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Est-ce que monsieur le ministre de la police va dire que lui condamne ceux qui ont tiré à bout portant sur un jeune homme en lui détruisant la figure, et l'œil crevé, et l'autre œil crevé, et la mutilation ? À moins oui, on demande sans cesse. Il y a des enquêtes à l'IGPN. Oui d'accord, c'est ça. C'est bien les enquêtes de l'IGPN, mais nous aussi. On a une enquête de nous-mêmes sur nous-mêmes. On connaît le résultat d'avant. Non, soyons sérieux. Qu'est-ce que vous pensez d'un tir à bout portant dans la figure et les dents d'un garçon ? Ou crever un œil volontairement ? Qu'est-ce que vous en pensez ? Tout est condamnable. Eh bien alors, moi j'en suis au même point que vous. Celui qui viserait à l'intégrité physique de tel ou tel policier, je dirais, mais bon, qu'est-ce que ça veut dire ? Alors après, écoutez, je suis aussi obligé de me sentir solidaire, parce que c'est quand même ça la situation, de ces milliers de jeunes gens et de gens qui étaient moins jeunes, qui étaient dans la manif, qui venaient là tranquillement, débonnairement. et puis qui se sont retrouvés gazés, attaqués de tous les côtés, matraqués. Qu'est-ce que c'est que cette histoire ? La vie du pays est engagée dans un moment délicat et compliqué. Je le redis, si le numéro de ce soir du président de la République, avant son départ, c'est une nouvelle phase de pourrissement, nous allons aller devant des événements qui finiront par devenir incontrôlables. Or, nous avons besoin de contrôle collectif. Je le redis, répondez à la vie chère, blocage des prix. Deuxièmement, répondez aux jeunes gens, mettez leur 10 milliards et supprimez Parcoursup. Et répondez à la détresse des malheureux dont les boutiques ont été pillées, à qui il faut d'entrée de jeu. verser les sommes qui leur sont nécessaires et vous m'avez interpellé en disant ah oui mais voyez-vous monsieur Mélenchon tout de même c'est les impôts bah précisément c'est pourquoi il est dit dans la loi que c'est l'état qui est responsable de la tranquillité dans les cas où elle est mise en péril par des actions du type que nous venons de vivre c'est dans la loi par conséquent c'est pas le moment de venir pleurer après il fallait se demander avant comment faire en sorte que ça n'ait pas lieu Or, précisément, c'est ce que n'ont pas fait les responsables de la sécurité publique. Et ce que je demande aux responsables de la police et aux ministres, et surtout aux premiers ministres, c'est qu'ils veuillent bien, cette fois-ci, arrêter la méthode calamiteuse qu'ils appliquent depuis maintenant les Gilets jaunes. Parce que c'est depuis les Gilets jaunes que toutes les crises sociales sont réglées de la même manière, le pourrissement et la violence policière.
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