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Europe 1.
Eliott de Valais-Vous. Il est midi 47 sur Europe 1 et je vous rappelle que cette semaine dans la collection de podcasts Au cœur de l'Histoire, Clélie Mathias vous raconte la jeunesse du chef-d'œuvre de Victor Hugo, Les Misérables. Et pour être certain de ne rater aucun nouvel épisode de Au cœur de l'Histoire, abonnez-vous à la chaîne Au cœur de l'Histoire sur le site et l'application Europe 1. Midi 48 si vous nous rejoignez à l'instant pour la dernière partie d'Eliott de Valais-Vous, édition spéciale au lendemain de cette journée de violences émeutières dans toute la France. On est toujours avec Mathieu Hock et Georges Fenech, les chroniqueurs de ce dimanche. Et on a une question qui vient d'arriver sur WhatsApp, comment se fait-il que les agriculteurs ont eu le droit aux centaures, alors que hier dans les rues nous avons pu voir seulement quelques fumées et des grenades à peine pour disperser les foules, alors que pour des agriculteurs qui en fait c'est ça que veut pointer l'auditeur du doigt, les agriculteurs étaient là de façon pacifique.
Alors, c'est vrai qu'en amont, vous aviez un dispositif de sécurité qui était XXL lorsque la mobilisation agricole était lancée. Tout le monde était surpris de voir des blindés face aux agriculteurs. Il s'avère qu'hier, de nombreux maires pointent le peu de moyens policiers sur le terrain. Je vois qu'à Nice, par exemple, Eric Ciotti a du mal à expliquer le manque d'effectifs. Il y avait 30 policiers nationaux et seulement 50 gendarmes mobilisés. le même discours d'un maire, Les Républicains. On a entendu ça du côté de Paris, de Lyon et de Marseille, où là, c'est des personnalités de gauche qui pointent la responsabilité du manque d'effectifs. Mais les centaures ont été déployées, par exemple, après les tensions, ou du moins pendant les tensions, notamment à Marseille. Trois informations importantes qui nous parviennent à midi 49. Au moins 1800 personnes ont été interpellées hier dans toute la France et vous avez plus de 500 policiers gendarmes et sapeurs-pompiers blessés. Première information. Deuxième information importante, Yael Brown-Pivet qui donc va proposer une commission d'enquête parlementaire sur les violences et la stratégie du maintien de l'ordre. Alors c'est intéressant que Mme Yael Brown-Pivet mette sur le même pied de... d'égalité ou de responsabilité, les violences pendant les émeutes et la stratégie du maintien de l'ordre. J'espère qu'elle ne considère pas que les violences ont été commises en soi par les violences policières. Bon, mais c'est à creuser. Mais l'information la plus importante, c'est qu'Emmanuel Macron va prendre la parole ce soir à 20h. Une allocution prévue à 20h ce soir. Je vous pose la question à tous les deux, que peut-il dire ce soir à 20h, Emmanuel Macron, Georges Fenech
Moi ce que je souhaite c'est qu'il annonce son départ.
Alors ça c'est votre souhait ? Ça c'est
mon souhait. Alors qu'est-ce qu'il va dire ? Peut-être qu'il le dira, mais ce qu'il va dire, en tant que président de la République, Rassemblement des Français, il dira, il appellera au calme, évidemment, il demandera de la fermeté aussi au niveau des sanctions qui devront être prononcées, et il apportera son soutien à toutes les victimes. Qu'est-ce que vous voulez qu'il dise de plus ? C'est l'échec de toute sa politique qui est en jeu. dans cette affaire. Il ne va pas faire le constat d'échec, puisqu'il n'y a que lui qui fait la promotion de son quinquennat. De ces deux quinquennats, vous le savez très bien. C
'est sûr qu'il ne peut pas faire le constat de vérité, qui est qu'il n'a jamais eu de bonnes intuitions, le bon diagnostic et des bonnes propositions sur les questions de sécurité, sur les questions de logique émeutière, et qu'il s'est souvent trompé sur la question des violences policières. Il a parlé de violences policières, le président de la République, depuis 2015, l'affaire Théo, il en parlait. Après Naël, c'était le geste est inexcusable et impardonnable. Et pendant les émeutes consécutives au mouvement lycéen, il parlait de manque d'empathie, il demandait de l'empathie aux policiers. Donc il ne peut pas dire ce qui est la vérité, c'est qu'il s'est trompé sur les questions de sécurité. Ce qu'il va dire effectivement, c'est plutôt appel au rassemblement, comme l'a dit Georges Fenech. Là, il va mettre la focale probablement sur la justice en disant qu'il faut juger... rapidement et fermement, ça sera probable, et il va probablement peut-être reprendre le discours de Sébastien Lecornu et de Laurent Nunes sur l'extrême-gauche, l'ultra-gauche, mais je pense qu'il va le noyer dans une forme de gloubli-glouba, de lutte contre les extrêmes, me semble-t-il.
C'est-à-dire qu'il va peut-être, il y a deux options, soit on a un président qui assume d'être le chef de l'État et d'un chef qui a failli, et en chef et en père de famille quand on faillit. eh bien on assume ses responsabilités, et donc il considère qu'aujourd'hui il n'a plus le pouvoir, et qu'un état faible fait monter une extrême gauche forte, qu'il en va de l'intérêt supérieur du pays, merci, eh bien finalement d'avancer les élections présidentielles le plus rapidement possible, et donc de quitter ses options. Et il sortirait en se grandissant. Première option. Deuxième option, c'est Emmanuel Macron fait du Emmanuel Macron, va nous inonder de chiffres, va nous expliquer qu'on était dans un format inédit, jamais vu. Je rappelle qu'à Lyon, par exemple, le préfet qui ose dire qu'on n'avait jamais vu une manifestation de cette ampleur, il y avait 20 000 personnes qui ont manifesté hier, et si une ville comme Lyon... est incapable de contenir 20 000 personnes qui manifestent, et parmi ces 20 000 personnes, plusieurs milliers de casseurs et de pilleurs, écoutez, à ce moment-là, on arrête, on change de pays, moi je vais ailleurs, si on a un État qui est incapable de contrôler ça. Donc voilà, et donc après il va expliquer la lutte contre les extrêmes, les extrêmes. Qui se nourrissent entre eux, si je reprends. On pourrait faire le bingo d'Emmanuel Macron ce soir. Je constate quand même que très rapidement il prend la parole, parce que les Français ne supportent pas son mutisme. Vendredi soir, grand bien lui fasse d'aller à l'avant-dernière de Céline Dion. à l'aréna, bien sûr, il a évidemment le droit d'y aller, c'est sa vie privée avec Brigitte Macron, on était à la veille d'une journée insurrectionnelle, tout le monde savait que ça allait péter, la moindre des choses était peut-être de se déplacer dans un commissariat, la politique est une question de symbole. beau symbole eût été de voir un président de la République dans un commissariat, prendre la parole en disant, le premier qui touche à un policier est derrière les barreaux, le premier qui casse une vitrine payera et payera toute sa vie. et il faut soutenir les Français qui ont envie de manifester contre la vie chère, on va se battre pour redonner du pouvoir d'achat aux Français, et j'en fais ma priorité les six prochains mois. C'est compliqué de dire ça, c'est peut-être moins complexe de dire ça que de se retrouver en image toute la soirée de vendredi soir à danser sur du Céline Dian, pour que tu m'aimes encore, les Français ne l'aiment plus. Christiane est en direct avec nous, elle nous appelle de Limoges. Bonjour Christiane.
Bonjour.
Ça change complètement la donne ? Vous attendez quoi de l'allocution du président de la République ce soir
n'attends rien du tout, ce qui s'en aille.
Bon, vous allez l'écouter quand même, Christiane
Non.
vous allez boycotter le président de la République
parce que de toute façon, il nous a conduits dans la situation où on se trouve actuellement, en ne prenant pas les mesures qui s'imposent.
quelles auraient été les mesures qui devaient s'imposer selon vous ?
bien, à Athènes, au 5e siècle, dans la démocratie athénienne, lorsqu'il y avait quelqu'un qui menaçait la démocratie, il était ostracisé, il était exilé pour 10 ans. Aujourd'hui, nous avons un homme, un triste cire qui s'appelle Mélenchon, qui pousse les jeunes et les moins jeunes à la violence, théorie cette violence, et on ne fait rien. Le gouvernement ne sait rien. Vous nous
habitez de Limoges, j'imagine que vous êtes dévasté quand vous voyez la mairie de Limoges saccagée ?
Mais il n'y a pas que la mairie de Limoges, il y a la FNAC, il y a la boutique Orange, il y a la boutique... Comment ça s'appelle ? Enfin, il y a plusieurs autres boutiques qui ont été ravagées par ces tristes cires.
Vous pointez la responsabilité de... La France insoumise dans les exactions qui ont été commises. Bien
sûr, depuis des années maintenant. Il ne parle que de violence, que de révolution. Mélenchon propose une sixième république qui remettrait en cause la cinquième république et qui remettrait en cause la démocratie. Et on ne fait rien.
Je vous rappelle qu'Emmanuel Macron avait pondu un livre qui s'appelait Révolution en 2017. Donc Mélenchon n'est pas le seul à parler de Révolution. Sauf qu'il y en a un qui est plutôt efficace pour la mettre en application, Jean-Luc Mélenchon, et il y en a un autre qui nous propose de la perle de Perlimpinpin. Pareil pour son grand débat national. Souvenez-vous, poste gilet jaune. Merci Christiane de nous avoir appelé. Il nous reste une auditrice, Delphine, qui nous appelle de Paris. Bonjour Delphine.
bonjour.
Vous vous appelez où dans Paris ? J'appelle de Paris. Mais dans quel quartier ? Vous avez été un quartier ?
Cinquième.
Cinquième, ça allait hier. Vous avez un peu de bobos qui ont manifesté, mais c'était plutôt calme. Oui, oui, moi j'étais un quartier
qui n'a pas été touché. Mais j'étais terrifiée par ce que je voyais, parce que je plais beaucoup tous les commerçants. Mais en dehors de cela, c'était la France. C'était les institutions de la France qui étaient touchées. Et ces gens n'aiment pas notre pays. Et donc à partir de là, c'était une mini-révolution. Premier point d'une révolution. Et là-dessus, on a un président qui ne nous gouverne plus. Ça fait des années qu'il voyage. Il essaie pendant ce temps-là à nos frais, bien évidemment, pour aller chercher des honneurs et sous des prétextes différents. Et pour demain, il part au détroit d'Hormuz. Et la France, il ne la gouverne pas. C'est dramatique. Effectivement, il faut qu'il s'en aille. Parce qu'on ne peut plus, on est en train, nous avons une dette abyssale. La dette, nous allons avoir de plus en plus de mal à emprunter. Parce que qui voudrait prêter de l'argent dans un pays qui va à volo comme la France ? Et les étudiants ont beau réclamer des avantages et des climatiseurs et autres, mais il faut être réaliste. On ne peut pas les réaliser du jour au lendemain et il faut pouvoir le faire avec de l'argent. Voilà. Donc c'est absolument terrible ce que nous vivons. Merci
beaucoup pour cette... Intervention Delphine et merci à tous les auditeurs européens qui ont réagi. On va se quitter dans quelques instants. Je voudrais remercier toutes les équipes en régie qui ont préparé tout le week-end nos émissions et nos éditions spéciales consacrées à... à ces violences et cette journée d'insurrection en France hier, ce samedi 17 octobre, qui a donc basculé dans le chaos et qui entrera malheureusement dans notre histoire. Je précise une chose, parce que le résumé de l'AFP qui en avait été fait ne me paraissait pas complet. Yael Brown-Pivet demande à ce qu'il y ait une commission d'enquête sur les violences du 17 octobre. Cette commission d'enquête aura vocation à faire toute la lumière sur les scènes de chaos et de pillage. auquel nous avons assisté et sur leurs responsabilités, et à apporter aussi des réponses aux élus, aux commerçants et à toutes les victimes des violences d'hier, mais aussi aux citoyens qui s'interrogent sur l'ampleur du débordement et la réponse qui leur a été apportée. Donc c'est intéressant de voir. La doctrine du maintien de l'ordre et son dimensionnement également. Mais savoir s'il y avait suffisamment de moyens, et si pour répondre à des émeutiers et des gens qui participaient à une insurrection, on était suffisamment armés. Ce n'est pas pour parler des violences policières. Merci à tous ! L'information du jour quand même, 20h, allocution d'Emmanuel Macron ce soir.
Merci Elliot, merci à tous. Bonne journée à l'écoute d'Europe 1. Dans un instant, votre flash et puis enquête d'esprit présentée par Hermeric Pourbet de 13h à 14h. Bon dimanche. A tous sur Europe 1.
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