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Nous partons de l'autre côté, sur un grand continent, une question de Charlotte. Les indépendantistes québécois sont de retour au pouvoir et promettent un nouveau référendum sur la sortie du Canada. Bonne ou mauvaise nouvelle
'est plutôt une bonne nouvelle. Moi, je suis... Quand j'étais allé là, j'avais fait un stage de deuxième année. à la Canadian Broadcasting Corporation à Toronto. « Toronto », c'est « Toronto » comme on dit en français, mais les Canadiens appellent ça « Toronto ». C'est en Ontario. C'était donc un peu la capitale, si l'on peut dire, du Canada anglophone, par opposition à Montréal, qui est la capitale, si l'on peut dire, du Canada francophone. Ça, c'est la principale ville francophone d'Amérique. Et vous savez que la capitale fédérale, c'est Ottawa, qui est à mi-chemin. J'avoue que quand j'étais parti là-bas, bon, oui, je m'intéressais un petit peu au Québec, mais sans plus. Je ne connaissais pas. Et j'avoue que quand j'en suis revenu, j'étais devenu un grand amoureux, en fait, de la cause québécoise et des Québécois qui ont une histoire extraordinaire. Vous savez que c'étaient des Français qui s'étaient installés... dans la foulée de Jacques Cartier, qui avaient découvert l'embouchure du Saint-Laurent, et qui étaient installés dans ce qui est aujourd'hui la ville de Québec. Il y a toute une série de villes. Il y a la Gaspésie, qui est le sud de la rive du Saint-Laurent. C'est magnifique. C'est des paysages admirables. Et puis qui avaient créé ce qu'on appelait le Canada français. Et vous savez que... lors de la guerre de 7 ans qui a opposé la France à l'Angleterre, il y a eu une bataille le 13 septembre 1759, pour être précis, qu'on a appelée la bataille des Plaines d'Abraham. Donc c'est juste au nord de Québec. Québec, c'est au bord du Saint-Laurent. Il y a une espèce de colline assez raide, en fait. Et le plateau qui est juste au nord, ben ça, c'est là que ça s'appelle les Plaines d'Abraham. On voit d'ailleurs le lieu où a eu la bataille avec... Je crois que c'était Wolff d'un côté, l'anglais, et Montcalm de l'autre, il me semble. Je me trompe peut-être. Ils en sont entretués. Les deux chefs des armées françaises et anglais se sont entretués. Mais enfin, les Anglais... ont gagné. Et ça a été la défaite des armées françaises. Et donc ça a été le rappel des débris de l'armée française à la Cour de Versailles. On est sous Louis XV. Déjà, la situation n'est pas très bonne. On a déjà des problèmes financiers très importants. Et le Canada est vu d'un peu loin. Bon, voilà. Donc c'est la fameuse parole de... de Voltaire. Il en a eu des meilleures que celle-là. Il a dit « Lorsque le feu est au château, qu'il se soucie des écuries », je crois, ou à moins que ce soit la Pompadour qui ait dit ça. Je ne sais plus. En tout cas, Voltaire a parlé de quelques arpents de neige. Voilà. C'était considéré avec un petit peu de mépris. Résultat, on a laissé 60 000 compatriotes qui se sont retrouvés du jour au lendemain, dominés par les forces anglaises de ce qu'étaient les colonies d'Amérique, parce qu'en 1759... Il y avait ce qu'on appelait le Haut-Canada, etc. Mais tout ça s'était englobé avec les États qui s'étaient créés dans les colonies américaines, donc le New Hampshire, le Maryland, la Virginie, etc., c'est-à-dire qui avaient été donnés par les colons qui étaient arrivés. Virginie au nom de la Vierge Marie, Maryland au nom de la Reine Marie, etc. La Pennsylvanie au nom de M. Pen, qui était à la tête d'une secte qui était les Quakers, parce qu'ils priaient en tremblant. Donc on les appelait les Quakers. William Pen, et donc qui s'était attribué une forêt. Donc on appelait ça la Pennsylvanie. Sylvania, c'est du latin. Bref, tout ça, c'est l'histoire de l'Amérique du Nord. On a laissé 60 000 compatriotes là-dedans. Voilà. Et il y a eu un phénomène qui s'est produit, comme il s'est produit en Pologne sous le communisme. C'est que le fer de lance de la résistance nationale a été l'Église catholique. Voilà. En Pologne, après la Seconde Guerre mondiale, lorsque le communisme s'est installé, l'arme de la résistance aux communistes a été incarnée par l'Église catholique, puisque les Polonais étaient – ils le sont un petit peu moins, mais ils le restent quand même – un peuple très catholique. C'était pareil au Canada. Les Canadiens français étaient extrêmement catholiques. Et c'est l'Église catholique qui a eu... Il y a eu une véritable politique assez incroyable, avec des... Il y avait des prêches dans les églises, il y avait de la littérature... Moi, j'ai regardé ça beaucoup de près, qui demandaient à chaque couple de Québécois de faire le maximum d'enfants. Et donc ça a duré de 1760 jusqu'en 1960, pendant deux siècles exactement, jusqu'à la Révolution tranquille de 1960, pendant deux siècles. les femmes québécoises ont fait le maximum d'enfants. J'ai connu quelqu'un qui est plus âgé que moi, mais qui était le dernier d'une fratrie de 24 enfants. La même mère avait eu 24 enfants tout au long... Depuis qu'elle était jeune fille jusqu'à ce qu'elle est à sa ménopause, elle avait eu un enfant par an. Et donc on a eu un phénomène qui est presque inouï dans l'histoire de l'humanité. Ce peuple de 60 000... canadiens français, deux siècles après, sont devenus 6 millions. Ils se sont multipliés par 100 en deux siècles, c'est-à-dire en à peu près 6 à 7 générations. C'est un taux de reproduction incroyable. Puis depuis lors, la modernité est arrivée. Et puis ça va. Alors... On est un peu loin du but, vous allez me dire. Mais pas tout à fait. Parce que ça veut dire que, normalement, s'il n'y avait pas eu l'Église catholique, les Canadiens français, il leur serait arrivé la même chose qu'en Gaspésie ou en Louisiane. Ils se seraient fondus dans la masse. Ce serait devenu folklorique. Ils auraient disparu. Mais c'est pas le cas au Québec, où il y a une véritable arme québécoise qui s'est développée, avec une littérature, avec une chanson que vous connaissez, etc., et une résistance. Tout ça a mené jusqu'en 1967. C'est ça ? Oui, c'est ça, 1967. Lorsque de Gaulle, qui était à l'Élysée et qui avait pris en grippe le monde anglo-saxon, parce qu'il le lui rendait bien, c'est plus exactement l'inverse qui s'était produit. De Gaulle n'avait jamais oublié à quel point aller voir le film sur la bataille de Gaulle, quand on voit comment... Roosevelt a essayé de tout faire pour maintenir au pouvoir les pétainistes, de tout faire pour torpiller De Gaulle, de tout faire pour détruire la France, de tout faire pour découper notre unité nationale, nous imposer un régime d'occupation, nous imposer une fausse monnaie, etc., etc. Donc De Gaulle en avait eu gros gros gros sur la patate avec les Américains, d'où cette volonté de développer une politique de souveraineté et d'indépendance nationale. Et pendant qu'il était à l'Élysée... Il s'est dit... Il avait lu des ouvrages un peu mythologiques sur notamment le chemin du roi, où les Québécois espéraient qu'un jour viendrait le roi de France, qui les rétablirait dans leur souveraineté, leur indépendance. Et donc c'est cette route qui va de Québec jusqu'à Montréal que l'on appelle le chemin du roi. Et évidemment, De Gaulle, qui avait une assez haute... idée de lui-même, et que le canard enchaîné, comment dirais-je, représentait sous les traits de Louis XIV systématiquement... D'ailleurs, de Gaulle avait fait restaurer et remeubler le château de Versailles. De Gaulle, donc, avait décidé d'aller au Québec. C'est ce qu'il a fait en 1967. Je vous renvoie à toutes les visions que vous verrez sur l'Institut national de l'audiovisuel, sur le site. Il a fait un voyage plus que triomphal, absolument inimaginable, jusqu'au point d'orgue qui a été son discours célébrissime du 24 juillet... Je crois que c'est bien la date du 24 juillet 1967. où il a fait devant une foule très massive, devant l'hôtel de ville de Montréal, depuis le balcon... Il a eu des mots inimaginables quand on va dans un pays étranger, puisqu'il a dit que tout ce qu'il avait vu en reprenant le chemin du roi, etc., il avait ressenti... C'était une atmosphère comparable à celle de la libération. Vous voyez, la libération contre l'Allemagne nazie, quoi. Donc évidemment, le pouvoir fédéral à Ottawa a quand même sacrément eu lieu en travers de la gorge. Le gouvernement provincial du Québec était quand même un peu embarrassé, parce que De Gaulle, c'était un monument vivant. Enfin c'était le dernier grand de la Seconde Guerre mondiale. Donc il avait une autorité, un prestige universel. Et donc il dit « J'ai eu le sentiment que c'était comme à la libération ». Alors une foule enflammée. Et c'est là qu'il est allé. Et puis il a dit « C'est ici qu'il faut que je le dise ». Et il dit donc à la fin « Vive le Québec, vive le Québec libre ». Voilà. « Vive le Québec libre », c'était le slogan des indépendantistes qui étaient peu nombreux, en fait. Peu nombreux. enfin un peu nombreux en tant que parti politique structuré. Mais dans l'opinion publique, il y avait quand même un très fort soutien déjà à cette cause. Et ça a fait aller voir... C'est un monument de l'histoire du XXe siècle, parce que ça a fait quelque chose... Moi, je me rappelle... J'avais 9 ans, mais je me le rappelle très très bien. Ça a eu un impact planétaire, en fait. Les États-Unis, le Canada, le Royaume-Uni étaient absolument furieux. Évidemment, nos partenaires européens étaient assez scandalisés, etc. Mais en France même... De Gaulle avait été très vivement critiqué par presque toute la scène politique française, sauf les gaullistes. Mais Perfit le rappelle très bien. Lorsque De Gaulle a dit ça... Bon, le Premier ministre canadien a dit « Bon, c'est terminé. La suite du voyage, vous pouvez rentrer à Paris ». Non, il n'a pas dit ça. Il a demandé des excuses publiques ou je sais pas quoi. Et De Gaulle a dit... Non, pas d'excuses. De Gaulle ne s'excuse pas. J'ai dit ce que j'avais à dire. Et De Gaulle est reparti direction Paris sans aller... dans la capitale fédérale, Ottawa. Enfin ça a été une brouille diplomatique absolument majeure. Et en France, ben vous avez en France toujours parmi les cercles dirigeants des gens qui sont toujours prêts à se mettre à genoux devant l'étranger. C'était François Mauriac. qui était un écrivain qui était gaulliste, qui écrivait dans « Le Figaro ». Il écrivait ce qu'on appelait « Le bloc-not » de François Mauriac, et qui écrit cette parole. C'est que la France a nourri à toutes les époques, dit-il, une classe politique, une classe de dirigeants qui n'ont jamais pu imaginer que la France pût vivre autrement que subordonnée à l'étranger. Voilà. Donc contrairement à ce que l'on peut imaginer, De Gaulle avait en France une très forte opposition à cette affaire. Les suites de tout ça, c'est quoi ? C'est que la parole de De Gaulle a eu un impact cosmique, en fait. C'est-à-dire que ça a tétanisé le peuple québécois. Et d'un seul coup, s'est créé un parti qui s'appelle le Parti québécois, le PQ, avec des grandes figures qui se sont développées à ce moment-là. Et on a eu l'impression d'un pays qui allait devenir indépendant. En tout cas, les Québécois qui parlent un français... directement issu du XVIIe siècle, avec un accent qui est parfois celui qu'on trouve dans les départements de l'Ouest de la France. Les Québécois... Vous savez qu'il n'y a jamais d'anglicisme. Ils ne parlent pas de week-end, mais de fin de semaine, par exemple. Les Québécois ont inventé un mot qui s'appelle le souverainisme. Voilà. Ça vient du Québec pour revendiquer la souveraineté face justement à un État fédéral. Je vais pas vous raconter toute l'histoire. D'ailleurs, je la connais pas par cœur. Enfin c'est quand même une histoire que je connais bien, parce qu'il y avait eu un référendum qui avait eu lieu... Je ne sais plus quand. Il faudrait retrouver la date. Et j'avais été invité... Je vais être aux Affaires étrangères. Donc ça va être dans les années 1996, par là. J'avais été invité à la représentation du Québec à Paris, qui est une quasi-ambassade, qui est rue Pergolaise, je crois, avec le drapeau du Québec. Enfin on se croirait dans une ambassade. Et il y avait eu un petit déjeuner le lendemain d'un référendum. Il y avait Philippe Séguin qui était là, parce qu'il y avait toute une tradition française, notamment à droite de l'échiquier, notamment chez les gaullistes. Et quelqu'un comme Philippe Séguin était un vrai, vrai gaulliste qui était là. Et on avait tous été un peu tristes, parce que le référendum... avait été... Le oui à l'indépendance avait été battu. Voilà. Donc il y a eu, je crois, de mémoire deux référendums. Et donc le nouveau parti québécois, avec à la tête un avocat de 49 ans qui a... Parce que bon, ils ont eu l'épreuve du pouvoir, ils ont perdu en notoriété. Il y a eu aussi de l'immigration au Québec. Il y a eu aussi le fait que le soutien de la France du temps de De Gaulle s'est émoussé. On a affaire maintenant à une classe politique... Il y en a beaucoup qui se fichent éperdument du Québec. De toute façon, ils se fichent de tout ce qui est français, de tous les intérêts de la France. Rappelez-vous que lorsqu'il y avait eu un sommet de la francophonie... Ben je crois que c'était à Québec, d'ailleurs. Sarkozy était parti au bout d'une journée. Il avait mieux à faire. C'était d'aller s'entretenir avec le président Bush, là, du côté de Martha's Vineyard, vous savez, dans cette station balnéaire pour les milliardaires de New York. Enfin bon, bref. Donc le soutien à la cause québécoise, c'est quand même un peu beaucoup tari, en fait, en France. Il y a une espèce de mélange avec la francophonie, tout ça. On a des gens qui nous expliquent que c'est de la nostalgie, et ci, et ci, et ça. Or, depuis quelques années, le Parti québécois a été repris en main par quelqu'un qui s'appelle Saint-Paul Plamondo, Pierre Saint-Paul... Paul Saint-Pierre Plamonton. Paul Saint-Pierre Plamonton, je crois, c'est ça, qui se fait surnommer PSPP, je crois. Je ne connais pas. Je l'ai vu simplement comme ça. Il a 49 ans. Il a redynamisé son truc. Et effectivement, lors des élections provinciales qui viennent d'avoir lieu, il est arrivé en tête. Et dans son programme, il y a le projet d'un référendum de nouveau pour l'indépendance du Québec, avec un État indépendant, voilà, francophone en Amérique du Nord, etc. C'est peu dire que c'est mal vu par les États-Unis de Trump. Il y a eu... Dans la politique gaullienne, le coup d'éclat qu'a fait De Gaulle, il y a quand même eu quelque chose de très important, c'est que le Canada... d'avant De Gaulle n'est pas le même qu'après De Gaulle. C'est-à-dire que les dirigeants, les élites du monde des affaires, qui étaient toutes anglophones, s'est rendu compte qu'il y avait une menace sur l'unité du pays. Et donc ils ont adopté une politique du bilinguisme total, qui d'ailleurs est condamnée par une certaine... Il y a au Canada, notamment dans les provinces de l'Ouest, comme la Saskatchewan, par exemple, ou bien la Colombie-Britannique... Il y a des forces qui seraient favorables à ce que le Québec prenne son indépendance. Ils considèrent qu'ils en ont rien à faire des gens qui parlent le français. Ils en ont marre du bilinguisme. Parce que c'est vrai que sur toute l'étendue du Canada, de l'océan Atlantique jusqu'au Pacifique, jusqu'à la Colombie-Britannique, jusqu'à Vancouver, tout est en français et en anglais, partout, partout, partout, partout. C'est vraiment un bilinguisme strict absolument partout. Et d'une certaine façon, ça a été une bonne chose pour la francophonie sur l'ensemble du Canada. Et donc tous les élèves anglophones canadiens apprennent comme première langue le français. Voilà. C'est vraiment quelque chose qui a beaucoup servi. Alors maintenant... Qu'est-ce que va faire Paul Saint-Pierre Plamandon ? Il va avoir un peu des difficultés, parce qu'il a obtenu le plus gros des voix. Mais c'est pas une victoire écrasante. Je crois qu'il fait quelque chose comme 28% des suffrages. Donc dire qu'il y a 72% des Québécois qui n'ont pas voté pour son parti. Donc il arrive en tête. Il va former de nouveaux gouvernements. Il va sans doute prévoir un référendum. Mais ça n'est pas sûr et certain que le référendum va être gagné. S'il avait fait 70% des voix, oui. Mais là, avec 28%, c'est pas sûr. Bon. Je ne connais pas tous les arcanes de la vie politique québécoise. J'ai pris l'engagement. J'ai fait un tweet pour célébrer, parce que c'est quand même une victoire de nos cousins québécois, qui méritent vraiment quand même qu'on les soutienne. J'en profite pour faire un petit coucou à Manon, qui est québécoise et qui nous avait aidés. en voici 10 ans à chercher des parrainages dans un département français, justement comme soutien entre cousins. Donc moi, j'espère de tout cœur qu'ils auront leur referendum et que le oui l'emportera. Voilà. Je crois qu'ils ont une approche un petit peu plus peut-être réaliste, avec une espèce d'indépendance, mais d'indépendance-association. Ils ont déjà une large autonomie, mais donc quelque chose qui ne couperait pas totalement les ponts avec le reste du Canada. Donc voilà un petit peu ce que l'on peut dire. Moi, j'ai fait un tweet pour m'en féliciter. J'ai dit que si référendum il y a, je promets – sauf si je suis dans l'incapacité de le faire – de me rendre à ce moment-là au Québec et d'essayer d'apporter le soutien des cousins français à cette noble et juste cause qui date de 1759, en réalité, qui s'agit de rétablir une injustice faite à l'époque. On va continuer... J'ai été très long. On va continuer un peu plus long pour faire plus de questions. Si vous en avez encore eu une... — Alors il
y en a au moins une, peut-être la dernière.
— Non, peut-être... Enfin je sais pas... J'en ai fait combien de questions, là ? J'en ai pas fait beaucoup, parce que j'ai des très longs sur... — Ah oui. Donc il faut... Mettez-en encore une ou deux.
Je vais essayer
de répondre plus vite.
Les questions étaient intéressantes et vos réponses étaient essentielles.
Ah, merci.
— Voilà.
— Non, parce qu'il y a pas... Je vois des gens, parfois, qui me critiquent en disant « C'est beaucoup trop long ». Mais si jamais personne ne va au fond des choses, il ne se passera jamais rien. Si les gens croient que le programme de Le Pen ou le programme de CNAFO, c'est fantastique, heureusement qu'on les a pour avoir ça... Non, c'est... À 80 %, ça ne vaut rien. C'est de la bouillie pour les chats. C'est pas du tout professionnel. Et ça veut dire que c'est de la manipulation de l'opinion publique. J'ai pas dit 100 %, j'ai dit 80 %.
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