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On documente, je pense, assez précisément le jeu dangereux, on va dire, qu'a joué Emmanuel Macron, notamment vis-à-vis de l'extrême droite. Emmanuel Macron est un républicain, il n'y a aucun doute là-dessus, il n'est absolument pas extrémiste, mais il a considéré, alors peut-être à juste titre, qu'à un moment il fallait parler aussi à l'extrême droite, mais... Il a été jusqu'à envoyer des clins d'œil. On se rappelle qu'après les rencontres de Saint-Denis, il avait laissé entendre que Bardella était le mieux préparé de tous les candidats potentiels qu'il avait pu recevoir. Et puis, il y a cette fameuse interview à Valeurs Actuelles, accordée en octobre 2019, de mémoire, au cours de laquelle Macron se lâche sur l'immigration dans un journal d'extrême droite. Et là, on raconte qu'en fait, à l'Élysée, ça a été un séisme. pas su à l'extérieur à l'époque, mais on raconte que même ces conseillers pleuraient, pleuraient dans leur bureau, parce qu'ils ont estimé que là... Les conseillers d'Emmanuel Macron pleuraient de l'interview que leur patron venait de donner. Exactement, et ça nous a notamment confirmé par Rima Abdulmalak, qui a été successivement conseillère d'Emmanuel Macron, puis ministre de la Culture, donc qui est bien placée pour en parler, elle en a été témoin direct, et qui dit que là, il y a un tabou qui a été violé en quelque sorte, parce que ça voulait dire qu'on cautionnait quelque part ce magazine d 'extrême droite, surtout sur un sujet aussi inflammable que... immigration. Donc on va dire que, comme souvent avec Emmanuel Macron, on l'a vu avec Poutine, on l'a vu avec Trump, on le voit avec l'extrême droite en France, il y a cette tendance à penser, parce qu'il est effectivement très intelligent, et qu'il a beaucoup de charme, et qu'il est charismatique, qu'il va pouvoir retourner les gens. Mais concernant l'extrême droite, ça lui est revenu plutôt dans la figure. C'est l'autre aspect qui met en lumière la responsabilité d'Emmanuel Macron dans la montée. des extrêmes et notamment de l'extrême droite, c'est qu'il a sciemment, on va dire, détruit les partis de gouvernement, les partis traditionnels. Il n'a pas franchement eu besoin de lui, Fabrice Lhomme, quand on regarde l'état du Parti Socialiste et des Républicains en 2016-2017. On peut aussi considérer qu'Emmanuel Macron a été le résultat de cette destruction. Ils étaient en mauvais état, mais ils n'étaient pas obligés, j'allais dire, d'en rajouter. Par ailleurs, ce que je dis là, ce n'est même pas une déduction. C'est ce que nous disent, même y compris des proches d'Emmanuel Macron. C'était le calcul. Il y a deux extrêmes. et les gens raisonnables vont se mettre dans une espèce de grand centre dont je serai le patron. Eh bien, ça n'a pas marché. Le problème, c'est que ça n'a pas marché. Et ce que nous disent, effectivement, plusieurs témoins au vol, j'allais dire, dans notre livre, c'est que la seule alternative à une sorte de centre géant, ça ne peut être que l'extrémisme. Donc, quand les gens veulent changer, là, ils veulent changer, manifestement, le risque, c'est de leur dire, le seul chemin, c'est l'extrême droite.
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