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bonjour à toutes et à tous. Je vais donc reprendre quasiment le même plan en allant un peu plus loin dans les détails. Premièrement, c'est important à dire, Jean-Luc Mélenchon l'a dit dès le départ, mais puisque nous sommes dans une situation où nous examinons un budget, j'appelle véritablement le gouvernement à la raison. La situation n'est pas bonne. Mais dès lors que vous faites dans le catastrophisme, dès lors que vous faites dans la prophétie autoréalisatrice, vous influencez les marchés financiers en négatif. S'il y avait un élément pour le prouver, ce serait, souvenez-vous, les déclarations de François Béroux, toutes plus stupides les unes que les autres, en février 2025. Que nous disait François Béroud ? Il expliquait que le FMI était à la porte de la France, que nous pouvions être comparés à la Grèce et autres inepties. Son ministre Lombard lui a embrayé le pas. Bilan deux semaines après, alors qu'aucune situation économique ne le justifiait, il n'y avait pas eu tout d'un coup une dégradation de la situation économique en France et les taux d'intérêt étaient pas au niveau aujourd'hui, l'agence de notation Fitch nous dégrade. Elle nous dégrade uniquement en réalité sur l'atmosphère. j'allais dire propagé par le gouvernement. Donc la première chose à dire, c'est qu'on est dans une situation grave, on va le voir, mais on n'est pas dans une chute libre irrémédiable. Et si on voulait s'en apercevoir, il est faux, par exemple, de dire que la charge de la dette aujourd'hui en France serait absolument historique. Si on compare par rapport aux 40 dernières années. La seule façon de regarder la charge de la dette, c'est de la regarder en comparaison au PIB. C'est en pourcentage en PIB, non pas en valeur absolue. Si vous regardez la charge de la dette aujourd'hui, elle est de 2,6%. Elle va monter vraisemblablement à 2,9% l'an prochain. C'est beaucoup. Mais que dire de la charge de la dette entre 1996 et 2004, qui était entre 3 et 4%. Et plus récemment encore, il y a eu... des chiffres qui étaient tout dessus. De la même manière, regardons les taux d'intérêt à 10 ans. Oui, il y a un décrochage avec l'Allemagne. Je vais y revenir, Jean-Luc Mélenchon l'a précisé. Mais si on regarde les pays d'économie comparable aux nôtres, on est effectivement un peu au-dessus, mais ça reste comparable, ça reste à peu près dans la même échelle, et on subit nettement moins des intérêts que, par exemple, les Américains. La raison, elle est triple. Il y en a une première, c'est effectivement la concurrence de l'intelligence artificielle, c'est-à-dire qui vient vis-à-vis de fonds pour, j'allais dire, présenter et demander leurs emprunts à des taux qui sont incomparablement plus élevés que ce que peuvent proposer les États. Alors quelque part, c'est plus avantageux. pour les marchés, mais considérons que c'est beaucoup moins sûr que les États, ce qui d'ailleurs pourrait nous valoir bientôt une bulle spéculative qui explose et qui déclenche une crise financière comme on n'a pas idée. La deuxième raison, effectivement, c'est la concurrence avec l'Allemagne. J'insiste là-dessus, mais c'est totalement une nouveauté. Jamais l'Allemagne ne nous a concurrencés sur la dette souveraine. Or, n'importe quel portefeuille d'investissement a besoin de dette souveraine. Tout simplement parce que, contrairement à ce que disent les personnes stupides, la meilleure garantie d'être remboursée, c'est l'État. Le patrimoine, par exemple, de l'État en France, c'est 6 fois et demi le niveau de la dette. Donc l'État français ne sera jamais en faillite. C'est la raison pour laquelle ces investisseurs ont besoin de cette dette souveraine. Mais à partir du moment où les Allemands viennent avec des bases, on va dire, plus solides pour les critères des marchés financiers, il est évident qu'à partir de là, on vient, j'allais dire, en second choix et qu'ils peuvent nous imposer des conditions. Et le troisième, il faut le dire quand même, c'est la politique menée, la politique d'offre et de compétitivité. mené depuis 2017, accéléré encore depuis deux ans, et qui est particulièrement préjudiciable à un pays comme la France, qui a ces mécanismes de solidarité qui reposent sur du public. C'est beaucoup plus, j'allais dire, ça nous touche beaucoup plus, quelque part, que des pays qui n'ont pas ce type de dispositif. Le bilan, il est très clair. Si on regarde par rapport à l'Allemagne et l'Espagne, l'Espagne, je ne vais pas y revenir, Jean-Luc Mélenchon l'a fait, ça fait plusieurs années qu'ils sont maintenant dans une politique de relance. Le bilan, c'est qu'aujourd'hui, c'est clair que c'est un État qui a des croissances qui sont à même de lui permettre de faire face justement à des dépenses sociales. Mais regardons l'Allemagne, c'est intéressant. L'Allemagne, l'an dernier, est en quasi-récession. Elle est à 0,2% de croissance. Nous sommes à 0,8% de croissance, tout simplement parce que ce qui fait l'économie française, c'est la consommation intérieure à 50%. Ce qui fait l'économie allemande, c'est le commerce extérieur. Celui-ci faiblit. Par rapport à la situation internationale, nous on résiste parce qu'on a quand même un matelas avec la protection sociale. L'année dernière, il y a eu des coupes budgétaires sans équivalent, à la fois sur l'État, sur la sécurité sociale, qui ont d'ailleurs été aggravées au cours de l'année par des annulations de crédit, que ce soit sur l'État, la sécurité sociale. Le bilan, c'est que l'Allemagne a réagi. Elle a décidé, je l'ai dit, d'investir massivement, 60 milliards d'investissements. En grande partie pour la défense, ce qui pose à mon avis un autre problème, mais ce n'est pas ici que je vais le traiter. Mais en tout cas, elle fait tourner sa machine productive. Et donc le bilan, c'est que cette année, elle va être à peu près à 1,3% de croissance. Nous, on fait exactement l'inverse. Et le bilan, c'est qu'on va être à 0,5% de croissance au mieux. Donc on voit bien que cette politique, c'est-à-dire une politique... qui cherche à réduire les déficits, toujours en comprimant les dépenses publiques, est une politique qui nous mène dans le mur. Je voudrais citer de ce point de vue-là une anecdote. Gabriel Attal, auditionné dans ma commission des finances en 2024 sur l'imprévisibilité des déficits publics, je ne sais pas si vous vous rappelez, qui avait complètement exposé, et Bercy ne les avait pas vus venir. Je me rappelle de Gabriel Attal me donnant raison, disant je suis d'accord avec le président Coquerel, effectivement, le problème que nous avons eu, c'est un problème de recette. Et Gabriel Attal de continuer en disant, eh bien, matin, midi et soir, j'ai réfléchi à comment réduire les dépenses. Bon, je trouve qu'il y a toute une contradiction. Vous observez que la question, c'est bien les recettes qui nous manquent, et le bilan, c'est que vous réduisez les dépenses. A partir de là, ça ne peut pas marcher. Je rappelle que les recettes ont diminué de 2,1 points par rapport à 2017. Les dépenses ont diminué, elles aussi, mais cette fois-ci dans l'autre sens, de 0,4 points. Et que le bilan, et il faut répéter sans arrêt ce chiffre, C'est que si nous revenions tout simplement à 2017, c'est-à-dire si nous récupérerions les recettes perdues depuis 2017, nous serions aujourd'hui à 2,9 points de déficit. Voilà la situation qui est posée et cela nous indique quelle est la responsabilité. dans le déficit, c'est évidemment ces pertes d'impôts, et ces pertes d'impôts, j'y reviendrai tout à l'heure, qui ont été aux plus riches, et notamment aux plus riches détenteurs du capital financier. A partir de là, nous, nous décidons évidemment de rompre et de tordre le bâton, j'allais dire, dans le bon sens. Dans le bon sens, c'est-à-dire que, à la fois, nous voulons répondre aux besoins sociaux et écologiques des Français. Et puisque nous répondrons aux besoins sociaux et écologiques des Français, nous allons le financer par des recettes supplémentaires qui va nous assurer à la fois de répondre à ces besoins, mais vous allez le voir, de faire mieux que le gouvernement en termes de réduction des déficits. La première chose, c'est de relancer l'activité par les revenus issus du travail, du moins les revenus sur lesquels le gouvernement a la main. C'est donc augmenter le point d'indice des fonctionnaires, je rappelle, qui a été gelé sous Macron 8 années sur 10, et qui aura un coût de 17 milliards. La deuxième chose, c'est d'indexer toutes les pensions, prestations sociales, et pour l'APL de l'augmenter de 10%, ce qui aura un coût de 8 milliards. La troisième chose, c'est de garantir un revenu garanti pour tous les jeunes en formation. C'est une chose qui nous semble absolument essentielle, de faire en sorte que des jeunes en formation puissent étudier, se former avec une tranquillité d'esprit nécessaire, sans besoin d'aller chercher des petits boulots précaires. plus ou moins déclarer et être dans une situation précaire qui n'est pas bonne pour faire des études. Nous pensons donc que c'est essentiel et je rajouterai également que c'est quelque chose qui, évidemment, va doper la consommation intérieure puisque nous allons donner de l'argent à des gens qui, inévitablement, vont consommer. Cette garantie d'autonomie de jeunesse, pour atteindre le seuil de pauvreté, nous la comptabilisons à 9,5 milliards d'euros. Sachant qu'en réalité, c'est le différentiel avec toutes les prestations que reçoivent aujourd'hui ces jeunes en formation et qui viendraient compléter pour atteindre ce seuil de pauvreté. Nous prévoyons également une hausse du SMIC à 1 700 euros net. Là, ça touche très marginalement le budget de l'État. Mais c'est quelque chose que nous mettrons en place, là aussi lié justement avec un pouvoir d'achat retrouvé. Je rappelle que le pouvoir d'achat des salariés est en baisse depuis maintenant 4 ans en réalité, même si le pouvoir d'achat global, lui, l'est depuis 2 ans, axé sur des négociations salariales par branche pour augmenter les salaires. Et enfin, toujours dans le même état d'esprit. d'un pouvoir d'achat restauré, évidemment, et vous connaissez la mesure que nous proposons par rapport à la question du carburant posé aujourd'hui, non pas d'aller chercher je ne sais quelle solution qui permettrait à Total de faire encore plus d'argent, comme il a annoncé lui-même qu'il le ferait avec la libération de 10 millions de barils de nos stocks stratégiques, mais tout simplement de taxer Total au niveau des raffineries, puisque c'est cette fois la marge des raffineries qui a augmenté depuis le début de l'année. La deuxième chose, c'est de répondre aux urgences en renforçant les services publics et l'État. Donc on va commencer par quoi ? Évidemment, par l'actualité. Aujourd'hui, le budget de l'éducation nationale baisse. Je tiens à le rappeler puisqu'il y a eu polémique là-dessus. On nous annonce des budgets qui ne tiennent pas compte de l'inflation. Le budget de l'éducation nationale est annoncé à plus de 1,1 milliard d'euros. C'est un mensonge absolu. Si on retranche de manière normale les 2,1% d'inflation, en réalité, ce budget baisse soit de 643 millions d'euros, excusez-moi la précision, mais il se trouve que le ministère a fait le tour des rédactions pour dire que je me trompais parce qu'eux avaient calculé sans les pensions. Vous admettrez qu'à certains moments, soit ils prennent les pensions quand ça les arrange, pour dire qu'on dépense beaucoup dans l'éducation nationale comparaison à nos voisins, soit tout d'un coup, quand ça les arrange autrement, ils retranchent les pensions. Mais que ce soit avec les deux, ils baissent. 640 milliards dans le cas où on intègre les pensions, 280 millions dans le cas où on ne les tient pas en compte. Donc nous, ce que nous disons, c'est qu'il faut répondre aux revendications des lycéens et des étudiants. D'où la création de 10 000 postes. En gros, c'est tous les postes qui ont été annulés par Emmanuel Macron depuis 2017, ce qui coûtera 500 millions d'euros. D'où la gratuité de la cantine. qui coûtera 3,6 milliards d'euros, d'où aussi, conséquence de l'abolition de Parcoursup que nous proposons, le fait, évidemment, de créer des postes d'enseignants de l'université au nom de 250 000, soit 3,5 milliards d'euros, parce que pour notre part, s'il y a afflux d'étudiants, nous pensons que c'est à l'université de s'adapter pour pouvoir les recueillir, et non pas à l'inverse, c'est-à-dire de faire en sorte de sélectionner les étudiants en fonction des moyens qu'on donne à l'université. Autre plan d'urgence, évidemment, pour l'hôpital. L'hôpital est dans une situation, je me rappelle de cette phrase avant le Covid d'Emmanuel Macron face aux soignants qui revendiquaient des moyens et à qui Emmanuel Macron avait dit « il n'y a pas d'argent magique ». Il a fallu quand même en trouver quelques mots après, quand le Covid a montré que les hôpitaux étaient dans un état absolument catastrophique. Gloire aux soignants qui ont quand même exercé leur mission à ce moment-là. Mais il est temps de redonner un souffle aux hôpitaux avec 3 milliards d'euros et 10 000 créations de postes personnels soignants, ce qui fera un coût de 3 milliards d'euros. Nous avons également évidemment... la volonté de faire en sorte que nous ne nous contentions pas d'une loi intégrale qui soit un leurre. La loi intégrale aujourd'hui, elle correspond à une augmentation de zéro euro dans les budgets pour les violences faites aux femmes et les violences faites aux enfants. Je rappelle que le 1,5 milliard d'euros annoncé par Sébastien Lecornu, là aussi, c'est une tromperie. C'est, dit-il, le socle existant aujourd'hui. Alors il a été cherché un peu dans tous les budgets pour essayer de montrer qu'en allant chercher un peu du côté du PLFSS, de la loi de finances, etc., on arriverait à ça. Bon, il faudrait déjà le démontrer, mais ce n'est pas une augmentation. Nous, nous pensons qu'il faut une augmentation conséquence, d'où un plan pour les deux, c'est-à-dire à la fois les violences faites aux femmes et aux enfants, de 5 milliards d'euros. Enfin, nous voulons en termes d'urgence, évidemment lié à la question sociale, un plan du sans-abrisme. Emmanuel Macron avait dit en 2017 qu'il garantissait que plus personne ne dormirait à la rue. On sait que c'est exactement l'inverse de ce qui s'est fait. Donc nous proposons à la fois des hébergements d'urgence construits, à la fois de pouvoir faire des réquisitions et à partir de là de rendre ces réquisitions habitables. Nous avons estimé ce coût de ce plan du sans-abrisme à 3 milliards d'euros. qui n'est pas la même chose que les investissements nécessaires pour construire évidemment des logements publics qui sont dans notre programme. Il y a également d'autres ministères, d'autres missions qui subissent le coup du macronisme depuis des années. Nous en tenons compte et nous avons pris pour principe tout simple, c'est de rétablir... les budgets qui ont baissé depuis maintenant 2025 sur tous les ministères concernés, ce qui fera une somme globale de près de 7 milliards d'euros. Alors c'est aussi bien le ministère du Travail, je vous rappelle qu'il baisse encore de 2,5 milliards d'euros cette année alors que le chômage remonte. C'est par exemple l'aide publique au développement où, très franchement, les baisses sont-elles depuis deux ans ? C'est vrai aussi de la diplomatie qu'on se demande s'ils ont autre chose que des crayons et des gommes pour répondre à leur mission et qui était quand même un paradoxe au moment où... beaucoup de critiques ont été faites légitimement sur la politique de Trump, sur l'aide de développement, que finalement la France lui emboîte le pas tellement on a diminué les financements de l'aide publique. C'est la cohésion des territoires qui contient le logement, qui baisse aussi considérablement, c'est la culture, c'est l'agriculture, c'est le sport, c'est important, soi-disant après les Jeux olympiques, c'est la question de l'écologie, la question de la culture. Autrement dit, tous ces ministères-là, nous remettons les budgets tels qu'ils n'auraient pas dû baisser. Depuis 2025, évidemment, nous, nous les indexons à l'inflation. L'urgence climatique aussi, vous savez que c'est un des grands sujets de notre programme, celui d'une bifurcation écologique par la planification écologique qui correspond aux exigences de l'heure. Je rappelle les travaux du rapport Pisani-Ferry-Mafouz qui estime qu'il faut 37 milliards d'investissements d'ici 2030 publics pour simplement respecter les accords de Paris. Très vraisemblablement, ce rapport va être actualisé dans les années à venir parce que comme on n'a rien fait depuis, Tout ça coûte plus cher. Tout ça fera partie d'un plan d'investissement. J'y reviendrai tout à l'heure que nous allons travailler. Mais dans l'urgence, il faut être capable de réagir aux incidences du dérèglement climatique que nous avons subi en 2026 sur les questions de canicule. sur les questions d'incendie, de méga-feu, et sur la question de la sécheresse pour les agriculteurs, un coût que j'ai estimé dans une émission flash, je vous invite à vous y reporter récemment, à 16 milliards d'euros. Nous avons donc décidé de mettre tout de suite cet argent nécessaire pour qu'en gros, l'année prochaine, les personnes les plus fragiles, les personnes âgées dans les EHPAD, les personnes dans les hôpitaux... nos enfants dans les écoles, mais aussi en termes de moyens pour les SDIS et la sécurité civile contre les incendies, et en termes de sécheresse, puissent, j'allais dire, faire face de manière un peu plus supportable à ce qui, malheureusement, va revenir très certainement dès l'année prochaine. Je vous rappelle que les effets du Néni et Ligno commencent à la fin de l'année. là, en France, et que malheureusement, vraisemblablement, ce que nous avons vécu en France sera la moyenne des températures, des canicules et des événements extraordinaires en 2050, voire avant. Donc ce plan nécessaire, c'est un plan de 10 milliards d'euros. Je vous renvoie à là aussi la mission Flash que j'ai présidée pour en avoir le détail. Le sujet, c'est évidemment de mettre aussi en sécurité sociale le pays. C'est, vous le savez, dans un premier temps d'abroger la réforme Borne, sachant que dans le reste du quinquennat, nous nous faisons fort de revenir à la retraite à 60 ans, mais nous commençons par la retraite à 62 ans, qui sera mise en application avec, là aussi, un coût qui est estimé à 9 milliards d'euros. Enfin, dans la sécurité sociale, nous ne voulons pas oublier tous les chômeurs. Je l'ai dit, le chiffre remonte aujourd'hui. Leur droit a été diminué considérablement en durée, en montant des indemnités. Et nous comptons abroger toutes les réformes sur les droits à l'assurance chômage, c'est-à-dire 3 milliards d'euros. Le bilan de ces dépenses est un bilan de 81,7 milliards d'euros qui sera donc, et j'aimerais tout à l'heure, impulsé directement, mis directement dans l'économie productive. Pour ça, il faut dégager des ressources nécessaires. Le choix que nous avons fait, il est, j'allais dire, de rester raisonnable. De rester raisonnable, c'est-à-dire de façon à ce que les chiffres que nous avançons soient totalement crédibles. Nous avons, par exemple, pour tout ce qui s'avérait... de manière trop évidente, non constitutionnelle, ou qui ne respecteraient pas, vous voyez, on devient vraiment très raisonnable aux directives européennes, nous avons décidé de ne pas les mettre dans notre chiffrage. Et de même, nous avons décidé d'aller chercher l'argent improductif, l'argent du capital financier. Celui qui, alors que tous les chiffres de l'économie sont rouges cette année, fait en sorte que nous sommes champions d'Europe des dividendes. vice-champion du monde d'Europe des dividendes. C'est donc là l'argent que nous comptons récupérer. Et pour une bonne part, c'est assez simple, c'est de revenir sur toutes les réformes qui ont été prises par Emmanuel Macron depuis 2017. Je pense qu'en 2017, avant 2017, on n'était quand même pas dans un pays administré par les soviets. Donc vous voyez bien que là aussi, on est raisonnable. On pourrait faire beaucoup plus et peut-être d'ailleurs, il faudra-t-il réfléchir à ce qu'on fassion beaucoup plus au cours du mandat pour financer tous les besoins. Ça commence par un ISF renforcé, c'est-à-dire un ISF climatique à hauteur de 10 milliards d'euros. Ça commence par évidemment la suppression de la flag taxe, qui est le bouclier social du capital. C'est 9 milliards d'euros. C'est évidemment la taxe Zuckman sur le patrimoine des centimillionnaires qui est à 15 milliards d'euros et qui est absolument indispensable parce qu'une étude du CPO qui vient de sortir montre que les 1% des Français les plus riches sont les seuls à très bien se sortir du macronisme, mais que ces 1% des Français cachent. un peu comme l'arbre cache la forêt, quelques milliers de personnes qu'on ne voit même pas dans l'impôt sur le revenu, donc qui ne rentrent pas, par exemple, dans le compte de cette étude, qui sont ces milliers de personnes qui payent zéro euro d'impôt sur le revenu et qui, j'allais dire, font migrer tous leurs revenus, tous leurs patrimoines, vers des patrimoines professionnels, en général des actifs financiers, qui sont imposés, évidemment, beaucoup moins et qui payent, en gros, deux fois moins d'impôts que la moyenne des Français. La taxe Zutman rapportera 15 milliards d'euros. C'est une taxe sur les héritages que nous estimons à 20 milliards d'euros. Je vous rappelle qu'il y a une trentaine d'années, la part de l'héritage dans les fortunes, dans les patrimoines était environ de 30%, elle est de 60% aujourd'hui, et que, et c'est peut-être la caractéristique du macronisme, nous sommes tout simplement en train de créer une noblesse d'argent qui gagne de son vivant et qui gagne de ses héritiers. C'est quelque chose d'insupportable, y compris par rapport à la promesse républicaine. 22 milliards qui sont récupérés sur les niches. Il s'agit de raboter, j'ai bien dit raboter, les principales niches, crédit impôt recherche, Dutreil, CISAP, niche copée, retraite et épargne salariale, exonérer les cotisations patronales sur les heures supplémentaires, gel d'exonération. à partir de 3 fois le SMIC, enfin, suppression des exonérations des salaires de 3 fois le SMIC à 2 fois le SMIC, où à peu près tous les économistes s'accordent pour dire que ça n'a aucun effet, rabotage de la borne, sortie, assurance vie, démembrement, etc. Enfin, vous connaissez, il y a à peu près 100 milliards de niches, nous comptons en récupérer 22 milliards. C'est un taux de 15% adopté en commission des finances sur les GAFAM. Nous sommes obligés de le faire parce que pendant des années, on nous a dit « Ah, mais ne touchons pas aux GAFAM, ne touchons pas, j'allais dire, à toute la délocalisation des profits, je vais y venir après, parce qu'on s'en charge au niveau international avec le pilier de les GAFAM. » sur la délocalisation des profits grâce à des prix de transfert. C'est les multinationales qui sont visées. C'est aussi un amendement proposé par Gabriel Zuckmann qui consiste tout simplement à rectifier, en fonction des chiffres d'affaires réalisés en France, les profits qui sont déclarés. Prenons l'exemple de Total. 40% de son chiffre d'affaires en France, comme vous le savez. Quasiment chaque année, et cette année, ça ne sera pas le cas, parce qu'ils ont fait des marches sur les raffineries, donc ils ont quand même du mal à le cacher. Enfin, chaque année, ils ont à peu près zéro euro d'impôt sur les sociétés. Là aussi, on a été raisonnable. Je sais que Gabriel Zucman doit sortir une nouvelle estimation. On s'est contenté pour l'instant de la chiffrer à 5 milliards, ce qui est incontestable, en sachant que Gabriel Zucman estime que ça pourrait être chiffré, d'après les chiffres 2022, de manière plus élevée. Si c'est plus élevé, ça sera parfait. On gagnera encore plus d'argent. 2 milliards sur les fraudes. Là aussi, nous sommes raisonnables. On aura plus les autres années. au fur et à mesure que nous aurons embauché du personnel au niveau de la DGFIP. Les rachats d'actions, 2,5 milliards. Je précise bien qu'il s'agit d'une taxe de 10% sur les annulations d'actions. Et c'est une façon d'éviter le risque de contrarieté avec la directive Murphy. Donc c'est solide et ça vient de passer en commission des finances. Réforme de l'impôt sur les sociétés, 3 milliards. Là, c'est simple. C'est une progressivité. Jean-Luc Mélenchon vous a donné le chiffre tout à l'heure. Le taux implicite d'imposition des sociétés. Il est de 14,7% pour les grandes entreprises, il est de près de 23% pour les PME. C'est absolument anormal, tout simplement parce que les unes peuvent optimiser, les autres ne peuvent pas le faire. Et à partir de là, nous partons d'un impôt progressif qui commence sur le taux actuel pour les TPE-PME et qui montera évidemment jusqu'à 33% pour les grandes entreprises. C'est une taxe sur les transactions financières, elle est classique, 5 milliards, elle a d'ailleurs été adoptée en commission des finances. C'est une taxe sur les crypto-monnaies bitcoins qui m'a été inspirée, je vais vous le dire, par un amendement très bien fait, on sait regarder ce que font nos collègues, de Nicolas Sansu, qui a proposé ça en commission d'exemple, elle est passée également, et qui me semble là aussi de bonne alloi, et qui rapporte 1 milliard d'euros. C'est le rétablissement de la CBAE, du moins la part des CBAE qui a été supprimée ces dernières années, sur les grandes entreprises, 3 milliards, c'est des super profits, évidemment, particulièrement vrais cette année, c'était une taxe. Total 106,4 milliards d'euros. Le bilan est très simple. Non seulement nous injectons plus de 80 milliards d'euros dans les carnets de commandes, dans l'économie, dans le pouvoir d'achat, mais du fait que les recettes soient supplémentaires, nous faisons 25 milliards de réduction du déficit. Nous faisons donc mieux que le gouvernement. On fait mieux que le gouvernement tout simplement parce que 25 milliards d'euros de sol primaire positif, c'est 0,8 point de PIB. Le PLF de 2027 dit que la charge de la dette va croître de 12 milliards d'euros en 2027. Si vous faites la soustraction, 25 moins 12, c'est 13 milliards d'euros. C'est donc 0,4 point de PIB, soit faire passer le déficit de 5,4% en 2026 à 5% du PIB. Alors là, vous me direz, vous faites juste aussi bien que le gouvernement. Et non. Parce que le gouvernement est quand même obligé de concéder que sa politique est récessive. Donc il a baissé en réalité la croissance de 0,5 points qui va avoir une incidence sur les déficits. Nous, ce que nous mettons en place, c'est exactement l'inverse. C'est-à-dire que nous allons alimenter l'activité économique et on peut raisonnablement penser que, contrairement au gouvernement qui fait baisser l'activité économique de 0,5 points, nous la ferons monter. à peu près d'autant la froid qu'on affine le calcul, mais vous voyez qu'en tout cas, on fera mieux qu'eux. Deux derniers points, mais j'irai rapidement parce que Jean-Luc Mélenchon les a abordés. Bien évidemment, aller chercher les recettes supplémentaires ne nous permet pas de faire face au mur d'argent nécessaire, à la fois pour la bifurcation écologique, confère le rapport de RAI, c'est un problème européen. L'investissement pour une souveraineté en matière numérique, qui soit un numérique et une intelligence artificielle régulée, mais aussi tous les investissements en termes de transport, en termes de logement, je l'ai dit, en termes de souveraineté industrielle, en termes d'économie maritime, en termes d'économie de l'espace, toutes choses qui seront nécessaires pour faire de la France un grand pays productif et en pointe sur des domaines où nous avons les ingénieurs qui sont capables, parce qu'ils sont les meilleurs au monde, de nous mettre en pointe. De ce point de vue-là, cet investissement, ce n'est évidemment pas les recettes que nous allons chercher, qu'il suffit à le financer. Nous avons prévu pour ça de nous tourner vers les encours de l'épargne des Français. C'est 6 600 milliards d'euros aujourd'hui. L'idée n'est pas d'arriver à drainer 6 600 milliards d'euros, mais si chaque année, nous arrivons à drainer 100 milliards d'euros pour qu'au bout de 5 ans, nous ayons déjà eu 500 milliards d'investissements, la chose sera finalement assez... j'allais dire positive et facile à faire. Première solution, et figurez-vous que ça tombe bien, parce que j'ai fait passer cet amendement aux commissions des finances il y a quelques jours, c'est le fait de relever le plafond du livret A à 30 000 euros. Ça fait, selon le président même de la Caisse des dépôts, environ 30 à 40 milliards qui pourraient être levés de cette manière-là. Et si en plus, on augmente la centralisation de ces livrets A au niveau de l'État, puisque vous savez qu'une part est aujourd'hui aux mains des banques, on pourrait... En plus, avoir un chiffre encore plus important. Ça, par exemple, ça pourrait être tout à fait sur un plan en faveur du logement, de la rénovation thermique, dont vous avez vu tout à l'heure que je disais qu'il coûtait très cher. De la même manière, on peut créer, d'ailleurs il existe, mais on peut le renforcer, un livret B qui pourrait faire appel aux autres investissements. Comment ? Eh bien tout simplement en faisant en sorte que cet emprunt, cette levée, soit plus intéressant pour les Français que ce qu'ils mettent dans les assurances. Et si jamais... Pour arriver à les inciter un peu plus, il faut rendre moins intéressants les placements dans l'assurance vie. On s'en chargera de ce point de vue-là. Mais nous pensons que nous avons là aussi de quoi justement investir. Et enfin, dernier point essentiel, c'est de sortir la dette du monopole des marchés financiers. Pas entièrement, mais du monopole des marchés financiers. Parce que la question qui se pose pour tous les pays européens, et la France refuse de le regarder, c'est que le fait qu'elle se pose pour tous ces pays européens est une fenêtre idéale pour nous. Il n'y a aucun pays européen, sauf peut-être l'Allemagne et encore, et encore, on va pouvoir le vérifier, qui est capable de payer les investissements nécessaires pour faire face, je le rappelle, rapport de Raï, 1000 milliards, justement à toutes les questions que je viens de poser. Donc se pose la question, à partir de là, de taux d'intérêt qui sont effectivement trop élevés. Si les taux d'intérêt sont trop élevés, il faut rechercher un autre moyen de financement. Et donc la solution, ce serait peut-être déjà, c'est ce que nous proposons, d'annuler la dette que nous possédons. C'est-à-dire cette dette qui était à peu près de 20% de la dette totale il y a encore un peu plus d'un an et qui, je le dis, est en train de fondre comme neige au soleil. C'est-à-dire aujourd'hui, à la fin de l'année, elle ne fera plus que de 464 milliards d'euros. Il faudrait peut-être déjà arrêter ça. Ce n'est pas venu de l'opération du Saint-Esprit, c'est une décision politique. La Banque centrale européenne, en 2023, pour les programmes liés à la question des suprimes et fin 2024 seulement pour celles liées au Covid, a décidé de ne pas renouveler cette dette qui jusqu'alors était renouvelée automatiquement. Le bilan, c'est qu'elle diminue 80 milliards par an. C'est ce que j'ai appris en voyant cette interview du gouvernement de la Banque de France, là où il se permettait en plus de se mêler de la vie politique du pays. Donc il faut déjà arrêter ça. Il faut demander à la Banque centrale européenne qu'elle arrête le fait de ne pas renouveler cette dette. Ça, c'est un premier lieu. Deuxièmement, à partir de là, nous proposons effectivement d'annuler cette dette. Moi, j'aimerais bien savoir quelles sont les autres solutions. C'est des choses qui ont déjà été faites par le passé. Il faut s'entendre avec les autres pays européens, mais je pense qu'il y a plein de pays européens qui auraient intérêt à ça, pourraient-ils au moins essayer de le faire, ce qui ne fait pas le gouvernement. Et enfin... c'est le fait de relancer ce qu'on pourrait presque appeler un circuit du trésor européen. C'est-à-dire que la Banque centrale européenne réémette des programmes de rachat de dette souveraine qu'elle laisserait à disposition de toutes les banques centrales nationales pour faire face justement à ces investissements en matière écologique et en matière numérique et autres, qui seraient une bonne manière de faire. Nous, on pense qu'on peut y arriver. On pense que la fenêtre est ouverte. Si la France, j'allais dire, se prend à nouveau de penser qu'elle a un poids en Europe, ce que je crois, et non pas d'abdiquer à chaque fois qu'on lui dit « Ah non, ça, il n'en est pas question ». Et qu'un gouverneur, par exemple, comme récemment de la Bond-Dice Bank, te dit « Nous, on ne veut pas en entendre parler », peut-être qu'il faudrait aller plus loin. Voilà la manière dont nous entendons agir. Et puis, si jamais ce n'est pas possible, on verra si on ne peut pas le faire. avec les pays qui auraient intérêt à le faire, voire une solution nationale. Mais ce n'est pas ce que nous préconisons. Nous voulons une solution européenne. Je termine en disant que je remercie tous les députés qui ont participé à ce travail. Ils sont nombreux. Il y a évidemment Clémence Guettet, Adrien Clouet, qui sont coordinateurs du programme. Je pense qu'Adrien sera prochainement devant vous pour parler un peu plus longuement de tout ce qui est loi de finances de la sécurité sociale. Il y a Aurélie Trouvé, évidemment. Il y a Manon Brie. Et puis il y a beaucoup de gens, collaborateurs et autres. travail sur la pertinence de ce programme. Merci.
Excusez-moi, mais là, je suis un peu sorti de mes rails, donc je réponds aux questions tout seul. Je suis obligé de m'en aller. Désolé. Non, non, mais attends. va bien, tout va bien. Voilà. Merci à tout le monde. A bientôt.
? Je prends plusieurs questions en même temps, si vous voulez.
Rachel Gara de l'Humanité. Est-ce qu'il y a un petit changement de philosophie sur la dette ? Vous avez dit deux fois que vous faisiez mieux que le gouvernement pour diminuer la dette. Dans vos cadres financiers précédents, des précédentes présidentielles, vous misiez déjà sur une réduction de la dette, mais comme conséquence de votre politique de la demande. Est-ce que là, il y a un changement de philosophie ou pas forcément ?
Bonjour, Jean-Hector Semarro, La Tribune. Par rapport au programme que vous proposez, quelle est la trajectoire de déficit que vous envisagez ? Est-ce que vous envisagez de revenir à 3% sur 2029
Victor Gorilla-Fond de Politico. Est-ce que vous pourriez nous en dire un peu plus sur vos plans de réduction de la contribution française à l'Union européenne ? Est-ce que ce serait fait unilatéralement ou en négociation avec d'autres États ? Et dans quelle largeur ? Merci beaucoup.
bonjour allez-y
Bonjour, Cécile Loyal pour le Courrier de Guadeloupe. Deux questions. La première, vous avez rappelé la situation de l'Espagne, croissance à 2%, déficit public autour de 2%. L'Espagne, où l'âge légal de retraite va passer à 67 ans en 2027, alors est-ce que vous voyez un lien entre cette situation économique enviable et cette réforme des retraites ? Deuxième question, il y a deux jours, Bruno Rotaillot dénonçait les candidats qui mentent aux Outre-mer en raison de la situation dégradée des finances de la France. Outre-mer en particulier, il y a la question de l'eau de Troie-de-mer, mais il y a aussi la question de la crise de l'eau et de l'assainissement en Guadeloupe, où les élus locaux ont demandé une OEN de plus d'un milliard. Alors, quelle est votre position là-dessus ? Merci.
Dania.
Pour Laurence Peron, France Inter, sur la taxation des héritages, c'est à partir de combien
Donc, pour répondre. Alors, première chose que je ne vous ai pas précisé, et je voudrais le rappeler. Ici, vous avez... C'est un objet qu'on vous présente qui serait ce que nous ferions en 2027. On peut dire que du coup, il faudrait ramener les chiffres dans ces cas-là à six mois, là les chiffres sont sur un an, mais ce que nous ferions dans un projet de loi de finances rectificative. Autrement dit, ça ne tient pas compte de tout le plan que nous allons mettre en place. pour le programme au niveau financier, budgétaire et économique sur 5 ans. Celui-ci sera effectivement proposé plus tard dans la campagne. Et ça répond en partie aux questions de trajectoire. On est en train d'y travailler, mais pour l'instant, moi, je termine pas un budget la veille au soir, si vous voulez. Donc, vous voyez mal vous donner quelque chose sur lequel nous n'avons pas été suffisamment solides, mais nous allons l'être. En général, nous le sommes peut-être au mieux par rapport à tous nos concurrents à chaque élection présidentielle. Et cette fois-ci, ce sera évidemment encore le cas. Est-ce qu'on a changé de philosophie ? Non, on n'a pas changé de philosophie. Mais si vous avez bien compris, si j'ai été clair, moi, je pense qu'on n'avait pas de problème avec la dette jusqu'à il y a encore deux ans. C'est-à-dire que la dette servait surtout à faire peur. pour faire baisser les dépenses publiques, pour attaquer les services publics, pour privatiser, sans que ce soit un véritable risque. Je rappelle, mais je crois que je n'ai pas besoin de vous le dire à vous, que quand on dit qu'on est à plus de 3 000 milliards de dettes, ce n'est pas la dette sur un an, c'est une dette à rapporter sur 8 ans et demi, c'est-à-dire à peu près la durée de remboursement de la dette. Et puis, je ne vous rappellerai pas non plus qu'en réalité, on ne rembourse jamais le stock de la dette. C'est pour ça qu'il faut regarder uniquement en réalité la charge, parce qu'elle se renouvelle chaque année et que les investisseurs viennent, et donc la dette roule. Jusqu'à ce que les taux d'intérêt soient faibles, tout ça était, à mon avis, largement assumable. La raison pour laquelle, effectivement, là, on s'occupe des déficits, c'est que ce n'est plus le cas. Ça, c'est vrai. C'est-à-dire qu'on peut très vite avoir bientôt des taux d'intérêt, ça recommence d'ailleurs, mais qui, sur la durée, sont à un point incontrôlable, supérieur à la croissance. Donc, le problème de réduire les déficits, de l'ajustement budgétaire, devient aussi le nôtre. Et c'est pour ça d'ailleurs... Peut-être pas fait attention, mais Jean-Luc Mélenchon l'a précisé tout à l'heure. Moi, très sincèrement, je fais mien des recommandations des quatre économistes qui ont travaillé pour Versy. Ça a été rappelé récemment par la CAE. Je fais mien, en gros, d'un ajustement budgétaire nécessaire de 125 milliards d'euros d'ici 2032. Ça me semble raisonnable. Ce n'est pas énorme, d'ailleurs. Si vous regardez bien ce qu'on propose, ce n'est pas énorme, puisque sur une première année, on en réduit déjà un cinquième. Donc voilà, je pense que c'est quelque chose qui est... qui est tout à fait assumable et qui permettrait effectivement de revenir à un taux d'endettement raisonnable, mais surtout en plus, lié à sortir du monopole des marchés financiers, qui nous permettrait, de ce point de vue-là, d'être moins sous la pression qui, moi, me semble très inquiétante, je le dis notamment, liée à la question de l'IA, la pression des marchés financiers aujourd'hui. La deuxième chose sur la trajectoire de déficit, je viens un peu de vous répondre quelque part. Vous remarquerez d'ailleurs dans ce travail des cinq économistes, ils ne parlent pas des 3% de déficit. Je ne sais pas si tout le monde voit le travail dont je parle. Bon, sinon, je propose d'y reporter. C'est un travail qui, d'ailleurs, supprime complètement l'objectif porté longtemps par le gouvernement d'atteindre 3% en 2029. Et il ne parle pas de pourcentage. Moi, je dirais simplement qu'il faut réduire la dette et que nous, on pense qu'on peut réduire considérablement mieux que les gouvernements les déficits en 5 ans, au point, pourquoi pas, de faire en sorte qu'il n'y ait plus de déficit, même si ce n'est pas forcément souhaitable parce qu'une dette, ce n'est pas négatif en soi, à partir du moment où elle est non liée au marché financier. Et elle nous permet non pas d'aller payer les canaux fiscaux des plus riches, mais d'aller payer des investissements en matière énergétique, transport, etc. La troisième question qui a été posée, c'était sur la réduction. Je me lis mal, du coup, excusez-moi. Il y avait Outre-mer, il y avait les 12 millions. Il y avait une troisième question ? Oui, c'était l'Espagne. Écoutez, moi non. Je pense que sur tout ce qui explique l'Espagne, c'est qu'ils ont fait une politique de relance. Clairement. En termes de salaire minimum, la politique de Sanchez est une politique qui tranche singulièrement de toutes les économies européennes. Je pense que c'est ça, principalement, qui explique pourquoi l'Espagne, aujourd'hui, est dans une meilleure situation. Quant à l'outre-mer, globalement, ce n'est pas le point que... J'ai dit déjà qu'évidemment, l'outre-mer sera concerné par le fait de revenir sur les principales coupes budgétaires cumulées depuis 2025. Ça, c'est un premier lieu. Et évidemment, c'est une situation qui, pour nous, se résume à une chose. Les Outre-mer doivent avoir les mêmes droits. Ils ont le droit à la République. Donc il n'est pas normal que les Outre-mer se retrouvent dans une situation, soit parce que les prix sont trop élevés. Et de ce point de vue-là, notre politique de blocage des prix qui se passe à La Réunion, vous avez un paquet. des produits provincials qui sont bloqués sur décision d'un espèce de comité dans lequel il y a à la fois la préfecture, des représentants, des acteurs économiques, des syndicats, etc. Il faut jouer sur les prix qui sont trop élevés. Il faut également jouer sur les services publics qui, comme d'autres régions de France, sont trop absents. Il faut jouer sur la question de conditions qui sont insupportables. Et donc, de ce point de vue-là, évidemment, il faudra une aide massive par rapport aux Outre-mer. Là, je ne veux pas... Sur l'eau, c'est là quoi ? Nous, nous avons... Alors, attendez, je vais revenir là-dessus. Là, vous avez compris, c'est un plan sur ce qu'on ferait si, par exemple, nous gouvernions pour 2027. Vous allez trouver dans tous nos livrets dans les semaines à venir, et il y aura un livret Outre-mer, vous allez trouver tout ce que nous proposons sur 5 ans. Et la question de l'eau, Mathilde Panot est souvent intervenue à l'Assemblée nationale sur ces questions-là, de l'eau potable, est évidemment une question absolument centrale qui est posée aux Outre-mer et sur laquelle nous comptons si l'estimation, vous me pardonnerez de ne pas avoir forcément toutes mes notes, mais si l'estimation, c'est effectivement un milliard nécessaire, c'est quelque chose. que nous mettrons sur la table pour le résoudre, parce que ce n'est pas admissible que dans la République, des gens manquent de l'eau. manque d'eau potable, etc. Je vous renvoie aussi sur la question de l'eau, à ce que nous allons développer dans les mois à venir, c'est-à-dire sur les éco-régions. Je ne vais pas m'apesantir là-dessus parce que c'est en cours, j'allais dire, d'élaboration, mais qui va définir de nouvelles régions. Alors pour les autres, là, c'est un peu plus compliqué, mais qui va définir de nouvelles régions en fonction des versants des fleuves et des rivages, et notamment sur les questions de politique de l'eau, qui est absolument centrale. Je pense que c'est une question essentielle, notamment liée au réchauffement. climatique. L'autre question, c'est simple, c'est qu'au-dessus de 12 millions d'euros, nous prenons tout. Voilà la réponse que je peux vous faire. Pourquoi 12 millions d'euros ? Il se trouve simplement que si vous regardez les chiffres sur l'héritage, vous apercevez que jusqu'à 1,8 million d'euros, c'est-à-dire la tranche supérieure dans l'IR, l'héritage est normalement taxé à 45%. Les 0,1% ou 0,1% les plus riches, en réalité, grâce à des niches d'Utreil et autres, ne payent plus que 10% sur l'héritage. Donc la question, c'est de revenir là-dessus. Et nous, on pense qu'il faut revenir là-dessus de manière drastique. Mais c'est aussi une question de principe républicain. Il n'est pas admissible, et nous l'assumons, contrairement à tout ce que nous pouvons entendre, que quelque part, une personne, parce qu'elle est bien née, j'allais dire, soit... au-delà de tous les besoins pour toute sa vie entière, et puisse à nouveau être un riche en devenir, juste parce qu'elle est née là où elle devenait. C'est ce que j'appelle une noblesse d'argent qui est en train de se constituer. Et donc, on reviendra drastiquement là-dessus. En même temps, nous ferons en sorte que les 150 000 euros, c'est-à-dire de faire en sorte d'exonérer tout héritage à hauteur de 150 000 euros. Il y a aussi une réflexion éventuellement sur la progressivité ensuite de l'héritage, mais qui n'est pas finalisée. Je propose encore 5 questions.
Bonjour, on voit dans le PLF pour 2027 qu'il y a un tiers du budget d'éducation nationale qui correspond aux retraites d'anciens professeurs. Comment vous, si vous arrivez au pouvoir, vous pourrez garantir les moyens demandés pour l'école publique sans toucher au niveau des retraites
la fonction publique ? Allez-y, allez-y.
Je pose ma question ? Oui, oui. Oui, il me semble, ou alors j'ai raté, vous n'avez pas répondu sur la contribution européenne. Ah, c'était celle
-là, la question. C'était mon troisième point, mais j'ai écrit tellement bien. Alors, juste pour
compléter la question de mon collègue, le Rassemblement national a déposé des amendements qui demandent une réduction de 10 milliards, qui est double de la vôtre, je crois, il me semble-t-il.
vais vous répondre. Je
vous propose de ne pas faire
mes réponses. Voilà,
exactement. Est-ce que vous voteriez ces amendements aussi ? Et aussi, j'aurais bien aimé poser la question à M. Mélenchon, il est parti, mais je vais quand même vous la poser. Marine Le Pen a parlé dans le Financial Times, a dit que Ursula von der Leyen n'était plus légitime à la tête de la Commission. En gros, qu'est-ce que vous en pensez ? Merci beaucoup.
sur les retraites fonction publique, en fait, c'est le même problème. La question des retraites fonction publique, je suppose que vous avez vu le rapport de la Cour des comptes qui vient de sortir sur la question, qui est assez intéressant. C'est le même problème que la question des retraites en France. Ce n'est pas un problème de dépense, c'est un problème de recette. C'est-à-dire que l'État est un très mauvais employeur. Non seulement parce qu'on a supprimé, on a diminué le nombre de fonctionnaires, enfin, proportionnellement à la population, il y a eu une réduction, non seulement parce que vous avez une grande partie des revenus des fonctionnaires qui passent en prime et qui, donc, ne donnent pas lieu à des cotisations, et puis tout un ensemble de choses qui sont très bien précisées dans cet excellent rapport qui, d'ailleurs, a été fait à la demande du groupe France Insoumise de la Commission des finances. Donc il faut faire en sorte de chercher des recettes. Mais j'allais dire, c'est vrai pour les deux cas. C'est d'ailleurs comme ça que nous comptons passer ensuite à la retraite à 60 ans. Ça peut être par les cotisations, ça peut être... Là aussi, je pense que prochainement, Adrien Clouet reviendra plus précisément par cette question. Ça peut être par le fait de faire cotiser les dividendes, rachats d'actions. C'était un amendement qui était passé d'ailleurs au PLFSS qui rapporte 10 milliards. Ça peut être par le fait de... j'allais dire, faire une égalité salariale homme-femme qui rapporterait inévitablement des cotisations, ça peut être aussi sur ce que nous comptons comme effet de notre politique. Vous avez bien compris qu'une politique de relance, c'est une politique qui crée de l'emploi, qui augmente les salaires. Et comme nous, nous ne voulons pas augmenter les salaires nets sans nous soucier des cotisations, additionner les deux, contrairement à peu près à tous nos rivaux en politique, eh bien ça la fera des rentrées de cotisations. Si nous augmentons le point d'indice des fonctionnaires, ça fera des rentrées de cotisations. Donc c'est par les recettes qu'on compte y arriver. Mais je crois vraiment que ce rapport de la Cour des comptes, si vous ne l'avez pas lu, je vous incite à le voir, parce qu'il conclut à ça de manière évidente. C'est un problème de recettes, ce n'est pas un problème de dépenses. Je rappelle que c'est exactement la même chose sur les retraites. Les retraites, c'est 14% du PIB. Ça reste exactement la même chose. Et il y a l'ancien, d'ailleurs, président du... du Comité d'orientation des retraites, qui a perdu son poste à cause de ça. Parce que devant la Commission, au moment de la grande mobilisation sur les retraites, il a osé dire ça. Et Mme Borne n'a pas tellement supporté la chose. Et il a donc été remplacé par Gilles Berset, qui n'a pas tout à fait le même discours. Sur la question du prélèvement UE, nous, c'est simple, on a plusieurs amendements qui vont être présentés ce soir. En gros, l'amendement le plus important, c'est celui qui fait en sorte que... on réduise le prélèvement du différentiel positif. en fonction de ce qu'on reçoit et de ce qu'on paye, c'est-à-dire à peu près 9 milliards d'euros. Vous remarquerez que nous ne l'avons pas mis dans notre estimation budgétaire. Pourquoi ? Parce que pour nous, ça fait partie justement du rapport de force que nous voulons entamer. Alors on espère d'ailleurs que ce ne sera pas un rapport de force avec tout le monde. On est sûr qu'on aura plein de partenaires européens qui seront d'accord avec les politiques que nous voulons mettre en place en attendant de rompre. plus franchement, avec les traités actuels pour reconstruire d'autres traités, mais au moins déjà améliorer la situation sur la question, par exemple, de la dette. Donc ça, ça fera partie du rapport de force. Si vous ne faites pas ça, dans ces cas-là, on pourra regarder. C'est un peu comme ça que nous regardons le sujet. J'ai eu deux questions, je crois. En général, comme vous êtes une fine observatrice de notre travail à l'Assemblée nationale, vous remarquez que nous n'avons jamais voté des amendements numériques. Attendez, j'ai compris la question. Bon, écoutez, légitime ou pas, enfin là, c'est pas tellement la question de ma conférence de presse. Ce que je constate, c'est que ce dont on peut se poser comme question, mais elle dépasse le cas de Mme Van der Leyen et elle renvoie à la Constitution européenne, c'est que est-ce que c'est normal que quelqu'un... j'allais dire, fassent des déclarations qui ont un impact sur la vie politique, sur la vie tout court, de plusieurs centaines de millions de nos concitoyens, qui n'ont été ni élus, et qui, j'allais dire, à certains moments, outrepassent très largement son rôle. Mais ça dépasse le cas de Mme von der Leyen, je trouve. Excusez-moi. Oui, on pourra en tenir compte. Très sincèrement, il faut qu'on regarde un peu plus avantagement, mais c'est la même question qui se pose sur l'IFI, c'est-à-dire l'ISF notamment. Je ne sais pas si vous avez vu, mais dans le travail qui a été fait par Bercy, qui montre qu'il y a 14 000 personnes qui ne payent pas leurs impôts, il y en a à peu près la moitié qui sont, en gros, vous savez, les propriétaires de l'île de Ré. C'est une image, c'est-à-dire ceux qui héritent tout d'un coup de maison. C'est évident que ce n'est pas véritablement ceux que nous considérons comme la cible principale. Ceux qui, j'allais dire, et ce sera ma conclusion, ont profité des années Macron pour augmenter leurs profits en la basant sur le travail de tout le monde de manière totalement disproportionnée, inégale. Et c'est bien là-dessus que nous comptons revenir. Je propose d'arrêter là. Merci.
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