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Il est 21h49, on est en direct sur CNews et sur Europe 1. Éric Zemmour nous a rejoint. Bonsoir, vous êtes le président de Reconquête. Bonsoir. Vous venez de vivre avec nous ces scènes de chaos qui se déroulent encore dans la capitale, à Paris. Il y a eu les mêmes quelques instants auparavant à Marseille ou à Lyon. Le gouvernement semble impuissant, Éric Zemmour, à ramener l'ordre. Qu'est-ce que vous réclamez ce soir ? On a entendu Emmanuel Macron nous promettre la transparence sur la stratégie de maintien de l'ordre. Est-ce que c'est une question de maintien de l'ordre, d'abord et avant tout ? Ou est-ce que c'est autre chose ? Et qu'est-ce que vous demandez-vous ?
Écoutez, moi d'abord j'ai écouté le président de la République qui a parlé pour ne rien dire pendant 10 minutes, donc je ne vois pas trop l'intérêt de son intervention. Deuxièmement, oui évidemment dans un premier temps c'est une question de maintien de l'ordre, mais c'est évidemment beaucoup plus que cela. Question de maintien de l'ordre, d'abord, j'imagine que tous vos invités l'ont dit, des moyens, etc. Ce que je voudrais dire, c'est d'abord une philosophie du maintien de l'ordre. Je vous dis en deux mots. Depuis 40 ans, depuis la fameuse affaire de Malik Ousekine et la mort de ce jeune homme dans une manifestation, les gouvernements de droite comme de gauche, du centre, etc. sont tétanisés. Et ils donnent des instructions aux policiers de ne pas aller au contact. Nous devons en finir avec ce syndrome de Malik Ousekine. Donc il faut aller au contact, Eric Zemmour ? Absolument, il faut aller au contact. Avec des lycéens mineurs. Ce ne sont pas des lycéens mineurs, ce sont des pillards. Il faut faire la part des choses entre les pillards et les jeunes. Les jeunes lycéens manifestent. Ils n'ont pas à se retrouver en train de piller des boutiques et de brûler des mairies. Vous voyez, ça fait une petite différence quand même. Il ne faut pas mélanger tout. Ces gens-là doivent être réprimés sévèrement par la police. J'ai été très choqué et je dirais même humilié. notre pays, de voir une compagnie de CRS reculer et fuir devant ces pillards. Ça, c'est la deuxième chose.
Par manque de grenades lacrymogènes, par manque de munitions et parce qu'ils étaient en sous-nombre.
Pas seulement, Laurence Ferrari. Vous avez raison. Parce qu'ils
avaient des ordres de se replier, Eric Zemmour ?
Bien sûr, ils ont des ordres de ne pas aller au contact. Je ne sais pas si ponctuellement, ils ont eu un ordre. Je n'étais pas là, je n'étais pas dans le quart de police. Mais c'est la philosophie générale. Ils vous le diront tous. Ça, c'est la deuxième chose. Troisième chose, qui est beaucoup plus globale, c'est évidemment que cette violence, cette anarchie, ces images qui choquent le monde entier. Parce qu'on a des réactions du monde entier. Le monde entier nous regarde et est atterré. Ça tient évidemment à l'alliance entre les pillards venus de banlieues, les pillards de culture arabo-musulmane, africain ou du Maghreb, alliés à les nervis d'extrême-gauche, des antifas et autres black blocs. Et cette alliance-là pose une double question. On ne sait pas exactement qui sont les
pillards.
Vous avez vu les images.
soient en cours les interrogatoires franchement
moi j'ai regardé toute la journée d'hier et toute la journée d'aujourd'hui les images d'ailleurs ils s'affichent ostensiblement on voit leur visage on voit et on entend leur voix on entend leur langage très reconnaissable et voilà et compagnie on sait très bien d'où ça vient c'est il faut arrêter avec se cacher derrière son petit doigt on sait qui c'est donc on sait que ça vient de là on sait que ces gens là sont mus par D'abord une volonté de piller, deuxièmement la haine de notre pays et la volonté de se revancher de la colonisation. Ils le disent à chaque fois. Vous
croyez que ceux qui sont là, avec leur sac, pour aller voler dans les magasins, ils sont là pour la décolonisation, Eric Zemmour ?
Je ne crois pas. Vous avez tort. Ce qu'ils disent, c'est que la France nous a colonisés, la France nous a volés. Donc nous devons voler et coloniser la France. C'est un raisonnement
déjà très articulé.
Vous n'écoutez pas les réseaux sociaux. disent ça tout le temps. Moi, j'écoute. C'est très intéressant. Et on voit ce qu'il en est. Vous voyez également les drapeaux qu'ils arborent. Le drapeau palestinien, le drapeau algérien, le drapeau marocain. Évidemment, c'est visible à l'œil nu. On voit le drapeau palestinien mis sur une jeanne d'arc. Qu'est-ce que c'est, ça ? C'est un symbole de colonisation, évidemment. C'est un symbole de domination. Donc, il y a évidemment une sorte de guérilla d'intifada, comme dit Mme Bergeau-Blaclerc. qui est évident et qu'il faut voir à l'œil nu et que nous devons régler. C'est ça la question fondamentale.
C'est pour ça, Éric Zemmour, c'est parce qu'il y a une faiblesse, une impuissance de l'État. Le thème de cette soirée, c'est est-ce que l'État est dépassé ? Est-ce que l'État, par sa faiblesse intrinsèque, n'est pas en train de laisser, encore une fois, le champ libre à des jeunes casseurs, lycéens ? voyou qui s'en donne à cœur joint, peut-être sans aucune autre idéologie que cela.
L'État, mais ne méprisez pas l'idéologie. Ne méprisez pas. Vous savez, c'est les idées qui mènent le monde. 'est les idées qui mènent le monde, Laurence Ferrari. Ce sont les hommes qui
mènent les
guerres. Ce sont les idées. Oui, ce sont les hommes qui mènent les guerres avec des idées. Vous avez tout à fait raison. Avec des passions, avec des ressentiments. Et là, on en est plein. Donc oui, évidemment, l'État français s'est affaibli depuis 40 ans de façon complètement folle. Puisqu'on a non seulement renoncé à faire respecter l'ordre dans nos rues. et accessoirement dans nos comptes, puisqu'on n'a plus voté un budget en déficile depuis 40 ans, mais aussi on s'est terriblement affaibli parce qu'on a laissé rentrer des millions de personnes venues du sud de la Méditerranée qui... avaient une revanche à prendre sur nous et qui, simplement, petit à petit, se sont crus chez eux. Et donc, ont réinventé leur pays, leurs mœurs, leur culture, leur civilisation. Oui, c'est ça la faiblesse fondamentale de la France. C'est aujourd'hui un pays colonisé. C
'est ce que dit aussi Donald Trump. Mais il a tout à fait raison. Il a dit la France brûle. L'immigration de personnes issues d'un monde totalement différent de personnes qui ont la haine au cœur a brisé ce pays autrefois grand. Fermez vos frontières, reprenez le contrôle avant qu'il ne soit trop tard. En l
'occurrence, ils parlent d'or, c'est une évidence. Il faut fermer ses frontières et il faut renvoyer ces gens-là, ces casseurs. Ils sont français comme
vous et moi.
Non, pas comme vous et moi. Non, moi, je suis seulement français. Je ne suis pas aussi algérien, marocain, tunisien et je ne hais pas la France et je ne pille pas. Donc ces gens-là, ils ont une double nationalité. Ils seront déchus de leur nationalité. A partir de quel niveau
d
'application
? Des
crimes. Pas de délit. Non, mais vous savez, votre journaliste a dit, vous avez raison, c'est important. Juridiquement, c'est très important. Votre journaliste a dit tout à l'heure que c'était assimilable au terrorisme, puisqu'il y a une volonté de mener la terreur. Et vous savez bien que le terrorisme est acceptable de cette déchéance de nationalité. D'ailleurs, j'ai vu que le gouvernement accélérait ce genre de déchéance pour les terroristes. Et bien moi, j'accélérerais cela. Ça s'appelle la remigration. Et je suis, avec Reconquête, le seul. à prôner cela, mais c'est essentiel pour régler vraiment cette question et pour avoir une vraie paix civile. Comment vous mettriez en
œuvre avec le Conseil constitutionnel qui s'oppose à un moindre référendum sur l'immigration ? Les obstacles sont tellement
multiples. On ne va pas entamer cette discussion sur le Conseil constitutionnel. Il faut absolument, effectivement, ramener le pouvoir du Conseil constitutionnel dans des bornes qui étaient à l'origine de la Constitution et dont il est sorti largement. Vous savez, j'ai écrit il y a 30 ans le coup d'état des juges. Donc j'avais vu venir cela.
La France insoumise, est-ce que vous estimez aujourd'hui, comme certains le demandent, qu'il faut dissoudre ce mouvement politique ? Il y a des députés à l'Assemblée nationale, des sénateurs désormais. Est-ce qu'il faut aller plus loin dans la dénonciation des paroles, que ce soit de Jean-Luc Mélenchon, de ces députés qui ont attisé, qui ont alimenté le feu qui aujourd'hui brûle ? Je ne crois
pas avoir de tendresse particulière pour les filles et M. Mélenchon, ils n'en ont pas pour moi. Je crois l'avoir affronté quand personne ne l'affrontait. Et je rappelle que tous ces gens qui, aujourd'hui, demandent sa dissolution et qui lui crachent dessus, sont élus grâce aux voix de LFI. Il faudrait qu'ils reviennent un peu à l'origine, n'est-ce pas ? Pour finir, que Mme Le Pen, en 2017 comme en 2022, appelait LFI à la rejoindre et à voter pour elle contre le banquier Macron, puisque c'était dans sa vidéo. Donc tous ces gens-là ont fricoté. avec LFI, pour des raisons diverses et variées. Moi, pas. Deuxièmement, en revanche, je trouve complètement ridicule et antidémocratique de demander la dissolution d'un parti politique qui a des élus, qui fait des voix, qui a des gens qui votent pour lui. C'est absolument scandaleux et ridicule, en vérité. Mais, je vais vous dire, ça dissimule une constante de tous les politiciens. Les politiciens, eux, ils ont besoin de trouver un adversaire politique qui le diabolise et qui leur permet... de contourner l'obstacle du réel. Le réel, ce n'est pas LFI. LFI est un parti opportuniste qui profite de la politique suivie depuis 50 ans par la droite et la gauche qui a permis à des millions, des millions de gens venus du sud de la Méditerranée et de cultures musulmanes de venir dans notre pays et de refaire... de remettre leur culture chez nous. Donc ils ont une stratégie qui est payante selon vous ? Ils ont une stratégie politicienne opportuniste, très payante. 69% des musulmans ont voté Mélenchon en 2022. Ils espèrent bien qu'il y en ait encore plus.
Et 43% des jeunes comptent voter Mélenchon ?
Mais bien sûr, non mais tout ça, des jeunes globalement, j'ai bien compris. Donc si vous voulez, tous ces gens-là sont en vérité les idiots utiles de LFI. C'est eux qui laissent rentrer... C'est M. Macron qui laisse entrer les 500 000 immigrés par an. Ce sont les autres, tous les autres politiciens que vous nous avez cités qui se cachent derrière le fameux état de droit pour ne pas affronter cette invasion. Moi, je ne suis pas de cette engence-là. Donc j'affronte LFI, j'affronte Mélenchon parce qu'il est pour moi le parti... comme il dit, de la nouvelle France, c'est-à-dire le parti de l'étranger, le parti de la France islamisée. Mais je vois le problème réel, et c'est le problème réel que je veux traiter, qui réglera la question de LFI.
La seule qui semble aujourd'hui en mesure, Eric Zemmour, de faire barrage à Jean-Luc Mélenchon s'appelle Marine Le Pen. Elle s'est exprimée en début de soirée. Elle est assez haut dans les intentions de vote, comme vous le savez. Elle dénonce un pays qui est pris en état entre la violence et l'impuissance, une véritable menace sur la démocratie. Elle en appelle au calme. C'est un discours responsable, selon vous ?
ne sais pas d'abord si Mme Le Pen est la seule adversaire possible pour M. Mélenchon, je ne crois pas. Je ne crois pas non plus. Vous ne croyez pas les sondages ? Non, je crois aux sondages. Quand ils sont une photographie, les sondeurs le disent eux-mêmes. Du moment, le reste, la campagne, vous savez, est encore longue. J'ai connu des hauts et des bas dans les sondages et j'en ai vu. Non seulement pour moi, mais aussi pour tous les candidats des 40 dernières années. Donc ne vendons pas la peau de l'ours avant de l'avoir tué. Exactement. Quel événement pourrait arriver ? Maintenant, vous savez, pour répondre sur le fond, l'apaisement, c'est un mot qui a une connotation historique qui ne me plaît guère. Moi, quand j'entends apaisement, je sais très bien d'où ça vient. Ça vient de M. Chamberlain en 1938. C'est la politique d'apaisement. Et on sait que l'apaisement, ça veut dire... la soumission au plus fort. Moi, je ne veux pas une politique d'apaisement, je veux une France française. Je me bats pour une France française et qu'une France qui ne soit pas islamisée, qui ne soit pas la nouvelle France de M. Mélenchon. Ce n'est pas la même chose.
Elle
sera
apaisée
quand elle sera redevenue française. En attendant, il ne faut pas avoir peur d'affronter nos ennemis. Il ne faut pas se soumettre aux méchants. Alors
là, on est dimanche soir, ça fait deux jours que la capitale est mise à sac. Marseille, Lyon, d'autres villes, Limoges, l'hôtel de ville a été incendié. Qu'est-ce que vous faites
Vous décrêtez
l'état d'urgence ? Vous
envoyez l'armée
?
Non. Qu'est-ce que vous faites ? Pas tout de suite. Je vais vous expliquer. D'abord, nous devons rétablir la loi anti-casseurs. Première chose. Qui permet... Une responsabilité et une punition collective de tous ceux qui sont sur les lieux des exactions quand les policiers ont ordonné l'évacuation. Loi anticasseur, comme vous le savez, qui avait été votée en 1970, qui prévoyait des peines de prison et qui a été supprimée par M. Mitterrand en 1981. Je rétablis également des peines planchées. Je crois que nous sommes nombreux à le réclamer, qui a été aussi supprimé d'ailleurs par M. Mitterrand, qui existait depuis Napoléon, et qui oblige les juges à un minimum de peine. Donc construction de base de prison. y a plus profond. Je répète, le sujet le plus important, c'est ce que j'appelle, je suis seul à le réclamer, la remigration, c'est-à-dire le départ de ces gens-là après déchéance de nationalité. C'est notre discussion de tout à l'heure. Et ces gens-là doivent être renvoyés. D'ailleurs, pour moi, c'est la seule solution pour... Retour de la paix civile. Il n'y aura pas de retour à la paix civile sans la remigration. Car si nous continuons là-dessus, nous aurons de plus en plus de gens venus de l'immigration arabo-musulmane et donc nous aurons de plus en plus de violences. Donc il nous faut une immigration négative par la remigration. C'est l'objectif essentiel et je le répète, je suis le seul à proposer cela.
Eric Zemmour, président Reconquête, a été notre invité. Merci d'être venu ce soir nous expliquer vos idées.
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