Chargement...
Chargement...
Europe 1. Éliott de Valais-Vous. Midi 30 tout juste sur Europe 1, dernière demi-heure d'Éliott de Valais-Vous. Si vous nous rejoignez à l'instant, ce samedi 17 octobre, émission totalement consacrée à cette grande journée de manifestation et de blocage à travers la France. On est toujours en compagnie de Sébastien Ligné, journaliste Arthur de Vatrigan, directeur de la rédaction de l'Incorrect, est également avec nous en studio, Benjamin Cocher, ancien gilet jaune.
Et on apprenait ce matin que l'université de Rouen avait été victime d'un incendie volontaire. Permettez-moi de lire le communiqué de l'Uni Rouen. Vous savez, l'Union Nationale Interuniversitaire, l'Uni, c'est un syndicat qui n'a pas très bonne presse dans les médias, quoique vous avez des figures montantes comme Louise ou encore Baptiste Gilly qui ont permis de... de montrer une autre vision du monde universitaire, de ces étudiants qui souhaitaient se mobiliser. Et finalement, ils ont dit tout haut ce que des millions de Français pensaient tout bas. Et concernant l'Uni, par contre, quand je disais pas très bonne presse, c'est par exemple le ministre de l'Enseignement supérieur ou le ministre de l'Éducation nationale. C'est compliqué pour l'Uni de les rencontrer. Donc il faut peut-être être dans des syndicats d'extrême gauche. pour avoir la chance et l'honneur de rencontrer les ministres de ce pays. L'Unirouan dit quoi ? Je vous lis le communiquer. Des bloqueurs responsables de l'incendie, une élue de l'Union étudiante, se réjouit des actes, des captures d'écran. dont nous avons connaissance, soulève de sérieuses interrogations sur l'implication de personnes liées au mouvement de blocage dans l'incendie du bâtiment Michel Serres. Dans les messages qui nous sont remontés, des militants bloqueurs affirment être à l'origine de l'incendie et appellent à faire bien plus aujourd'hui. Si ces éléments ne permettent pas à eux seuls d'établir la manière dont cela s'est déroulé, ils justifient que toute la lumière soit faite sur les circonstances du sinistre. Nous demandons donc, et c'est l'unier Rouen, que ces éléments soient examinés par les autorités compétentes et que les faits soient établis avec rigueur. Ça intervient une semaine après le saccage de l'université de Nantes. En trois jours, ils ont tout saccagé. Bilan des dégâts pour l'instant, 1 million d'euros. Et on apprend que ce million d'euros qui... va servir pour retrouver un semblant d'université, il va être piqué dans la poche de Sébastien Ligné, un peu dans celle d'Arthur de Vatrigan, et un peu dans celle du gilet jaune que vous avez été, vous, Benjamin Cochy. Et si on peut en récupérer aussi tous les auditeurs d'Europe 1, on va trouver ce milieu. Oui, et puis dans la vôtre aussi, Eliott, on ne passerait pas à côté.
Juste un truc par rapport à ce qui s'est passé à Mont-Saint-Aignan, à côté de Rouen, il y a Hervé Morin, le président de la région, qui a pris la parole il y a quelques dizaines de minutes. et qui disait que même la région Normandie avait investi 6 millions d'euros il y a quelques années dans la rénovation de ce bâtiment. J'ai un deuxième chiffre à vous donner par rapport à ça. Hier vous aviez l'assemblée générale des régions de France qui s'est réunie comme tous les ans. le montant des dégâts dans les lycées et les facultés s'élève à hauteur de 40 millions d'euros depuis le début du mouvement. Donc quand on appelle les gens à se réunir pour améliorer les conditions de travail avec un slogan qui est « saccagez votre lycée » et qu'on se retrouve avec une facture de 40 millions d'euros, on voit bien que la colère qui peut être légitime, en tout cas l'angoisse légitime des jeunes, elle est extrêmement manipulée.
Manifestation du 17 octobre, c'est notre édition spéciale jusqu'à 13h sur Europe 1. Cortège sauvage et 61 interpellations à Paris. Vous avez un commissariat qui a été attaqué. Un commissariat de la police municipale a été attaqué du côté de Marseille. Vous avez également des barrages filtrants par des gilets jaunes. En Bretagne, c'est vraiment une France archipélisée et une France qui se mobilise avec différentes revendications. Et peut-être, en revanche, une colère commune, c'est la colère contre ce gouvernement et contre l'inaction de l'État. Mais il y a des manières de l'exprimer ? Certains sont là toutes les semaines, quelle que soit la mobilisation, pour taper du policier. Et eux, il faut ce qu'on... Vous savez, ce n'est pas un gros mot l'ordre. C'est retrouver, rétablir l'ordre et frapper fermement ceux qui s'en prennent à nos policiers. Quand je dis frapper fermement, ça s'appelle le saut de la justice. C'est évidemment que lorsque vous tapez un policier, lorsque vous en prenez aux forces de l'ordre... vous allez passer quelques temps derrière les barreaux. Malheureusement, c'est l'exception et ce n'est pas la norme ce qui se passe. Vincent est en direct avec nous. Avant de prendre Vincent, je rappelle que près de 1000 membres des forces de l'ordre été blessés depuis le début des manifestations lycéennes. Et avec cette journée de convergence des luttes, les policiers et les gendarmes s'attendent tout au long de l'après-midi à un haut niveau de violence. Écoutez.
Depuis le début du mouvement lycéen, de violents affrontements opposent manifestants et forces de l'ordre. Loin des revendications d'origine, des slogans anti-police sont lancés. Avec ces mots, ACAB, acronyme d'Holkopser Bastards. En français, tous les flics sont des salauds. Ce samedi, les policiers s'attendent à de nouvelles violences urbaines.
C'est une journée qui risque d'être tendue particulièrement, de l'inquiétude dans nos rangs. On dénombre énormément de blessures parce que quand vous prenez des pavés d'un kilo et demi, de deux kilos qui sont projetés, quand vous avez des jets d'acide, là il y a effectivement un vrai danger pour nos collègues intervenants sur le terrain.
Pour assurer le maintien de l'ordre, en plus de l'usage du bâton, les policiers disposent de plusieurs armes intermédiaires, comme les LBD. Les grenades lacrymogènes ou celles assourdissantes. Le ministre de l'Intérieur Laurent Nouniez l'a indiqué. Elles pourront toutes être utilisées.
Les dispersions, les sommations sont annoncées, les dispersions des mouvements sont demandées. Et c'est à ce moment-là, en tout cas, que nos collègues sont amenés très souvent à intervenir. Ce qu'on craint, en tout cas, nous, demain, c'est d'être face justement à des individus qui viennent impérativement et uniquement pour en écoudre.
Selon le ministère de l'Intérieur, depuis le début du mouvement, environ 900 policiers et gendarmes ont été blessés.
Jordan Bardella a pris la parole hier alors qu'il était au Mondial de l'Automobile Porte de Versailles. Et le président du Rassemblement National se dit très inquiet pour cette journée de mobilisation. Et il considère que ce n'est pas la France qui travaille qui va se mobiliser en majorité, mais c'est la France du chaos. Écoutez Jordan Bardella.
La mobilisation sociale est un prétexte demain. C'est un prétexte pour l'ensemble des groupuscules d'extrême-gauche qui vont venir demain derrière Jean-Luc Mélenchon, se rassembler autour de tout ce que la France compte, de permanents syndicaux, de groupuscules violents, de milices anti-flics. Et donc il y a fort à parier qu'il y aura des débordements demain. Et moi je souhaite d'ores et déjà apporter mon soutien aux forces de l'ordre, aux forces de sécurité et aux services de l'État qui vont être mobilisés pour protéger notre... Notre pays qui, au-delà de toute manière des revendications de fonds qui vont avoir lieu dans le cadre des débats de la campagne, seront là pour demain porter atteinte à l'ordre public. Et donc je suis extrêmement inquiet de cette journée qui n'est pas une journée dédiée à la France du travail mais qui est sous couvert de revendications légitimes. Une journée pour la France du chaos de se mettre et de se rassembler derrière Jean-Luc Mélenchon.
La France du chaos de se rassembler derrière Jean-Luc Mélenchon. Benjamin Cauchy, il faut rappeler que Jean-Luc Mélenchon en 2018, il était personnellement... Il n'était personne à non grata lors des mobilisations des Gilets jaunes. Oui,
complètement. Le début du mouvement des Gilets jaunes était parfaitement apolitique. Et on a vu au fil des semaines, les chasubles rouges de la CGT se changer en chasubles jaunes, notamment sur les péages et à d'autres endroits, sur les ronds-points, et venir distiller finalement le venin de la France insoumise. Mais moi, je me rappelle bien, début novembre, lorsqu'on préparait le mouvement sur Toulouse, On avait, entre guillemets, été contacté par des partis politiques. On leur avait dit, surtout, vous ne vous en mêlez pas. C'est justement la spontanéité et la politisme du mouvement qui fera le plus écho. Jean-Luc Mélenchon s'était gravement planté. Là, cette fois-ci, ça fait plus de deux ans qu'il prépare sa révolution. Ça fait deux ans qu'il fait le tour des facs avec Louis Boyard et Rima Hassan. Ça fait depuis 2024 qu'il prépare avec ses satellites d'extrême gauche la bordélisation du pays. Et encore une fois, il prend en otage des revendications légitimes. Quand Jordan Bardella parle de la France du... du chaos de Jean-Luc Mélenchon. J'ai envie de répondre à Jean-Léane Bardella, mais le chaos, il existe déjà. On a un chaos budgétaire, on a un chaos économique, on a un chaos social. Donc on peut dénoncer le chaos de la France insoumise, on peut dénoncer effectivement le chaos de l'extrême gauche, mais la France du chaos, elle existe pour tout le monde malheureusement.
Midi 40 sur Europe 1, Sébastien Ligné, je vous donne la parole, mais je voulais juste apporter aux téléspectateurs et aux auditeurs, parce que vous pouvez voir notre émission sur Europe 1, l'application, puisque vous savez qu'il y a des caméras dans le studio d'Europe 1, mais vous pouvez... également de nous écouter, bien sûr, sur les ondes. Et je voulais donner cette information aux auditeurs d'Europe 1. À midi 40, concernant les manifestations à Paris, on a plus de 580 personnes qui ont été contrôlées en marge de la manifestation officielle qui doit se tenir à partir de 14h. Et vous avez déjà plus de 100 interpellations. Sébastien Ligné, la formule La France du... chaos de Jordan Bardella. Comment le journaliste politique que vous êtes la décode ?
Je l'entends, je vois que Jordan Bardella tente d'apparaître comme le camp de la France anti-Mélenchon. Et d'une certaine manière, il y a aussi une préparation d'un éventuel second tour entre Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen, entre la France, la nouvelle France voulue par Jean-Luc Mélenchon et la France éternelle souhaitée par Marine Le Pen. C'est un petit peu ce grand clivage qui est en train de se mettre en place pour cette campagne présidentielle. Une sorte, au fond, d'un retour d'un clivage gauche-droite traditionnel. Là où je pense que Jordan Bardella, et d'une certaine manière, le camp du Rassemblement National peut peut-être se tromper, c'est que les sondages montrent quand même, malgré tout, que le soutien à la manifestation dans le camp du Rassemblement National est extrêmement élevé, passe les 80%. Donc en effet, il y a une France du chaos, mais je rejoins Arthur, je suis moi-même surpris du nombre de Français, de cette France du travail, des honnêtes gens, qui se dit, malgré le fait qu'il n'y a aucun doute que l'extrême-gauche est à la manifestation, Malgré le fait que ces manifestations sont violentes, la colère est telle qu'on accepte d'aller manifester, qu'on accepte de soutenir cette manifestation malgré la présence de l'extrême gauche. Ça, ça montre un ras-le-bol tellement ancré dans le quotidien des Français et une colère tellement violente et tellement progressive. Honnêtement, ça m'inquiète, moi, pour la suite de la campagne.
Midi 41 sur Europe 1, on revient dans un instant.
Restez avec nous pour la dernière partie des lieux de Valevaux, émission ce samedi entièrement consacrée à cette journée de mobilisation à travers la France. Et si vous souhaitez bien sûr réagir en direct, vous avez encore une dernière chance pour cette dernière partie d'émission 01 80 20 39 21. Ça se passe aussi bien par téléphone que sur WhatsApp. A tout de suite.
Transcription automatique (Whisper + diarisation) — des erreurs d'attribution ou de transcription sont possibles. Vérifiez toujours avec la vidéo source horodatée.