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Je crois que les plus grands casseurs sont au gouvernement. Il en fait partie. Il est en train de tout casser. Il est en train de casser l'éducation, il est en train de casser les hôpitaux, il est en train de casser les retraites, il est en train de casser le pouvoir d'achat des salariés, tant et si bien qu'il y a effectivement de plus en plus de travailleurs qui ont du mal à se loger. Pardon Nathalie, ça justifie d'incenduer un lycée, de tirer des mortiers, de blesser des policiers, des gendarmes ? Ça justifie de se battre, ça justifie de se mettre en colère, ça justifie de se lever et de dire ça suffit. Il faut que les femmes et les hommes qui font tourner cette société... puissent vivre dignement. Et ça suffit de voir finalement tous leurs efforts et toutes les richesses qu'ils créent partir à un pôle de la société. Servir pour quoi ? Pour aller faire les guerres, être mis au service de gens qui sont irresponsables. Cette classe capitaliste qui dirige et qui effectivement profite de tout ce travail-là. Et là, on fait quoi ? Le réchauffement climatique, crise sur crise. Donc à un moment donné, il faut se lever, il faut dire stop. Donc moi, je pense que la révolte, elle est... légitime. Et vous pourrez dire et répéter qu'il y a la violence. Mais ce n'est rien par rapport à la catastrophe qui existe aujourd'hui dans la société. C'est rien par rapport aux souffrances de millions. Sauf s'il y a des blessés et des morts. Je vous assure. Le drame, vous ne direz pas la même chose. Le drame, vous savez, c'est tous les jours. À l'heure où nous nous parlons, je pense qu'il y a des... dizaines de milliers de femmes et d'hommes qui sont en train de chercher un endroit pour dormir, un endroit sous les ponts, un endroit dans des parcs, etc. Ce sont des femmes et des hommes. C'est une violence inouïe de se retrouver avec rien sur son compte en banque pour remplir son frigo, pour nourrir ses enfants. C'est cette situation-là, vous voyez. Et on est en train de dire, en plus, aux retraités, on va encore vous reprendre de l'argent, il faudra vous serrer la ceinture. Voilà, c'est des humiliations et finalement une insulte au monde du travail en permanence. Et ça, il faut mesurer la violence que c'est. Il faut mesurer la violence que c'est. Donc moi, je pense que la révolte, elle est nécessaire. Et on peut inverser le rapport de force parce que je crois qu'il y a de quoi augmenter les salaires, indexer les salaires. Moi, je milite pour monter le SMIC à 2200 euros net. Je milite aussi pour que le travail soit réparti sur tous sans diminution de salaire et qu'on en finisse avec ce chômage de masse.
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