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Rison à la présidentielle et ancien
Premier ministre. Pour vous interroger à notre côté ce soir, Jim Jarassé, bonsoir, rédacteur, chef du service politique du Figaro.
Marc le rappelait, Edouard Philippe, la France s'est réveillée sous le choc ce matin, après ces images de chaos, de pillages, des manifestations pour le pouvoir d'achat qui ont totalement dégénéré, en émeutes urbaines, des mairies, des commissariats attaqués et des magasins payés. Et ces scènes, on les voit encore en direct, qui se poursuivent encore ce soir, notamment près de la Place de la République à Paris, avec encore des commerces attaqués. J'ai envie de vous demander, on a envie de vous demander, Edouard Philippe, quel sentiment prédomine chez vous ? au lendemain de cette journée d'émeute et avec ce qui est encore en train de se passer ce soir
sentiments mêlés. D'abord la colère, la tristesse, l'empathie aussi devant la situation qu'on a vue sur vos antennes et dans toutes les images diffusées. de gens, de commerçants qui perdent tout, qui perdent leur magasin, qui perdent leur stock, qui perdent le magasin dans lequel ils se sont engagés il y a un an, deux ans, trois ans. La très grande peur aussi, je crois, ressentie par beaucoup de nos concitoyens devant le niveau de violence hallucinant qui a été atteint à Marseille, à Paris, à Lyon. Hier, j'étais au Havre, chez moi. Les policiers m'ont dit qu'ils n'avaient pas le souvenir, au cours des 25 dernières années, d'échanges aussi intenses et aussi violents, avec la petite poignée de casseurs et de pilleurs et de pyromanes qui ont perturbé la fin de la manifestation.
Le
début s'était passé dans l'ordre, c'est souvent le cas d'ailleurs au Havre, encadré par les forces syndicales.
votre ville a aussi été le témoin des
meutes urbaines. Il n'y a pas eu de pillage chez nous, mais il y a eu une vraie violence très choquante, très significative et parfaitement inacceptable.
Des images à vous soumettre ce soir, Edouard Philippe. La porte de la mairie de Marseille défoncée. Ce buste de Marianne renversé. La mairie de Limoges incendiée. On le voit ici, son beffroi qui s'est effondré. Et puis, encore une fois, ces images de pillages, des centaines de magasins dévastés à Paris, la capitale, mais aussi un peu partout. Et ça continue encore ce soir. On parle de Lyon, notamment. Quelles images vous retenez de cette journée de samedi ? Qu'est-ce qui vous a le plus choqué, finalement, en tant que citoyen ? On est tous sidérés un peu sous le choc ce soir.
les images sont choquantes. Les images de charges des effectifs de police par des gens qui balancent des pavés sont choquantes. Les images de pillage sont insupportables. Les images de destruction de l'espace public et des biens publics sont insupportables. Vous parlez à juste titre de la mairie de Limoges, brûlée. On aurait pu citer la mairie d'Angers, on aurait pu citer la mairie de Lille, saccagée. Rien ne justifie cette violence. Rien ne justifie ces saccages. Et on voit bien que la manifestation d'hier, qui devait faire la jonction entre des lycéens qui revendiquent, ils ont le droit de le faire, et des salariés ou des organisations syndicales qui considèrent qu'il y a un pouvoir d'achat, et elles ont le droit de le faire, s'est transformée progressivement, au fur et à mesure de la journée, en un affrontement entre des pilleurs et des pyrovanes qui... n'ont aucune revendication à formuler, si ce n'est de mettre à bas l'ordre public, de venir tester les forces de l'ordre en permanence, de venir piller lorsqu'ils le peuvent par opportunité. Tout ça est extrêmement dangereux. Et c'est dangereux d'abord parce que le désordre qui prévaut depuis hier choque, je le crois, tous les Français. Mais tout ça est dangereux pour notre nation. Une nation, c'est quelque chose qui se construit avec tout le monde. Et ce que l'on voit sous nos yeux, consterné. C'est une division qui est en train de frapper le pays. C'est un irrespect complet à la fois de la loi, de la propriété privée, de l'ordre, qui sont des domaines sans lesquels on ne bâtit rien. Il y a donc quelque chose... qui n'est pas simplement du désordre, c'est une remise en cause des fondements, je crois, de la République. Et brûler une mairie. attaquer des lieux publics, ça n'est jamais un
hasard. Des lieux de pouvoir. Ceux qui ont attaqué la mairie de Marseille hier l'ont fait, d'après l'agence France Presse, au cri de « on prend la Bastille ». Et on a vu aussi hier des groupes dans Paris tenter de se rapprocher du palais de l'Élysée. Est-ce qu'à un moment, vous pensez que ces gens-là ont voulu faire vaciller l'État, ont voulu faire vaciller la République ?
pense qu'il faut bien distinguer, si j'ose dire, des publics différents dans ces grandes manifestations et dans ces émeutes. auxquelles on a assisté hier et qui, pour certaines d'entre elles, se poursuivent aujourd'hui. Vous avez des gens qui manifestent. Ils le font librement, respectant la loi. – Et ils étaient
très nombreux hier. –
Et ils étaient très nombreux et ils existent et il faut les respecter. On peut ne pas être d'accord avec eux,
mais
il faut les respecter. Ils avaient parfaitement le droit de manifester. Certaines de ces manifestations se sont passées dans l'ordre, parce qu'elles avaient été déclarées, parce qu'elles ont été bien encadrées. Et encore une fois, je ne fais jamais l'amalgame entre celles et ceux qui respectent la loi, y compris quand il s'agit de manifester ou de porter des revendications, et ceux qui la foutent au pied. Ça n'a rien à voir. Mais il y a aussi... à l'intérieur de ces cortèges. Un mélange délétère entre une ultra-gauche qui a une logique révolutionnaire, qui veut tout conflictualiser. Vous connaissez les mots de Jean-Luc Mélenchon. Il les a répétés plusieurs fois. Nous voulons tout conflictualiser. Ce n'est pas moi qui parle.
Tout
conflictualiser pour transformer un peuple révolté en peuple révolutionnaire. Il y a dans ceux qui hier... ou cassé. une partie de gens qui veulent mettre à bas l'ordre républicain et la démocratie. – Mais pour être précis, est-ce que vous considérez qu'il y avait chez les casseurs des manifestants ? – Je voudrais juste terminer, je vous ai dit qu'il fallait distinguer. Il y a donc des membres extrêmement organisés, extrêmement déterminés, d'une ultra-gauche protéiforme, mais qui se rejoint parfaitement dans sa volonté de casser l'ordre républicain et de conflictualiser le plus possible la situation. Et la responsabilité politique de ces groupes… et notamment de LFI, est en la matière, à mon avis, considérable. puis il y a des pilleurs, des pilleurs et des pyromanes, qui considèrent que dès lors que le désordre est là, il faut le nourrir et en profiter.
Par opportunisme, pour venir ? Par
opportunisme. Mon sentiment, c'est qu'il y a entre ces deux groupes une alliance presque tactique, en tout cas un combat qui se rejoint pour profiter politiquement ou matériellement d'un désordre qui nuit à l'ensemble du pays. Et qui peut avoir des conséquences, à mon avis, ravageuses.
Mais c'est ce qui explique pour vous ce chiffre complètement fou qui a été donné il y a quelques minutes du côté de Marseille. 30 000 pilleurs. 30 000 pilleurs. Pas dans toute la France. 30 000 pilleurs hier à Marseille. Ça veut dire que ce sont des gens qui ne sont pas venus que piller, qui étaient peut-être ailleurs, qui étaient même peut-être pour certains, dans le cortège ou dans la ville avant. 30 000
pilleurs pour une seule ville. L'effet d'entraînement a sans doute été considérable. Mais je veux insister sur ce qui s'est passé à Marseille. On a vu beaucoup d'images de Paris. Je
vous interromps juste une seconde, Edouard Philippe. Ces images qui nous pariennent en direct, c'est celle du début d'une cellule de crise qui se tient en ce moment à l'Elysée. Avant, et on y reviendra, la prise de parole du président de la République à 20h ce soir.
Les images qu'on a vues à Marseille, en plus exactement le peu d'images qu'on a vues de Marseille, et celles que j'ai vues moi, et ceux que m'ont dit les contacts que je peux avoir dans cette ville, c'est que le niveau de violence, de dépranation... Je ne peux pas dire autre chose que le livre. Il est hallucinant et jamais atteint. Et encore une fois, cette violence qui s'exprime, elle a été nourrie. Elle a été légitimée.
Un
certain nombre de responsables politiques ont expliqué qu'il n'y avait que la violence. Un certain nombre de responsables politiques, notamment issus de LFI, ont expliqué que cette violence était légitime, car elle était la réaction à une autre violence, celle de la société telle qu'elle fonctionne. Mais si on légitime la violence en disant au fond, lorsque vous cassez, lorsque vous pliez, lorsque vous exprimez avec violence, vous n'êtes jamais que dans une forme de légitime défense. alors on légitime tout. Et ça n'est pas la République, ça n'est pas la démocratie. C'est pour ça que j'insiste sur le fait que la responsabilité politique de cette ultra-gauche est extrêmement engagée. Et j'insiste sur le fait que son projet n'est pas simplement un projet de porter des revendications qui, encore une fois, peuvent s'entendre. Et pour certaines d'entre elles, peuvent parfaitement s'entendre. C'est un projet plus profond, un projet de conflictualisation, un projet qui porte une volonté révolutionnaire. Il faut en être conscient, il faut lutter politiquement contre ce projet qui me paraît totalement délétère pour le pays.
Sans parler de la France insoumise, sur laquelle on reviendra, juste courte parenthèse, vous, vos équipes peut-être, observent avec attention les réseaux sociaux. C'est quelques heures. – Il y a des visuels de prise de la Bastille, de grandes révolutions qui se sont passées justement par la violence, expliquant finalement que ça a apporté une forme de progrès social. Vous écoutez ça, vous regardez ces images, vous vous dites quoi
Je vous dis exactement ce que je suis en train de vous dire. Le projet de la France insoumise, c'est une forme de révolution. – Mais qui ne vienne pas du tout de la France
insoumise dans l'espace ? – De
rupture, non mais qui est, vous avez raison, mais qui est très portée, très légitimée. Vous savez, dans une révolution… c'est le principe d'une révolution. Vous avez un petit nombre de gens extrêmement déterminés, extrêmement bien organisés. Et vous avez beaucoup d'autres qui suivent ou qui sont manipulés. Ça s'est toujours passé comme ça. Et je redoute que ça puisse se passer comme ça. Encore un mot. Le projet de la France insoumise, c'est celui de mettre à bas l'ordre tel qu'il fonctionne aujourd'hui. La République telle qu'elle fonctionne aujourd'hui. Moi, je ne veux pas rompre avec la République. Moi, je considère que la démocratie, elle doit être défendue. C'est la responsabilité de chacun. C'est la responsabilité du gouvernement. On pourra en dire un mot si vous le voulez bien. Mais c'est la responsabilité de chacun. Nous sommes en train, si nous ne réagissons pas, de laisser partir quelque chose. qui est constitutif de notre pays, la démocratie et la République. – Alors, Edouard
Philippe, on l'a vu il y a quelques secondes, Emmanuel Macron est arrivé à l'Élysée avec ses principaux ministres. Il doit s'exprimer à 20h ce soir. Que peut-il dire, que doit-il dire face à ce déferlement de violence qu'on a observé ces dernières heures ? – J
'ai parfois du mal à commenter les propos du président de la République une fois qu'il les a formulés. Permettez-moi de ne pas les commenter avant qu'il les formule. Je ne sais pas ce qu'il va dire.
Vous n'avez pas été consulté, par exemple
? Je n'ai aucune idée de ce qu'il va dire. Mais laissez-le parler, et puis ensuite on réagira. Si vous, vous étiez président de la République. C'est très facile de dire cela comme ça. Je dirais très exactement ce que je vous ai dit. Dans notre pays, 'ordre républicain, ça existe. La démocratie, ça n'est pas le pillage. La République, ça n'est pas le pillage. Il y a des revendications légitimes, discutons-en, parlons-en. Mais jamais, jamais on ne peut accepter que des professeurs soient molestés, que des forces de l'ordre soient attaquées, que des sapeurs-pompiers, des pompiers qui viennent aider, soient mis en cause, frappés, ça existe. Comment voulez-vous accepter cela ? Comment pouvons-nous même donner le sentiment ? Une seconde. que l'on pourrait accepter cela au nom d'une violence sociale qui s'exprimerait ? Ça n'existe pas, nous ne pouvons pas l'accepter. – Alors concrètement, l
'État a à sa disposition des dispositifs, vous êtes très bien placé pour le savoir, pour lutter contre des situations comme celle-ci. Par exemple, l'état d'urgence, il peut prononcer l'état d'urgence, est-ce que c'est une proposition qui aurait du sens ce soir, après ce qu'on vient d'observer ? –
Avant de se prononcer sur l'état d'urgence, qui est un dispositif qui existe… dont je sais qu'il peut permettre un certain nombre de choses qui ne sont pas possibles dans le droit commun, et dont je ne suis pas sûr que ce qu'il permet soit utile dans le cas d'espèce. Mais après tout, n'écartons rien, c'est une décision qui appartient au gouvernement et au président de la République. Avant de parler de l'état d'urgence, parlons de ce que l'on peut faire sans l'état d'urgence. Regardons et essayons de comprendre ce qui s'est passé hier. a vu l'instrumentalisation politique par l'ultra-gauche et la gauche extrême. Elle existe, il faut la dénoncer politiquement, il faut la documenter, elle est là. Mais il y a aussi une question de comment est-ce que le gouvernement… s'est informé, c'est-à-dire comment le renseignement a pu opérer pour préparer l'événement, comment le gouvernement s'est préparé à faire face à cet événement et ensuite comment les choses ont fonctionné. Il y a eu des dysfonctionnements, c'est ça que vous voulez nous dire ? Quand on appelle chacun à prendre ses responsabilités, l'ultra-gauche. Ceux qui manifestent, on doit également appeler le gouvernement à prendre ses responsabilités. C'est-à-dire ? C'est-à-dire vérifier que tout a été fait conformément, que le renseignement a permis d'évaluer à sa juste mesure l'intensité des manifestations hier et le désir de violence qui s'y est exprimé. Entre les lignes,
on comprend quand même, dans ce que vous nous dites ce soir, que visiblement, pas.
Je pose la question. Vous
posez la question. Je pose
la question et j'aimerais avoir des réponses en la matière. De la même façon, dans la mobilisation des forces. dans la mobilisation des forces. Je me garderai de donner des leçons à qui que ce soit, car le maintien de l'ordre est un exercice redoutablement difficile. Et
vous en avez fait l'expérience à l'époque des gilets. Et je sais
combien c'est délicat. Donc je ne donne aucune leçon. Mais je sais que lorsque vous attendez et lorsque vous redoutez un affrontement et un rapport de force très violent, la meilleure solution... c'est quand même d'être vous-même extrêmement fort, de le montrer auparavant, de le faire savoir. Pendant les Gilets jaunes, et encore une fois, je ne compare pas ce que j'ai vu hier à ce qui a donné lieu aux Gilets jaunes. Je ne le compare pas.
Et pendant
les Gilets jaunes,
lorsque nous étions
certains que la confrontation allait intervenir, il y avait des blindés de la gendarmerie qui étaient mobilisés. Il y avait un nombre de forces qui me paraît très largement supérieur qui a été mobilisé. C'est la raison pour laquelle je dis, est-ce qu'il y a eu ou non une faille dans le renseignement ? Et si c'est le cas, tirons-en les conséquences et musclons notre jeu en matière de renseignement. Est-ce qu'il y a eu ou non un défaut, une mauvaise information ou une mauvaise décision dans le niveau de force mobilisée ? Ce sont des choses que les Français ont le droit de savoir. Et des questions que moi, je me pose.
Effectivement, et beaucoup de Français se les posent, ces questions. On a entendu le maire de Marseille, Benoît Payon, dire « Je n'avais qu'une seule compagnie de CRS, c'est-à-dire 85 hommes dans ma ville. Jusqu'aux émeutes, j'ai appelé le Premier ministre Sébastien Lecornu, qui m'en a fourni immédiatement quatre autres. » On a entendu la maire de Paris, le maire de Paris dire « Nous n'avions pas assez de moyens. » Et d'ailleurs, la CRS8, la compagnie CRS8, n'est arrivée qu'à 16h. alors que les pillages avaient commencé depuis plusieurs heures. Et on a entendu aussi, Edouard Philippe, le maire de Limoges, dont l'hôtel de ville a donc été incendié hier. Écoutez ce qu'il dit aujourd'hui sur ce qui s'est passé hier dans sa ville.
a un problème de soutien de nos forces de l'ordre. Quand j'entends qu'il n'y a pas eu de manque de moyens, c'est faux. Quand 100% des policiers que vous avez interrogés vous disent à 15h30 on n'avait plus de grenades de désencerclement, on n'avait plus de munitions, on était obligés de reculer, ce sont des faits, des faits étayés. Donc il y a eu un manquement à ce niveau-là, un manquement grave. Et encore une fois, je leur dis, il va falloir changer de doctrine.
Des manquements graves, Edouard Philippe. Vous êtes venu ce soir accompagné de cinq maires, cinq maires au horizon qui vous soutiennent, dont la maire du 5e arrondissement de Paris. Les élus, les maires, ont-ils été abandonnés dans cette journée quand on entend ce témoignage d'élus en première ligne ?
Les maires, ils n'ont pas été abandonnés. La question, c'est est-ce que des mesures ? Parce que des bonnes mesures ont été prises au bon moment. Ce que dit le maire de Limoges, et on comprend qu'il soit en colère compte tenu de ce qui est arrivé, ce que dit le maire de Limoges, c'est qu semble que le matériel nécessaire n'était pas présent à l'endroit où il était nécessaire. Ça, c'est une question de préparation. et peut-être aussi de renseignement avant la manifestation pour savoir quel va être le degré de violence ou le degré d'intensité. C'est pour ça que je parle de renseignement et ensuite de préparation. Je crois que le gouvernement, dans l'effort de compréhension et de transparence dont il va avoir la responsabilité, devra dire ce qu'il en a été de la préparation du 17 et devra dire ce qu'il veut faire dans le cadre de la préparation d'autres. manifestation si elle devait
se poursuivre. – Sur cet exercice de diagnostic, Yalbrand Pivet, la présidente de l'Assemblée, est favorable à une commission d'enquête parlementaire sur le maintien de l'ordre. Est-ce que vous pensez que ça peut être une bonne idée ? – Moi je serais favorable à une commission d'enquête sur
le 17, c'est-à-dire sur la journée d'hier. – Sur l'intégralité ? – Qu'on soit exigeant avec le gouvernement, avec l'État, ça me paraît la moindre des choses. Mais dans ce cas-là, allons au bout. Demandons-nous comment on en est arrivé là. Demandons-nous si des forces politiques ont instrumentalisé, encouragé, manipulé un certain nombre de gens pour que, justement, on en arrive là. Visons large, si vous me permettez.
Mais ce que vous sous-entendez quand même, avec grande prudence. Je
ne sous-entends rien. C
'est qu'il y a eu quand même des failles.
Non, je pose la question. Il y a eu des problèmes dans le
retour du renseignement.
Je dis que lorsqu'on a un... Pardon. Personne ne peut se satisfaire des images que nous avons vues hier. D'ailleurs, personne ne peut dire ce soir, vraiment ça s'est bien passé. Non, face à une situation difficile, vraiment ça s'est bien passé. D'accord ? Personne ne peut le dire. Donc quand ça ne se passe pas bien, n'accuse personne, mais je veux comprendre. Et
prendre ses responsabilités ?
Je veux comprendre, je veux savoir ce qui s'est passé, quelle décision a été prise. Et ce que je dis là, tous les Français le partagent. Nous voulons tous savoir pourquoi ça s'est passé comme ça. Est-ce
que prendre ses responsabilités doit passer par ? Une démission du ministre de l'Intérieur, ce que plusieurs responsables politiques, je vous pose la question, demandent ce soir. Je
sais qu'il y a des responsables politiques qui adorent aller plus vite que la musique. Est-ce qu'on peut d'abord comprendre ? Est-ce qu'on peut d'abord savoir quelles sont les responsabilités de chacun ? avant de se dire comment est-ce qu'on en tire les conséquences. Moi je veux comprendre ce qui s'est passé. Et ce que je veux aussi, c'est comprendre ce qui va se passer. C'est-à-dire ce que le gouvernement va dire -à-vis des forces politiques, vis-à-vis des lycéens qui sont au début de ces manifestations, vis-à-vis des organisations syndicales. Et aussi vis-à-vis des casseurs, des pilleurs, des pyromanes qui ont utilisé ces manifestations, qui se sont mêlés à ces manifestations, qui ont entraîné parfois certains nombres de manifestants pour casser et pour piller. Qu'est-ce qu'on dit ? Qu'est-ce qu'on fait ? Est-ce qu'on change la loi ? J'ai été depuis longtemps partisan de peines planchées et de peines minimales. Les peines planchées, me dit-on ? Ça n'est pas si efficace. Eh bien moi, je considère que ça l'est. Les peines minimales, me dit-on, ça pose des problèmes. Eh bien moi, je considère qu'il faut en faire. Et je ne pense pas qu'on puisse rester seulement dans l'arsenal répressif, même s'il est important parce que la République est mise en cause. Il faut aussi engager un processus politique qui permet de répondre aux lycéens qui sont à l'origine de ce mouvement et aux questions relatives au pouvoir d'achat.
Sur l'exercice de diagnostic, toujours, un certain nombre de policiers, de syndicats. nous ont dit qu'ils avaient été désorientés par peut-être des décisions contradictoires, en tout cas des signaux contradictoires au sommet de l'État. Je pense notamment à Emmanuel Macron qui a exigé une forme d'empathie. Alors c'était au moment du mouvement lycéen. Est-ce que finalement il a semé le doute chez les policiers ? On sait que le syndicat Alliance notamment a porté plainte contre l'État pour mise en danger d'autrui.
on veut s'adresser à la jeunesse, même quand on pense qu'elle est à côté de la plaque, je ne sais pas ce que je pense, mais même quand on pense qu'elle est à côté de la plaque, on ne peut pas le faire seulement avec l'arsenal répressif. Et vous le savez tous, nous le savons tous. Lorsque des lycéens, on parle bien de lycéens. disent nos perspectives étudiantes ne sont pas bonnes, nous ne supportons pas telle ou telle organisation, nous avons des problèmes parce que nous n'avons pas tous nos professeurs. On peut évidemment dire que leurs revendications sont d'un ordre secondaire par rapport à des sujets plus urgents ou plus graves, mais on ne peut pas leur opposer seulement la force et la répression. Ça n'est pas possible. Je pense... que peut-être maladroitement, c'est ce que le président de la République a voulu dire. En revanche, il y a quelque chose avec lequel il faut être inexorable, impitoyable. C'est que dès lors que l'on franchit la ligne de la violence, l'agression vis-à-vis des personnes physiques. professeurs, personnel de l'éducation nationale, policiers, pompiers, tous dépositaires de l'autorité publique, tous participants au service public. Alors on ne peut pas l'accepter. On ne peut pas l'accepter. On ne peut pas faire comme si c'était pas grave, c'était la réponse à je ne sais quoi. Ça n'est pas acceptable.
Mais aux téléspectateurs qui nous regardent, Edouard Philippe, juste pardon, ces images qui nous viennent encore ce soir en direct. Vous disiez il y a quelques instants, la République ce n'est pas le pillage. – Mais c'est ce qui est en train de se passer encore une fois ce soir. –
Et c'est pour ça que je propose un certain nombre de modifications. Je vais parler des peines minimales, j'ai parlé des peines planchers. Je pense que dans notre utilisation de la force… Face à des pilleurs, nous pouvons aller plus loin. Nous pouvons utiliser les nouvelles techniques qui permettent de marquer de façon indélébile ceux qui participent à des pillages en projetant un certain nombre de matières qui restent sur eux, qui nous permettent de les retrouver ensuite. Je pense qu'on peut aller plus loin dans les villes notamment où il existe des caméras pour aller vers la reconnaissance faciale au moment des émeutes. Je crois très sérieux. La République, ça n'a jamais été la faiblesse. La démocratie, pour cette expression, elle est un peu triviale. La démocratie, c'est pas le bololo.
Ce n'est pas ?
Ce n'est pas n'importe quoi. Le bololo, c'est une expression militaire. – Je ne l'avais pas. – Moi non plus. – C'est parce que vous n'avez pas fait votre service militaire. – Moi non plus. – Ça n'est pas le désordre organisé, la démocratie et la République. – Mais ce qui est en train de se passer là. – La République, ce n'est pas la FEDS. C'est inacceptable. – C'est
inacceptable. – C'est
inacceptable. Et c'est pour ça qu'il faut être plus fort. Et encore une fois, il ne s'agit pas de traiter notre jeunesse ou notre pays comme des ennemis. Ça n'est pas la guerre. C'est une question d'ordre et de loi.
Edouard Philippe, la loi casseur-payeur qui doit arriver dans quelques jours à l'Assemblée nationale, prévoit de faire payer non plus seulement ceux qui cassent, mais ceux qui participent à un attroupement pendant lequel il peut y avoir de la casse ou des pillages. Ce qui fait tiquer certains magistrats qui disent... Ça va être difficile de faire payer quelqu'un sans être sûr qu'il a effectivement participé à ça. Qu'est-ce que vous en pensez-vous ? Est-ce qu'il faut aller jusque-là ? Moi, je fais confiance au
Parlement pour trouver le bon dispositif. Et je suis certain que les magistrats qui tiquent respectent la loi, comme moi. C'est-à-dire qu'ils font confiance au Parlement pour trouver le bon équilibre législatif et pour faire en sorte que le dispositif soit adapté. Ils ne peuvent pas contester l'idée qu'une fois que ce sera la loi, ils l'appliqueront. êtes d'accord avec moi ? Probablement. Je vous trouve timide quand vous dites probablement. Ça veut dire qu'on accepte de ratisser l'arche. Et donc l'idée de dire que lorsqu'on est dans un événement et qu'il y a des casseurs et que leur responsabilité doit être engagée, mais franchement, franchement, ça gêne qui ? Où est le problème ? À partir de quand on dit ? Oui, c'est vrai. Vous ne payez pas votre place de stationnement, on vous colle un forfait et une amende. Mais alors, vous brûlez une mairie, vous comprenez, il y a une telle colère dans la société. Non, mais à partir... Je ne me départis jamais d'un certain calme et d'une certaine modération. franchement, venir m'expliquer que quelqu'un qui est identifié comme un casseur... ou comme quelqu'un qui participe et qui couvre à des opérations de pillage, de destruction de bains publics, qui vont ensuite être construits avec de l'argent public, ne devraient pas voir sa responsabilité engagée, mais les bras mentaux et les parents. Et les parents des casseurs ? Mais lorsqu'on est mineur, la responsabilité civile des parents me paraît naturellement devoir être engagé. Alors quand on est majeur, ce n'est pas nécessairement le cas. Oui, ça devrait l'être plus. Et c'est pour ça qu'une modification législative
me paraît bienvenue. Jim ? Un mot à nouveau sur les insoumis. Vous l'avez évoqué en début d'émission. Toute la journée hier, Sébastien Lecornu et Jean-Luc Mélenchon se sont livrés à une violente... passe d'armes sur les réseaux sociaux. Est-ce que vous considérez, comme le Premier ministre, que Jean-Luc Mélenchon a une responsabilité dans les violences ? Vous l'avez déjà dit, mais est
-ce que... D'abord, monsieur, vous dites une violente passe d'armes. Ce qui était violent hier, ce n'était pas la passe d'armes entre M. Lecornu et M. Mélenchon. Ce qui était violent, c'est ce qui se passait dans la rue. Ça, c'était violent. Ça, c'était violent. Qu'il y ait une opposition entre M. Mélenchon et M. Lecornu, elle ne surprend personne. qu'il s'exprime en disant que l'autre est responsable, ça ne surprend non plus personne. Et je pense que M. Mélenchon a évidemment une part de responsabilité, je l'ai dit. Mais la violence, elle n'était pas dans le propos. La violence, elle est dans les actes qui se sont déroulés hier, dans les actes d'une violence inouïe, effarante, qui a choqué tous les Français. Tous les Français qui les choquent aujourd'hui et qui va les choquer longtemps.
Sébastien Le Cordu qui n'a pas non plus hésité de parler d'un tour de chauffe avant l'élection présidentielle. On disait également que vous aviez été Premier ministre au moment de la crise des Gilets jaunes. 28 week-ends de violence à l'époque, 28 week-ends. Des appels à nouveau à manifester sont lancés sur les réseaux sociaux. Est-ce que vous croyez une spirale de la violence ? jusqu'à l'élection présidentielle, jusqu'au mois d'avril prochain, et finalement au candidat que vous êtes, une tentation de déstabilisation de ce scrutin purement et simplement. Est-ce que ce qui est en jeu là aujourd'hui, de votre point de vue
ce qui est en jeu, ce n'est pas simplement le scrutin présidentiel.
une élection dont on dit qu'elle est la plus importante depuis
des décennies. Le scrutin présidentiel, c'est un moment de la démocratie, un moment important. moment très important de la démocratie. Mais ce n'est qu'un moment de la démocratie. Ce qui est en cause aujourd'hui, c'est la démocratie tout court. Pas simplement un moment dans six mois. Un moment tout court, la démocratie tout court, pardon. La capacité que chacun a à considérer que son bien, sa propriété privée, doit être respectée et garantie par l'État. Vous êtes d'accord avec ça ? C'est dans la Déclaration des droits de l'homme. C'est l'article qu'en général, la France insoumise n'aime pas. C'est sûr que dire que la propriété privée est un droit sacré, c'est un truc qu'ils n'aiment pas. Mais ça existe. C'est aussi important que le reste dans la Déclaration des droits de l'homme du citoyen. Lorsqu'on voit des scènes de pillage, lorsqu'on voit des scènes de violence, on voit bien que c'est la démocratie elle-même, la République, qui est mise en cause. Et donc il faut la défendre. L'État doit la défendre. Le pire pour un État, c'est de s'avachir. Le pire pour un État, pour la légitimité d'un État, c'est d'être faible au point où il peut être bousculé. Ça, c'est inacceptable. Il faut donc rétablir l'autorité de l'État, ça me paraît absolument indispensable, pour rétablir l'ordre et la démocratie. Et une fois qu'on a ça... peut se poser la question, et elle est difficile, de comment est-ce qu'on travaille pour le pouvoir d'achat.
Moi
j'ai un certain nombre de solutions. Je dis que ça passera par travailler un peu plus. Ça ne fait pas plaisir à tout le monde. Mais
ça j'entends, mais ma question plus précisément... C'est une solution, c'est
une solution crédible d'ailleurs.
La question plus précisément, c'est la tentation de venir déstabiliser cette élection et son déroulement. Je pense notamment... On en parlait avant en préparant cette interview du deuxième tour. Le deuxième tour c'est le 2 mai.
Au lendemain.
du 1er mai de la fête du travail. – Je n'ai aucun doute,
madame, sur le fait qu'un certain nombre de personnes qui se présentent à cette élection n'ont pas comme souci principal de préserver la démocratie et la République telle qu'elles fonctionnent. Et je le dis clairement.
vous le dites clairement. –
Hier soir à 20h, au moment, j'allais dire, du pic des émeutes, mais non, parce que le pic des émeutes, il a été toute la nuit. Le Rassemblement national a posté une image, Edouard Philippe, qui est l'affiche de campagne de Marine Le Pen, l'une de ses affiches. La France apaisée. Est-ce que c'est elle, aujourd'hui, la grande gagnante de ce qui s'est passé ?
'ai toujours pensé que plus la France insoumise se radicalisait, plus elle faisait monter un état de tension dans le pays ou au Parlement. désordre organisé, une remise en cause systématique des institutions et des usages, plus l'effet provoqué était une radicalisation et un départ vers la partie la plus à droite du spectre politique. Et il m'arrive de penser que cet effet est recherché. Et je dis aux Français, si vous pensez qu'à l'occasion d'un deuxième tour entre Mme Le Pen et M. Mélenchon, vous aurez à choisir entre l'un et l'autre, vous vous trompez. Vous aurez les deux. Vous aurez l'opposition, la polarisation la plus complète entre Mme Le Pen et une gauche qui considérera que la limite démocratique n'existe plus et que donc tout peut être fait pour remettre en cause. Et je vais vous dire, ce futur-là, je n'ai pas du tout envie de ça pour mon pays. Et c'est une des raisons pour lesquelles, politiquement, techniquement, j'essaie de proposer aux Français quelque chose qui permette d'échapper à cet étau que je crois mortifère. Le RN, c'est le parti de l'ordre ou pas ? C'est un parti qui s'affirme attaché à l'ordre, mais il s'affirme beaucoup de choses et quand on regarde dans le détail ce qu'il propose, on est parfois surpris. Quand vous regardez le détail des propositions du Rassemblement national, qui vous explique qu'il va remettre de l'ordre dans les comptes, vous y voyez en réalité des chiffres qui me paraissent grotesques, des propositions qui me paraissent dangereuses pour le pays, et probablement un résultat qui sera directement contraire à ce sur quoi ils se sont
engagés. Marine Le Pen, ce soir, s'en prend très directement à ce qu'elle appelle le pouvoir macroniste. Elle dit que c'est un pouvoir à bout de souffle, épuisé, désorienté. Et Jordan Bardet lui aussi exige la démission d'Emmanuel Macron. Est-ce que vous craignez finalement d'être, vous aussi, emporté par une certaine forme de vague de dégagisme qu'on entend aujourd'hui, qui s'exprime chez les Français aujourd'hui
?
Écoutez,
moi je suis là pour dire ce que je crois et pour dire ce que je pense. Je suis là pour dire que le pays a besoin d'être commandé. Il a besoin d'avoir des orientations claires et une majorité absolue pour pouvoir mettre en œuvre des orientations claires. Depuis 2024, et en vérité depuis 2022, il n'a plus de majorité. Depuis 2024, c'est effrayant ce qu'il n'a plus de majorité. Et donc aucune décision importante ne peut être prise. C'est ce qui fait aujourd'hui que l'État est
trop faible pour gérer
cette situation. C'est une des raisons. C'est une des raisons bien sûr.
Toute la presse internationale, Edouard Philippe, fait sa une sur ces violences. On les voit à l'écran, on va voir s'il y a une de presse qui sont parues évidemment dans la nuit. Est-ce que, de votre point de vue, l'image de la France est durablement abîmée par ce qui est en train de se produire ?
J'aimerais qu'on m'explique comment elle pourrait être améliorée par ces images. Et qui provoque évidemment
aussi des commentaires, comme ça a pu être le cas au moment de la crise lycéenne un peu plus tôt, du président américain, Donald Trump et ses excès.
Ce que le président américain pense de nous. m'importe assez peu.
Vraiment ? Vous pourrez lui serrer la main dans
quelques mois. Ce que le président américain pense de la France m'importe assez peu. Il est le président des États-Unis. Ce qu'il fait aux États-Unis est important. Les décisions qu'il est susceptible de prendre, qui nous affectent, sont importantes. Mais Marc
a raison de dire. Vous pourrez lui serrer la main dans quelques mois.
Ce qu'il pense de nous m'importe assez peu. Et d'ailleurs, ce que je pense de ce qui se passe aux États-Unis, lui importe assez peu. Ce qui compte,
c
'est ce qui se passe. En France, ce qui compte, c'est l'effet que produisent ces images sur notre pays. Et de fait, l'effet est terrible. Alors on pourrait se rassurer, mais je n'irai pas sur ce chemin en disant qu'il y a eu des images terribles aussi en Italie ce week-end, qu'il y a des images terribles en Argentine, cause de manifestations extrêmement violentes, là aussi. Mais la vérité, c'est que pour notre image, pour le rayonnement de la France, pour son attractivité... culturelles, politiques, économiques, touristiques. Ces images sont désastreuses et elles auront un coût au-delà des dégradations qui sont considérables. la situation économique et financière du pays va s'en trouver
encore plus atteinte. – Est-ce que vous pensez que les taux vont augmenter après ce week-end, après les images qu'on a vues ? – Les marchés, les taux en train de
la France. – On dit souvent qu'un des éléments importants, s'agissant d'une évolution des taux, c'est la confiance. Je doute que les images que nous ayons vues hier, que nous avons vues hier et que nous avons vues aujourd'hui, ramènent de la confiance chez nos prêteurs. Je crains… que le choc que nous sommes en train de subir ne renforce les difficultés, pas simplement les difficultés du gouvernement. Là aussi, il faut être très clair, lorsque les taux d'intérêt augmentent, c'est un problème pour le gouvernement. C'est un problème pour le budget de l'État. Mais c'est un problème pour vous. C'est un problème pour moi. C'est un problème pour tout le monde. Ça rend les investissements des mairies beaucoup plus chers. Ça rend le prêt immobilier que vous voulez consentir beaucoup plus cher. Ça rend tout infiniment plus cher. C'est un problème pour nous tous.
Edouard Philippe, on apprend ce soir qu'une jeune fille, une jeune femme de 17 ans a perdu un œil. Hier à Mulhouse, il y a une enquête qui a été ouverte par la police des polices. Hier, c'est un jeune homme qui a perdu une main. semble-t-il en ramassant une grenade du côté de Saint-Etienne, c'est la deuxième fois que ça arrive, la même chose était arrivée du côté de Lens, enquête ouverte là encore, qu'est-ce que vous répondez à ceux qui considèrent qu'il y a parfois des violences policières en France ? J'ai mis parfois.
Ce que je dis, c'est que dans les événements d'une violence... et d'une brutalité aussi intense que ceux que nous avons constatés hier, il est absolument indispensable que tout fait qui n'est pas conforme soit aux usages, soit aux règlements, soit à la loi, puisse faire l'objet d'une enquête. Vous avez dit vous-même que c'est fait. On fait l'objet d'une enquête. On va voir si celui qui a lancé la grenade l'a lancé à bon droit. Si elle l'a lancé conformément aux règles d'usage. Et si c'est le cas, il n'y a pas de problème. Sauf, évidemment, le coût absolument considérable humain pour celui qui se retrouve blessé du fait de cet accident. Mais je voudrais qu'on ait bien conscience que les événements d'hier ont conduit probablement plus d'un millier de blessures, parfois très graves, chez pas simplement les forces de l'ordre, les pompiers. Pendant les événements, il y a quelques jours chez les lycéens, des professeurs
ont
été blessés. Personne n'a envie que les lycéens ou les manifestants ou les policiers soient blessés. Quand on choisit d'aller dans des manifestations et qu'elles tournent à ce niveau de violence, crains qu'imaginer qu'il ne puisse y avoir aucun incident une vue de l'esprit. Mais vous n'utilisez pas, vous, ce terme de violence policière ? Je n'utilise pas ce terme de violence policière. Dans un cas qui serait documenté, parce qu'il est utilisé bien souvent par l'extrême gauche pour dire qu'elle est systémique. Il peut y avoir des actes illégaux commis par des policiers. Lorsque c'est le cas, ils doivent être dénoncés, sanctionnés. Ça ne pose aucun problème. Être exigeant avec les forces de l'ordre, c'est dans la nature du pouvoir politique. Mais être exigeant avec les forces de l'ordre, ça ne veut pas dire leur contester le droit d'utiliser la force lorsqu'elle est légitime. Et je suis extrêmement sensible à ça. – A
contrario, je voudrais vous montrer une affiche que vous avez sans doute vue déjà dans les manifestations, et peut-être même chez vous au Havre, puisqu'on la voit partout ces derniers temps, à CAB. Traduction, tous les policiers sont des bâtards. On la voit partout, en ce moment, dans beaucoup de cortèges. C'est devenu une sorte de cri de ralliement chez certains. Quand vous voyez ces mots, aujourd'hui, qu'est-ce que vous dites ? Qu'est-ce que ça dit du climat entre une partie de la jeunesse et les forces de
l'ordre vous voyez bien que c'est inacceptable. Vous voyez bien qu'on ne fera rien de grand dans cette nation si les Français ne s'aiment pas. Vous voyez bien que si on dit le problème c'est les jeunes, et le problème c'est la police, et le problème c'est toujours quelqu'un d'autre, qu'est-ce que vous voulez qu'on fasse en tant que nation ? Il y a une phrase très belle de Pompidou quand il parle d'une période encore plus sombre que celle que nous vivons aujourd'hui, quand il parle de l'occupation, il dit que c'est une période où les Français ne s'aimaient pas. C'est une litote. Et vous avez le sentiment qu'aujourd'hui les Français ne s'aiment plus ? En tout cas ce que je sais, c'est que quand on oppose les uns aux autres... on n'obtient jamais rien de bon. Lorsqu'on pense que les responsables, c'est toujours quelqu'un d'autre, on n'obtient jamais rien de bon. Je vous ai dit tout à l'heure que je considérais qu'il y avait des responsables politiques, qu'il y avait une responsabilité et qu'il fallait les rechercher. Mais je ne vous ai pas dit que l'ordre, ça se passait contre les lycéens. Les lycéens ont des préoccupations et je vais vous dire, on peut les comprendre. Ils doivent les exprimer. Ils y ont non droit. Ils doivent le faire dans le calme. Il faut pouvoir apporter des réponses. On ne fait rien de grand dans un pays si on organise une confrontation de chacun contre tous. Ça ne marche pas. En revanche, et je le dis avec autant de fermeté, on ne fait rien dans un pays si on laisse le désordre prospérer. Rien. Rien. La République, la démocratie, l'épanouissement de chacun, ça passe par un retour à l'ordre, à un ordre légal, à un ordre démocratique, à un ordre juste. Mais il y a un ordre.
– Si vous êtes, pardonnez-moi, juste un lycéen, vous verriez par exemple dans votre ville du Havre, avec ses affiches.
– J'en ai à la maison. –
Vous en avez à la maison d'un adolescent avec ses affiches ? – Non, pas avec ses affiches. – Mais vous lui dites quoi ?
Vous
dites quoi à un adolescent, un lycéen ? – Je leur dis que c
'est absurde. Imaginez que le policier est un ennemi ou un adversaire, c'est absurde. Le jour où ils sont agressés, le jour où leurs parents sont agressés, ils peuvent avoir besoin de la police. La police, c'est un service public absolument essentiel dans un État. Je veux dire, imaginer que la police est l'adversaire ou l'ennemi, c'est une dinguerie. Et pardon, parce que vous dites à CAB, avez vu la façon dont les sapeurs-pompiers sont traités ? Il y a quelqu'un qui pense ici qu'un sapeur-pompier, c'est un adversaire ou un ennemi ? Mais je veux dire, on devrait leur dire merci tous les jours ou sapeurs-pompiers ?
qu'est-ce qui nourrit ça, justement ? Pardonnez-moi encore une fois, on est saisis par ces images. Je pense qu'il y
a un certain nombre de gens qui ont un intérêt à nourrir ce ressentiment, qui ont un intérêt à nourrir cette colère, qui ont un intérêt à faire en sorte que le ciment social s'effrite. Je le crains. Jim Jarassé.
Un mot sur le mouvement des lycéens, vous avez commencé à en parler. Au début de ce mouvement, vous avez eu une formule... que certains ont considérées comme un peu condescendantes vis-à-vis des lycéens, leur reprochant de manifester à cause des menus à la cantine ou de leur emploi du temps. Est-ce qu'avec le recul, vous vous dites peut-être que vous êtes peut-être passé un peu à côté
du début de ce mouvement ? Franchement, les menus à la cantine, 'est important de bien manger. Enfin, dans les cantines publiques françaises, on mange bien. Alors parfois on n'aime pas ce qu'on mange, parfois on pourrait manger plus, parfois on pourrait manger...
Est
-ce qu'on peut se dire qu'une question ou la question de ce qu'on mange dans les cantines ne justifie pas le blocage d'un établissement ? En tout cas le blocage de tous les établissements. Est-ce qu'on peut se dire que la question des emplois du temps... En effet, vous avez des lycéens qui nous disent qu'on travaille de 8h à 18h avec des grands trous au milieu. Ça n'est pas très optimal. Dans ce cas-là, règlons le problème. Peut-être que la violence qu'on a observée va au-delà de ces revendications-là. Moi, j'ai fait un certain nombre de propositions sur ces questions. Je considère que si on veut avoir des emplois du temps moins chargés, il faut de semaines travaillées. Ah, moins de vacances donc. Je comprends bien. Si vous voulez avoir des emplois du temps qui soient mieux construits, avec des périodes d'apprentissage qui permettent plus d'apaisement, plus de transmission du savoir, peut-être qu'il faut accepter l'idée d'avoir un petit peu plus de semaines de cours avec un petit peu moins d'heures de cours. Vous rabotez quelles vacances ? Les grandes, l'été ou
les petites ? Et voilà comme ça. Ah ben il n'y en a que deux. Il n'y a que deux sortes. Il y a les grandes ou les petites. Discutons-en.
C
'est une proposition du candidat Edur Philippe. Bien
sûr. Et sur les questions... plus essentielles, qu'elles existent. Et parce que je pense qu'au fond, ce sont elles les questions sous-jacentes qui expliquent beaucoup plus que ces questions d'organisation. Le malaise, l'inquiétude de la jeunesse, la transformation climatique, l'intelligence artificielle, la guerre. Je suis frappé chez les amis de mes enfants, 23, 21, 16 ans, que la question de la guerre... La question de la possibilité d'un affrontement est une question, je vous assure que personne ne se la posait dans ma génération, et bien il se la pose dans cette génération. – Une forme d'angoisse existentielle. – Que l'incapacité qu'ils ont à être maîtres de leur destin compte tenu du pays, l'Europe et du monde tel qu'il fonctionne, ces questions-là, si on ne les entend pas, alors là on a un problème, parce qu'elles sont légitimes. Cette inquiétude-là, si on ne l'entend pas, elle est parfaitement légitime. Et elle est d'ailleurs difficile à résoudre. Elle est d'ailleurs très difficile à résoudre. Mais ça devrait être le fondement de l'action politique. Le fondement de l'action politique, ça devrait être comment est-ce qu'on prépare la France de demain, comment est-ce qu'on fait en sorte que nos enfants puissent trouver dans la France de demain des raisons d'espérer, des raisons de s'épanouir, des raisons de créer, de créer personnellement, de créer culturellement, de créer économiquement. C'est ça. Quand il formule ça, j'entends. J'entends et je respecte. Et ça m'inquiète. Mais franchement, interdire l'accès à des établissements, y compris parfois par la menace, y compris parfois par la violence, pour des questions de cantine, sérieusement.
Hier, il y a eu entre 550 000 et 800 000 personnes qui ont manifesté pacifiquement contre la vie chère, pour le pouvoir d'achat. Est-ce que la réponse aujourd'hui peut être uniquement de dire à ces gens qui ont du mal à boucler leur fin de mois, désolé, les caisses sont vides, on ne pourra pas, il n'y aura pas de geste pour le pouvoir d'achat ? Ou est-ce que vous pouvez nous annoncer ce soir une mesure de votre programme, Edouard Philippe, qui permettra de redonner du pouvoir d'achat à beaucoup de Français ? – Le pouvoir d'achat des Français ne
viendra pas. une distribution d'argent magique.
Qui n'existe pas donc
? Il n'y en a plus. Le déficit de la France. On a cramé la caisse. Le déficit de la France, dette publique, la tension sur les marchés sont telles que, je vous le dis, la distribution d'argent qui viendrait d'ailleurs, ça n'existe pas. Donc qu'est-ce qui reste comme moyen ? Probablement faire en sorte qu'un certain nombre de choses qui nous coûtent cher, nous coûtent moins cher. Le fonctionnement de l'État, le fonctionnement de la protection sociale, probablement. Et la meilleure façon collectivement d'être plus prospère, de gagner du pouvoir d'achat individuellement, pour moi, compte tenu de la situation dans laquelle on est, c'est de travailler plus. Pas de travailler plus en se ruinant la vie, de travailler un peu plus pendant l'année et un peu plus longtemps. J'ai fait un certain nombre de propositions qui permettent pour les entreprises qui, collectivement, au sein d'entreprises, décideraient de travailler un peu plus longtemps que le système actuel, d'avoir un système qui permettrait de défiscaliser, de désocialiser complètement la rémunération des salariés. Qu'est-ce que ça permet ? Ça permet d'avoir un gain de pouvoir d'achat tout à fait considérable. Vous faites ça deux heures par semaine. au bout de 12 mois, vous avez entre 1000 et 1200 euros de plus. Brut ou net ? Net. Bien sûr, puisque c'est défiscalisé, désocialisé. Deux heures de plus. Vous avez raison. Donc ça n'a pas suivi
la première partie.
Ce n'est pas grave. Deux heures en plus chaque semaine, 1000 euros ou 1200 euros. Vous voyez bien qu'au salaire moyen ou au salaire médian, plus exactement, ça commence à devenir intéressant. Et pourquoi je dis ça ? Parce que savez, tout le monde sait. que quand la situation est difficile, quand on est endetté, et qu'on ne va pas se séparer de ses dettes, parce que les histoires de M. Mélenchon qui brûlent la dette en faisant comme si elle n'existait pas, ça, ça vous précipite vers la faillite. Et bien il va falloir s'en sortir en travaillant un peu plus. Et pour ceux qui ne travaillent pas. Et on n'est pas obligé, et attendez je voudrais terminer, on n'est pas obligé de considérer que tout le monde est égal par rapport au travail. Il y a des métiers qui sont plus durs que d'autres. Les cadres qui ont plus de liberté dans leur organisation, et bien il me semble qu'ils peuvent faire. parfois un peu plus d'efforts en matière de travail. Ça, ça me paraît normal, ça me paraît légitime de le dire. Mais moi, je vous propose un chemin qui nous permet de redevenir prospère, pas en faisant des propositions magiques, pas en faisant comme Mme Le Pen en disant, vous allez voir, on va remettre la retraite à 62 ans ou à 60 ans, je ne sais plus, je ne sais jamais avec elle, et ça coûtera 30 milliards. par an, en année pleine, alors que nous sommes déjà dans un système totalement déséquilibré. Moi, ce que je propose aux Français, c'est de les regarder dans les yeux et de leur dire, si nous voulons collectivement nous en sortir, il va falloir que nous changions ce qui ne marche pas et que nous travaillions un peu plus. Ce n'est pas le truc le plus agréable à entendre, parce que tout le monde aimerait une solution magique qui ne changerait rien pour soi, mais c'est comme ça qu'on va faire.
Vous parlez des solutions magiques de Marine Le Pen, mais si on regarde les sondages, et je pense que vous les regardez aussi attentivement que nous aujourd'hui, Elle est donnée gagnante dans tous les cas de figure. Et alors, c'est votre réponse. Pour vous, honnêtement, qu'est-ce qui peut la faire perdre au vu de la situation, encore une fois ?
Alors, le sens de votre question, madame, c'est de dire qu'elle est gagnante dans les sondages. Donc, on arrête tout ? On attend ? Ce n'est pas ce que je
vous demande. Vous n'avez pas entendu la deuxième partie de ma question. Qu'est-ce qui, pour vous, aujourd'hui, Edouard Philippe peut la faire battre et vous faire donc
de fait gagner ? Mais la campagne.
La campagne.
La campagne. Qu'il n'en est qu
'à ses débuts.
Bien sûr. Le premier tour de l'élection présidentielle, c'est très exactement dans six mois. Exactement, aujourd'hui. Et donc pendant six mois, on va échanger les arguments. On va regarder les propositions, on va voir, on va quantifier, on va parler aux Français, on va capter leur attention, on va leur proposer des solutions. Et à la fin, ils vont choisir. Si vous me dites qu'aujourd'hui, elle a déjà gagné et que ça suffit, on s'arrête, on fait l'élection demain matin. Ça veut dire que vous ne croyez pas à l'intérêt d'une campagne électorale, à l'intérêt du débat public. Je suis sûr que vous y croyez. Et comme moi aussi, je me permets de vous dire que cette campagne, elle doit permettre aux Français de choisir en connaissance de cause. Elle est devant dans les sondages ? Très bien. C'est un fait. Enfin, quand je dis très bien, c'est une façon de parler. Mais c'est un fait. -ce que ça veut dire qu'elle a déjà gagné ? Je ne crois pas.
Même avec ces images. Vous savez, ça m'est
arrivé dans des sondages d'être derrière.
Et de gagner derrière.
À la dernière élection municipale, ça m'est arrivé. Le voyage est terrible. Il vous reste donc six mois pour rassembler ? Mais pas seulement un mois, il reste pendant six mois à tous ceux qui veulent dire des choses aux Français à faire campagne. C'est parfaitement
légitime. On voit un candidat qui émerge cette semaine après sa victoire à la primaire, c'est Raphaël Glucksmann. Il est à un point derrière vous dans le sondage Elab-BFM qui est sorti ce matin. Qu'est-ce que vous lui dites ? Est-ce que vous pourriez travailler avec Raphaël Glucksmann
? Je lui dis bon courage. Parce que la démocratie, c'est un bon débat public. Il est parfaitement légitime à dire ce qu'il croit, ce qu'il veut, avec qui il veut gouverner, avec quel thème il entend placer ses accents toniques et ses priorités. Parfaitement légitime. J'ai beaucoup de respect pour lui, d'ailleurs, comme pour tous les autres candidats. Je peux avoir des désaccords vifs, et même des accords qui parfois confinent à la colère. C'est le cas avec M. Mélenchon. Et le désaccord vif et total sur plein de sujets, c'est le cas avec Mme Le Pen. Mais avec M. Glucksmann, je suis dans une situation de respecter quelqu'un qui va faire des propositions. Je ne les trouve pas totalement convaincantes, pour tout vous dire. Et je n'exclus pas qu'il ne trouve pas les miennes totalement convaincantes. C'est les Français qui choisiront.
Edouard Philippe, dans un peu plus d'une heure maintenant, on en parlait, le chef de l'État va s'exprimer. Ces images, toujours en direct, qui nous parviennent de la capitale, de désolation. Peut-être une question sur la suite de son programme. Il doit s'envoler. normalement dans la soirée au Moyen-Orient, pour une tournée qui l'amènera du Bahreïn au Qatar. Est-ce que ce déplacement vide la situation intérieure est raisonnable
'est lui qui appartiendra juger la situation, ses causes et les conséquences qu'il faut en tirer. Je n'ai aucun commentaire à faire là-dessus. Il choisit son emploi du temps, il est le président de la République. J'espère qu'il va dire des choses fortes aux Français. Le commentaire de l'actualité ce soir par le président de la République, 'il se borne à du commentaire, me paraît dangereux.
Dangereux ?
Ah oui, dangereux. Il faut des annonces. Il faut des décisions. Pas des annonces, il faut des décisions. Ce pays, il a besoin, mais pardon, il n'a pas besoin d'être commandé avec autorité, il a besoin d'être commandé. Vous voyez ? Un pays, un groupe humain, une entreprise, une association. Une ville, un pays, une nation, elle a besoin d'être commandée. C'est-à-dire de fixer une direction claire et de dire comment est-ce qu'on y arrive.
Il se trouve que
dans notre pays, depuis que les institutions de la Ve République ont confié au président le rôle éminent de clé de voûte des institutions, c'est au président qu'il appartient de le faire. Si ce soir il s'exprime, j'espère qu'il sera président.
Merci beaucoup. Merci Edouard Philippe d'avoir été ce soir l'invité du Grand Oral BFM TV Le Figaro. Merci au public qui était avec nous ce soir encore. Vous pouvez participer, sachez-le, à cette émission, les avrais, les autres, en vous inscrivant sur wiclap.fr.
Merci beaucoup.
-ce qu'on peut changer les zones ? Et question, si vous avez fait frissonner, vous en êtes où là ? Est-ce que c'est pareil ? Quel est votre parcours ? Pourquoi ?
Transcription automatique (Whisper + diarisation) — des erreurs d'attribution ou de transcription sont possibles. Vérifiez toujours avec la vidéo source horodatée.