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Eric Zemmour, merci d'être là. Bonsoir, on va vous entendre longuement. A 20h, le président de la République va prendre la parole. Évidemment, les annonces sont très attendues. Raphaël Maillochon, vous êtes là aussi pour suivre les dernières informations qui nous arrivent. Je les rappelle, en vrac, des milliers de commerces pillés, des centaines de blessés, la résidence d'une préfète saccagée, l'autorité de l'État qui est mise en cause. Lyon, Marseille, Lille, Bordeaux, 30 000 pillards, c'est le chiffre que vous allez nous confirmer tout à l'heure, 30 000 pillards, rien que pour la ville de Marseille. Et peut-être arrêtons-nous d'abord à l'image la plus emblématique, celle à l'hôtel de ville de Limoges, qui a été entièrement détruit. Le monde entier partage cette image. Éric Zemmour, qu'est-ce qu'elle représente pour vous
vais vous dire, au-delà de cette image, on va en parler bien sûr, parce que vous avez raison, le monde entier nous regarde et est effaré. Je crois que ce que nous avons vu hier, c'est le véritable visage du grand remplacement. Il a une apparence des hordes de barbares maghrébins et africains qui rentrent dans les villes. Il a un drapeau ou des drapeaux, le drapeau palestinien, le drapeau algérien, voire marocain. Il a des alliés, les milices antifas. Il a une vitrine légale. les députés LFI. Il a un mode opératoire, le pillage, la radia. Et il a enfin, je dirais, un moteur idéologique, historique, c'est-à-dire la haine de la France et la revanche de la colonisation.
Éric Zemmour, dans quelques instants, vous entendrez quelqu'un comme Jean-Philippe Tanguy, qui n'est pas suspect d'être anti-nationaliste, lui dit contrairement à vous, ça n'est pas vrai. Par exemple, on a vu à Avenue Montaigne des pillages où il y avait toutes les couleurs de peau, si vous vous référez à la couleur de peau. Et il faut rappeler aussi que le grand emplacement est une théorie qui est très contestée, puisqu'on considère que
l
'idée... C'est pas une, cher Darius
Rochebin, ce n'est pas une théorie. C'est une théorie, c'est un fait. Et attendez, attendez, je vais répondre à Jean-Philippe Tanguy sur... Effectivement, il y a des petits blancs. Enfin, vous connaissez le mot célèbre d'Audiard. Il y a aussi des poissons volants, mais ce n'est pas la majorité du genre. Voilà ce que je répondrais. Il y a évidemment des petits blancs qui sont assimilés à l'envers. Vous allez tout de suite à la question des origines. Je trouve ça intéressant que l'un des hauts dignitaires du Rassemblement National ne comprenne pas et ne veuille pas comprendre que c'est ce que j'ai dit. C'est exactement la différence entre nous.
Vous allez tout de suite à la question de oui ou non, est-ce qu'il y a un rôle de l'immigration de masse ? On affrontera cette question. Trump dit ça, Peter Magyar, qui n'est pas suspect, il est très pro-européen. Donald Tusk, très pro-européen aussi, va dans ce sens ce soir. Le monde entier dit ça. Pas le monde entier, on entendra toutes les autres voix qui rappellent qu'effectivement... Sauf en France et sur les
plateaux télé et au Rassemblement national.
Et qu'il y a parmi les pillards toutes les origines, exactement. On passe par vous, on fera l'aller-retour puisqu'on a à chaque fois les dernières nouvelles. D'abord sur l'ampleur de ce qui se passe, s'il vous plaît Raphaël Maillochon, ce chiffre qui paraît à peine croyable, vous avez dû le confirmer, 30 000 pillards rien qu'à Marseille.
Oui, sur la journée d'hier, selon nos informations, effectivement, 30 000 personnes venues pour piller. Parmi ces 30 000 personnes venues pour piller, 8 000 personnes identifiées. identifiés par la préfecture des Bouches-du-Rhône comme étant des émeutiers venus eux pour casser avec cette confirmation 4000 grenades lacrymogènes lancées à Marseille hier, 99 gardes à vue en lien avec les émeutes, 118 forces de l'ordre, policiers et gendarmes blessés. Et c'est intéressant parce que la préfecture a enfin communiqué des chiffres. Il y avait ce match entre le ministère de l'Intérieur et Benoît Payan, le maire de Marseille. On a cette confirmation. Hier à Marseille, il y avait... Trois compagnies de CRS, 240 CRS déployés de 7h du matin jusqu'à 1h du
matin. Quels sont les moyens de l'ordre ? Eric Zemmour, regardez les images des pillages, notamment dans Paris. Ce sont des centaines de commerçants qui ont été pillés. Alors ça, c'est une enseigne extrêmement connue. Souvent, c'est des petits commerçants qui perdent, en tout cas pour l'instant, ce qu'ils ont. On verra comment fonctionnent les assurances. Pour vous, quels moyens supplémentaires devraient être engagés pour empêcher ça ? D
'abord, il y a plusieurs choses. La première chose, c'est ce qu'on appelle le maintien de l'ordre. Je rappelle que nous avons 200 000 militaires, 200 000 policiers et 100 000 gendarmes. Je parle sous le contrôle de monsieur, mais je pense que les chiffres sont à peu près exacts. Nous avons également des moyens très impressionnants de maintien de l'ordre, avec des canons à eau, avec des grenades lacrymogènes, etc. ce que je n'ai pas vu hier, une espèce de blindé qui s'appelle le centaure, et qui a été utilisé contre les paysans révoltés. Je pense qu'il devrait être utilisé dans ce cas de figure. Ça c'est les moyens, on a les moyens, nous sommes quand même une grande puissance. Deuxièmement, le problème d'après moi n'est pas dans les moyens, c'est dans la philosophie de l'action. Nous savons depuis la mort du jeune Malik Ousekine, il y a désormais 40 ans, que... Les pouvoirs, qu'ils soient de droite, de gauche, du centre, sont tétanisés quand il y a des manifestations, en particulier quand il y a des manifestations venues de banlieues, comme je les ai décrites tout à l'heure. Il faut changer cette philosophie, il faut rompre avec... la malédiction et l'anxiété de Malik Ousekine. Ça veut dire que les policiers doivent aller au contact. Est
-ce que ça veut dire que dans la pesée d'intérêts, vous préférez prendre le risque d'un mort, parce qu'il s'agit de ça, le risque d'un mort plutôt que de laisser faire des pillages ? Je prends,
c'est à eux de se poser la question. Les pillards, il faut les mettre. à récipiscence. Il faut les empêcher de piller. Il faut arrêter de considérer qu'un pillage ce n'est pas grave et que l'important c'est de protéger ses petits. Ce ne sont pas des petits, ce sont des pillards. J'aimerais bien savoir d'ailleurs comment la préfecture de police distingue entre pillards et émeutiers. Pour moi c'est la même chose. Ce qu'on a vu hier, ce sont des émeutes. C'est en vérité une intifada, comme l'a très bien dit la chercheuse. Madame Bergeau-Blaclair. C'est une intifada qui se révolte contre l'État français et contre la
France. À nouveau, vous allez absolument à des termes extrêmes. Il n'y a pas d'occupation. Une intifada, c'est une révolte. On en juge comme on veut. Pourquoi faire cette comparaison ? Parce que, tout
simplement, dans leur mentalité, ils sont toujours colonisés. C'est ce qu'on entend. C'est ce qu'ils disent. Et donc, évidemment, dans leur... Propos, on entend, la France nous a colonisés, désormais nous la colonisons. Elle nous a volés et donc c'est normal de la voler. Il faut aller sur les réseaux sociaux, je ne sais pas si vous y allez. Moi j'y vais. Et d'ailleurs, ce n'est pas un hasard si c'était le 17 octobre, vous voyez. Vous savez bien que c'est l'anniversaire de la répression, de la manifestation interdite du 17 octobre 1961. Et on voyait sur les réseaux sociaux beaucoup de gens, d'Algériens, qui disaient « on va se venger de la France ». Éric Zemmour, avouez que c'est assez
extraordinaire. Sur notre plateau, à votre place exactement, il y avait Bali Bagayoko. Et lui aussi parlait du passé colonial, mais évidemment dans le sens inverse du vôtre. Est-ce que vous comprenez son point de vue aussi ? C'est-à-dire qu'effectivement, il y a un passif colonial, mais qui va dans les deux sens. À tort ou à raison, hein ? Non, non, non. Bally Bagayoko dit... Ah, alors qui a tort qui a raison ? Non, non, non, attendez, je vais vous
répondre. Moi, je comprends très bien ce qu'il dit. Oui, il y a un passif colonial, nous les avons colonisés. Je n'en disconviens nullement. Mais je tiens à dire deux choses. La première, c'est que la colonisation est l'histoire du monde. Tout le monde a colonisé tout le monde. Et que l'affrontement en vérité entre l'islam et la chrétienté, entre l'Orient et l'Occident, ça vient depuis 2000 ans. Il y a eu des flux et des reflux. C'est ça l'histoire du monde. Donc on n'a absolument pas à s'excuser pour la colonisation, nous avons nous-mêmes été colonisés. Dans ce cas-là, il faudrait demander aux Italiens de s'excuser pour l'occupation romaine de la Gaule. Vous voyez, c'est débile.
C'est débile, pardon, l'Allemagne a occupé la France et on a poursuivi des occupants allemands de la France. On n'a pas dit que c'est du passé. Non, non, pas du tout.
Non, après on les a expulsés, c'était fini, on s'est réconcilié avec eux. Il y a aussi des procès. Attendez, attendez. Deuxièmement, parle de colonisation, il a raison. Mais aujourd'hui, qui est colonisé et qui colonise qui ? C'est le peuple français. qui est colonisée par l'ancien colonisé.
Éric Zemmour, regardez les images, des images qui sont très fortes, parce que vous partez tout de suite dans l'idéologie, les origines, etc. Qu'on vous donne tort ou qu'on vous donne raison, en réalité, vous avez bien le droit de dire que dans certains cas, ce sont des gens d'origine issus de l'immigration. Pas dans certains
cas,
80 ou 90%. Regardez les images d'Arius Cranjman. Ce sont des Français issus de l'immigration, ils sont Français comme vous, comme n'importe quel autre Français, pardon. Et là, c'est une question de maintien de l'ordre, c'est-à-dire indépendamment de l'origine, qu'est-ce que vous faites exactement qui changerait ? Mettons que vous soyez au pouvoir, parce que la critique est facile, l'art est difficile. Mettons que vous soyez au pouvoir. Qu'est-ce que vous faites là
? J'ai répondu tout à l'heure en disant que les policiers doivent avoir des ordres de chercher le contact et de mettre hors d'état de nuire ces casseurs. Ça veut dire quoi ? Tirer ? Ça veut dire aller au contact, ne pas avoir peur. J'ai été très choqué. Nous avons des armes non létales, nous les utilisons. Exemple quoi ? LBD ? Bien sûr. Un minimum. Nous avons des lances hauts. Nous avons d'une d'innombrables armes. Je dis, je répète, le blindé sans tort, nous l'avons. Nous pouvons même utiliser, si ça a des débordements, l'armée en sécurité. C'est ce que font les Italiens avec la mafia italienne. Mais est-ce que vous
comprenez la pesée d'intérêt des forces de l'ordre ? On verra ce que dit le président de la République dans quelques minutes, ce que dit peut-être Laurent Nunez. Leur pesée d'intérêt est de dire mieux vaut laisser aller un certain nombre de destructions. Plutôt que d'avoir des morts et des blessés graves. Franchement, si demain matin, il y avait 10 morts, 'est-ce que vous diriez
n'avaient pas être là. Vous m'excuserez. Je pense qu'ils ne doivent pas être là. La force doit rester à la loi. Voilà. C'est toujours très triste. Évidemment qu'on ne se réjouit jamais d'avoir des morts, mais je dis, c'est à eux de prendre leurs responsabilités et de ne pas piller.
Beaucoup qui vous entendent diront que ça se faisait en d'autres temps. Oui, Clémenceau réagissait comme ça. De Gaulle réagissait comme ça. En tout cas, aujourd'hui, rappelons qu'en mai 68, on a évité le plus possible des morts. Et De Gaulle disait tirer dans les jambes. En tout cas, de fait, à l'arrivée, le préfet a réussi à
éviter qu'il était en train de morts. Entre tirer... tuer et ne pas se laisser humilier, comme j'ai vu les images à Marseille où ce sont les CRS qui reculent, il y a peut-être un moyen terme. Donc il faut être ferme, évidemment je ne vais pas dire tel Bonaparte devant l'église Saint-Roch, mettez le canon et tirez au canon, ça réglait les problèmes. Mais il n'empêche qu'il faut absolument être ferme, c'est pas fini, il faut ensuite le deuxième étage. c'est-à-dire la répression judiciaire. Je suis pour le rétablissement de la loi anti-casseurs, qui a été abolie en 1981, qui était une loi, vous parliez de Pompidou, une loi de Pompidou en 1970, et qui permet la punition collective de tous ceux qui sont là, qui sont présents, après que la police a ordonné. L'évacuation. Alors Eric Zemmour, là encore, pardon, je vous fais préciser,
et qu'on ait les deux avis, l'aide du Premier ministre, Sébastien Lecournuit, il écrit au maire de Limoges, tout le monde maintenant a en tête les images terrifiantes de ce qui s'est passé à Limoges, et il dit, les seuls contribuables de Limoges ne peuvent supporter le coût d'une telle destruction, l'État apportera son concours budgétaire direct à la reconstruction. En bon français, le contribuable, c'est l'Europe aussi. Bon, il dit aussi, soyons honnêtes, qu'il va tout faire pour que les assurances se bougent le plus possible. Vous au pouvoir, qu'est-ce que vous feriez de différent ? Je ferais payer.
les responsables interpellés et condamnés.
Mais le sont-ils ? Est-ce qu'il y a des interpellés pour Limoges ? Est-ce qu'on sait s'il y a ne serait-ce qu'un interpellé ?
Alors à Limoges, non, il y a une enquête en cours et d'ailleurs c'est un service très particulier parce que la procureure de la République a décidé de confier les investigations ouvertes pour destruction par un moyen dangereux en bande organisée. à la division de la criminalité organisée et spécialisée, c'est-à-dire l'ancienne police judiciaire. On est quand même là, sur le haut du spectre, pour retrouver ceux qui ont commis ces
faits à Limoges. Donc on voit le problème de la théorie et de la pratique, c'est-à-dire qu'en réalité, pour l'instant, il n'y a même pas une personne arrêtée. Donc qui va payer ? Mais il y en aura, vous inquiétez pas. Mais oui, il y en aura, je fais
confiance aux policiers. Et de toute façon, il n'y a pas que Limoges. Je veux dire, le reste, on a vu les images, ils ne se cachent pas. On les voit exhiber le produit de leur pillage, on le voit sur les réseaux sociaux. Mais ce n'est pas fini. Après les condamnations, après les sanctions, après le fait de les faire payer, il y a aussi la remigration. C'est-à-dire le renvoi des étrangers qui étaient présents, parce qu'il y en avait, dans leur pays, et... Qu'on comprenne bien, ceux qui sont étrangers et condamnés. Évidemment. Si on ne les arrête pas... Et condamnés. Et condamnés, évidemment. Deuxièmement... Pour ceux qui sont doubles nationaux, et c'est le cas de la plupart, quoi que vous disiez et quoi que dise M. Tanguy. Les doubles nationaux, c'est-à-dire les doubles nationaux algériens, marocains, tunisiens, maliens, sénégalais, qui ont la spécificité de ne jamais perdre la nationalité de leurs parents et de leurs grands-parents. Ces gens-là seront déchus de leur nationalité française et seront donc devenus étrangers, retournés à leur pays, puisque c'est manifestement ce pays-là qui est le pays de leur cœur, ils seront renvoyés. dans le pays de l'ordre. Ça s'appelle la remigration et ça s'appelle la déchéance de nationalité. C'est l'article
25.1 du Code civil. Éric Zemmour, il faut se souvenir que même François Hollande l'avait envisagé après les attentats de 2015, enfin pour un attentat terroriste. Pour le type qui vole, je ne dis pas que je n'approuve pas ça, évidemment pas, mais enfin le type qui vole un sac dans un magasin de luxe, vous allez faire une déchéance de nationalité ? Monsieur, monsieur Rochemin,
ce n'est pas un vol. Oui, oui, je vous réponds. Ce n'est pas un vol. C'est du pillage. C'est une radia. C'est un acte de guerre en vérité. Donc ce n'est pas un simple vol. Donc ces gens-là n'ont rien à faire avec la nationalité française. D'ailleurs, pour la plupart, ils détestent la France. C'est ce qu'ils disent à tort et à travers. Donc je leur rends service en vérité. Je les renvoie chez eux dans le pays de leur cœur. Je rappelle que je suis le seul à proposer cela. Que personne ne propose cela pas. Et Marine Le Pen... dit à chaque fois qu'elle ne le propose pas. Vous savez combien ça sent le souffle, Éric Zemmour ? C'est-à-dire qu'en principe, quand une
personne a été naturalisée, quand une personne est française, on n'enlève pas comme ça. Encore une fois, François Hollande l'avait envisagé pour des cas extrêmes. Ce qu'on a donné, on peut l'enlever.
Il y a l'article, écoutez-moi, c'est très important de savoir ça. Ce n'est pas une invention d'Éric Zemmour ou même de François Hollande. C'est une loi révolutionnaire. Ça devrait plaire à M. Mélenchon. de 1791, si je me souviens bien, qui prévoit la déchéance de nationalité pour tous ceux qui ont porté atteinte aux intérêts de la nation. Vous comprenez ? De la nation. Ce sont exactement ce cas-là. Donc il y a toute la légitimité pour appliquer la déchéance de nationalité à ces pillards.
Arrêtons-nous un instant aux affrontements. Il faut rappeler l'énormité, Raphaël Maillochon, de ce que nous sommes en train de vivre, c'est-à-dire affectant les 30 000 pillards à Marseille dont vous parliez, mais il y a aussi Bordeaux, Lille, Lyon, la préfecture, la résidence même de la préfète de Bordeaux qui a été pillée, saccagée.
Hier, énormément de symboles de lieux publics, de lieux de l'État saccagés. Hier, à Bordeaux, c'est non pas la préfecture, mais la résidence, effectivement, avec des personnes qui ont mis le feu. Devant la résidence de la préfète à Bordeaux, à Avignon, intrusion dans la préfecture du Vaucluse. À Lyon, c'est l'office du tourisme, place Belcour hier qui a été ravagée. À Marseille, on a vu ces images de l'hôtel de ville également saccagée au niveau du hall. À Grenoble, la mairie a été dégradée. Orléans, la préfecture du Loiret attaquée avec divers projectiles et des tirs de mortiers. Et donc à Limoges avec ce feu au sein de la mairie qui l'a ravagée.
Est-ce qu'on a une idée des volumes ? On voyait cette image de l'agresseur qui frappe dans le dos un commerçant. Là, on est à un degré qui est évidemment très au-dessus de celui qui pique un petit truc. Là, on est quand même dans une agression physique. Ce genre de gens, combien représentent-ils aujourd'hui en France ?
Alors, selon les notes des services de renseignement, tout cela est documenté, a été documenté depuis hier. Et ce que l'on peut vous révéler, c'est que parmi ces personnes qui cassent, qui sont vues en train de casser, 10 à 15% de ces personnes présentent, nous dit-on, à profil de gilets jaunes. Tout le reste, c'est, disent les services de renseignement français, plutôt des profils d'ultra-gauche, d'anarchiste et de black bloc. Encore une fois, le black bloc n'est pas un parti politique. Aguerri, ça sont les gens aguerris qui font de la guérilla urbaine. Avec des techniques, une manœuvre pour casser, piller, chercher l'affrontement avec les forces de l'ordre.
De cela, qu'est-ce que vous faites, Éric Zemmour
? Pardon, pardon. Ce que l'on vient de nous dire, c'est-à-dire que vous voyez bien que ce n'est pas seulement des vols, c'est des attaques des symboles de l'État. Vous voyez que là, on est vraiment dans une émeute qui veut détruire et qui veut atteindre l'État et donc la France. Tous ces gens-là, vous savez, c'est très simple, je vous l'ai dit, s'ils sont français, je les enferme, je rétablis les peines planchées. Pardon, vous les enfermez, ça veut dire quoi ? Internement administratif ? Non, internement non, il y a un juge. Mais je rétablis justement, pour contraindre les juges à la sévérité, il faut rétablir les peines planchées. Et je vous l'ai dit, il faut rétablir la loi anti-casseurs. C'est très important cette loi anti-casseurs, parce que ça permet justement... d'arrêter et de condamner des gens qui font croire qu'ils n'y étaient pour rien, alors qu'en fait, ils sont toujours présents après que les forces de police, comme je vous l'ai dit, ont exigé l'évacuation des lieux.
Pour vous, est-ce que le fichage doit être revu dans cette émission ? Le patron, l'ancien et la patronne actuelle de la DGSI, disait à quel point le fichage a reculé en France, alors d'ailleurs qu'à l'étranger, les Américains ne se gênent pas pour ficher tout le monde, la NSA. Est-ce que selon vous, il faut revenir là-dessus ?
pense que tous les moyens doivent être mis pour mettre hors d'état de nuire tous ces pillards. Je pense que là, il y va vraiment du destin de la France. Je vous assure que c'est absolument fondamental. On ne se rend pas compte, mais c'est ce qui est regardé aujourd'hui par le monde entier. Vous savez, jadis, les uns admiraient la France, les autres la détestaient. Parfois, les mêmes l'admiraient et la détestaient. Aujourd'hui, on se moque. où on a pitié. C'est un changement radical et humiliant pour la France. Moi, je veux faire cesser cette humiliation.
Est-ce qu'il y a un abaissement économique ? Quand on voit certaines des images, alors vous tirez de votre côté en insistant sur l'origine issue de l'immigration. Pas de mon côté, c'est objectif. En réalité, on voit bien qu'il y a une forme de lumpenprolétariat avec des gens qui sont très peu formés, qui viennent d'un milieu social très défavorisé, comme dit le féminisme de vieille date. En réalité, qu'est-ce qu'on fait ? Est-ce que c'est un
signe d'appauvrissement ? Je vais vous dire franchement, je déteste cet argument. Parce que moi, j'ai eu un grand-père qui avait quitté l'école à 11 ans, qui ne savait pas écrire vraiment bien en français, et il n'a jamais volé et pillé. Donc ce n'est pas la pauvreté qui fait cette violence. Vraiment, je déteste cet argument. Je trouve ça honteux et humiliant pour les gens pauvres et qui ne cassent jamais rien, et qui ne volent jamais rien. Maintenant... On pourrait avoir une discussion autre sur, effectivement, là où je vous suivrai, c'est l'appauvrissement de la France et du peuple français depuis une vingtaine d'années. Ça, je vous l'accorde volontiers. Quel est
le lien que vous faites exactement là ? Avec ça ? Oui.
Aucun.
Non, mais le lien entre l'appauvrissement financier, l'appauvrissement, on a vu les classements au PISA, où effectivement, l'effort préloable que faisait la Troisième République, puis la Quatrième, puis la Cinquième, a
diminué. Pardonnez-moi, c'est pas qu'il a diminué, c'est que le niveau scolaire s'est effondré. Encore une fois, Emmanuel Macron a doublé les budgets de l'éducation nationale en 10 ans. Donc ce n'est pas une question d'argent et de moyens, c'est une question de niveau scolaire, d'exigence, de méthode. Les méthodes traditionnelles étaient admirables, les méthodes modernes sont une catastrophe. Donc ce n'est aucun rapport. Maintenant, effectivement, si vous voulez, avec ça, moi, encore une fois, je ne mets pas un lien entre la pauvreté et le pillage. Le pillage, c'est une méthode de guerre, de guérilla. et qui, à l'heure de plaire à ces gens-là, vous n'aimez pas que je rappelle les origines de ces gens-là, mais c'est pourtant ce qu'on voit sur les réseaux sociaux, et c'est ce qu'ils disent eux-mêmes. Vous savez, les gens l'ignorent, mais le Coran permet la radia, quand c'est un cas de guerre. C'est une sourate du Coran, on pourrait demander d'ailleurs à Mme Le Pen, non mais parce que c'est très important, mais oui !
Toutes les religions, vous savez comment, si on voulait chercher des références violentes dans les religions... Non, non, non, Darius Rochebin. Et les athées, et les agnostiques. Darius Rochebin,
vous êtes coutumier de ce genre de confusion intellectuelle, et je vous arrête tout de suite. Il y a des textes dans chacune des religions, et il y a dans le Coran une bénédiction. de la radia quand elle est en guerre depuis Mahomet, qui n'existe pas dans le catholicisme. Et c'est d'ailleurs une de mes querelles majeures avec Mme Le Pen. Vous avez entendu encore, elle a répété que l'islam était compatible avec la République. J'aimerais savoir si elle pense que cette sourate est compatible avec la République et avec la France. Et après elle ajoute d'ailleurs, de façon incongrue, que la charia ne l'est pas. L'islam et la charia, c'est exactement pareil. C'est comme si vous disiez, moi j'aime le moteur thermique, mais je ne mets pas d'essence dedans.
Vous-même, vous vous rappeliez les faits coloniaux. L'Angleterre et la France, qui ont été des très grands empires coloniaux chrétiens, ont pratiqué la radia à une échelle colossale. Ils ont pris une partie du monde et vous ne direz pas que ce n'est pas l'islam. Aucun rapport, ce n'était pas béni par
la religion.
Vous essayez à tout prix de faire de l'idéologie avec ce qui est quand même... de maintien de l'ordre. Darius Rochebin, vous
vous trompez. Vous vous trompez. Ce n'est pas seulement une question de maintien de l'ordre. Ce n'est pas une technique d'État. C'est une question historique. Ce n'est pas une question idéologique. C'est une question historique.
Encore une fois, cas d'école, parce que laissons de côté parfois les débats très idéologiques sur la... Regardez, cette image-là, et j'aimerais que vous nous aidiez à la commenter, Raphaël Maillochon, parce que là, on entre dans la technique policière. Ce sont... Expliquez-nous les conditions de travail des policiers ces dernières heures.
Là, on est Place de la République, rue du Faubourg du Temple. Cette image, on l'a vu à la fois hier, mais également aujourd'hui. Cette image date d'hier. Les policiers avaient pour consigne de tenir ce point. On est là, à l'est de la Place de la République. Vous avez des compagnies d'intervention, des gendarmes qui essuient. D'ailleurs, on le voit au sol, un bon nombre de projectiles, des cailloux, des pavés. On le devine en bas à droite de l'image. Vous avez ce bas de mur qui a été cassé volontairement. On voit ça en bas à droite, exactement. Donc ça, ça peut tuer. Et c'est pour en tout cas, effectivement, lancer directement sur les forces de l'ordre. Et vous avez des forces de l'ordre qui font deux choses. La première, c'est de tenir ce point, parce que la préfecture de police le sait, si les manifestants le passaient, ils allaient défiler en cortège sauvage, pillés et cassés. Et donc, ils tiennent le point. Ils répliquent en lançant diverses armes intermédiaires, grenades lacrymogènes, assourdissantes de désencerclements. Et on voit au fond de l'image ce camion blanc. C'est un engin lanceur d'eau, un canon à eau, utilisé sur ordre à la préfecture de police pour disperser ceux qui se rapprochent trop près des forces de l'ordre. Dites les choses, je crois qu'une policière a été gravement blessée par un pavé, c'est bien ça ? Effectivement, une policière qui a pris un pavé au niveau de la hanche, elle a été évacuée inconsciente à l'hôpital.
Là encore, Eric Zemmour, question, je trouve intéressant, là on est dans l'ordre, c'est-à-dire comment on maintient l'ordre sans faire de mort ? Parce que malgré tout, on t'allait votre formule tout à l'heure, mais le but c'est d'éviter les morts. Bien sûr. Là, qu'est-ce que vous faites ? Darius
Rochemin, ne suis pas préfet de police. Alors, arrêtez de me ramener à des strictes considérations de maintien à l'ordre, parce que je vois bien que ça vous gêne, que moi, normalement, un responsable politique, ce n'est pas un préfet de police. C'est quelqu'un qui doit voir au-dessus, qui doit donner les ordres au préfet de police, en fonction d'une certaine idée de la France, comme disait le général, et d'une certaine conception de l'histoire. Tous les grands hommes que nous avons eus avaient une perspective historique, ils voyaient derrière eux, ils savaient quelle situation historique ressemblait à celle qu'ils connaissaient et ils appliquaient ce qu'ils avaient tiré comme leçon du passé historique. C'est ça. un chef d'État et c'est ça un homme d'État. Ce n'est pas un technicien de l'ordre. Parce que vous voulez réduire cela. Ce n'est pas un problème de maintien de l'ordre. C'est un problème de philosophie politique et historique.
À l'instant, Bruno Retailleau demande l'état d'urgence, que soit instauré l'état d'urgence. Qu'en pensez-vous ?
Instaurons l'état d'urgence si on veut. Le problème n'est pas là, pardonnez-moi, on peut instaurer l'état d'urgence, ça permettra à la police d'avoir plus de moyens, mais encore une fois, on se réduit et on réduit cela à une question de maintien de l'ordre. Ce n'est pas seulement une question de maintien de l'ordre.
Est-ce que l'internement administratif fait partie de la panoplie ? Je pense que dans le cadre de l'état d'urgence,
oui. On peut faire des internements administratifs.
En la guerre, ça a été fait. On pourrait imaginer que contre des djihadistes, des militants d'ultra-gauche ou des militants d'ultra-droite, d'extrême-droite aussi, néo-nazis. Je veux dire que l'internement administratif soit possible, ce qui est une mesure extrême. Bien sûr.
Si vous voulez, encore une fois, tous les moyens sont bons pour mettre hors d'état de nuire ces gens. Moi, je pense qu'il faut d'abord les enfermer et puis les expulser. dans les conditions dans lesquelles je vous l'ai dit. Ça me paraît beaucoup plus important. Et les enfermer, tous les moyens sont bons pour les enfermer, évidemment sous le contrôle du juge, parce que je ne vais pas abandonner comme cela. Mais dans le cadre de l'état d'urgence, vous avez évidemment des situations exceptionnelles où on a des internements administratifs, etc., qui permettent à la police de travailler plus efficacement.
Éric Zemmour, est-ce que de toute façon que vous soyez, que vous ayez raison de tort, est-ce qu'il y a le risque que votre combat soit d'arrière-garde ? C'est-à-dire quand on voit la réalité de ce qui se passe quand on en est là, on voit bien que ce n'est pas la question de quelques expulsions. 30 000
pilleurs à Marseille. Mais vous savez, c'est bien pour ça que je propose la remigration, et c'est pour permettre une immigration négative. C'est-à-dire que j'ai en tête non seulement un arrêt des flux migratoires, 500 000 par an, avec toutes les manières de passer, regroupement familial, droit d'asile, etc. On bloque tout, et par ailleurs, on renvoie. des dizaines et des centaines de milliers de personnes, c'est-à-dire les délinquants, les criminels, les chômeurs, les RSA, etc. Vous avez raison, c'est une entreprise énorme, mais c'est la seule, à mes yeux, pour sauver la
France. En réalité, est-ce que l'Europe est en train de changer sans vous, les nationalistes ? Vous n'êtes pas au pouvoir. Moi, je suis. Vous n'êtes pas au pouvoir. Or, regardez, Peter Magyar, il n'est pas suspect d'être internationaliste, il est très pro-européen, il a été salué quand il a succédé à... Comment s'appelait-il le précédent ? Orban. Et il dit des vidéos images choquantes arrivent de France. Des bâtiments historiques ont été détruits, des centaines de policiers ont été blessés. Face à cette destruction insensée et à cette violence injustifiée, il est peut-être désormais clair pour tous pourquoi la Hongrie prône l'approche la plus stricte possible en matière d'immigration. Donald Tusk, lui aussi n'est pas suspect d'être ultra-nationaliste, il est ultra-pro-européen. La Pologne ne répétera pas les erreurs des autres Européens et ne paiera pas non plus pour elle. Nous défendons fermement notre frontière contre l'immigration illégale. Nous avons notre propre politique d'asile. Nous n'acceptons pas les demandes. Nous expulsons ceux qui enfreignent le droit polonais sur la question de la sécurité. Nous serons impitoyables. En réalité, est-ce que l'Europe ne sera pas en train de changer sans vous, sans qu'il y ait besoin d'avoir, vous, les nationalistes au pouvoir ?
Darius Rochebin, 1. Vous m'avez tout à l'heure reproché d'avoir parlé de grands remplacements immédiatement. Vous remarquerez que les deux pays que vous avez cités, la Hongrie et la Pologne, qui n'ont aucune immigration arabo-musulmane, ne connaissent jamais ce genre de scène, alors que nous sommes devenus coutumiers du fait. Deux, vous avez tout à fait raison sur un point, la question européenne n'est plus, selon moi... la question fondamentale d'aujourd'hui. Madame Frédéric Seine, elle est aussi plus rigoureuse
que vous.
Non, elle n'est pas plus rigoureuse que moi. Mais laissez-moi finir. Ce que je veux dire, c'est que c'était un combat des années 90, le combat entre la souveraineté et l'Europe, qu'on peut très bien reprendre des discussions là-dessus, mais qu'effectivement, aujourd'hui, la question qui se pose est la question de l'identité et de la civilisation européenne. Et c'est pour cela... vous avez raison, que vous avez des socialistes comme la première ministre du haut Danemark, que vous avez des gens de droite comme madame Mélanie, que vous avez des gens de gauche, ça va changer complètement les clivages. Parce que désormais, le clivage en Europe... Mais non, ce n'est pas à 100 mois, j'en suis. Mais j'en suis, évidemment. porter ce clivage-là avant tout le monde. Donc je dis simplement, vous savez, il y a des combats idéologiques, puisque vous méprisez l'idéologie, mais il y a des combats politiques qui se mènent, parce que c'est comme ça qu'on avance. Donc aujourd'hui, vous avez raison, le clivage, c'est entre ceux qui veulent défendre l'identité de la France, de l'Angleterre, de l'Italie. de l'Allemagne, de la Suède et autres, et ceux qui veulent ce que Mélenchon appelle la Nouvelle France ou la Nouvelle Angleterre ou la Nouvelle Italie, c'est-à-dire, en vérité, une islamisation de nos
pays d'Europe. Si l'Europe ne va pas assez vite à votre gré, est-ce qu'il faudra, selon vous, sinon sortir, en tout cas, quitter un certain nombre de ces règles ?
Moi, je pense qu'on peut effectivement demander... ce que les Danois ont obtenu d'ailleurs, c'est-à-dire ce qu'ils appellent dans leur jargon le opt-out, c'est-à-dire être en dehors de certaines clauses qui nous brident trop. Mais je pense, je vais encore dans votre sens cette fois-ci, je pense qu'aujourd'hui tous les pays d'Europe ont compris que les peuples européens voulaient absolument se sauver de cette colonisation et de cette islamisation, sauf deux dirigeants européens. le dirigeant espagnol socialiste et Emmanuel Macron. Le jour où la France bascule, c'est fini. Toute l'Europe aura basculé.
Je repasse par vous, Raphaël Maillochon, puisqu'on a beaucoup de dernières nouvelles, y compris sur le nombre de policiers blessés. Là encore, on s'appuie sur certaines images. Ce sont les images à Marseille, très violentes, actions contre la voiture de police, actions même contre les pompiers, et aussi les tirs de mortiers. Ça, c'était à Paris, notamment rue de Rivoli. Ce sont des images, ce sont des faits, ce sont des bilans extrêmement lourds. Oui, c'est cette image hier
après-midi à Marseille. Vous voyez, Darius, je n'ai fait que de raturer parce que j'ai mis à jour tout cela. Regardez ce matin, on nous parlait de 400 interpellations, puis dans la journée 1200-1800, et là à l'heure où je vous parle, 2397 personnes interpellées, c'est le bilan consolidé pour la journée d'hier. On a eu une mise à jour aussi des forces de l'ordre, même forces de sécurité intérieure, policiers, gendarmes et sapeurs-pompiers. Ils étaient ce matin 150, 500, et là on est à 997 forces de sécurité intérieure blessées, dont nous dit-on 7 graves. Le bilan... de la journée d'hier côté participants n'a pas bougé, 550 000 partout en France selon le ministère de l'Intérieur, 800 000 selon les organisateurs. Quel est l'état d'esprit des policiers en ce moment ? Vous êtes en contact avec eux ? Oui, très difficile. Vous avez les principaux syndicats de police qui sont assez remontés. Alliance Police Nationale a fait un tract en mettant plein de fois « j'accuse » le laxisme de l'État. Ils accusent énormément de personnes, ils sont assez remontés. Il y a d'ailleurs une plainte qui a été déposée par ce syndicat de police contre l'État. au pénal, au civil et en administratif pour mise en danger de la vie d'autrui. Et puis ce qui frappe beaucoup de policiers hors réseau syndical, les policiers de terrain, les CRS, les gendarmes, les officiers de police judiciaire avec qui j'ai pu discuter, c'est parfois, à certains endroits, sporadiquement, les manques de moyens, de grenades, un, qu'ils n'avaient plus, et deux, les camions de ravitaillement n'arrivaient pas jusqu'à eux. Et donc pendant parfois de très longues minutes, ils ont dû subir ce qu'ils prenaient sur la tête et les boucliers sans pouvoir y poster. Réaction sur ce point
on voit bien, à force de dilapider l'argent de l'État pour des missions qui ne se relèvent pas de son fait, quand il s'agit du cœur, de l'action régalienne de l'État, de la protection des Français qui est le cœur de l'action de l'État. On manque de moyens, c'est la même chose pour les militaires qui parfois doivent acheter leur équipement eux-mêmes. C'est absolument scandaleux. On voit bien qu'il y a une reconversion entière à faire, réduire les dépenses de l'État dans des tas de secteurs où il n'a absolument plus lieu d'être. reprivilégier les matières régaliennes, c'est-à-dire la défense, la police, la justice et l'école. Mais l'école, comme je vous ai dit, ce n'est pas vraiment une question de moyens.
Dans votre conception de l'histoire, c'est ce que dit notamment Vence, j'imagine qu'il vous paraît assez près de vous. Vence dit que les libéraux occidentaux ont apporté le tiers-monde en France et dans d'autres pays, au nom de la diversité et de la compassion. Dans votre vision de l'histoire, est-ce qu'une puissance avance ou recule ? Je m'appelle Gorbatchev disant, à la fin j'ai compris que... On ne peut pas être immobile. Ou on avance, ou on recule. Ou on est colonisateur, ou on est colonisé. Vous le pensez ? Oui. Aujourd'hui,
on est colonisé. Par l'ancien colonisateur. Par l'ancien colonisé. Vous savez, le président algérien a une phrase magnifique. On lui demande de régler la question des visas avec la France qui était controversée, vous vous souvenez. Et il a cette boutade et il dit « En vérité, la France devrait nous donner des visas de 132 ans. » C'est exactement la période de la colonisation française. Vous voyez bien que dans leur inconscient, ils sont les nouveaux colonisateurs. Et c'est légitime pour eux puisqu'ils ont été colonisés. Donc oui, on est colonisateur ou colonisé. Aujourd'hui, la France, les Français, les Européens sont le peuple colonisé. Il nous faut nous libérer. Il faut un grand mouvement de libération nationale. Et ce grand mouvement de libération nationale, c'est reconquête.
Éric Zemmour, est-ce que vous êtes capable aussi de compassion pour les musulmans ? Dieu sait si les musulmans de France, en vous entendant, se diront qu'il est contre nous. Est-ce que vous comprenez, par exemple, que dans les bilans dont on vient de parler, ces malheureux commerçants dont les commerces ont été pillés, parmi eux, il y a assurément une partie de... Mais
évidemment. Ils vivent très paisiblement. Mais évidemment, mais vous savez... Qu'est-ce que vous dites à ceux-là ? Mais à ceux-là, je leur dis deux choses. D'abord, je leur dis, dans l'histoire, on a toujours des victimes qui sont innocentes. C'est la vie, c'est comme ça, on est tous des victimes innocentes. Deuxièmement, moi, j'ai dit, depuis mon premier discours pour entrer en campagne présidentielle, en 2021 à Villepinte, j'ai dit, si les musulmans veulent abandonner ce qui est incompatible dans leur religion avec... La France, c'est-à-dire, en gros, la charia, justement, et les sourates les plus insupportables, comme je vous les ai décrits tout à l'heure. En gros, s'ils veulent adopter une conception spiritualiste de l'islam, ce qu'ils n'ont jamais fait dans l'histoire, c'est pas facile, à part les soufis, ils sont nos frères. S'ils veulent s'assimiler à la France, ils sont nos frères. Je l'ai dit et je le répète. Ils n'ont pas des musulmans
en France qui n'ont pas des exigences absolument d'imposer leur religion. De la même façon qu'il y a beaucoup de juifs qui mangent à la maison cachère, mais enfin, qui n'essaient pas d'imposer ça à la maison.
Ou des juifs très
pratiques. La religion c'est à la maison. Vous savez, les juifs... Il y a beaucoup de juifs par exemple qui refusent de serrer la main, des juifs très intégristes, mais ils sont très minoritaires. La même façon des musulmans français qui refusent de serrer les mêmes femmes, ils sont très minoritaires.
Vous en voyez beaucoup dans la rue qui refusent de serrer la main. Dans les jeunes, les sondages disent la moitié. Vous savez, les juifs très pratiquants qui veulent une pratique stricte, très stricte de la religion juive, pour la plupart ils sont à Jérusalem. Et je trouve ça honorable. les musulmans, moi je les comprends, je ne leur reproche pas de vouloir une pratique stricte de leur religion, mais elle est incompatible avec la France. Donc ils doivent partir dans un pays musulman.
Est-ce qu'il vous arrive de prendre tout ça à la légèreté ? Ça peut paraître très provocant de vous poser cette question dans ces circonstances dramatiques, et il ne faut rien enlever à la circonstance dramatique que nous vivons. Dans quelques minutes, le président de la République s'exprimera, et peut-être prendra-t-il des... Des décisions qui peuvent être, qui ont une certaine ampleur dramatique. On verra s'ils parlent d'état d'urgence, peut-être de couvre-feu, on verra, ou d'autres mesures. L'évolution culturelle, ils s'en moquent eux-mêmes. Vous savez, ces policiers qui ont apparemment tenté de se passer pour des manifestants, en mettant, c'est quoi, bismillah les ténèbres, c'est ça ? Oui, c'est ce gimmick, bismillah c'est les ténèbres. En réalité, il y a une partie de la culture qui a évolué, oui, alors c'est beaucoup anglophone, ou, wesh, voilà. Enfin, ce n'est pas un crime de dire « Wesh ou Wala » non plus. Dans la jeunesse, les choses ont évolué. C'est très difficile de lutter contre l'évolution d'une
culture. Non, pardonnez-moi, vous appelez « évolution d'une culture », moi, ce que j'appelle... colonisation d'une culture et arabisation et islamisation d'un pays et d'un continent entier. Ils ne sont pas islamistes pour autant. Laissez-moi répondre. Les jeunes qui disent wesh et wala ne sont pas pour autant islamisés. Si, si. Quand on est à parler et à dire wesh et wala dans chaque phrase, ça veut dire qu'on est complètement... assimilé à l'envers à la culture musulmane. Et vous savez, je vais vous dire, laissez-moi répondre. C'est pas très grand siècle, c'est pas très grand siècle. C'est pas très grand siècle, c'est le moins qu'on puisse dire. Mais vous savez, moi j'ai pas habité, j'ai pas vécu dans le grand siècle malheureusement, et pourtant je ne dis pas wesh et wallah, et mes enfants non plus. Et justement, si jamais quand ils étaient jeunes, ils avaient des tendances à imiter la racaille de banlieue, je les corrigeais. C'est aux parents de faire ce travail-là. La langue est fondamentale. Ce n'est pas léger, Darius Rochebin. Ce n'est pas une évolution de la culture. C'est une... linguistique et culturelle. De la même façon que l'américanisation est là. Oui, bien oui, mais l'américanisation, c'était un problème, vous avez raison, mais l'Amérique, c'est quand même la fille de l'Europe. Le Maghreb et l'Afrique, ce ne sont pas les filles de l'Europe.
J'aimerais vous entendre, c'est dans quelques minutes seulement que le président de la République va s'exprimer. Qu'est-ce que vous espérez, qu'est-ce que vous attendez, indépendamment, vous êtes un opposant à Emmanuel Macron, donc vous n'allez pas lui faire de cadeaux, mais est-ce qu'il y a quand même une mesure où vous diriez, bravo monsieur le président ?
S'il démissionnait, qu'il provoquait l'élection présidentielle pour gagner du temps. Là maintenant ? Oui. Je sais qu'il ne le fera pas, je vous rassure. Et une dissolution de l'Assemblée ? Non, une dissolution de l'Assemblée nationale, on voit bien qu'il n'y a pas de majorité. Non, dans la Ve République, l'élection... Phare, c'est le président de la République. Voilà, c'est tout. Maintenant, je n'attends rien d'Emmanuel Macron, vous savez, il a été le faux soyeur de la Ve République. Il a fini le travail de ses prédécesseurs, dans tout ce que j'ai décrit tout à l'heure.
L'électeur lui a donné à lui raison, en réalité. Il a été réélu, il arrive même peut-être à finir son quinquennat, son deuxième quinquennat, sans cohabitation, unique dans la Ve République. Je ne conteste pas sa
légitimité. dis simplement... qu'il a été une catastrophe pour le pays. C'est tout.
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