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On va écouter également le candidat des Républicains à la présidentielle, Bruno Rotaillot, qui s'exprime justement avec ce mot. Vous le voyez rétablir l'ordre, on écoute.
Pas suffisamment visible aussi pour être dissuasif. C'est le cas par exemple des véhicules blindés de la gendarmerie, les Centaures, les canons à eau. Alors on peut discuter bien sûr de la doctrine d'emploi. de le remplacement des circonstances dans lesquelles ils doivent être engagés. Mais on ne peut pas demander aux policiers de rétablir l'ordre si on ne leur donne pas les consignes et les moyens nécessaires pour le faire. Il y a eu une naïveté coupable. Je n'aurais pas donné aux forces de l'ordre les instructions en demi-teinte. J'aurais défini un objectif clair. Allez au contact. Aller au contact dès que nécessaire pour protéger les personnes, empêcher les pillages et rétablir l'ordre. Et surtout, j'aurai eu à cœur de défendre publiquement les policiers et nos gendarmes. Quand ils sont envoyés dans le feu de l'action, au péril bien souvent de leur intégrité physique, l'État doit les soutenir sans ambiguïté. Si nous ne redonons pas très vite à l'État les moyens de rétablir l'ordre, Le spectre, le spectre de la guerre civile peut surgir. Il ne s'agit pas simplement d'agiter une menace ou d'évoquer une hypothèse. Il s'agit de prévenir un engrenage. Un engrenage parce que si des Français se sont abandonnés face aux pilleurs, face aux casseurs, si des bandes violentes pénètrent demain dans des domiciles, dans des immeubles, des habitations pour piller et pour agresser, certains pourraient être tentés. Parce qu'ils n'auraient d'autre choix que de se défendre par eux-mêmes. Et bien c'est précisément ce que l'État doit absolument empêcher. Deuxièmement, j'appelle le gouvernement à nouveau à se ressaisir et à décréter l'état d'urgence. Maintenant, sans attendre, le couvre-feu, c'est insuffisant. Il est incompréhensible que le président de la République soit passé à côté de cette décision. Quand l'ordre public est gravement menacé, que les moyens ordinaires ne suffisent plus à prévenir de nouvelles violences, l'État doit mobiliser les outils, tous les outils, que lui donne la loi. D'autant qu'un acte 2, samedi prochain, est à nouveau annoncé. L'état d'urgence ne suffit pas que tout serait permis, pour les autorités évidemment. Il permet, dans les territoires concernés, de prendre des mesures exceptionnelles pour prévenir les troubles, restreindre la circulation dans certains lieux ou à certaines heures, interdire des rassemblements, assigner à résidence des individus dont le comportement constitue une menace, une menace pour l'ordre public. ou autoriser certaines perquisitions administratives et suspendre les réseaux sociaux comme cela a été fait en Nouvelle-Calédonie. Encore une fois, un pilleur isolé, sans réseau social, c'est un pilleur désarmé. Ces outils doivent être utilisés avec discernement, bien sûr, mais il faut les utiliser lorsque la situation l'exige. L'état d'urgence donnerait aux préfets et aux ministres de l'Intérieur des moyens supplémentaires pour prévenir les violences, éviter que les pillages ne se déplacent d'un quartier à l'autre et protéger les habitants. Les commerces, les services publics. J'assume, oui j'assume, de restreindre la liberté des casseurs, celle des pilleurs, pour protéger celle des honnêtes gens. Pour moi, le rôle de l'État, c'est bien de garantir que chacun puisse vivre et circuler sans craindre des violences. Pas de s'épitoyer, bien sûr, sur le sort des pilleurs. Le courage de l'ordre. Le courage de l'ordre, c'est également le courage de dire les choses clairement pour traiter les causes. Cette barbarie ne vient pas de nulle part. Elle est le produit de toutes les lâchetés. Lâcheté sur le maintien de l'ordre. qui, au nom d'une prétendue politique du risque zéro, ont désarmé nos policiers et nos gendarmes. Lâcheter face aux délinquants qui recommencent sans cesse, puisqu'ils connaissent une situation d'impunité. L'acheter face aux délinquants, bien entendu, mais l'acheter politique aussi. Les politiques qui excusent, qui minimisent ou euphémisent les violences quand tout simplement ils ne les incitent pas, comme le fait régulièrement LFI. Oui, il faut une nouvelle doctrine du maintien de l'ordre, une doctrine qui protège les manifestants pacifiques, mais qui assume aussi, et je n'ai pas peur de le dire, la répression ferme. La répression ferme. des violences, l'interpellation des casseurs et l'usage de la force légitime. La force ne peut plus être paralysée par la peur de l'assumer. Clémenceau, qui était ministre de l'Intérieur, vendéen lui aussi, avait cette phrase « Si l'État faiblit devant les ennemis de l'ordre, alors il n'est plus l'État ». Troisièmement, Il faut que l'État se donne durablement les moyens juridiques de lutter contre les casseurs. L'état d'urgence peut répondre à une crise immédiate, mais il ne remplace pas à terme une politique pénale ferme et durable. Nous avons besoin d'une véritable loi anti-casseurs qui instaure une responsabilité collective au pénal comme au civil. qui permettent d'identifier, d'interpeller, de sanctionner vraiment ceux qui organisent les violences, ceux qui pillent, ceux qui détruisent, ceux qui agressent. Les Français ne doivent plus payer. Ce sont les casseurs ou leurs parents qui doivent être mis à contribution. Et s'ils sont insolvables, l'État devra se payer sur les aides sociales qu'il reçoit, parce que ces aides sociales sont payées par les cotisations, par les impôts des Français. Je propose aussi des peines planchées pour des actes les plus graves de violence et de pillage, afin que la sanction soit prévisible et réellement dissuasive, ce qu'elle n'est pas aujourd'hui. Je propose d'abaisser à 15 ans la majorité pénale pour les mineurs, pour des crimes et délits les plus graves commis par ces jeunes gens, parce qu'à cet âge, justement, on peut parfaitement comprendre... la portée d'un acte aussi lourd qu'une agression physique, qu'un pillage ou la destruction volontaire d'un bien. Je propose également la suppression du juge de l'application des peines pour que enfin les décisions prononcées par les tribunaux soient des décisions réellement exécutées et qu'il y ait la certitude de leur exécution. Il
faut aussi mieux protéger. Voilà, pour cette prise de parole de Bruno Rotailleau, vous suivez en direct. Et sur cette image à droite, vous voyez également Benoît Payan qui vient de s'exprimer parallèlement au même moment à Marseille avec cette accolade. Et avec au premier plan, vous le voyez, cette Marianne, puisqu'elle a été abîmée samedi par des manifestants, des casseurs. Le maire de Marseille qui est donc applaudi par ses administrés. Et donc ça se passe à l'hôtel de ville. Charlotte Uriand Tomaca, deux images, on le voit bien, Paris avec une demande de Bruno Retailleux qu'il faut décréter l'état d'urgence, et puis de l'autre côté, Marseille, deuxième ville de France, avec là ce symbole de cette Marianne.
Alors attention à bien séparer, parce que Bruno Retailleux, il est candidat à l'élection présidentielle, alors que Benoît Payan est simplement maire de Marseille, fraîchement réélu, mais maire et pas candidat pour la présidentielle de 2017. Oui, les maires sont montés au créneau. Dès hier matin, je pense à celui de Limoges notamment, mais aussi le maire Renaissance de Bordeaux, Thomas Cazenave. Et puis également Benoît Payan qui a expliqué qu'il avait seulement une compagnie de CRS déployée dans sa ville. Et donc ça remettait en cause toute la stratégie du maintien de l'ordre du ministre de l'Intérieur qui est sous le feu des critiques. depuis samedi soir avec une stratégie qui aurait été sous-dimensionnée de maintien de l'ordre. Emmanuel Macron a appelé à faire toute la transparence sur cette stratégie. On verra si ce sera le cas. En tout cas, le ministre de l'Intérieur a révélé ce matin qu'il avait proposé sa démission au président de la République, démission refusée par le président. Évidemment, Laurent Nunes qui est sous le feu des critiques et dont on verra samedi prochain puisqu'il y aura l'acte 2 de ces... manifestations, mais aussi l'acte 3, le samedi 31, si cette fois-ci les stratégies sont revues à la hausse et s'il parvient à enrayer ces pillages et ce chaos. Les commerçants aussi, j'imagine, s'inquiètent aussi pour ce soir, d'autant plus que Bruno Retailleux, alors qu'il est en campagne électorale, donc on va revenir sur ce qu'il disait, lui, il réclame depuis hier la mise en place de l'état d'urgence par l'article 16 de la Constitution. Ça a été refusé. par le président de la République. Moi, j'ai discuté avec un conseiller ministériel qui m'expliquait que si on commençait à mettre l'état d'urgence dès maintenant, on allait voir des scènes se multiplier, ça allait donner lieu à des critiques et qu'on ne pouvait pas déployer tout de suite cet article dès maintenant parce qu'il fallait avoir des marges de manœuvre un peu plus importantes pour plus tard, si jamais la situation empirait.
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