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Merci beaucoup de votre présence dans un mois de septembre qui s'annonce très long et nous ne sommes que le 4. que chaque jour va suffire à sa peine et que tout ça va être très très long, je pense pas qu'en septembre en réalité. Et donc c'est un plaisir de vous retrouver. Quand on s'était vu pour ça d'un temps d'entre vous, journée d'été, on avait fait deux annonces en termes de travail du mouvement. On voulait sortir un plan de sortie de crise pour le mois d'octobre au moment de l'examen du budget et un plan, un observatoire des reculs écologistes au mois de septembre, puisque vous savez que le RAC, on a observé depuis 43, que... D'autres nous ont signalé d'autres reculs, y compris parfois au niveau local, qu'on voulait expertiser tout ça et rendre très concret chaque recul sur le quotidien des Français. Et l'actualité nous a amené à intervertir les deux projets. D'ailleurs, on estime que, puisque nous allons être nommés, nous sortirons plutôt en observatoire des avancées écologistes, finalement, en octobre. Mais voilà, entre-temps, une conférence de presse de François Bayrou assez lunaire. Pour ma part, j'y repensais encore cette nuit, je ne comprends toujours pas à quel moment il a cru que ça pouvait marcher. Je ne comprends toujours pas ni ce qu'il a essayé de faire, ni à quel moment il a cru que ça pouvait conduire à un résultat positif, mais passons. Et on a quand même bien tout en tête sur l'image du bateau avec la coque et la voie d'eau, etc. Mais ce qu'il ne rappelle jamais, il dit, on est bien d'accord qu'il y a un consensus sur le fait qu'il y a une dette. Oui, mais en fait, ce qu'on aimerait pouvoir mettre aussi sur la table du consensus, c'est d'où est le lien. Et le fait que si ce bateau a une voie d'eau... Il faut quand même rappeler que son capitaine, depuis plus de 8 ans, s'appelle Emmanuel Macron, et que tout l'équipage est macroniste en réalité. Et donc, on a eu comme ça beaucoup de leçons en irresponsabilité de sa part, c'est-à-dire qu'il engage la responsabilité de son gouvernement, en expliquant que tous ceux qui ne sont pas sont irresponsables, ce qui est une manière quand même... assez spécial de procédé tout en disant de toute façon puisque le RN et la FI et le PS et les Verts vont voter la même chose c'est qu'ils sont tous ensemble enfin ils posent une question il n'y a que deux réponses possibles donc forcément ceux qui ne vont pas dire qu'ils lui font confiance vont répondre la même chose c'est pas pour autant qu'ils sont ni d'accord sur d'autres choses dans la vie ni en concertation permanente pour le faire tomber donc tout ça est quand même assez étrange Et surtout, oui, la dette, on est d'accord avec lui, on va rappeler le montant, elle est très élevée. Elle était à 2,281 milliards au deuxième trimestre 2017 quand Emmanuel Macron est devenu président. Elle est aujourd'hui à 3,346 milliards au premier trimestre 2025. Et donc c'est plus de 1,065 milliards en plus en 8 ans. Et c'est leur bilan. Et par ailleurs, on dit souvent, c'est comme pour les chasseurs, il y a de la bonne dette et de la mauvaise dette, c'est un truc qu'on peut se dire entre nous, mais ils font l'exploit de créer 1000 milliards de dettes en 8 ans, en partant de 2000, donc le rapport c'est quand même énorme, sans du tout investir dans l'avenir en termes environnementaux, même plutôt une succession de recul sur le sujet, et en plus, en faisant exploser les inégalités comme jamais elles avaient explosé dans le pays. Je rappelle quand même qu'il y avait... Il y a aujourd'hui 9,3 millions pauvres en France. 9,8 millions, je pense, le dernier chiffre. Il y en a un peu plus chaque jour et un peu plus pauvres chaque jour. C'est aujourd'hui 15,4% de la population française qui vit sous seuil de pauvreté. Et pour vous donner un exemple très concret, 42% des personnes qui sont au SMIC ou moins. sont dans la situation de devoir renoncer à au moins un repas par jour pour des raisons financières. Ça ne peut pas fonctionner comme ça très durablement. Et puis il y a un pacte démocratique. On voit bien que le lien qu'il y avait entre les chefs d'État et la France, entre les gouvernements et la France, a été piétiné là où il était déjà très abîmé. Et donc on arrive dans ces trois pactes finalement qui sont au bord de la rupture. et donc un plan de sortie de crise qu'on a souhaité pas juste budgétaire évidemment qu'on va vous faire des propositions budgétaires mais le but est aussi de présenter des solutions à la crise environnementale la crise sociale à la crise économique, à la crise démocratique, et c'est un plan de sortie de crise complet qui n'est pas évidemment exhaustif, mais on souhaitait pouvoir vous faire ces grandes propositions ce matin. Vous dire aussi que c'est un plan qu'on a travaillé, nous, alors comme vous le savez, on devait le sortir en octobre, donc on a considérablement accéléré les choses, et je remercie celles et ceux qui, jusque tard dans la nuit, partie autour de moi, ont travaillé, mais vous dire qu'on ne prétend pas dire, ben voilà, on a le plan écologiste, donc tout va bien. Le travail est terminé. On a deux choses à faire maintenant et ça se passe à la réunion qu'on a proposée cet après-midi à nos partenaires de gauche écologiste. C'est maintenant que celles et ceux qui voulaient aller à Matignon y sont allés et ceux qui ne voulaient pas y aller ne sont pas allés. Maintenant que tout le monde a ses plans, que les forces politiques qui voulaient proposer leur solution socialiste, écologiste ont parfaitement le droit et raison de le faire. l'ont fait, le but maintenant c'est de pouvoir concerter aussi ces propositions entre nous, et de préparer une chose très simple qui s'appelle la cohabitation, qui n'est pas une opinion en fait, ce qui est un dû démocratique suite aux dernières élections, dont je vous rappelle, mais vous le savez, que ce n'était pas notre idée, et donc maintenant que nous sommes arrivés en tête, Emmanuel Macron doit nous nommer, donc nous on doit préparer qu'on ferait en cas de cohabitation, et faire en sorte surtout que nous arrivions dans cette situation. Donc voilà, une fois qu'on a fait nos propositions, il y a deux axes de travail. concerter avec nos partenaires ces propositions, comparer avec les leurs et voir les convergences et voir comment on mieux enseigne tout ça. Et deuxièmement, travailler à ce qu'on ait vraiment une occasion de les mettre en œuvre, parce qu avancée valant mieux que 8 programmes, si c'est juste pour que ça reste sur du papier glacé, c'est quand même pas pour ça qu'on fait de la politique, pas pour faire des programmes, mais pour les mettre en œuvre. Et c'est ce qu'on se battra pour faire. Voilà. Donc si j'ai bien compris, je laisse la parole maintenant à Thomas Gossu, sénateur du Rhône, qui va vous détailler nos premières propositions.
Merci Marine, et ça ne vous étonnera pas, la première priorité qu'on a mis dans ce plan de sortie de crise concerne évidemment la crise écologique, puisque effectivement on a beaucoup parlé de la crise budgétaire dans laquelle on est englué depuis maintenant quelques années, mais ça n'a pas arrêté la crise écologique, et pourtant, pourtant, peu de choses ont été faites, et même on recule en la matière, et je pourrais vous refaire le film de... de l'été, des canicules, des incendies, des sécheresses. Mais en réalité, on sait bien maintenant que même en décrivant et en alertant sur la catastrophe qui touche concrètement nos vies, ça ne suffit pas. Je vais rappeler juste qu'entre le gouvernement Barnier et le gouvernement Bayrou, un département français a été rasé par un cyclone et ça ne les a pas empêchés de voter un budget de régression en matière d'adaptation et d'atténuation de la crise écologique. Et donc on voit bien que malgré les alertes, malgré les conséquences directes, On continue de reculer et un rapport du Haut conseil pour le climat est sorti cet été pour alerter sur la baisse de la trajectoire de baisse de nos émissions de gaz à effet de serre et pointait du doigt directement l'absence de pilotage de nos politiques climatiques qui faisaient reculer nos objectifs, qui faisaient reculer notre trajectoire et qui devenaient très difficiles à tenir. la transition pour l'accélérer, en tout cas pour la financer déjà, donc par un plan de bifurcation écologique jusqu'en 2030, évidemment il faut voir loin, enfin voir loin, 2030 c'est plus très loin maintenant, mais l'objectif c'est d'atteindre ce qui a été sorti dans le rapport Pisani-Mafou, c'est-à-dire les 34 milliards d'euros d'investissement public dans la transition écologique, et donc en commençant dès 2026 par 9 milliards pour évidemment remettre... sur les rails, les politiques de rénovation, de changement de véhicules, de changement de mode de transport, d'investissement dans les transports en commun. Je pense que c'est pour nous une urgence, et en tout cas de redonner de la visibilité, puisqu'il y a des secteurs économiques entiers qui sont aujourd'hui en train d'être dans l'attente d'un cap sur ces questions-là. Et donc on a besoin de redonner une vision à moyen terme. Et puis évidemment l'adaptation qui a été... un des grands oubliés de ces dernières années. Alors on a eu un plan national d'adaptation au changement climatique qui a été présenté, mais qui n'était malheureusement pas financé. Et donc notre deuxième objectif, c'est de financer largement l'adaptation au changement climatique. Et pour ça, il y a un moyen très simple qui existe déjà, qui s'appelle le fonds Barnier. qui est abreuvée par une prime que tous les Français payent sur leur assurance, une prime catastrophe naturelle, mais qui était captée en partie par le budget général et donc qui n'était pas fléchée à 100% pour l'adaptation au changement climatique. Et donc on prévoit de flécher 100% de la prime 4NAT au fond Barnier pour le monter à 520 millions d'euros. pour aider aujourd'hui les territoires qui ont été sinistrés à se remettre sur pied et préparer l'adaptation pour les autres territoires. L'adaptation passe aussi par l'adaptation de notre sécurité sociale et d'intégrer beaucoup plus la prévention dans toutes les branches de la sécurité sociale et d'intégrer les risques environnementaux beaucoup plus profondément dans les branches de la sécurité sociale pour la rendre plus efficace et faire des économies aussi à moyen terme. Ensuite, on l'a bien vu cet été avec les canicules qui se sont multipliées, qu'on avait besoin d'adapter notre code du travail, d'adapter la façon dont on anticipait les épisodes caniculaires et donc on propose d'ouvrir très rapidement des négociations avec les organisations syndicales pour adapter ce code du travail aux événements climatiques extrêmes. Et enfin, évidemment, en tant que sénateur, la troisième priorité en matière d'environnement concernera les collectivités locales. Même les
non-sénateurs pensent ça.
Oui, mais c'est plus naturel pour nous d'y penser. On a besoin de redonner de la visibilité pour les investissements climatiques. aux collectivités locales. Le Fonds Vert avait été un bon outil qui a été sabordé cette année et qui a aujourd'hui stoppé un certain nombre d'investissements sur nos territoires. Et donc on a pour objectif de redonner une visibilité au moins à trois ans sur les investissements locaux qui correspondent en gros à 70 et 80 % des investissements. pour la transition, ce fonds au niveau local, et donc on a besoin pour les collectivités qu'elles puissent voir où on va, parce qu'on a tendance, on a eu tendance ces dernières années, à prévoir des grands schémas nationaux, le ZAN, la stratégie nationale bas de carbone, les ZFE, mais sans jamais prévoir le financement de tout ça, et donc on doit redonner de la visibilité aux collectivités, notamment, puisqu'évidemment en 2026, des nouvelles équipes vont arriver aux manettes d'un certain nombre de collectivités, et donc on doit leur offrir cette visibilité dans les années qui viennent. C'était ça nos priorités de sortie de crise en matière écolo et environnementale. Vous l'aurez compris, la situation dans laquelle on est, c'est aussi une forme de crise de régime. Notre deuxième volet de ce plan de sortie de crise concerne la démocratie. On a besoin d'un sursaut démocratique dans ce pays. On a utilisé tous les accessoires de la Constitution aujourd'hui pour fiétiner le résultat des urnes. On a un président qui tente des coups, qui tente aujourd'hui de trouver le casting qui pourrait sauver sa politique depuis 8 ans. Nous, la première chose à laquelle on appelle, c'est évidemment de respecter le résultat des urnes de 2024 et donc de nommer un Premier ministre qui soit issu de la première coalition qui est arrivée en tête en 2024, c'est-à-dire issu du nouveau populaire. La logique démocratique, ça nous paraît ce qui se fait dans n'importe quel autre pays après des élections. Et aujourd'hui, les Français en ont été privés, ce qui nourrit le dégagisme qu'on va monter aujourd'hui. Et puis, nous avons la volonté de redonner la parole aux Français en organisant des consultations et des référendums sur l'abrogation de la réforme des retraites, évidemment. La justice fiscale, on pense que les Français sont d'accord pour faire contribuer les plus grandes fortunes de ce pays. Et enfin, les consulter sur la place et les moyens donnés à nos territoires dans la gouvernance du pays. Je pense qu'on est... On a vécu en 8 ans une forme de reconcentration des pouvoirs à Paris. Aujourd'hui, ce qui permettra à notre pays d'être plus résilients, c'est de redonner du souffle au territoire. On a évidemment comme priorité dans les années à venir la proportionnelle. Ça nous semble important que la proportionnelle soit mise en œuvre. C'était à la limite une des attentes qu'on avait le plus avec François Bayrou, puisque c'était son combat depuis des années. Et il a préféré, en termes de réforme institutionnelle, réformer... bizarrement le scrutin Paris-Lyon-Marseille plutôt que de mettre au débat la proportionnelle qui aurait apporté ce changement de culture politique au pays dont on a besoin aujourd'hui quand on voit les échanges et les discussions entre les différents partis. Je pense qu'on a besoin de construire cette culture de compromis et qu'aujourd'hui la proportionnelle est le meilleur outil pour sortir de la crise démocratique. Mais on voit bien que cette 5ème République est arrivée à bout de souffle, qu'elle est sur les jantes et qu'aujourd'hui on essaie de la faire avancer en sortant des... Nouveaux articles de la Constitution pour continuer cette politique. On voit qu'on est complètement coincés en la matière. On a besoin pour nous d'engager les débats sur une sixième République. Et donc on voudrait confier au Conseil environnemental... économique, social et environnemental, la mise en œuvre d'une convention citoyenne sur la 6ème République. Je pense qu'il faut ouvrir ces débats-là et je pense qu'il faut les ouvrir très largement et que les Français sont prêts à discuter des institutions. Moi je pense, je repense régulièrement au débat qu'on avait eu sur le traité européen constitutionnel avec des Français qui s'étaient largement approprié le débat institutionnel pourtant complexe et donc on peut revenir à ce souffle aussi. du débat dans notre pays autour des questions institutionnelles, et donc on a besoin de lancer ces débats sur la 6e République. Voilà. Je vais laisser la parole à
Aïssa. Aïssa Gagné, secrétaire national adjoint au projet du mouvement.
Merci Marine. Le troisième axe qu'on voulait vous présenter, c'était celui qui avait prêt en réalité à ce que tu as dit en introduction de Marine. On est dans un cas d'urgence sociale après 8 ans de macronisme. Tu l'as rappelé, près de 10 millions de pauvres dans notre pays. À l'heure où on se parle, aujourd'hui, 2000 enfants à la rue. Quand on se souvient de la promesse d'Emmanuel Macron, fin 2017, il n'y aurait plus une Française ou un Français qui dormirait dans la rue. On est face à une situation de crise sociale majeure, et face à ça, ce plan tente à esquisser une stratégie pour sortir un petit peu des logiques macronistes et néolibérales qui ont présidé au destiné des différentes majorités d'Emmanuel Macron sur les huit dernières années, et qui ont notamment organisé méthodiquement, ou parfois même continué, la case des services publics, qui sont, on le rappelle, le patrimoine de celles de ceux qui ont le moins. Et pour le coup, je tiens à le rappeler, ça va dans la droite ligne de ce qu'a dit le sénateur Thomas Dossu, on goûte assez peu les leçons. en crédibilité notamment sur nos propositions sur les services publics de la part de celles et ceux qui ont réussi le tour de force ces 8 dernières années d'appauvrir l'Etat, d'appauvrir les Français, d'appauvrir les collectivités et d'enrichir les plus riches. Donc celles et ceux qui nous ont mis dans cette situation économique et sociale, et c'est un constat qu'on peut partager sur l'importance de la dette, ne peuvent pas nous en sortir et c'est pour cela qu'on va vous proposer ces propositions sur, en tout cas, l'urgence sociale. Le premier pilier, c'est réparer nos services publics. On le dit aujourd'hui, on est dans une situation où... Les services publics ont été systématiquement affaiblis par les différentes majorités d'Emmanuel Macron, avec systématiquement un état contre l'hôpital public, contre l'école, contre les fonctionnaires de manière générale, où on se sert de la figure du fonctionnaire incomprémiatiquement comme un contre-modèle aujourd'hui à ce que devraient être les propriétés des Français. Et chaque fermeture de bureaux de poste, chaque fermeture de tribunaux, chaque suppression de lignes en France est un carburant pour le Rassemblement National. Nous le disons solennellement, on ne peut pas continuer sur une vente. où les services publics disparaissent des zones, des villes, des campagnes, des quartiers qui en ont le plus besoin. Et pour cela, et je laisserai après la parole à la députée Debassas qui nous présidera les comptes
budgétaires de notre
proposition, on propose un investissement pour réparer ces services publics de 6,1 milliards d'euros dont les comptes vont se représenter, notamment sur l'école, l'hôpital et la recherche et l'enseignement supérieur. Avec l'idée... d'enrayer cet abandon et ce déclassement de celles et ceux qui sont dans la difficulté aujourd'hui économique la plus importante. La seconde proposition, le second pilier de cet axe du gouvernement social, ça concerne la question du logement. Le logement constitue aujourd'hui le premier poste de dépense des Françaises et des Français. On a, sur l'ensemble du territoire national, on rencontre aujourd'hui un phénomène qui n'était réservé autrefois qu'aux grandes villes, mais des gens qui consacrent plus de 50%, parfois plus de 60% de leur revenu disponible à se loger. Et aujourd'hui, ça n'est pas possible de continuer là-dessus. On proposera d'étendre et de pérenniser le dispositif d'encadrement des loyers. A titre d'exemple, je me trouve à côté de la députée de Paris. Sur Paris, c'est un dispositif qui a permis d'économiser aux Parisiens 1 700 euros par an la question de l'encadrement des loyers. Et donc, nous souhaiterons pérenniser au plan national ce plan d'encadrement des loyers. Enfin, il va... Nous allons devoir en France sévir, comme dans d'autres pays, concernant Airbnb et d'autres plateformes de location à courte durée. Et ce n'est pas des propositions qui ont cours dans des paradis marxistes. Je prends l'exemple de la ville de New York, par exemple, qui a mis fin peu ou prou à la location à courte durée, notamment d'Airbnb et d'autres plateformes, en mettant à plancher à 30 jours la possibilité de louer Airbnb. En état de crise du logement et avec le nombre de logements vacants qui existent dans notre pays, on ne peut pas continuer à avoir des dispositifs qui permettent notamment à ces plateformes d'agir en toute impunité. Et pour le coup, nous proposerons également Une augmentation de la fiscalité sur les logements vacants, vu que la situation des sans-abri et notamment du nombre de demandeurs de logements en France, on ne peut pas accepter que certains utilisent ou continuent à utiliser le logement comme un produit spéculatif. Nous considérons toujours que le logement n'est pas loin. Enfin, le troisième axe, c'est l'organisation d'une conférence interprofessionnelle sur les salaires. Les salaires sont comprimés depuis de nombreuses années en France. Emmanuel Macron et sa politique de l'offre ont continué cette politique de compression des salaires. Il s'agit de relancer une dynamique des salaires en concertation avec les partenaires sociaux et les syndicats et d'organiser cette conférence sociale sur les salaires au plus vite. pour sortir un petit peu d'une logique qui piège les travailleurs, en réalité, puisque leur salaire n'augmente pas, parfois diminue avec l'effet de l'inflation, et surtout, il n'y a pas d'augmentation, en tout cas, de politique au niveau de l'État et avec, que ce soit François Bayrou ou le Premier ministre précédent, qui prennent en contre la question des salaires qui ne font qu'en réalité avec l'effet de l'inflation de l'église en France. Et enfin, nous proposerons également une exonération des cotisations sociale pour les salariés au SMIC, notamment en conditionnant ces exonérations à ce que les salariés soient augmentés au bout de deux ans. Donc la logique de tout ça, c'est un nouveau dynamisme des salaires et de faire en sorte que la proportion des Français qui sont aujourd'hui au SMIC, qui représentent aujourd'hui 15%, ce qui est une part très importante, reprennent du pouvoir d'achat et soient dynamisés en tout cas dans leur salaire avec cette conférence organisée par l'État. Je passe la parole, je crois à Eva Sass.
Bonjour à toutes et à tous. députée de Paris et commissaire aux finances. Marine l'a dit, nous partageons avec François Bayrou le constat et la préoccupation sur la dette et le déficit, mais nous ne partageons pas le diagnostic sur les raisons ni le rythme de réduction des déficits. Je vais vous présenter la trajectoire budgétaire que nous pensons pertinente et nos priorités pour 2026. à la fois en matière de recettes fiscales et de dépenses. Notre objectif, c'est de réduire plus progressivement le déficit que nous propose François Bayrou pour le ramener à 3,7% en 2030, avec une première réduction du déficit de 11,7 milliards en 2026 et de 13 milliards en 2027. Notre objectif, c'est de surtout stabiliser la dette à 110% du PIB, mais de ne pas casser l'activité, c'est là la différence fondamentale avec ce que propose François Bayrou, et de continuer à assurer un investissement dans les services publics, dans la transition et dans l'effort de dépense. pour avoir un budget qui prépare l'avenir alors que ce que propose François Bayrou c'est de tout sacrifier et en particulier l'avenir de la France et de nos services publics. Pour ça, notre priorité, je vous disais qu'on ne partageait pas le diagnostic sur les raisons du déficit, notre priorité à nous, c'est de retrouver des marges de manœuvre fiscales. Le déficit provient des 62 milliards de baisse d'impôt qu'il y a eu depuis 2017. Notre priorité, ce sera de retrouver des recettes fiscales, en l'occurrence à hauteur de 28,5 milliards en 2026. Et d'abord, en renforçant bien sûr l'imposition des plus riches et des grandes entreprises, notre première mesure, vous la connaissez, c'est la taxe Zuckman, c'est celle que nous avons fait, adoptée dans la niche écologiste à l'Assemblée, qui permet de lutter contre la suroptimisation fiscale des plus riches. Il faut toujours le rappeler, si nous proposons cette mesure, c'est parce qu'il y a aujourd'hui des abus. dans l'optimisation fiscale qui conduise à ce que les plus riches payent moins d'impôts que les classes moyennes et c'est bien entendu inacceptable et entièrement partagé dans le pays d'ailleurs comme constat. Autre mesure fiscale, la réforme du pacte d'Utreil qui là aussi va trop loin dans les exonérations accordées aux transmissions d'entreprises. Ce que nous proposons c'est de réduire l'abottement à 50% au-delà de 50 millions d'euros. Ça a commencé à discuter à l'Assemblée nationale et je pense que nous devons aller au bout de cette réforme du pacte d'Utreil qui est... que nous ne proposons pas d'abroger mais bien sûr d'encadrer parce que nous avons besoin quand même de retrouver des recettes fiscales sur ces successions qui sont bien trop élevées et bien trop exonérées d'impôts. Troisième sujet, le maintien de la contribution exceptionnelle sur les grandes entreprises. C'est un chiffre d'affaires supérieur à 1 milliard d'euros. Cela pourrait rapporter jusqu'à 4 milliards d'euros. Et je rappelle que c'était la proposition du gouvernement Barnier. Donc là aussi, il suffit finalement d'appliquer ce qui avait été prévu, même par un gouvernement de droite, ayant juste le courage de faire contribuer les plus grandes entreprises. Dernière mesure fiscale pour 2026, la taxe sur le kérosène des vols intérieurs. Nous sommes toujours attachés à ce qu'il y ait moins d'avantages fiscaux pour l'aérien, qui aujourd'hui bénéficie d'un petit paradis fiscal et qui malheureusement est extrêmement compétitif face aux trains et à tous les modes de déplacement qui sont plus écologiques. Donc la taxe sur le kérosène, c'est juste une mesure simple écologique. pour que le trafic aérien, les avions, payent leur carburant au même prix que les véhicules automobiles de tout un chacun, ce qui n'est aujourd'hui pas le cas. Côté dépenses, je vous le disais, nous assumons de présenter un budget ambitieux qui prépare l'avenir. Avec d'abord les augmentations de dépenses qui sont en quelque sorte incompressibles, comme l'effort de défense que nous partageons et que nous souhaitons à hauteur de 6,2 milliards. C'est le rapport de Damien Girard, notre collègue à l'Assemblée, qui établissait ce niveau comme pertinent. Donc vous voyez, au-delà de l'OPNI, un effort conséquent. Deuxième chose. l'augmentation de la contribution à l'Union européenne, qui a été renégociée à 5,7 milliards d'augmentation, mais évidemment qu'il faut prendre en compte puisque nous, en particulier, qui sommes pro-européens, nous souhaitons bien entendu que la contribution au budget de l'Union européenne soit maintenue dès qu'elle a été négociée. Mais nous voulons aussi un budget qui prépare l'avenir, je l'ai dit, avec en premier lieu un investissement supplémentaire de 9,1 milliards dans la transition écologique. Les secteurs les plus importants, vous les connaissez, c'est la rénovation thermique, ce sont les transports, le leasing social, auquel nous sommes très attachés, pour qu'en ruralité, on puisse avoir des modes de déplacement alternatifs aux véhicules thermiques. C'est aussi le fond vert, Thomas en a parlé, et puis l'adaptation avec en particulier la prévention des inondations avec le fonds barnier. Je voudrais quand même rappeler que le budget de l'écologie a été diminué de 2 milliards en 2025 et que nous sommes en train de nous écarter drastiquement de nos objectifs climatiques. On a baissé nos émissions que de 1,8% en 2024. On s'achemine vers une réduction des émissions entre 0,8 et 1,3. Donc autour de 1% en 2025. Alors que vous le savez, il faut faire au moins 5% de baisse des émissions pour être en ligne avec nos objectifs climatiques. Et ça, ce n'est pas possible de ne pas remplir nos engagements internationaux et de continuer à subir les conséquences de la crise climatique sans rien faire. Or, c'est vraiment la politique court-termiste de baisse des budgets écologiques qui conduit à ce que la France, aujourd'hui, ne soit plus en ligne avec ses objectifs. Aïssa, c'est 6,1 milliards pour la réparation des services publics, en particulier l'hôpital public et l'école publique. Je voudrais attirer l'attention sur une mesure qui est l'augmentation du salaire des enseignants que nous pensons nécessaire à hauteur de 15% sur 5 ans. Ce n'est pas 15% par an, je précise. Pour se mettre à un niveau, aujourd'hui, évidemment, les enseignants sont bien trop peu payés et les recrutements sont extrêmement difficiles pour que l'école publique redevienne attractive et que nous ayons des enseignants. payés à la hauteur de leurs compétences, nous avons besoin d'une revalorisation du salaire des enseignants. L'abrogation de la RLS en matière de logement, la réduction de loyer de solidarité qui a tellement grevé le logement social et qui a contribué malheureusement à la baisse de la construction des logements sociaux dans notre pays. Donc j'ai dit 6,1 milliards sur les services publics, il y aura aussi 6,3 milliards sur la protection sociale, évidemment l'abrogation de la mesure d'âge à 64 ans, mais aussi la mise en place d'un RSA jeune en particulier pour les jeunes issus de la ZEU. C'est une mesure coûteuse mais nécessaire. Aujourd'hui les jeunes qui sont issus de la ZEU finissent très souvent à la rue, tout simplement parce qu'il n'y a rien qui est pris en charge à partir de 18 ans. Et ça, c'est une mesure qui me tient à cœur. Ces augmentations de dépenses, vous les avez vues, ambitieuses, elles seront aussi compensées par une baisse d'autres dépenses. Je vais en citer quelques-unes. La première, c'est celle sur la renégociation des tarifs des médicaments. La Cour des comptes estime qu'on peut gagner 1,2 milliard sur le budget de l'assurance maladie en renégociant avec l'industrie pharmaceutique parce que vous l'avez vu, les tarifs des médicaments et en particulier des médicaments innovants et des traitements antifancéreux se sont envolés avec très peu de transparence sur les coûts de production réels. Et je rappelle que l'industrie pharmaceutique... Et le troisième secteur au niveau mondial en termes de distribution de dividendes. Il y a donc des marques de manœuvre pour renégocier ces tarifs et ça nous paraît une des premières mesures à mettre en place. Mais bien sûr, la principale source d'économie, ce sont les aides aux entreprises parce que c'est le seul secteur, les aides publiques aux entreprises, on ne recherche pas l'efficience de la dépense publique. Un exemple, les exonérations de cotisations sociales. On sait très bien qu'au date d'1,6 SMIC, il n'y a pas d'effet sur l'emploi. Ça a été démontré à plusieurs reprises. Et pourtant, on continue à avoir aujourd'hui des exonérations jusqu'à 3,3 SMIC, puisque c'était légèrement réduit l'année dernière. Nous proposons de réduire les exonérations de cotisations sociales à 2 SMIC, ce qui nous paraît raisonnable. Le crédit impôt recherche, première niche fiscale de l'État, nous proposons de le plafonner au niveau des groupes et de la limitée à 50 millions d'euros, et de le verdir en modulant le taux selon le contenu écologique des projets. C'est important pour nous aussi, verdir notre fiscalité au fur et à mesure, en s'assurant qu'elle nous permet d'atteindre nos objectifs écologiques. Dernière dépense fiscale à réduire les niches fiscales néfastes au climat, et je pense en particulier à la sortie du tarif réduit sur le gaz dans le renouement routier. des travaux publics, c'est-à-dire hors secteur agricole. Cette sortie du tarif réduit du GNR sur les travaux publics a commencé, mais nous pouvons l'accélérer. Ça peut nous faire gagner 900 millions d'euros, ce n'est pas du tout négligeable. Nous devons continuer à réduire les niches fiscales néfastes au climat. Et toute dernière chose, car je sais que j'ai été très longue, mais c'est vrai que j'ai fait le tour de l'ensemble du budget. Je disais, nous devons aligner notre système socio-fiscal avec les objectifs écologiques, mais nous devons aussi l'aligner avec nos valeurs féministes. C'est pourquoi nous proposons de travailler à trois mesures en particulier, la défiscalisation des pensions alimentaires, la déconjugalisation de la prime d'activité et à terme, l'individualisation de l'impôt. Nous avons besoin de réformer notre système socio-fiscal qui est encore trop basé sur les valeurs patriarcales. Les impôts d'une femme ne doivent pas dépendre des revenus de son conjoint. notre objectif avec ces mesures prioritaires. Donc vous l'aurez vu, un budget responsable qui réduit le déficit, mais un budget qui ne sacrifie pas l'avenir. C'était l'intitulé de nos journées d'été, mais je dirais que c'est un budget qui répare, qui prépare et qui protège les transactions.
Merci beaucoup de tout le monde. C'était un peu long, Eva, parce qu'on avait beaucoup de propositions à faire. Je suis extrêmement fière qu'on ait réussi à faire ce travail. Merci beaucoup aux parlementaires qui, dans une rentrée agitée, ont bousculé leur agenda pour y travailler avec nous. J'imagine, parce que je vous connais un peu, que vous avez des questions. On va se proposer d'y répondre. Il y a un micro pour les questions. Comment fait-on ? Oui, j'ai essayé de tout suivre, il y a beaucoup de chiffres. vous avez un papier où c'est écrit dessus. Oui, mais il y a beaucoup de dépenses, quand même, qui sont assumées. Donc, est-ce qu'on me revient juste un
petit bureau sur où aller chercher le gouvernement de l'économie, l'économie, lesquels les aides aux entreprises, c'est ça ? Je vais essayer d'agréger sur tout ce que je vais dire. Je pense que c'est ça votre question. Nos recettes fiscales seraient globalement de 28 000 euros. La première recette, c'est effectivement une attaque du coup. Nous aurions de
33 milliards d'euros de dépenses supplémentaires, mais une maîtrise des dépenses de 16 milliards d'euros. Il nous donne des équilibres, donc par rapport à ce que propose le Parti Socialiste, on est plus ambitieux en termes de dépenses,
plus
ambitieux aussi en termes de maîtrise des dépenses. Donc au final, je crois que nous, on a le... Les recettes, on est à peu
près dans le même... On revient le plus.
est-ce qu'au regard des ambitions affichées par ce programme, comme le Parti socialiste en matière de procédure parlementaire, si vous deviez gouverner, de philosophie gouvernementale, vous dites « le gouvernement propose et le Parlement dispose, donc renoncement au 49.3 », également ? Est-ce que
ça supposerait, évidemment ? boulements politiques français entre Barnier et Bayrou. On avait fait des conférences de presse ensemble pour en parler. Vous avez une question
Est-ce que vous m'en dire plus sur la raison que vous avez aidé cette année ? Qu'est-ce que vous avez envie de faire ? Et aussi, autre question, qu'est-ce que vous pensez de la dissolution et de la destitution ?
Alors, je commence par... Par quoi ? Merci de m'orienter. Bon, pour cet après-midi, l'idée est simple. J'en avais parlé sur BFM, lundi soir, il me semble. J'avais aussi cassé l'après-midi. Je disais, je vois bien que... En fait, c'est logique que sur Matignon, on n'ait pas forcément les mêmes réponses de ce qu'on va rencontrer François Bayon ou pas. Si chacun sort ses propositions et dans la vie de mouvement politique, c'est... Juste logique de dire que c'est un mouvement écologique, c'est un mouvement socialiste. J'ai vu que le cercle Baboeuf aussi chez Debout avait sorti ses propositions. C'est plutôt simple que tout le monde puisse faire les siennes. la vie des mouvements qui fonctionne comme ça. Mais une fois que, c'est-à-dire ce midi, tout le monde aura fait ses propositions s'il voulait en faire et tout le monde aura été à Matignon s'il voulait y aller ou il n'y aura pas été s'il ne voulait pas y aller, il y a du commun quand même à faire. Et moi, il se trouve qu'avec Cyril Châtelain, avec Guillaume Montart, je vois bien que les écologistes, depuis des jours et des jours, discutent avec tout le monde, mais aussi avec des gens qui ne discutent pas forcément entre eux. c'est comme ça aussi c'est une donnée de départ et et on fait avec et c'est par ailleurs parfaitement compréhensible tout ce qui se passe on voit et on n'a pas pris surtout et c'est comme ça mais je sur lesquels on a pris et donc la victoire je fais des propositions à toutes les forces politiques de gauche écologistes de pouvoir en cet après midi discuter ensemble travailler ensemble parce qu'on parle d'un constat simple moi j'ai parfois du mal à suivre certaines déclarations j'entends on peut effectivement, et je l'espère, tout faire pour combattre l'arrivée d'extrême droite à Matignon. On a le devoir, je pense, de s'offuster Emmanuel Macron une nouvelle fois quelqu'un de son camp politique, ce qui serait vraiment une troisième arnaque démocratique, et ça commence à faire beaucoup. Et donc si on dit ça, on peut dire que lui il a la responsabilité de nous nommé, mais nous on a la responsabilité de se préparer. Et donc ça veut dire construire du commun. Et je le dis aussi, je répète, une avancée vaut mieux que 8 programmes, et en fait quand on vous dit que 42% des personnes qui gagnent le SWIFT ou moins dans ce pays se privent d'un repas par jour, on va pas leur expliquer qu'on leur souhaite le courage et qu'on va attendre tous ensemble le grand soir. C'est complètement déconnecté de leur disin, c'est pas ce qu'attendent nos électeurs, ni même d'autres qui n'ont pas voté pour nous, ni même d'autres qui n'ont pas voté du tout. Et donc on sait pour quoi on se bat, et pour toutes ces raisons, on doit se préparer. Donc on a fait cette proposition à tout le monde. J'avais eu tout le monde au téléphone avant, depuis... Vous avez eu la rentrée, vous avez eu la conférence de François Desraux. On continuera à avoir tout le monde au téléphone. On aura un certain nombre de forces politiques présentes cet après-midi. Donc ça va se faire en distanciel pour certains parce qu'on ne voulait pas qu'il faille habiter à Paris pour pouvoir participer à la réunion, surtout dans un moment où les députés en ce moment sont beaucoup en circonscription. Donc c'est le revenu par jour. Nous, on a fait savoir aussi qu'on se réussit avec ceux qui voulaient les appuis sympas de faire ensemble pour se faire. Donc on se retrouve à 14h et on va travailler à la fois sur la mutualisation de nos propositions. C'est quoi notre programme de cohabitation ? Et je le dis, pour notre part, ça n'est absolument pas un renoncement au programme du Nouveau Front populaire. Notre programme est celui du Nouveau Front populaire, c'est celui que nous avons porté, c'est celui sur lequel on était élus, nos députés. Et ça reste notre ambition, mais nous savons aussi que les équilibres entre nous sont compliqués, qu'il y a des crises qui se sont amplifiées quand même depuis juillet dernier, ce qui nécessitait d'adapter aussi nos propositions avec un vrai plan particulier. Donc ça nécessite de rediscuter entre nous, non pas pour alléger l'ambition, mais pour qu'il soit très adapté au contexte que nous traversons. Et une fois qu'on aura fait ça, on est également très concentré sur le fait d'être en capacité de les mettre en œuvre. Et donc ça veut dire que des discussions également stratégiques. Et je souligne par ailleurs que l'idée n'est pas d'être que entre partis politiques. La société civile sera également représentée avec des experts. Vous savez, les experts sont... tendent la main à toutes celles et ceux qui veulent avancer, donc on a travaillé avec un certain nombre. Certains seront là cet après-midi aussi pour nous dire ce qu'ils en pensent, comment on fait rapprocher les propositions, à la fois des experts plutôt économie, finance publique, mais aussi des experts de ce que traverse ce pays, des grands mouvements politiques, de quelles propositions peuvent avoir de l'écho dans la population, de ce qu'attendent les Français, comment ces propositions rencontrent la population. Et aussi des responsables d'associations de ONG qui sont très touchés par le budget que François Valéau portait et qui ont été les premiers à nous adapter en disant on sait que vous le savez, mais cette mesure, pour nous la conséquence c'est ça. Donc on les associe également et on est très content de l'écofavorable qu'on a eu à cette réunion. Est-ce que tout le monde, tout le monde, tout le monde sera la réponse et non ? Est-ce que je vais vous faire la liste précise la réponse et non ? Parce que je pense que c'est aux gens de vous répondre, ceux qui ont envie de le faire savoir le font savoir. J'avais hier un chef de parti, c'était à 21h, et j'étais très contente de sa réponse, et je lui ai dit, si tu as envie de le dire, tu le dis, si tu as envie, tu ne le dis pas, chacun fait ce qu'il veut. Moi, ce qui m'intéresse, ce n'est pas ce qu'on dira autour de la réunion, c'est ce qui se dira dedans et comment on n'avancera pas. Et évidemment, c'est un point de départ, tout ne va pas se jouer cet après-midi, mais je pensais fondamental qu'il y ait une réunion avant lundi 8. Parce que ça peut être très très long comme l'été dernier, mais ça peut aussi aller très vite. Et donc je pense important que tout le monde ait reçu le message que oui, la gauche et les écologistes se préparent à gouverner et que Emmanuel Macron n'aura aucun malibie, aucun prétexte pour ne pas nous nourrir. Pour ce qui est de la dissolution, nous n'en avons pas peur. Nous nous préparons depuis des mois. Je parle notamment à notre responsable en parle des relations avec les partenaires politiques qui passent beaucoup de temps sur l'État de l'Occel. À tout point, l'Issa, en tant que supérieur à l'adjoint qui passe beaucoup de temps aussi dans tous les territoires de France, à discuter un peu avec les uns et les autres. Donc c'est un travail, on n'a pas attendu la conférence de presse de François Valéry pour s'en occuper, parce qu'on savait que c'était une épée d'amoclès permanente, que nous ne devons pas craindre, on n'a jamais peur du vote des Français. On voit bien que la situation peut être compliquée entre certains de nos partenaires, mais je vais vous dire, je n'ai toujours pas reçu de leur part aucun argument qui m'expliquerait pourquoi l'année dernière, il y avait un très beau risque que Jordan Bardella arrive à Matignon et donc fallait travailler tous ensemble, et que cette année, ce risque serait moins élevé. Je n'ai toujours pas compris en quoi le risque était aujourd'hui moins élevé, et donc s'il y a quelqu'un à un argument, je l'attends en attendant au travail. Donc ça c'est pour la dissolution, mais je précise que... On ne l'appelle pas forcément de nos voeux parce qu'en fait je ne comprends pas ce que la situation réglerait. Ce n'est pas l'Assemblée nationale qui est illégitime, c'est le gouvernement. Cette Assemblée nationale a été élue il y a... Un an, peu ou prou. Je pense qu'une députée du groupe écologiste m'avait dit que ça allait mettre à peu près six mois à se remettre en ordre les commissions et les groupes d'amitié. Pour tout réinstaller, ça allait pris six mois. Et donc à un moment, je pense que cette assemblée, elle doit travailler et que l'exécutif doit s'adapter à la composition de ce parlement. C'est comme ça. Après, si il y a une solution, il y a une solution. Et ça ne nous donnera pas plus en budget. Et puis pour ce qui est de la destitution... Nos expressions écologistes à ce stade, c'est de dire que ce n'est pas le sujet du moment. Le sujet, c'est que François Bayron va partir en 18. Et le principal sujet, c'est que va faire Emmanuel Macron. Donc nous, on ne demande pas sa destitution, a priori, même si franchement, il a poussé beaucoup de bouchons très très loin. Là, le sujet c'est qui l'homme, et puis en fonction de qui l'homme, oui, peut-être que la question se posera, parce que je pense qu'il y a un pays qui est excédé, et je pense qu'il voit bien ce qui se prépare pour le 10, ce qui se prépare pour le 18, tout ce mois de septembre qui va être émaillé de mobilisation. On n'est pas duc d'ailleurs de la petite manœuvre de François Bayreau qui consistait à tenter de désamorcer. le 10 en prenant cours un peu et en faisant un gros mouvement stratégique le 8. Je ne pense pas que ce soit très réussi opérationnellement, mais c'était une tentative. Voilà, donc il va se passer beaucoup de choses.
Vous l'avez dit, vous ne nous direz pas qui a répondu favorablement ou défavorablement à votre invitation, mais pour prolonger la question de Sacha, ce qui nous intéresse quand même, c'est de savoir si les insoumis en l'espèce ont répondu favorablement compte tenu de leur réaction à la proposition gouvernementale qui est celle de la gauche et des écologistes et dont Jean-Luc Mélenchon a dit qu'elle ne l'engageait en rien et qu'il l'a trouvée, je crois, consternante, pour reprendre ses mots.
Donc en fait, je vous ai dit que je vous répondrai pas. Vous me reposez une des autres questions. — C'est... — Et donc je pense que sur la participation des uns et des autres cet après-midi... c'est à eux qu'il faut poser la question. Je pense que c'est plus respectueux comme ça. Et deuxièmement, même pour ceux qui n'auraient pas envie de venir là à l'heure actuelle, je ne sais pas quelle heure il est, ils peuvent toujours nous demander le lien Zoom jusqu'à 14h, il n'y a pas de problème. Et même si à 16h, ils se rendent compte que finalement, quelqu'un était disponible pour venir, la porte est ouverte à tous nos partenaires et ce sera toujours le cas.
sûr. Je vais rajouter une chose quand on dit que la porte reste ouverte, la réalité c'est que le cadre du NFP pour nous il n'a pas explosé puisque vous avez vu qu'il y avait des législatives partielles qui avaient lieu dans lesquelles on a appelé au respect de cet accord et donc on soutient à la fois les socialistes en France métropolitaine et la candidate insoumise hors de France et donc nous on reste fidèles. à ce cadre qui nous a permis quand même d'arriver en tête aux élections dernières. On pense que le programme qui a été présenté aujourd'hui reste fidèle aux engagements du NFP et donc il n'y a en réalité pas de raison autre que des calculs de ne pas participer à cette réunion. Donc on a besoin, nous, je pense, de rester ouvert à la participation de toute... de toutes les composantes du nouveau Front populaire pour continuer à entretenir cette dynamique. Et je pense qu'on doit gouverner avec tout le monde, toutes les composantes de ce nouveau Front populaire. Et donc tout le monde est le bienvenu encore ce soir, y compris les institutions.
D'ailleurs, on pense qu'on pense des déclarations des uns et des autres. Et oui, dans mon fort intérieur, j'ai des avis très précis sur la question. Mais la réalité, c'est que ça ne sert à rien de remettre 10 pièces dans le basse-tringue à chaque fois. Il y a des gens en politique qui ne vivent que pour ça. Ça existe. Nous, vous constatez devant vous le calme des vieilles troupes, même si je pense qu'en moyenne d'âge, ce n'est pas le cas. Hier, c'était avant-hier sur ESCI, on me présentait des sondages en disant « Regardez si ça se passe demain, c'est comme ça ». Je me disais « Mais attendez ». Vous me présentez des sondages. D'ailleurs, il y en a trois qui sortent par jour qui ne disent pas la même chose. Et par ailleurs, l'été dernier, 27 sondages sur 27 ont dit que c'était impossible sur le papier qu'on soit allé à le Rassemblement national. Et nous l'avons été. Donc moi, je ne crois pas que les histoires sont écrites d'avance en politique, et surtout pas en ce moment en France. Je pense que certains, je les entends, je les entends toute la journée, je vois bien les jeux qui se jouent, je vois bien les postures aussi, je vois bien par ailleurs les mains qui restent tendues quand même, et les gens qui, malgré la véhémence de leur proposition, n'insultent pas l'avenir. Tout ça, on le voit, et nous, notre rôle dans tout ça, c'est plutôt de faire baisser la pression dans la copote minute, et de continuer à discuter avec tout le monde. Et surtout, c'est pas une course de petits chevaux entre partis politiques. Tout ça, c'est l'avenir des Français qui est en jeu. Et moi, je pense toujours... Il se trouve que je suis, je ne sais pas si c'est l'œuf ou la poule, mais je suis énormément interpellée dans la rue par des gens qui me disent, encore hier, une dame qui était en pleurs, qui m'a dit, mais je suis complètement déprimée, j'ai une angoisse existentielle de la vie politique, j'ai peur, en fait, pour mon pays. Et elle me dit, et je vous ai entendues à la télé, je voudrais vous remercier parce que c'est la première nuit que j'ai dormi, parce que je me suis dit, je ne sais pas si elle arrivera, mais elle est là. Vous voyez, en fait, les gens, ils viennent vers nous, tout le temps, en nous disant, mais on... On voit le truc, on constate ce que chacun fait, mais franchement, tenez, tout le temps. Pourquoi on fait ça ? C'est aussi qu'on sait bien qu'au bout, il y a des Français. Tout ça n'est pas résumable à un petit plateau de monopoli où on prendrait des positions les uns et les autres en se positionnant les uns par rapport aux autres. Ce n'est pas que de la stratégie de la politique, c'est à la fin de la vie des gens qui sont en jeu. Et je constate que les personnes racisées, les binationaux de ce pays, des présidents d'associations, des gens qui dépendent d'associations, des défenseurs de l'environnement, enfin franchement, les gens qui font la société civile de ce pays sont extrêmement inquiets et je crains parfois. que le petit jeu politico-médiatique soit très en décalage avec ça. Et donc il y a un fossé qui peut se creuser quand même assez vite. Et c'est pour ça qu'on ne souhaitait pas faire juste des propositions budgétaires, même si c'est très précieux de les avoir. Il faut quand même un plan de sortie de crise globale dans ce pays, et je pense que les politiques ont un rôle à jouer, pas juste dans les propositions qu'ils écrivent, mais dans la manière dont ils les présentent et dont ils font vivre le débat politique dans ce pays.
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