Chargement...
Chargement...
Les affirmations chiffrées ou factuelles des personnalités identifiées sont confrontées aux sources officielles, aux fact-checkeurs et à la presse de référence. Vérification automatique : consultez les sources.
On poursuit cette édition spéciale. Nous sommes toujours avec Bruno Jeudy, Dominique Rizet et on accueille Éric Zemmour. Bonsoir. Bonsoir. Merci d'être avec nous, président du parti Reconquête. Éric Zemmour, première réaction ce soir compte tenu de la gravité des faits, des scènes de chaos, d'un véritable assaut notre pays, des scènes de désolation. Est-ce que la prise de parole ce soir d'Emmanuel Macron... Sur un point ou un autre, a été à la hauteur de la gravité des
'allais dire méchamment, la réponse est dans votre question. Il a parlé pour ne rien dire. J'allais dire comme d'habitude. Mais voilà, c'est tout, il n'y a rien à dire. Simplement, il a dit deux choses qui m'ont quand même interloqué. Il dit, on se demande ce qui se passe dans la tête des Français. Moi, je vais vous dire, quand je l'ai entendu dire ça, je me suis dit, les Français se demandent qu'est-ce qui se passe dans la tête de M. Macron pour avoir laissé rentrer 500 000 étrangers par an depuis 10 ans. Qu'est-ce qui se passe dans la tête de M. Macron pour avoir désigné comme ministre de la Justice des gens comme M. Dupond-Moretti ou Mme Belloubet. Vous voyez, moi aussi, je me pose la question. Une seconde chose qui m'a intéressé, il a dit comment des Français peuvent-ils faire ça à la France
? C'est la question que j'allais vous poser. C'est vrai
?
Je
vais vous répondre.
Parce qu'ils ne se sentent pas Français, c'est ce que vous allez dire ?
Exactement.
Mais qui ne se sent pas Français ?
Mais ils ne se sentent pas Français.
Pourquoi ?
Ils arborent des drapeaux palestiniens, algériens, marocains. Moi, je n'arbore jamais un drapeau d'un pays étranger. Ils ne se sentent pas français. La France, pour eux, la nationalité n'est qu'une nationalité. Pour avoir des papiers, pour avoir des avantages sociaux, etc. Mais leur pays de cœur, c'est le pays de leurs parents. C'est une évidence pour la plupart, je dirais. Bien sûr qu'il y a toujours des exceptions, évidemment. J'en connais d'ailleurs. Mais globalement, on peut dire que c'est ça le problème. Et c'est justement le sujet d'ailleurs.
Et la faute à qui ? Certains disent à des années de faillite, à des années de lâcheté, pour ne pas avoir réellement intégré ou assimilé.
C'est pas pareil déjà. Si vous me lancez sur ce sujet, je dirais d'abord déjà, c'est d'avoir dit demander l'intégration à la place de l'assimilation. Ça, c'est le péché originel. Parce que quand on demande tout, on a quelque chose. Quand on ne demande rien, on n'a rien. L'intégration, c'est rien. Ça veut dire travailler, respecter la loi, c'est le minimum. Quand on veut devenir français, il faut s'assimiler. Ça veut dire devenir le même. On a eu cent fois, vous et moi, cette conversation là-dessus. Devenir le même, ça veut dire s'approprier l'histoire de son pays, ça veut dire s'approprier les mœurs, ça veut dire donner des prénoms français à ses enfants, etc.
Deuxièmement, Mais il y en a plein qui font ça. Vous dites, Eric Zemmour, qu'il y a des exceptions qui sont fiers d'être français, sont fiers du drapeau français. Il y en a plein, en fait, des réussites de personnes issues de l'immigration. C'est quand même difficile de dire que ce sont que des
exceptions. Bruno Jeudy, est-ce que vous allez me donner des gens issus de l'immigration arabo-musulmane, je ne parle pas des gens asiatiques, qui donnent des prénoms français à leurs enfants ? Moi, j'en connais un. Jamel Debbouze. Et il l'a très bien expliqué, d'ailleurs, de façon assez touchante et assez drôle. Il a appelé son fils Léon parce que le père de sa femme s'appelait Léon. Et vous savez ce que lui a dit son père ? C'est lui-même qui le raconte. Moi, je ne l'appellerai jamais Léon, je l'appellerai Ali. Et d'ailleurs, il a mis Ali en second prénom, ce que je trouve très bien. 'est exactement ce que je proposais. Mais il y en a un.
Éric Zemmour, on va revenir au cœur du sujet, mais vous estimez que c'est lié. Vous allez nous expliquer exactement comment. -ce que parce qu'on ne donne pas des prénoms français ou dans le calendrier chrétien à ses enfants, on fait... Une offense à la France, vous pensez ? Vous ne pensez pas qu'il y a beaucoup de citoyens et de citoyennes, peut-être même celle qui est en face de vous, qui peut donner des prénoms, parce qu'il y a des histoires familiales très différentes que vous ignorez peut-être, des prénoms à leurs enfants, et aimer la France comme personne ne l'a aimée, peut-être même plus que certains Français que vous appelez de souche. Peut-être.
Et comme on ne peut pas sonder
les reins et les cœurs de chacun, croyez-moi que parfois on a la France au cœur beaucoup plus que d'eau. Je vais vous dire, Sonia,
le problème n'est pas l'amour. Il faut arrêter avec ça.
Il y
a des milliards d'êtres humains de par le monde qui aiment la France. Les Américains aiment la France, les Italiens aiment la France, les Anglais... Ceux qui ont
cassé n'aiment pas la France.
Justement, vous voyez. Mais ce n'est pas le sujet. Le sujet, c'est est-ce qu'on s'approprie l'histoire de France par tous ses moyens ? Les prénoms en sont un. Ce n'est pas le seul. Il y a aussi les mœurs, il y a aussi l'appréciation de la laïcité. Et la manière dont
l'histoire est enseignée.
Non, non, non, non, non, non, chère Sonia. Oui, bien sûr, mais si vous voulez, vous mélangez tous les sujets. Pardonnez-moi. Il y a... Parce que vous faites... reposer la responsabilité de cette question sur l'État et sur la France. Mais ce n'est pas le seul responsable. J'ai dit que c'était le responsable parce que les élites françaises ont abandonné ce qui faisait le principe même de l'assimilation. Je sais. Et ce qui veut dire d'ailleurs... Vous interroge un
potentiel candidat. Bien sûr, bien sûr. C'est pour ça que je vous montre ce que vous feriez différemment. Et ce qui veut
dire le renvoi d'ailleurs de nombreux, de toutes les personnes qui ne veulent pas s'assimiler. Vous savez, même les Italiens. ont été renvoyés. Le grand historien Pierre Melza disait que sur 3 millions d'Italiens qui étaient venus entre 1870 et 1940, il y en avait 2 qui avaient été renvoyés. Vous voyez, c'est pas rien. Donc il y avait 1 million qui étaient restés parce qu'ils étaient vraiment assimilés. Deuxièmement, il y a aussi la responsabilité des gens qui viennent et qui ne veulent pas s'assimiler. Quand vous avez des Asiatiques, je le disais, ou des Kabiles, etc., qui veulent s'assimiler... Eh bien, ça marche très bien encore aujourd'hui. Quand vous avez des millions de gens qui ne veulent pas s'assimiler et qui pensent que l'histoire de leurs ancêtres est plus importante que l'histoire de France, que les mœurs de leurs ancêtres... Demain, avec une
baguette magique, l'intégration et l'assimilation est réussie. Ça enlève les scènes de chaos, de désordre, les policiers attaqués. oui ? Il n'y a pas une partie de l'ultra-gauche qui est dans la rue ? L'ultra-gauche, ma chère, vous avez tout à fait raison.
Il y a une extrême-gauche révolutionnaire, elle existe depuis deux siècles. Vous savez, les émeutes en France, on connaît ça depuis, j'allais dire, la Révolution française et même avant. C'est un pays de jacquerie, c'est un pays de révolte, c'est un pays de révolution. Ça, je n'en disconvient nullement. Là, évidemment qu'il y a également une alliance aujourd'hui entre cette racaille arabo-musulmane et l'extrême-gauche.
Vous dites racaille arabo-musulmane. J'ai l'impression que vous étiez sur place en train de demander non pas les papiers mais les origines de chacun. J'ai vu toutes les
images, chère Sonia. Vous
arrivez à savoir.
Les images parlent d'elles-mêmes. Arabo
-musulmane. Vous arrivez à savoir.
Africaine, arabe. Oui, pardonnez-moi, les types, ça existe. Il y a même des petits blancs. Mais ils sont complètement racaïsés. Par rapport aux musulmans,
c'est un...
Afrique, il y a énormément de Noirs. Le point commun entre eux, c'est quoi ? Entre les Africains, des Noirs, des petits Blancs ? C'est quoi le point commun ? Je vais vous dire, c'est très simple, il y a plusieurs points communs. 'abord, c'est le mode de vie et le fait qu'ils vivent ensemble et qu'ils sont tous dans le même bain culturel de la banlieue. Ils disent tous voilà, ils disent tous wesh, ce langage absolument abominable qui est le produit d'une colonisation arabo-musulmane. Qui
n'existe qu'en France.
Absolument, qui n'existe qu'en France. On est bien d'accord. Deuxièmement, vous savez, les Marocains, les Algériens... Et les Tunisiens qui vivent chez eux sont effarés par ce qui se passe ici de leur lointaine progéniture et de la faiblesse de la France.
Deuxièmement,
je réponds à une question. Premièrement, il y a ça. Deuxièmement, le point commun, c'est l'islam pour la plupart, qu'il soit africain ou qu'il soit arabe. Troisièmement, c'est la détestation de la France et... le souci de rendre l'appareil du colonisateur. C'est-à-dire, ils nous ont colonisés, ils nous ont volés, disent-ils. C'est un mythe, mais que je ne déconstruirai pas ce soir. Donc, nous devons les coloniser et les voler. C'est ça qu'on entend
dans les rues
sur les réseaux sociaux. Vous arrivez,
sans être sur le terrain,
à connaître
la religion. Vous arrivez à connaître l'origine et vous arrivez à... J'ai vu les images.
Les images sont claires. On entend leurs voix, on entend leurs propos. Il y a un phrasé qui est typique de la banlieue d'aujourd'hui. Dites-nous ce
que vous faites. L'assimilation, l'intégration, c'est des dizaines d'années. On est d'accord. Ce n'est pas du jour au lendemain. Vous
avez raison. C'est la troisième génération. Les commerçants sont
en larmes.
Les
policiers sont exténués. tous les Français, d'ailleurs, sont écœurés. Vous au pouvoir, ce soir, vous faites une allocution à la place d'Emmanuel Macron. Qu'auriez-vous dit ? Mise à part de dénoncer certains.
Est-ce que ce
n'est pas monter les uns contre les autres ? Je pose la question encore plus.
Avec cette histoire de ne pas monter les uns contre les autres, on ne fait rien.
Il y a des ennemis
de la France et il y a des Français. Vous
voulez la France apaisée, monsieur Zemmour ? Je veux la
France française.
Est-ce que vous voulez la France apaisée ? Je
veux la France française. Est-ce que vous
voulez la France apaisée ? Je
veux la France française.
Pouvez-vous me répondre ?
Je veux la France libérée de la colonisation. Marine Le Pen
dit je veux la France apaisée. Marine
Le Pen, vous savez, ce mot apaisement, vous savez à quoi ça fait référence. C'est la politique face à Hitler, c'est l'apaisement. Donc l'apaisement, moi, je n'en veux pas. Je ne pensais pas que Zalim vous colonise. Je veux la France libérée de sa colonisation Et je veux la France française, la France éternelle, qui n'a pas à se soumettre à la France islamisée. Aujourd'hui, il y a deux Frances. Il y a une France qui veut rester française, avec le peuple français et ceux qui s'agrègent au peuple français. Et deuxièmement, il y a la France islamisée avec ses alliés privilégiés qui sont l'extrême-gauche, LFI, etc. Ces deux-là ne peuvent pas s'entendre. Mais vous, au pouvoir, c'est des Français.
Sous les cagoules, c'est des Français qui soient noirs, algériens, marocains, blancs. Ce sont des gens de nationalité française. Qu'est-ce qu'on fait d'eux ? Voilà
ma réponse. C'est très simple. Parce que Sonia m'a posé la même question. Premièrement, d'abord des mesures. simple de répression. C'est-à-dire, je rétablis la loi anti-casseur qui permet une responsabilité collective sur les lieux des exactions une fois que la police a ordonné l'évacuation des lieux. Loi anti-casseur de 1970 qui a été abolie par François Mitterrand en 1980. Je rétablis... c'est de la technique judiciaire, mais je rétablis les peines planchées pour obliger les juges à un minimum de sanctions et pour qu'il y ait, vous savez, aujourd'hui, vous connaissez ça par cœur, entre la peine encourue, la peine prononcée et la peine exécutée, il y a un monde. Je fais une parenthèse, encore
faut-il que les magistrats appliquent ces peines-là ?
Vous connaissez ce qui s'est passé. S'il y a des peines planchées, chers Sonia Maroc, ils sont obligés de le faire. Troisièmement, Je fais payer par les coupables les dégâts et par leur famille, etc. Et quatrièmement, parce que c'est très important, vous me dites qu'ils sont français. D'abord, il y a là-dedans des étrangers. Il y en avait, il y a des sans-papiers, il y a tout ça. Donc ceux-là, ils sont expulsés. Il y
a des black blocs étrangers aussi ?
Absolument, ceux-là, ils sont expulsés d'emblée.
Troisièmement, il y
a des Français, comme vous dites, mais pour la plupart, ils sont tous de double nationalité. Pour la simple raison que tous les pays... Algérie, Maroc, Tunisie, Sénégal, Mali, prévoient que l'on ne perd jamais la nationalité de ses parents et de ses grands-parents. Donc ils sont tous nationaux. Donc ceux-là, ceux qui sont arrêtés... condamnés, je les déchois de la nationalité française.
Et
donc, je les renvoie chez eux.
La troisième, quatrième génération, on revient dans un pays qui n'est pas du tout. C'est le pays qu'ils aiment,
chère Sonia. C'est le pays de leur cœur. Donc moi, je suis au contraire... Je crois que c'est la seule solution. C'est la seule solution. Cette remigration... Je finis. C'est la seule solution pour justement avoir la paix dans... rues et les villes de France. Je pense que c'est justement comme ça qu'on évitera à l'avenir ce genre de violences.
Vous ne voyez qu'à travers votre prisme idéologique, c'est-à-dire tout le reste de la partie quand même d'ultra-gauche, radical, casseur, pire, vous dites simplement qu'il faut qu'ils payent. Et qu'ils
aillent en prison, tout simplement. Et qu'ici, ils sont étrangers, ils sont expulsés. Excusez-moi, je ne fais pas de différence. Oui, ils sont étrangers.
Vous reconnaissez que s'il y a eu 3000 pilleurs, casseurs qui sont arrivés dans les bouches du Rhône, la plupart sont aussi français. Ceux-là, on leur demande une responsabilité civile. Ils sont doubles nationaux,
ils seront déchus de la nationalité française.
Tout à l'heure, il y a un truc, quand vous avez répondu à Dominique, c'est quoi le problème ? Vous avez dit l'islam. Vous voulez interdire l'islam en France
n
'ai pas dû répondre à ça. Vous avez dit dans les trois problèmes qui se posent aux
Français. Il m'a dit ce qui unifie tous ces gens. J'ai dit ce qui unifie tous ces gens, c'est l'islam. Ce n'est pas un problème, c'est un mode d'unification culturelle et civilisationnelle dans les banlieues françaises et de cette jeunesse que nous avons vue si brillante hier soir.
Je vous poserai dix fois la même question, mais je n'aurai pas de réponse pour savoir. Est-ce que sur le terrain, vous pouvez savoir ? C'est une véritable question. Vous estimez qu'il y a une trame religieuse, voire davantage, si je vous comprends bien, idéologique, qui unit tout cela. Donc c'est au nom de l'islam qu'ils sont descendus dans les rues pour casser, piller, s'en prendre aux forces de l'ordre.
Vous savez trop bien que l'islam n'est pas seulement une religion, que c'est aussi une civilisation. Et que donc, oui, il y a un unificateur civilisationnel. Et vous savez
aussi
que, par exemple, le mode opératoire du pillage, le pillage, c'est un mode la rasia. 'est un mode opératoire des armées musulmanes du Mahomet et qui
est... Là, vous me faites une analyse culturelle. Mais je fais toujours des analyses culturelles. Je sais bien, mais c'est pour ça que je me permets de vous ramener à l'actualité contemporaine. Je suis
désolé, c'est très important. Sinon, on ne comprend rien à ce qui se passe. Sinon, on fait du journalisme ou de la technique policière. Moi, je ne suis plus journaliste et je ne fais pas de technique policière. Donc, l'important pour moi, oui, c'est d'avoir une vision historique. culturelle et donc politique. C'est ce que faisait le général de Gaulle, c'est ce que faisait Georges Pompidou, c'est ce que faisait François Mitterrand, pardonnez-moi. Donc, je vous dis oui, il y a, vous le savez, la radia est un mode opératoire dans l'histoire de l'islam, dans l'histoire des armées musulmanes, et elle est autorisée et même bénie. Par une sourate du Coran. Éric Zemmour, enfin vous allez... Non, pardonnez-moi. Non, non, c
'est pas que ça me déplait. Non, attendez, Dominique Rizet.
Pardon, mais non, mais non. Comment on plaque des textes du 7e siècle aujourd'hui ?
Mais c'est une très bonne question.
Conquistadors,
Templiers
? Ils ont été condamnés par l'Église.
Pardonnez-moi, moi je veux comprendre comment on plaque des textes du 7e siècle aujourd'hui. Mais mettons ça... Parce que c'est ce que font les musulmans.
Ils plaquent des textes du 7e siècle aujourd'hui. Vous m'excuserez. Vous m'excuserez.
Non mais il y a une contradiction. Vous venez de dire que dans certains pays du Maghreb, certains voient ces images en étant totalement effarés. Donc j'imagine qu'ils ont la même culture que ceux dont vous parlez ici. Absolument. Alors pourquoi ça ne se passe pas de la même manière
? Chère Sonia, c'est une question à la fois très complexe et très simple. Je vous donne... Comment vous dire ? Je vous fais un pari qui n'arrivera jamais. Imaginez des scènes semblables à Tunis, à Alger ou à Rabat. Je n'ose même pas imaginer... Comment finirait ces jeunes émeutiers entre les mains de la police algérienne, de la police marocaine et de la police tunisienne ?
C
'est vrai.
Et c'est évidemment ce qu'on ne souhaite pas. Je préfère le préciser à la fin, évidemment, de votre argumentaire.
Je pense que c'est une partie de la solution.
La peur
est la première leçon. La partie de la
solution, c'est le fonctionnement des régimes dont vous parlez.
C'est-à-dire le fonctionnement du régime algérien sans
liberté. Ce ne sont pas
des régimes, c'est une police. Une police implacable. D'ailleurs, quand les jeunes franco-algériens ou les franco-marocains font les marioles dans leur pays d'origine, ils se calment assez vite. Et la police de ces pays a bien raison.
-ce que vous avez parlé, Éric Zemmour, à la fois de problèmes et de solutions ? Est-ce qu'Emmanuel Macron est aussi le problème, le catalyseur ? C'est celui qui cristallise le tout. Marine Le Pen, Jordan Bardella a demandé son départ. On a vu ce qu'il a déclaré ce soir. Est-ce que vous dites que 8 parties, une partie des problèmes sera résolue
dépend de qui sera son successeur. Vous savez, Emmanuel Macron est une catastrophe depuis 10 ans parce que, sur beaucoup de sujets, sur le sujet qui nous occupe, c'est lui qui a fait rentrer 500 000 étrangers, pour la plupart, venus des pays du Maghreb et d'Afrique en France. C'est un record historique. Mais ce n'est pas le problème unique. C'est 3 500 milliards de dettes. Vous voyez, on pourrait multiplier. C'est l'école qui s'est effondrée, etc. Mais Emmanuel Macron n'est que l'aboutissement de 40 ans de politique menée par la droite, LR, Valéry Giscard d'Estaing, Jacques Chirac, Nicolas Sarkozy, et la gauche, François Mitterrand, François Hollande. Emmanuel Macron est l'apothéose, si j'ose dire, de tous ces gens.
Donc sous nos yeux, c'est le résultat, dites-vous, de 50
ans de politique. Française, absolument.
Et de faillite française à vous entendre. Et de
faillite française, absolument.
Mais alors, le prochain président ou la prochaine présidente va retrouver une situation cataclysmique.
Cataclysmique.
Un pays qui s'effondre alors qu'on pourrait penser que c'est une génération qui se lève. Je ne sais pas, parce que j'interroge peut-être un candidat potentiel. Mais il faudrait être fou ou alors complètement illuminé pour y aller.
Disons qu'il faudrait avoir le sens du devoir et aimer suffisamment la France pour se sacrifier. Mais vous avez raison, la situation est absolument cataclysique. C
'est un sacrifice. Vu l'état de la France, il faudra à Éric Zemmour des décisions fortes. C'est pour ça que je me permettais d'insister sur la France apaisée. Ce n'est pas qu'un slogan, c'est un objectif. Avec vous, j'ai compris que c
'est
radical, étranché. Je
vous ai répondu. Moi, l'apaisement, le Chamberlain, je connais. On sait où ça mène. Moi, je veux une France française. Je me bats pour ça, je vous le répète, pour que la France ne devienne pas islamique. Je me bats pour que la France reste la France. C'est le combat de ma vie. Je n'étais pas... dédié à m'engager dans cette bataille politique. Je ne le fais que parce que je veux sauver mon pays de ce que je vois. Et ce que je vois, c'est dans le grand conflit millénaire... entre l'islam et la chrétienté, qui est d'ailleurs, on peut dire sincère, dans un grand conflit entre l'Orient et l'Occident. Vous savez, l'historien René Grousset disait cette grande révolte de l'Orient qu'on appelle l'islam, formule sublime, qui explique bien ce qui se passe depuis 2000 ans. Nous sommes un tout petit moment de l'histoire des hommes. Mais il faut voir comment ça s'inscrit dans l'histoire de l'humanité. Donc oui, voilà, je me bats pour cela. Mais maintenant, vous avez... Et hier soir, franchement, tout m'a donné raison.
Éric Zemmour, en gros, Marine Le Pen ne ferait pas mieux qu'Emmanuel Macron à vous entendre. Je n'ai pas dit cela. Non, mais vous dites que vous ne croyez pas son objectif d'apaisement.
'ai dit cela. Je pense que l'apaisement, ça veut dire la soumission. On le connaît, ça veut dire l'apaisement. On connaît Jean-Berlin. Ça veut dire la soumission au fort. Moi, je ne me soumets pas au fort et au violent.
C'est une différence fondamentale. Vous demain, président ou ministre de l'Intérieur de Marine Le Pen, l'urgence, ce soir, c'est le rétablissement de l'ordre républicain dans le pays. Vous êtes d'accord avec ça ? Demain matin, ça va recommencer. Et puis après-demain... Donc, vous êtes ministre de l'Intérieur, vous avez vu que les policiers manquent de moyens, ils n'y arrivent pas. Mais en face, on leur reproche d'avoir déjà trop de moyens. On leur enlève des grenades, on leur enlève des moyens. En face, on dit, mais ils en ont encore trop. Vous êtes ministre de l'Intérieur, vous leur donnez quoi comme moyens aux policiers ?
Écoutez, d'abord, vous avez raison, ils manquent de moyens. Mais ils manquent de moyens parce que là aussi, vous avez tout à fait raison. Mais là aussi, c'est une police. Dans les manifs,
je parle d'objets pour se défendre. Oui, j'ai bien compris.
Non, vous avez été très clair. Simplement, s'il manque de moyens, c'est parce qu'on a dilapidé l'argent public depuis 10 ans, depuis 20 ans. On ne vote plus un budget en déficit depuis 40 ans. C'est aussi parce qu'on l'a gaspillé ailleurs qu'on ne l'a pas mis dans les matières essentielles qui sont la défense, l'armée, la police et la justice. Ça, c'est une première chose. Deuxième chose. Les moyens, il faut qu'ils aient des moyens de combattre ces barbares. Mais je tiens à vous dire tout de suite que le problème fondamental n'est pas dans les moyens. C'est comme à l'éducation nationale. Donc pas de DVD,
pas de lanceur de balle de défense, pas de grenade offensive. Qui vous a dit ça ?
Non,
je vous pose la question. Tout
ça, oui. Tout ça, oui. Vous leur redonnez ? Évidemment, je leur redonne tout ça. Et je leur ajoute, moi, les blindés que j'ai vus, qui s'appellent les centaures, je crois, je leur ai demandé de les utiliser hier. Mais, je vous répète, ce n'est pas qu'une question de moyens. C'est comme l'éducation nationale. C'est une question. de philosophie politique, historico-politique, je crois que j'ai dit ce que j'en pensais.
Et de détermination ?
Attendez, et c'est une question de philosophie de l'action de répression. Je veux dire par là que depuis 40 ans, vous le savez comme moi, m'en souviens. Vous dites
répression, pas maintien de l'ordre.
Oui, oui, répression. Depuis l 'affaire de Malik Ousekine, les gouvernements sont tétanisés. Donc, ils n'osent pas et ils donnent ordre à leurs policiers de ne pas aller au contact.
C'est vrai.
vous donneriez quel ordre ? Moi, je donnerais l'ordre d'aller au contact. Il faut en finir avec le syndrome de Malik Ousekine. Il faut... En finir avec cela, il faut que la police ait le droit de réprimer sévèrement ces gens-là. Pour moi, ce sont des barbares. On les réprime. On va au contact. Les policiers ne sont pas là. J'étais très choqué. Je finis. J'étais très choqué par les images que j'ai vues. Parce que j'ai vu depuis hier des heures et des heures d'images. Donc c'est pour ça que je me permets de vous parler de tout ça. J'ai regardé, j'ai écouté. La fuite des CRS à Marseille devant ces hordes-là. m'a laissé pantois. C'est une honte pour notre pays. Ils
ont fui pour sauver leur vie.
C'est une honte pour notre pays. Je les comprends. Je sais bien qu'ils font tout ce qu'ils peuvent, mais c'est une honte pour notre pays. Et vous imaginez le message que ça envoie. Ça veut dire que la police et l'État n'ont plus le monopole de la violence légitime. C'est la fin du pacte social, non pas républicain, mais du pacte de tous les États depuis Hobbes. Donc ça nous mènera à la guerre de tous contre tous. C'est la logique de Hobbes.
Il faut en finir avec le syndrome de Malek Osekin. Est-ce que vous dites... Le syndrome de Malik Ossikine, qu'est-ce qu'il suppose ou présuppose ? Certains disent qu'il vaut mieux des vitrines brisées, des saccages, qu'un mort.
C'est exactement ça.
vous, vous dites, moi je suis prêt à assumer un drame ?
Moi je dis, j'ai toute confiance dans la police française. Elle sait très bien régler tout ça sans mort. Elle sait faire. Avant, il y avait des morts parce qu'on envoyait l'armée. Clemenceau envoyait l'armée. Il y avait les voltigeurs. Depuis l'invention des CRS... Vous voulez envoyer l'armée ? Non, justement, ce que je vous dis. Depuis l'invention des CRS, on n'a pas besoin de l'armée. Mais si vous m'interrogez sur l'armée... cas vraiment de révolte collective et qu'il n'y ait pas assez d'effectifs, on a 200 000 militaires, 200 000 policiers et 100 000 gendarmes, donc on peut être réduit à une extrémité. Là, j'enverrai l'armée comme moyen de sécuriser l'action de la police, comme font les Italiens avec la mafia italienne.
C'est-à-dire qu'ils sont en deuxième ligne ou parfois en première ligne pour sécuriser l'action des forces de l'ordre. L
'armée française, contrairement à l'armée israélienne, ne sait pas faire
ça. On n'est plus très loin du régime militaire, Éric Zemmour.
Parce que vous estimez que l'Italie est un régime militaire, je l'ignorais. L'Italie des années 80 même, vous ne le savez pas.
L'Italie c'est dans le cadre de la lutte anti-mafia, donc sur des choses très précises. En France, sur la lutte anti-mafia, c'est plutôt inspiré du modèle italien. Non, pas assez. Pas assez, je vous assure, je connais un petit peu. En tous les cas pour les repentis.
Une question sur le climat politique, parce qu'il faut en venir au climat politique. Et à Jean-Luc Mélenchon, qui ce soir, lui, en tous les cas, dans un communiqué, il dit que c'est le gouvernement qui joue le pourrissement. On a entendu différentes réactions, Éric Zemmour. Bruno Rotaillot dit qu'il faut interdire la France insoumise. Éric Ciotti parle de la révocation de certains maires, comme Bali Bagayoko. Est-ce que vous, vous croyez au combat politique, au débat politique, à l'ajout politique futile, violente, même si parfois la violence des mots presse ? de celle des actes ? Ou est-ce que vous dites non, il faut passer, compte tenu de la gravité de la situation, peut-être par des outils judiciaires ?
Alors, d'abord, j'ai trouvé stupide la volonté d'interdire LFI. Dans une démocratie, on n'interdit pas des partis, vous voyez, je suis plus libéral que certains. Deuxièmement, je ne crois pas avoir montré une tendresse particulière pour Jean-Luc Mélenchon et pour LFI. Je crois l'avoir affronté, moi, quand personne ne l'affrontait et quand tout le monde cherchait même son aide. Je rappelle quand même que M. Attal, M. Retailleau, puisqu'il était... pas à l'époque président de LR, mais c'était les LR, les socialistes, M. Glucksmann, tous ces gens qui vomissent aujourd'hui tous les jours sur M. Mélenchon l'ont appelé au secours en 2024 pour faire réélire leurs députés. Par ailleurs, Mme Le Pen elle-même, en 2017 et en 2022, a appelé... les électeurs de M. Mélenchon à voter pour elle, et elle rêvait d'une alliance des populistes, du Bloc populaire, contre le banquier Macron, comme elle disait, et elle rejetait les soutiens que moi je lui apportais, ou même les électeurs de M. Fillon, vous vous souvenez à l'époque. Vous voyez, donc, tout ça m'amuse beaucoup. Je voudrais dire qu'évidemment, on voit bien que M. Mélenchon est un opportuniste, que depuis quelques années, il a bien compris que son électorat était dans les banlieues, en particulier dans les populations de culture musulmanes. Ils ont voté à 69% pour M. Mélenchon en 2022. Je préviens déjà vos questions. Pardonnez-moi, vu ces images en direct,
me semble-t-il que c'est la porte d'entrée du BHV. Effectivement, qui a été... La fête continue. Effectivement.
Je continue mon raisonnement. Et on voit
les forces de l'ordre qui rentrent pour se sécuriser, je vous en prie. Je
continue mon raisonnement. Si vous voulez, donc, M. Mélenchon a manifestement choisi son électorat. Bon, très bien, si j'ose dire. C'est la figure classique dans l'histoire de France, puisque vous me reprochiez d'évoquer l'histoire de France. Non, je vous interroge toujours sur vos références. Du parti de l'étranger. Figure classique et récurrente. Mais, mais, il ne faut pas confondre la bataille politique avec la réalité. Vous savez, il y a un très beau discours d'André Malraux dans la campagne présidentielle de 1965, dans lequel il oppose le général de Gaulle, l'homme de l'histoire et les politiciens. Et il dit, et on est exactement dans notre sujet, il dit les politiciens... Le génie des politiciens est de contourner l'obstacle du réel. Et pour contourner l'obstacle du réel, ils inventent un monde imaginaire où le réel est remplacé par un seul adversaire, l'adversaire politique qu'on diabolise. On y est en plein. Moi, j'affronte M. Mélenchon parce qu'il est le parti de l'étranger et de la nouvelle France islamisée. Mais je sais que l'obstacle réel, la réalité, c'est l'invasion migratoire venue du sud de la Méditerranée.
Transcription automatique (Whisper + diarisation) — des erreurs d'attribution ou de transcription sont possibles. Vérifiez toujours avec la vidéo source horodatée.