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Sa prise de parole prévue ce soir à 20h est très attendue au lendemain de la mobilisation, alors que les critiques sur la politique de maintien de l'ordre et les scènes de chaos se multiplient. Samedi soir, dans un tweet, le président français Emmanuel Macron a réaffirmé son soutien aux policiers et condamné les
violences et les pillages. Ceux qui ont cassé, attaqué les préfectures comme les commerces, pillés jusqu'à nos mairies, seront poursuivis et punis. Nous ferons tous bloc face aux semeurs de chaos qui ne cherchent qu'à abattre nos institutions et empêchent ceux qui expriment pacifiquement leurs revendications de le faire.
Soutenir les forces de l'ordre, dénoncer les violences et pillages perpétrés lors de la mobilisation du 17 octobre, c'est la position du gouvernement qui veut faire preuve de fermeté. Le Premier ministre s'est lancé dans une passe d'armes avec Jean-Luc Mélenchon, le candidat insoumis à la présidentielle. Pour Sébastien Lecornu, Elefi imposeraient son agenda politique par la violence en évitant de désigner clairement les responsables des casses et du désordre.
C'est désormais le moment de choisir son camp. soit on est dans le camp de la République et donc des forces de l'ordre. Et celles et ceux qui protègent les biens et les personnes et qui appliquent les lois, soit on est du côté des casseurs, soit on est du côté de celles et ceux qui ont un projet violent pour la République et contre la République.
Après avoir d'abord lancé un appel au calme, Jean-Luc Mélenchon a accusé le gouvernement de jouer avec
le feu. En comptant sur le pourrissement, vous n'avez réussi qu'à solidariser toute la jeunesse et les syndicats de salariés. En vous enfermant dans une polémique politicienne avec moi, vous montrez que vous n'êtes pas un homme d'État, juste un comique qui est en train de provoquer une crise de régime. Le candidat de la gauche
radicale, également la cible de l'extrême droite, qui l'accuse de prendre en otage les revendications sociales et de précipiter le pays dans le chaos. Quand les écologistes et le parti socialiste appellent eux à revoir la doctrine de maintien de l'ordre. Les appels à la démission du ministre de l'Intérieur Laurent Nunez se multiplient. La présidente de l'Assemblée nationale a annoncé la création d'une enquête parlementaire sur les violences et la stratégie de maintien de l'ordre.
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