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Je vous arrête, on va voir Jordan Bardella, sa première réaction.
'est clair aux forces de police. Ils ont été des centaines, des milliers engagés hier dans des conditions particulièrement difficiles. La France a été humiliée hier soir au cours de violences qui montent d'une étape et d'un échelon à chaque fois. J'aurai l'occasion dans les tout prochaines heures de m'exprimer et à l'occasion d'une conférence de presse de présenter les mesures que nous entendons mettre en place. Mais ce qui est certain, c'est que la priorité absolue... doit être de rétablir l'ordre. L'ordre n'existe plus aujourd'hui en France et je veux avoir une pensée non seulement pour les fonctionnaires de police qui ont été engagés hier dans des conditions difficiles, mais naturellement pour tous les commerçants, les artisans, les petits chefs d'entreprise qui se réveillent ce matin avec le sentiment d'avoir perdu une vie de travail. La situation est bien triste et ce que nous avons vu, c'est la conséquence de 50 années de vie politique.
Vous parliez des commerçants, justement, est-ce que vous allez aller les rencontrer, ces commerçants ? Nous étions avec eux un petit peu plus tôt. Quel est le problème, monsieur ? Bonjour,
monsieur, mais vous n'êtes pas obligé de m'agresser ? On peut échanger avec courtoisie.
Je les ai vus, vous vous en parlez, je ne suis même pas sûr que vous soyez allé les voir. Je vous ai une posture, je ne vous ai pas vue, j'étais depuis ce matin. Mais c'est très bien pour vous, cher monsieur,
mais vos amis hier ont ravagé les rues de Paris. rue de paris et à cause de vos amis il ya des commerçants à cause de vos amis cher monsieur il ya des commerçants qui ont les larmes aux yeux ce matin non non mais j'attise rien du tout monsieur c'est vos amis Et votre mouvance politique, cher monsieur, qui hier s'est illustrée dans les rues de Paris et qui fait qu'il y a des milliers de commerçants, cher monsieur, qui ont les larmes aux yeux. Maintenant, je suis parlementaire, j'ai le droit d'apporter mon soutien à la police, que vous méprisez et que vous insultez en chaque circonstance. Je vous remercie.
Mais manifestement,
le dispositif policier a été... sous-dimensionnés. Donc je laisserai le soin au ministre de l'Intérieur de rendre des comptes. Mais lorsqu'on entend le maire de Marseille, qui manifestement n'est pas de mon obédience politique, expliquer qu'il n'avait qu'une seule compagnie de CRS pour l'intégralité de la ville, je crois qu'on peut dire que les forces de sécurité intérieures n'ont pas eu suffisamment de moyens. Et la réalité, c'est qu'on paye des décennies de désarmement de notre police, de désarmement sécuritaire, de désarmement psychologique et de désarmement juridique de notre policier. Nous incarnons, je le crois aujourd'hui dans les positions que nous exprimons, la France de l'ordre et l'urgence, la priorité absolue dans notre pays, c'est le rétablissement de la sécurité, c'est le rétablissement de l'ordre et c'est le soutien indéfectible à nos forces de l'ordre. Aujourd'hui, nous avons vu... Et je crains que nous continuions à avoir dans les prochains jours et dans les prochaines semaines une alliance mortifère entre l'extrême-gauche, dont la branche armée hier s'est illustrée dans les rues de Paris, et des pillards de banlieues qui sont venus pour... Bonjour, je suis avocat
pénaliste.
Qui sont Qui
sont
venus... Oui, je dénonçais la violence de l'extrême-gauche. Mais le climat que fait peser aujourd'hui l'ultra-gauche
est dans des conditions difficiles.
Ce qui est intéressant, c'est que le Rassemblement national fait le tour des commissariats pour vérifier si les policiers vont bien. L'extrême-gauche fait le tour des commissariats pour vérifier si les casseurs... qui ont jeté des mortiers et des cocktails Molotov sur les forces de sécurité intérieure vont bien. Donc encore une fois, il va effectivement falloir que les responsables politiques choisissent leur camp. Et je crains que M. Mélenchon et que l'ensemble de ses amis, dont certains sont venus m'interpeller ici avec beaucoup de violence, soufflent sur les braises et qu'on a aujourd'hui des mouvements politiques qui veulent la guerre civile dans notre pays. Or moi je ferai toujours tout pour l'empêcher.
'est-ce que vous attendez ce soir de la prise de parole d'Emmanuel Macron ?
'il demande pardon et qu'il s'en aille. Parce que ce qu'on paye, c'est des décennies de laxisme, de perte d'autorité, de désarmement moral, psychologique et matériel de nos forces de sécurité intérieure. Donc il y aura des élections dans quelques mois. tous les Français, à tous les honnêtes gens, à tous ceux qui ont pleuré ce matin, leur vitre brisée, leur commerce parti en fumée, que ce qui est en train de se jouer dans les prochaines semaines et ce qui va se jouer maintenant pour la paix civile et pour l'ordre dans le pays est absolument fondamental. Et donc il faut maintenant se réveiller et il faut maintenant faire les bons choix politiques et en tout cas nous nous sommes prêts à remettre de l'ordre dans le pays.
Ce qui s'est passé hier, est-ce que ça nous profite
?
mais ce n'est pas la question est-ce que ça nous profite ou est-ce que ça ne nous profite pas. Il y a des millions de Français qui ont le cœur qui saigne en regardant l'état de leur pays, qui ont le cœur qui saigne en regardant les vitres brisées de leurs commerçants, qui tout au long de leur vie ont travaillé, ont économisé, ont investi du temps, de l'argent, de l'énergie, de la santé pour pouvoir travailler, pour pouvoir ouvrir un commerce. Il y a des millions de Français qui ont le cœur qui saigne en voyant l'hôtel de ville de Limoges qui est le symbole par excellence de la France, de l'ordre et de la République. française partir en fumée il ya des millions de français qui ont le coeur qui saigne en voyant qu'un buste de marianne le symbole de la république française a été jeté jeté par terre donc encore une fois l'enjeu c'est le rétablissement de la sécurité c'est le soutien aux forces de l'ordre et c'est de condamner très fermement l'extrême gauche et l'ensemble de ses proxys dont sa branche armée qui s'est illustré hier dans les rues de nos grandes villes pour tout casser pour créer les conditions de l'insurrection L'Etat ne tient aujourd'hui que par le courage et l'engagement de nos forces de l'ordre. Il ne tient pas. par le courage de nos responsables politiques, qui n'en ont plus, et qui se sont couchés devant toutes les formes de violence, à commencer par cette violence institutionnelle et politique qui est exercée par la France Insoumise et par l'ensemble de ses proxys, qui crée aujourd'hui une situation particulièrement violente, et je dirais même insurrectionnelle dans les rues de Paris.
La réaction, vous avez entendu la réaction de Jordan Bardella, député européen du Rassemblement National, qui était en visite dans un commissariat de Paris-Centre et qui a été interpellé au début de son intervention par Pouria Amir Chahi, qui est le député écolo de la circonscription où ça se passait. Lucas Hdella, vous êtes avec nous, journaliste au service politique de France Télévisions. Comment analysez-vous cette déclaration de Jordan Bardella
On a entendu Jordan Bardella dire que ce n'était pas la question de savoir si la situation lui profitait ou pas. C'est vrai que si on était un petit peu cynique, mais on ne l'est pas. Pardon,
on retourne l'écouter.
monsieur. Vous êtes franchement comme un charognard à venir à vous dire sur les braises. C'est une honte de faire ça. C'est une honte. Voilà.
Accusé Jordan Bardella, accusé par des habitants de vie.
A aucun moment vous venez là parce que vous vous frottez les mains en vérité. On a l'impression que ça vous fait plaisir cette violence là. Vous n'attendez que ça en fait. Un pays à feu et à sang parce que ça fait vos voix. C'est une honte, ça me dégoûte. Il me dégoûte ce bonhomme. Monsieur, pourquoi vous êtes venu là ici pour interpeller ? Parce que moi je suis député du 3ème et du 10ème. Je suis dans ma circonscription ici. Ce matin j'étais avec les commerçants moi. J'étais avec des riverains ce matin. Il était où lui ? Il était où ? Il vient comme ça en parfumé. Il met sa cravate, il fait le beau et il a expliqué qu'il est avec les policiers. A aucun moment il était avec eux. C'est quoi cette façon d'attiser vraiment une France contre l'autre ? C'est son fonds de commerce qu'il est en train de faire là. Et je suis désolé qu'on lui tende le micro. Quelle légitimité ? Il a, lui, pour expliquer ce que les lycéens qui ont été magnifiques hier ont à dire et ont à demander sur leur avenir. A aucun moment il les a soutenus. A quel moment il était avec les commerçants qui ont été dévalisés hier ? A aucun moment il est venu. Il ne s'occupe ni des uns ni des autres, il s'en fout. La seule chose qu'il a sur ses épaules et sa responsabilité, c'est qu'avec ses amis, il a détourné 4 millions et demi d'euros à l'Union européenne et qu'on attend toujours le
remboursement. Qu'est-ce que vous lui répondez justement quand il vous accuse ? Il dit que ce sont vous et vos amis qui sommes responsables. de ce qui s'est passé hier. Qu'est-ce que vous avez à lui répondre ? Mais je
ne réponds pas à ce monsieur. Il est totalement illégitime à porter des accusations, ne serait-ce que d'honnêteté et d'intégrité. Ce type et ses amis sont des voleurs. Enfin, écoutez, ils passent leur temps, vous le voyez, à se frotter les mains de ces violences comme si leur heure arrivait. Franchement, regardez-moi, je suis avec mon écharpe. Parce que vous croyez qu'à un moment ou à un autre, j'ai appelé à la violence. Je suis le député qui a appelé au casque blanc pour protéger nos enfants. Il y a déjà trois semaines. Je suis celui qui a demandé à ce qu'on ait des brassards blancs et des écharpes blanches pour venir protéger nos gamins. Car je vous rappelle... ont été malmenés. Moi, je fais mon boulot, pas lui, c'est un usurpateur. C'est un scandale ce qu'il fait, je vous assure. Et je vous le dis à vous toutes et tous et à tous ceux qui nous écoutent, en 2027, il faudra que personne n'ait de regret de ce qui peut se passer parce que la tentation du rappel à l'ordre qu'il est en train de faire comme ça, en se frottant les mains, ça peut faire très très mal. Donc on devrait plutôt se nourrir. Pardon, on devrait plutôt nous réunir, nous, les Français. Être ensemble face aux défis qui arrivent devant nous. Pas être dans ce schéma de division et presque cette pornographie de la violence qui a l'air de l'exciter. Est-ce
que vous êtes d'accord avec lui quand ils appellent aussi à la démission de Laurent Nunez ? Qu'est-ce que vous avez à dire sur l'exécutif ?
Échange tendu à l'instant même entre Jordan Bardella, président du Rassemblement national, et pour Yamir Chahi, député écologiste de Paris, député de la circonscription où cette prise de parole se passait. Nous accueillons Serge. Faubert, qui est directeur de la publication de Pure Politique, qui est un média en ligne. Lucas, je vous ai interrompu un échange qui illustre assez bien le débat politique depuis à peu près 24 heures.
avec deux camps qui se font face, qui s'accusent mutuellement de récupération politique. Alors là, en l'occurrence, c'est plutôt Moria Amurchaï qui accuse Jordan Bardella de faire de la récupération politique. Et c'est vrai que... Si on était un peu cynique, on se dit que clairement, l'intérêt politique, il est assez évident pour le RN dans cette situation. On va avoir des thématiques. avec lesquels le Rassemblement national est particulièrement à l'aise, qui vont ressurgir à l'ordre du jour. L'ordre, combien de fois Jean-Dane Bardella a prononcé le mot ordre dans son allocution ? Au moins cinq fois, je crois, le parti de l'ordre.
La sécurité, il n'y
a plus d'ordre en France. Voilà les conséquences d'un désarmement de la police. Donc des thématiques sécuritaires qui ont toujours historiquement porté le Rassemblement national, qui vont revenir en haut de l'agenda médiatique. Pendant ce temps-là, vous avez remarqué... Je crois que c'est la première fois que, depuis un mois, que Jordan Bardella prend la parole, qu'on ne lui parle pas des affaires de révélations, de propos antisémites qu'il aurait tenus. Il avait pris la parole pour la
présentation du programme économique du RN.
C'est vrai. À ce moment-là, il n'y avait peut-être pas eu de... Il y avait eu quand même, je crois, des questions. Absolument. Donc là, il n'y a même pas eu une question. Donc forcément, la situation exige... Pardon,
il a repris la parole au salon de l'auto il y a quelques jours.
Il a repris la parole au salon de l'auto il y a quelques jours. Pour être parfaitement complet, merci. Donc voilà, vous voyez qu'on ne pose plus la question. Et puis, ça installe aussi ce duel avec Elefi, dans lequel, évidemment, il remet une pièce volontiers. Ce duel avec Elefi, qui selon les analystes ORN, est le plus favorable pour Marine Le Pen pour remporter un éventuel second tour.
Même si elle a dit plusieurs fois, préférait être opposée à Édouard Philippe parce que ça lui donnerait un mandat clair, elle serait réellement élue,
alors que... Ça, c'est le discours de
façade. Exactement, elle craignait d'être élu par défaut si c'était face au Rassemblement National.
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