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Bonjour Bali Bagayoko. Bonjour. Merci d'être avec nous dans le 740 France Info. Beaucoup de questions à vous poser ce matin dans le cadre de cette journée de mobilisation du 17 octobre qu'on va suivre bien évidemment toute la journée sur France Info Canal 16. D'abord cette information, en tout cas des informations qui circulent autour d'une faculté, d'une fac qui serait en feu, en proie aux flammes du côté de Rouen. On attend que les infos, bien sûr, se confirment, mais si c'est le cas, est-ce que vous condamnez, bien évidemment, ces violences
? J'ai systématiquement condamné toutes les formes de dégradation de biens publics, en plus forte raison lorsqu'il s'agit de dégradation de biens publics destinés à l'enseignement. Et donc, comme j'ai cru comprendre qu'il s'agissait d'une information qui vient de tomber, dont on ne connaît pas exactement les raisons, quelles qu'on soit d'ailleurs les raisons, mais quelles sont les motivations, en fin de compte, qui ont amené cela, voir si c'est un incident. électriques, voire si c'est un incident y compris volontaire, je préférais réserver mon propos. Mais ce qui est très clair, c'est quel qu'en soit Alpha, si c'est une initiative de personnes, je condamne très clairement.
On parle donc de cette journée du 17 octobre, une journée de mobilisation, pas moins de 500 actions, plus de 90 manifestations prévues à travers tout le pays. Ce sont les chiffres donnés par le ministère de l'Intérieur en prévision de cette journée. Une journée qui s'annonce donc très suivie avec un objectif principal, faire... converger les mécontentements, mécontentement des lycéens, des étudiants, des agriculteurs, des syndicats, des gilets jaunes, faire converger les colères. Est-ce que votre objectif, à vous aussi, c'est la convergence des luttes, Bali Bagayoko ?
C'est à la fois la convergence des luttes, c'est la convergence des indignés, c'est la convergence des générations. Et j'ai même envie de dire à terme que ce sera une convergence... des ingénieurs d'Europe, mais aussi du monde, puisque la mobilisation telle qu'aujourd'hui elle prend forme, elle dépasse clairement la frontière même de la France en tant que telle, puisqu'elle est aujourd'hui soutenue, y compris à l'échelle européenne, voire à l'échelle internationale. Et donc, que ce soit les lycéens, que ce soit les étudiants, que ce soit tous celles et ceux qui aujourd'hui sont les opprimés en réalité de la République, ils se disent désormais qu'ils se donnent rendez-vous aujourd'hui le 17, mais à mon avis le 17 octobre aujourd'hui, il risque d'être une mobilisation extrêmement importante. mais qui en réalité est un point de départ d'une autre dynamique qui risque davantage d'être beaucoup plus forte encore.
Vous dites, c'est sans doute un point de départ. Quel est l'objectif finalement derrière ? Quel est le débouché d'une éventuelle convergence des luttes que vous appelez de vos voeux ce matin ? C'est quoi ? C'est de faire tomber Emmanuel Macron, de faire tomber le gouvernement ? À six mois de la présidentielle, c'est quoi l
'intérêt ? Clairement, c'est-à-dire que, bon, probablement, ce n'est pas Ali Bagayoko qui a mis à l'agenda, en fin de compte, je veux dire, cette mobilisation. C'est la somme successive des renoncements de l'État, de manière générale, depuis dix ans. de Macronie, je pense que c'est aussi cela que ça vient dire. Oui, et puis ça fait plusieurs mois que cette mobilisation est annoncée. Très clairement. Et donc la mobilisation du 17 octobre, effectivement, est annoncée depuis maintenant plusieurs mois, avant même la mobilisation lycéenne. Et donc c'est par conséquent le fait que la somme de silence de l'État, en particulier du Premier ministre de la République et de son gouvernement, en particulier aux revendications qui ont été portées depuis maintenant de nombreuses années, c'est ce qui amène aujourd'hui à cette convergence. des luttes le 17 octobre.
Mais c'est quoi l'objectif derrière ? C'est ça ma question ? C'est quoi ? C'est qu'Emmanuel Macron s'en a il y a six mois d'une présidentielle ? De faire une
présidentielle anticipée ? Ce qui est très clair, c'est que cette mobilisation, premièrement, je veux dire que c'est une mobilisation citoyenne, syndicale, lycéenne, étudiante. Donc c'est à eux de le qualifier. Mais ce que j'observe d'abord, c'est que les gens veulent, par leur mobilisation, dire qu'ils en ont marre d'être les oubliés de la République et qu'ils souhaitent qu'il y ait une autre répartition des richesses. Donc ça, c'est la première chose, y compris la prise en considération de la situation sociale et économique dans laquelle... Le pays est et qui plonge en fait une grande masse de la population et qui préserve une majorité qui sont les multimilliardaires de ce pays. Donc ça c'est la réalité concrète. Deuxième chose, pour ce qui est des élections présidentielles, je l'espère que ça sera traduit dans les urnes en 2027 et donc en avril. Et donc ça sera la conséquence de tout ce qui aura été fait en amont. Et donc je pense que ce processus s'engage bien sûr dans le cadre de la volonté de cette population de changer en fin de compte les choses. Et ça passe bien sûr par les mobilisations actuelles, ça passe demain aussi par bien sûr le fait de faire en sorte que nous ayons un nouveau président de la République. qui ne soit pas un Emmanuel Macron et qui ne soit pas non plus un gouvernement macroniste.
Alors Balik Bagayoko, vous allez manifester tout à l'heure à 14h dans le cortège parisien au départ de la place de la République. La préfecture de police de Paris a finalement autorisé ce parcours au départ de la place de la République, mais interdit des rassemblements dans plusieurs secteurs de la capitale sous peine d'une demande de 135 euros. L'avenue des Champs-Elysées par exemple, où les places de la Concorde, la Bourse ou les abords du palais de l'Elysée seront interdits aux manifestants. Est-ce que vous comprenez ce choix ?
En tout cas, je comprends le choix sur un plan de vue sécuritaire, puisqu'on est plus ou moins aujourd'hui habitués à ces choix qui sont faits depuis maintenant de plusieurs années, donc plusieurs mois maintenant, puisque c'est des dispositions qui existent. Maintenant, est-ce que c'est la réponse aux revendications ? Non. Donc on voit bien qu'on est essentiellement sur une réponse sécuritaire. Ce que dénonce l'ensemble des mobilisations lycéennes et étudiantes est désormais du 17 octobre aujourd'hui, donc avec la convergence des résistances. Réponse sécurité,
vous savez très bien qu'il y a un risque justement pour la sécurité, un risque de violences urbaines. D'ailleurs, les services de renseignement intérieur craignent de très nombreux débordements, ce sont leurs termes, c'est ce qu'ils disent, des violences urbaines. Est-ce que vous appelez ce matin sur France Info Bali Bagayoko au calme
? Moi, je ne lui laisse cesse d'ailleurs d'appeler au calme à la désescalade. Et j'entends d'ailleurs les propos du président de la République hier lorsqu'il s'est exprimé pour indiquer qu'il appelle au calme. Et tout de suite, il a indiqué bien sûr qu'il apportait son total soutien aux forces de l'ordre. Et donc, c'est aussi une invitation. Et donc, c'est la raison pour laquelle je suis d'accord avec vous. Je suis aussi inquiet. Je suis inquiet parce que la somme en fin de compte des actes posés par le gouvernement et par le président de la République depuis, ça a nécessité uniquement de réponse sécuritaire. Il n'y a eu aucune réponse aux renications d'abord des lycéens. qui reste encore d'actualité, c'est-à-dire des moyens pour l'enseignement, la capacité bien sûr de faire en sorte de garantir à tous les enfants de France le droit de faire une scolarité universitaire au-dessus, ce qui n'est pas le cas. 3000 aujourd'hui bacheliers n'ont pas aujourd'hui d'affectation. Vous avez une situation scandaleuse dans les lycées, et donc c'est tout ça dont il se parle, y compris la question des actes scolaires qui sont aujourd'hui posées. Vous avez appelé au calme ce matin ? Moi j'ai toujours clairement appelé au calme, mais c'est la raison pour laquelle je m'étais interposé. lorsque les violences se font montre, y compris dans les manifestations. Mais en revanche, je dis qu'après le calme, il est important surtout de très rapidement mettre à l'agenda des propositions concrètes. Parce que le calme n'apportera pas des réponses politiques.
Balibagayoko, vous en doutez, je vous pose cette question. Est-ce que vous appelez au pas ou pas au calme ce matin ? Parce que vous avez eu cette phrase qui a fait polémique, bien évidemment, qui a fait beaucoup réagir la classe politique, notamment vos opposants politiques. Je vous cite, la violence à un moment donné peut être légitime. Est-ce que vous maintenez ces propos ? Est-ce que vous les regrettez ? Est-ce que vous auriez pu les dire autrement
? Non, ces propos, en fait, déjà, ils sont incomplètes puisque la violence peut être légitime, mais elle doit être évitée. C'est ça la phrase complète. Non, je maintiens parce que les violences, l'histoire des mobilisations, on a l'impression que la France découvre les mobilisations lycéennes, y compris les mobilisations tout court, ce sont malheureusement aussi souvent empreintes de formes de violences. Mais la première violence dont il s'agit, c'est la violence institutionnelle. Parce que c'est la violence institutionnelle, le mépris, le déclassement d'un certain nombre de populations qui amènent l'indignation et qui amènent les gens à se mettre. Vous comprenez que cette phrase est plus choquée ou pas ? Non, je comprends que ces phrases aient plus choquées mes opposants, ce qui est tout à fait normal. y compris celles et ceux qui sont tenant du pouvoir actuellement. Je comprends parfaitement. Mais
est-ce que ce n'est pas une forme de soutien à certains casseurs, des casseurs qui entendraient ça en disant « bon, il y a un élu de la République qui dit que, vous avez en effet donné la phrase dans son intégralité, mais que cette violence peut être légitime, mais elle doit être évité.
» Mais le problème, c'est que vous supposez d'office, quand on dit cette phrase, que la violence est forcément une violence physique. c'est quoi comme type de violence ? Justement, on va commencer par ça. Définissez-la. Pour moi, elle est claire. C'est-à-dire que quand on parle de violence, c'est l'indignation que l'on peut exprimer. Quand on s'indigne, quand on l'exprime, y compris parfois dans des propos et qu'on peut être virulente, ce n'est pas forcément une violence physique. Ce n'est pas forcément en découdre avec la police. Ça n'a jamais été ça. La preuve, puisque régulièrement, pour celles et ceux qui ont pu m'observer au moment où je suis présent dans les mobilisations, je me suis régulièrement interposé aussi bien que les forces de l'ordre, mais attention. Aussi bien du côté des jeunes quand je leur demande de reculer lorsqu'ils se mettent aussi en danger.
Bali Bagayoko, le gouvernement semble en tout cas vouloir mettre le paquet sur l'aspect sécuritaire, vous l'avez dit, pour encadrer en tout cas cette journée du 17 octobre. Il y a cette réunion interministérielle de crise qui est prévue à Beauvau. Il y a le garde des Sceaux, Gérald Damanin, qui a demandé au parquet d'anticiper, je cite, une réponse judiciaire ferme et des contrôles préventifs. Et puis vous avez le ministre de l'Intérieur, Laurent Nunez, qui semble vouloir resserrer clairement la vis sur la... sa doctrine du maintien de l'ordre, puisqu'il autorise à nouveau l'usage des grenades assourdissantes pour cette journée du 17 octobre. Est-ce que c'est quelque chose que vous dénoncez
? Le président de la République, le ministre de l'Intérieur et de la Justice, désormais, vient de donner des gages, en réalité, je veux dire, aux policiers et principalement aux syndicats d'Alliance. C'est ça dont il s'agit en réalité. Et donc, par conséquent, ils invitent à accentuer les phénomènes d'intervention qui risquent, par conséquent, de blesser davantage de lycéens, voire même... d'arriver à la mort d'un délicien. D'arriver à la mort d'un délicien ? Bien sûr, je le crains. Je le crains parce que l'histoire de France, malheureusement, eu, en fin de compte, à connaître cela. C'est ça, c'est le fruit de ça. Donc il faut qu'on fasse très attention. S'il ne veut pas se condamner à récupérer à la fois des situations anciennes et revivre à nouveau, il faut en prendre compte. Et c'est la raison pour laquelle la seule manière de sortir par le haut, c'est clairement de rentrer dans une phase de discussion, de propositions. Et la séquence budgétaire dans laquelle nous sommes aurait pu permettre et pourrait permettre à ce que l'État tout de suite entend à la fois les colères et pose des actes. Malheureusement, ça n'en prend pas le chemin.
Bali Bagayoko, il y a quand même eu 937 membres des forces de l'ordre qui ont été blessés depuis le début du mouvement lycéen. J'imagine que vous dénoncez le fait que le syndicat policier Alliance, vous les avez cités à l'instant, porte plainte contre l'État pour, je cite, mise en danger de la vie d'autrui.
Mais que le syndicat Alliance, déjà, bon, il porte plainte contre l'État sans clairement comprendre que l'État... n'est pas moralement en fait attaquable. Donc peut-être que derrière ça portent plein de contre-ministres de l'intérieur ou contre-occupants qu'il faut nommer les personnes en tant que telles. La deuxième chose, c'est que c'est une manière de mettre la pression. Moi, je ne suis pas pour que les policiers soient à la fois blessés. Ce n'est pas mon sujet en réalité. La seule différence, c'est qu'on a d'un côté des gens qui sont des professionnels du maintien de l'ordre, dont, en fin de compte, c'est leur métier. Et puis de l'autre côté, vous avez des enfants et des jeunes. Et y compris dans ce lot, la grande majorité viennent pour... revendiquer en fait leurs droits. Donc vous dites qu'on
n'utilise pas de grenades assourdissantes sur des enfants, c'est ça que vous dites ? Nous
l'avons condamné, et d'ailleurs nous invitons encore, et nous regrettons d'ailleurs le retour de ces grenades de désagrément. Parce qu'il y avait un geste qui avait été fait, y compris par le ministre de l'Intérieur, ce qui, de mon sens, allait dans la logique de désescalade. Donc on revient dans la logique sécuritaire, et on redonne quasiment l'ensemble des moyens d'intervention, avec les risques conséquents qui peuvent se faire. Et je le dis encore, attention, monsieur le président Rappuy, attention aux ministres de l'Intérieur. Vos décisions, le mode d'intervention que vous prévoyez risque de faire en sorte qu'il y ait des enfants de France qui meurent.
Bali Bagayoko, qu'est-ce que vous avez envie de dire aux jeunes qui nous regardent ce matin, qui vont se mobiliser sans doute durant cette journée, aux jeunes lycéens, aux jeunes étudiants ? Vous leur dites quoi ? Continuez la lutte, le gouvernement finira par céder ? Mais hier j'étais
par exemple avec des jeunes de Saint-Denis sur le secteur Confluence qui préparaient leur vendredi des compagnies. La grande majorité de ces jeunes vont aller à la fois pour apporter en fin de compte des revendications et surtout participer à un élan et de solidarité d'indignation collective de manière pacifique. Et donc je leur dis... Vous avez le droit de manifester. Allez-y, nous, adultes, élus, syndicalistes, enseignants, nous serons à vos côtés parce que votre combat est juste et légitime. Et je le dis aussi, y compris à nos amis et habitants notamment des Domtom. Nous leur faisons aussi totalement confiance, ils sont des nôtres, et je parle aussi, y compris, je veux dire, de la jeunesse européenne et internationale. Emparez-vous de cette dynamique, parce que cette dynamique, c'est aussi la vôtre, parce que nous savons aussi que l'indignation que nous vivons, nous, ici, en France, c'est une indignation qui est partagée en Europe et qui est partagée en international, pour beaucoup, d'ailleurs, de ces lycéens étudiants.
Balibagayoko, un mot sur votre ville, Saint-Denis. Le lycée, Paul-Éluard, qui a été dégradé. Alors, il y a eu cette polémique, bien sûr, avec les enseignants, bien évidemment. Mais moi, je voulais vous parler de cette grille qui a été arrachée. Valérie Pécresse, la présidente de la région Île-de-France, vous demande de payer la facture. Ça serait jusqu'à 100 000 euros. Vous allez le faire.
Qu'est-ce que vous le répondez ? D'abord, il faut qu'elle m'explique comment des grilles coûtent 100 000 euros. Et puis après, je dirais juste que soyons un peu sérieux. Moi, je n'ai pas de temps à perdre en fin de compte avec ces formes de gesticulation qui consistaient essentiellement à de temps en temps prendre un peu la lumière et qui n'apportent pas de réponse concrète. En revanche, je le dis, l'intervention policière qui a eu lieu au sein du lycée Paul-Éluard, qui a consisté à aller exculpter un lycéen qui a été retenu en partie par le proviseur, n'est pas acceptable. Et des enseignants qui se sont mobilisés. Avec des enseignants qui se sont mobilisés, il y a une prise de risque inconsidérable qui a été faite là et qui est quasiment indigne à la fois de l'intervention policière, mais qui est indigne aussi de la manière dont... Le proviseur a eu à gérer cet événement. On pouvait trouver une autre manière de gérer et je tenais particulièrement à apporter mon soutien à l'ensemble des enseignants, y compris de ceux qui ont été présents, qui ont essayé le plus possible de pacifier la situation.
Bali Bagayoko, ça va peut-être vous faire sourire, mais je voudrais... Vous me demandez quelles sont vos relations désormais avec Jean-Luc Mélenchon. On va regarder, c'est une de journaux à l'international, de journaux étrangers. Vous êtes un peu devenu la coqueluche de la contestation lycéenne à l'étranger. Le Wall Street Journal, par exemple, ou El País en Espagne, consacre de nombreux articles sur vous-même. Ça ne fait pas un peu d'ombre à Jean-Luc Mélenchon, ça ? Non,
Jean-Luc Mélenchon a suffisamment de lumière sur lui. marche, entre guillemets, dans ses pas. Et donc, c'est d'abord une équipe. C'est d'abord une équipe. Et donc, tous celles et ceux qui font partie de cette grande dynamique que nous déployons partout, doivent aussi prendre leur part d'effort. Je prends ma part d'effort. Jean-Luc prend la sienne. Manuel Bompard aussi. Et puis, j'ai envie de dire, tous celles et ceux qui font partie de la grande dynamique qui va nécessairement faire en sorte qu'en avril 2027, c'est un nouveau président de la République qui sera Jean-Luc Mélenchon et un nouveau gouvernement. Ça passera juste, mais ça passera.
Merci beaucoup,
Balibé.
Merci d'avoir été avec nous dans le 740 France Info ce matin.
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