. Non,
ça c'est pas pour des revendications politiques. Je pense pas qu'ils soutiennent les lycéens. En tout cas, l'effet va pas être celui-là. Si vous les aidez, c'est pas comme ça qu'ils feraient. Mais en tout cas, il y avait une méconnaissance du truc des manifs. Et là aujourd'hui, ce à quoi Arnaud Bonnet, député, ancien prof qui a fait beaucoup de manifs dans sa vie, il me dit, sans sommation, parce qu'en fait les gens vraiment ils veulent aller à la manif. Donc c'était mal organisé, excusez-moi, on peut quand même le dire. Et ça la responsabilité c'est celle du ministre de l'Intérieur qui est là pour qu'on puisse assurer notre liberté de manifestation dans ce pays sereinement. Alors il y a peut-être des cas comme aujourd'hui où c'est plus compliqué d'être ministre de l'Intérieur que d'autres, ok. Mais sauf que, je vous le redis, et je pense qu'on n'est pas... tant en désaccord que ça, et je suis contente de pouvoir en discuter sereinement ce soir. Il y a des gens qui, aujourd'hui, voulaient aller à la République parce que c'était le lieu de rendez-vous du début de la manif, dont on a d'ailleurs toujours pas compris quel devait être le parcours officiel à la fin de la manif, et qui ont été repoussés, qui ne pouvaient pas accéder, qui ne savent pas forcément ce qui se passe. Alors on voyait de la fumée. Alors vous savez, la fumée, elle vient de... Enfin, personne ne comprend rien. Mais votre manif a été plombée par les casseurs. Et il y a eu des gazages. sans sommation, de manifestants qui n'étaient pas en lien avec des casseurs, qui n'étaient pas autour de casseurs, qui se faisaient repousser pour ne pas accéder à la République. Justement, Madame Tondelier, Marine Tondelier a
13 heures, les casseurs étaient délégués. Voilà,
alors est-ce que c'est les... Attendez, Bruno Pommard, laissez-moi poser la question. Marine Tondelier, pour vous, c'est les casseurs ? ou c'est les forces de l'ordre qui ont fait tomber
à l'eau votre manif ? Les casseurs, force est de constater qu'ils sont là. La manière dont a été assuré le maintien de l'ordre d'aujourd'hui, je n'en sais rien quand vous êtes dans la manif. Il y a des choses qu'on voit des plateaux télé, il y a des choses qu'on voit des manifs, mais en fait, tant qu'on n'a pas recroisé les deux, personne n'a tout vu. Donc moi, j'imagine qu'il y aura des enquêtes très sérieuses sur ce qui se passe aujourd'hui. Moi, je ne fais pas comme les politiques qui arrivent sur les plateaux télé et qui réécrivent l'histoire sans en connaître la verricité. Mais ce que je vous dis juste, c'est que moi, Je ne suis pas une anti-police. Je vais encore être construée pour ce que je dis là, mais c'est un service public comme d'autres, sur lequel on peut avoir des critiques comme sur d'autres. Il y a beaucoup de questions pour moi sur le doctrine du maintien de l'ordre. Il y a des policiers qui n'ont pas de bon comportement, ce qui à mon avis nuit à tout leur corps de métier et à la relation entre la police et les citoyens. Il y a des lycéens qui me racontent des trucs. Je pense que toute leur vie, ils auront une forme de défiance envers la police. Ils se sont fait gazer 15 secondes et ils se demandaient pourquoi alors que vous n'avez pas...
Ah, Bruno Bommard ! Venez la vidéo ! C'est des choses qui
me perturbent en tant que politique et en tant que citoyenne.
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