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Comment ont-ils pu, ceux qui dirigent, se tromper à ce point ? La date du 17 octobre, elle est présente dans mon calendrier depuis le 3 septembre. C'est-à-dire qu'on sait depuis le début du mois de septembre. Et rien n'est prévu. Et qui est là ? Monsieur Nunez, qui est l'homme qui a organisé les services de renseignement dans notre pays, qui en était le dirigeant ? Il n'a rien vu. Et alors qu'il est capable de mettre 14 000 personnes dans la seule ville de Paris. pour accueillir dignement le pape et en toute tranquillité, là il y en a 10 000 pour toute la France. Quel amateurisme est là en place ? Je dis que tout ça était hautement prévisible au bout de 10 jours de pourrissement et plus, et puis dans une situation de mécontentement, parce que quand même, le fond de l'affaire, ce sont les revendications, la vie chère, les gens n'en peuvent plus, et puis la situation des lycéens, leur vie scolaire est infernale, et puis la situation des étudiants, nous sommes dans un pays dont on peut avoir honte, où nos jeunes gens qui sont à l'université... font la queue pour aller au restaurant à 1 euro, et d'autres fois, c'est à la soupe populaire. Par conséquent, il ne faut pas perdre de vue ça. Sinon, on entre dans l'indifférence à l'égard des souffrances populaires. Et c'est elles qui sont le sujet de la situation. Nous avons, nous, intérêt à ce qu'il y ait une issue positive à ce qui vient de se passer. Or, le président joue le pourrissement. Pardon, laissez-moi préciser ce point. Il prend la parole ce soir, pourquoi ? Parce qu'il s'en va pour 4 jours, allez-nous impliquer dans une guerre qui ne nous intéresse pas, dans le golfe. Et il nous laisse, pendant ces 4 jours, dans les mains de Nunez, Lecornu et de gens qui sont des spécialistes de la pagaille organisée. Si on joue à nouveau un épisode de pourrissement, le président n'est pas là, donc on ne répond à rien. Eh bien, ce que vous êtes en train de voir ce soir sur la place de la République pourrait se répandre. Écoutez ce qu'a dit M. Boer, sur votre chaîne il y a un instant. Il a dit que la composition sociale des gens interpellés montrait que c'était, dans cette affaire, des symptômes de l'exaspération populaire de la misère. Je ne donne pas raison à la méthode, c'est le contraire, Madame. C'est moi qui dois m'expliquer. lorsque il y a de telles méthodes, alors que j'ai toujours appelé à la non-violence. Écoutez, entre le début du mois de septembre et l'heure à laquelle nous nous parlons, j'ai déjà fait dix fois un discours sur la nécessité d'en recourir à la non-violence. Est-ce que vous connaissez un seul responsable syndical ou politique qui en ait fait autant que moi dans ce domaine ? Vous voyez, par conséquent, voici ce dont nous avons besoin, monsieur Macron. Vous devez répondre à la demande populaire. Cherté de la vie, bloquez les prix. Les revendications des étudiants, c'est simple à régler. Inscrivez les 10 milliards dans le budget qui arrive là, puisque justement c'est la cession budgétaire, et supprimez par Coursup. Pardon de vous dire que c'est ça qu'il avait fait pour les Gilets jaunes, quand on était arrivé au point où c'était la bataille généralisée. Et je suis fini, il ne faut pas les oublier, les commerçants. Il faut les indemniser tout de suite.
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