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Bonjour Nicolas Dupont-Aignan. Bonjour monsieur. Merci d'être avec nous dans le 740 France Info. On va bien évidemment parler de ce mouvement du 17 octobre. Demain, cette grande mobilisation annoncée en tout cas, mobilisation contre la vie chère pour le pouvoir d'achat des Français, avec cet objectif affiché par les organisateurs, faire converger plusieurs mouvements de contestation, les lycéens, les étudiants, les agriculteurs, et puis les Français qui souffrent aussi de la flambée des prix à la pompe. Est-ce que vous soutenez ce mouvement Nicolas Dupont-Aignan ? S'il reste pacifique,
bien sûr. Mais la meilleure façon de soutenir le mouvement, ou du moins la meilleure façon d'aider les Français, c'est de préparer l'élection présidentielle et d'aller voter. Moi, je suis surpris d'une chose. J'ai rencontré des gens qui allaient manifester. de tous bords politiques. Et j'ai vu que certains n'étaient pas inscrits sur les listes électorales, n'avaient plus confiance dans le suffrage. J'ai vu que d'autres s'abstenaient. Alors je dis à tous les Français qui veulent manifester, manifester bien sûr dans le calme, mais la première manifestation, c'est le devoir civique, c'est le vote. C'est fondamental. Et ça on ne dit pas assez. Oui
mais c'est dans 7 mois et là il y a urgence, on voit
des Français qui s'ouvrent. Et le gouvernement laisse pourrir. Ce qui m'inquiète le plus, vous voyez, c'est qu'on a l'impression qu'on a un gouvernement perdu qui presque a une attitude malsaine. Sa réponse au mouvement lycéen est indigne. Pourquoi elle est indigne ? Parce qu'en fait, il ne fait aucune proposition. que ça fait des mois que le feu couvre. Ça fait des mois que Parcoursup est un algorithme obscur, insupportable pour la jeunesse. Vous êtes pour la suppression de Parcoursup. Ah oui, mais ce n'est pas nouveau. C'est ancien. Et je suis pour le rétablissement parce qu'il faut traiter les causes d'un véritable bac avec des copies impartiales. Ce n'est pas en fonction du lycée Trucmuche ou de l'autre lycée ou du prof. Il faut rétablir. Un examen national, égalitaire. Parce que les jeunes, vous savez, ils se disent, selon la note que j'aurai ici ou là, mon destin va être différent. Donc il y a un moment, ne comprends pas ce gouvernement, on a l'impression, je vais vous dire le fond de ma pensée, on a l'impression que le gouvernement laisse pourrir tout et veut que le futur président soit face à un chaos général. Ou alors faire peur et conduire les Français par la peur à voter pour les candidats du Bloc central qui nous ont laissés dans cet État. Nicolas
Dupont-Aignan, on va parler bien sûr de ce mouvement lycéen. un peu plus en détail dans quelques instants, sur le mouvement de demain, du 17 octobre. Donc vous dites que vous le soutenez à condition qu'il n'y ait pas de violence. Est-ce que vous allez aller manifester, battre le pavé avec eux ou pas ? Non, parce que
je suis candidat à l'élection présidentielle et que je propose un projet. Il y a des candidats à l'élection présidentielle qui seront. Peut-être, mais ce n'est pas mon style, je propose un projet de redressement de la France. Et je serai le seul candidat à l'élection présidentielle qui veut proposer un référendum. sur la sortie de l'Union européenne et la reconstruction de l'Europe, qui veut traiter la cause des problèmes. Je serai l'un des seuls candidats qui proposent une vraie démocratie directe à la Suisse avec le fameux RIC. Je veux la paix en Ukraine, je veux un protectionnisme pour traiter aussi la cause du désastre industriel. Donc, moi, vous savez, je suis candidat à l'élection présidentielle, c'est parce que je veux apporter... des solutions qui aujourd'hui ne sont pas défendues par les autres. Et j'aimerais, et c'est l'intérêt de ce genre d'émission, qu'on aille un peu au-delà. Vous savez, j'ai été un des premiers à dire, derrière le mouvement lycéen, bien sûr qu'il y a des casseurs et il faut qu'ils soient punis. Mais au-delà des casseurs, il y a 95% des lycéens qui ne font pas grève. Il y a 95% des lycées qui ne sont pas bloqués. Et pourtant... Il y a un malaise de notre jeunesse colossal. Est-ce qu'un jour on va redonner une vision au pays ? Est-ce qu'un jour on va dire aux jeunes Français, voilà, quelle est l'ambition pour la France ? Qu'est-ce qu'on veut pour notre pays ? On veut un pays libre, on veut un pays qui montre la voie au monde, on veut un pays qui soit juste, on veut un pays ordonné. Mais c'est fondamental et comment on va le faire ?
Justement, on va parler après de vos propositions. Nicolas Dupont-Aignan, sur le mouvement lycéen, quand hier le Premier ministre Sébastien Lecornu... dit que visiblement, ce sont ces termes de passer d'un mouvement lycéen à un mouvement de violence urbaine. Vous êtes d'accord avec ça
? Mais je trouve ça honteux. Mais ça veut dire qu'en fait, il sème lui-même le chaos. En fait, il veut déconsidérer les revendications lycéennes. C'est ça le problème. Et je ne suis pas un homme de désordre. J'ai toujours soutenu les policiers, voulu l'ordre, mais l'ordre sans la justice, ça ne peut pas aboutir. Et le pays est dans le désordre et l'injustice. Donc il met de l'huile sur le feu, c'est ce qu'on dit ? Mais bien évidemment. C'est quoi l'objectif derrière ? L'objectif, c'est de laisser pourrir la situation pour aborder la présidentielle. ... ... ... ... ... et dans la résignation. C'est ça qu'ils cherchent, vous savez. Ils cherchent ça.
En deux mots, Nicolas Dupont-Aignan, c'est quoi le débouché de ce mouvement de demain du 17 octobre, selon vous ? C'est de faire partir Emmanuel Macron, c'est de le faire tomber, c'est de faire tomber le gouvernement ? Les gilets jaunes, c'était leur objet qui ne fallait pas. Mais bien sûr, mais
là, la grande différence, et il faut être lucide, on est à six mois de l'élection présidentielle. Donc, moi, je dis à tous les manifestants, allez vous inscrire sur les listes électorales. Vous savez le nombre de jeunes qui ne votent pas ? C'est presque les deux tiers. Donc, je dis aux jeunes, allez vous inscrire. Prenez le bulletin de vote qui est votre meilleure arme, plutôt que de lancer des pavés ou de
tirer le mortier. On va parler de votre candidature, si vous le voulez bien. Vous proposez la mise en place d'un livret de retraite de 10 000 euros pour chaque nouveau-né. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire que si vous êtes élu président de la République en 2027, à partir du 1er janvier 2028, toute personne bénéficiera de cette aide-là ? Tout nouveau-né
français bénéficiera d'un nouveau livret épargne-retraite. Par capitalisation, puisque je supprime le financement de l'Union européenne qui nous coûte une somme exorbitante, je prends la moitié de ce financement, 6 milliards, et je verse 10 000 euros à chaque nouveau-né. Pourquoi ? Pour qu'il ait à 60 ans. Ce sera gelé pendant 60 ans. Et à 60 ans, il aura une retraite minimum par capitalisation qui s'ajoutera à sa retraite par répartition. C'est votre réforme de retraite à vous ? Fondamental, oui, parce qu'on se dispute 62 ans, 63 ans, 60 ans. Mais la réalité, c'est qu'il faut un complément de retraite. Et ce livret, cet argent, ces 10 000 euros de l'État, 6 milliards par an, sera placé dans un fonds souverain à la Norvégienne qui pourra ainsi… capitaliser les meilleures entreprises françaises, donc je résous le problème de la capitalisation, je résous le problème des retraites. Ça c'est un geste qui peut redonner confiance à la jeunesse, savoir qu'ils auront un petit matelas pour leurs vieux jours. Ça c'est concret et c'est possible.
Nicolas Dupont-Aignan, vous dites que vous êtes le seul candidat à vouloir sortir de l'Union Européenne et que vous voulez aussi... supprimer la contribution de la France à l'Union européenne. Marine Le Pen, j'imagine que vous l'avez entendu, elle, elle dit qu'il faut plutôt réformer de l'intérieur l'Union européenne. Vous n'êtes pas d'accord avec ça ? Alors, j'ai
longtemps pensé ça. Il faut être franc. Mais je regarde les faits. Vouloir réformer l'Union européenne, vouloir payer moins... Parce que la France a besoin de l'Europe quand même. Attends, attends, attends. Vouloir, non. Vouloir réformer, vouloir payer moins, moi je dis bravo à Marine Le Pen sur ce point. Mais est-ce qu'elle le pourra ? Non. Est-ce que vous croyez que nos partenaires, qui sont subventionnés par la France, parce que c'est ça la réalité, la France subventionne... 20 pays sur 27. Est-ce que vous croyez… Attendez, on sort de l'Union européenne et on
sort de l'euro ? Mais le vrai danger, mais le vrai danger, mais vous
allez voir, le vrai danger, d'abord, le vrai danger, c'est d'y rester. Parce que pas de frontières. Délocalisation, faiblesse vis-à-vis de la Chine, fuite en avant vers la guerre, entrée de l'Ukraine dans l'Union Européenne et ruine de nos agriculteurs, Mercosur, concurrence déloyale. Donc le vrai danger aujourd'hui, la France est prisonnière de l'Union Européenne, qui a dénaturé l'Europe. Moi j'étais l'Europe de De Gaulle et d'Adenauer, je la veux. C'est une Europe des nations qui coopère entre elles. Je ne suis pas pour partir au milieu de l'Atlantique. Donc attendez, on sort de l'Europe, selon vous, et on... Et on quitte l'euro. On revient au franc. D'abord, on quitte, mais je vais répondre. quitte cette organisation dangereuse. D'autres pays, l'Allemagne, l'Italie vont nous suivre. On reconstruit une Europe solide. Quant à l'euro, on attend un peu, mais l'euro est en danger parce que l'euro ne fonctionne pas. Et je suis convaincu qu'avec notre propre monnaie, comme la Pologne, comme la Suède, comme d'autres pays, on aura une croissance économique beaucoup plus forte. Et la créée des injustices, de la vie chère. Ce n'est pas simplement de faire des économies sur les gaspillages, il faut les faire. C'est de reconstituer une base industrielle. Je voudrais vous
interroger sur cette proposition que vous faites, ce souhait, si vous êtes élu à l'Élysée en 2027, de supprimer les aides de la France à l'Ukraine. Marine Le Pen dit la même chose que vous. Jean-Noël Barraud, ministre des Affaires étrangères, vous accuse d'être des patriotes de pacotille. Qu'est-ce que vous lui répondez ?
Écoutez, moi je défends les Français. Je suis patriote. Ça veut dire que les Français, aujourd'hui, ne peuvent pas faire leur plein d'essence. Ils crèvent, ils n'ont plus d'argent. Et la France alimente un conflit en achetant des armes américaines, la plupart du temps, à dépenser 27 milliards d'euros, 27 milliards d'euros, pour une boucherie dont les Ukrainiens, d'ailleurs, sont les premières victimes. Mais si on n'a pas l'Ukraine, la Russie peut envahir l'Europe, vous le savez. Mais vous plaisantez. On ne peut pas nous dire... Vous avez échangé avec Vladimir Poutine, vous savez qu'il n'ira pas plus loin que l'Ukraine. On ne peut pas nous dire que l'Ukraine résiste à la Russie qui a du mal à conquérir le Donbass et qu'elle va envahir l'Europe. Tout ça est une fable. C'est un risque quand même. Mais c'est ridicule. On ne peut pas nous dire que l'OTAN est très fort et que Poutine va envahir l'Europe. Tout ça, à nouveau, c'est pour faire peur aux Français. C'est pour les conduire à rentrer dans la guerre. Moi, je ne veux pas que les enfants, les jeunes Français... soit la chair à canon des armes et de la tuerie en Ukraine. Donc je suis clair, je suis franc, l'intérêt c'est la France, je veux baisser les prix de l'énergie, je veux qu'on arrête de payer notre gaz quatre fois trop cher, je veux qu'on arrête la ruine de l'industrie européenne et je veux qu'on arrête cette folie. Et je le fais d'autant plus qu'on a la chance historique de pouvoir faire la paix là-bas, d'avoir un compromis. La paix c'est toujours plus dur que la guerre. Mais moi, je n'alimenterai jamais la guerre. Et je serai le seul candidat à la présidentielle, là aussi, à être clair, à dire on arrête tout et on fait la paix. Et le retrait des troupes russes, la neutralité de l'Ukraine et sauver le peuple ukrainien. Parce que M. Barraud, il ne va pas combattre en Ukraine. Il est en train de mettre une boucherie là-bas avec l'argent des Français. Ça suffit. Le vrai traite,
c'est lui. Merci beaucoup Nicolas Dupont-Aignan d'avoir été avec nous dans le 740 France Info ce matin.
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