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Quelles sont vos trois demandes au président ce soir ? Ça va être très simple, je l'ai dit, le blocage des prix, l'annulation de Parcoursup, et l'indemnisation de tous ces pauvres gens qui ont été mis dans une situation de faillite hier par ce qui s'est produit. Je prends ces trois-là, je pourrais rallonger ma liste comme vous le devinez. Bon, par exemple, le Cornu, pour une fois, il pourrait faire une chose intelligente, qu'il prenne des modèles dans l'histoire. Qu'est-ce qu'il a fait Pompidou ? Il a réuni tout le monde, et pour quoi faire ? Eh bien, pour en lâcher un maximum. En une nuit, nous avons obtenu 30% d'augmentation du SMIC, la reconnaissance de la section syndicale, j'en passe, et des meilleurs dans les entreprises. Vous ne vous rendez pas compte, compte tenu de votre âge, de ce que c'était d'apprendre qu'on avait le droit de faire des syndicats dans les entreprises. C'était la révolution. Eh bien, il a lâché tout ça parce que c'était le seul moyen de faire en sorte qu'on revienne à une situation normale. Et voilà comment il faut faire, monsieur Lecornu. Et c'est ça qu'il faut que vous fassiez maintenant. donner satisfaction aux revendications. Ce que demandent les gens, ça n'est pas de l'extravagance, c'est pas la lettre au Père Noël, c'est des choses de la vie. Parcours sud est une ignominie. L'état dans lequel sont les bâtiments scolaires, c'est insupportable. Et enfin, les pauvres gens qui attendent après... qu'on règle leurs problèmes, il faut les apaiser tout de suite, parce que c'est la responsabilité de l'État. Enfin madame, quand on parle de la vie chère, on ne parle pas d'un état d'âme. On parle de 9 millions de gens qui sont dans la pauvreté, on parle de gens qui ne mangent plus à leur faim, on parle de gens qui sont enfermés chez eux parce qu'ils ne peuvent plus sortir à cause du prix de l'essence. Voilà de quoi on parle. On n'est pas en train de régler un problème de caractère ou de bonne entente entre nous. C'est un mouvement comme un autre, ce qu'il se passe ? Non, c'est beaucoup plus profond. C'est le résultat de 10 ans, 10 années désastreuses, où un homme, à part idéologie, s'est imaginé qu'en désorganisant l'État, les services publics, le marché, l'entreprise privée allaient remplacer tout le monde. Rien de tout ça ne s'est produit, si bien que nous, les Français, qui avons construit notre pays autour de l'État, nous sommes dans un état de désarroi total. Il y a rien qui marche. Notre jeunesse a besoin qu'il y ait une... bonne fin à cette séquence. Ces revendications doivent être entendues. Monsieur Macron a été capable de lâcher 10 milliards Gilets jaunes. Qu'est-ce qui l'empêche d'en faire autant avec la jeunesse ? Là, nous parlons de notre futur à tous.
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