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Mes chers compatriotes, je m'adresse à vous ce soir dans un moment d'une extrême gravité. Nous ressentons tous ce soir de la colère, de la honte. Voir les rues de nos villes ainsi saccagées est insupportable. En votre nom, j'exprime le soutien de la nation à nos forces de l'ordre et à nos forces de sécurité intérieure. Elles ont tenu... et ont fait de leur mieux. Nous ne devons ni confondre les revendications légitimes avec les violences, ni laisser les violences empêcher que ces revendications soient entendues. C'est pourquoi je veux ce soir donner une méthode claire. Premièrement, dans le contexte actuel, les préfets prendront les décisions en lien avec les maires pour protéger nos villes, nos bâtiments publics et nos commerces, y compris en allant jusqu'à interdire quand il le faut certains rassemblements et en prenant toute action nécessaire. Il faut être lucide. Hier, nos forces de l'ordre, malgré leur professionnalisme, ont eu à subir une violence inouïe dans de nombreuses villes. J'ai demandé au gouvernement d'en tirer toutes les leçons en matière de renseignements et d'anticipation et faire en sorte que cela ne puisse pas se reproduire. J'attends des réponses claires et toute la transparence sera faite. C'est ce que j'ai demandé au ministre de l'Intérieur. Je veux être ici très clair. À l'égard des casseurs et de tous ceux qui se livrent à des violences, nous serons intraitables. L'écoute et le dialogue ne signifient ni la faiblesse ni l'impunité.
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