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A six mois du scrutin, les violences du week-end sont-elles un tournant dans la campagne présidentielle ? Face à un gouvernement acculé...
samedi dans certaines grandes villes, vous pouvez pas regarder des commerçants en face quand vous avez des centaines de commerces qui ont été pillés et dire qu'on n'a pas perdu le contrôle sur certaines de ces grandes villes.
Même les anciens alliés du bloc central accusent l'exécutif auquel ils ont appartenu.
Il y a manifestement une faillite dans la capacité à anticiper et à gérer cet événement.
Insuffisante également la réaction du président Macron dimanche soir.
'aurais préféré comme des millions de Français des décisions et des initiatives permettant le retour à l'ordre. Notre pays a besoin d'être commandé.
Responsabilité dans la faillite sécuritaire, mais également dans la réponse politique apportée en amont pour la gauche.
On ne peut pas accepter que ce soit juste un débat d'ordre public. S'il y a des casseurs, c'est qu'il y a des mouvements sociaux et qu'il y a une forme de pourrissement de ce mouvement social qui est organisé par le gouvernement.
L'impuissance du gouvernement d'un côté et la responsabilité d'attiser le chaos de l'autre, avec dans le viseur le candidat insoumis Jean-Luc Mélenchon au cœur des manifestations samedi. est pointé du doigt par la quasi-totalité de ses adversaires politiques.
Jean-Luc Mélenchon mise sur le chaos depuis des années. En agissant ainsi, il est le marche-pied de l'extrême droite.
Le leader insoumis se défend,
lui, de tout appel à la violence. Celui qui viserait à l'intégrité physique de tel ou tel policier, je dirais, mais bon, qu'est-ce que ça veut dire ? Comment tu fais ? Parce qu'après, c'est moi qui dois passer une heure devant un journaliste et moi, je dois répondre d'une stratégie que je n'ai jamais approuvée.
Insoumis et gouvernement attaqué, est-ce Marine Le Pen qui peut bénéficier de la situation ? Dans une adresse très solennelle dimanche, la candidate Rassemblement National se pose en défenseur de l'ordre.
Notre pays est pris en étau, voire en otage, entre la violence et l'impuissance. D'un côté, les forces de la destruction qui banalisent la violence avec sa branche politique, LFI. De l'autre côté, nous avons un pouvoir macroniste à bout de souffle, épuisé, désorienté.
Le gouvernement veut reprendre la main. Sébastien Lecornu doit convier prochainement à Matignon les principaux responsables politiques pour demander des appels à l'apaisement et engager des concertations face à la violence.
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