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que vous faites est honteux mais vraiment c'est scandaleux que de dire que c'est les enfants de l'immigration qui sont responsables de ce qui s'est passé. On voit en fait l'entrée dans ce discours de l'extrême droite et de la xénophobie la plus pure, du racisme. En fait, ce que vous faites, c'est du racisme le plus pur. En fait, la question, c'est que là, on a une question de cohésion nationale à avoir. C'est vous, madame la fasciste.
Sandrine Rousseau, députée Les écologistes de Paris. Bonjour, madame Rousseau. Bonjour, madame la députée. Ce matin, le ministre de l'Intérieur, Laurent Nunes, reconnaît lui-même que ça a échappé à son contrôle. qu'il a failli incontestablement, c'est les termes qu'il emploie, qu'il y a eu un problème aussi dans le renseignement. Et pourtant, il reste Place Beauvau. Qu'est-ce que vous en pensez ? Le président a refusé sa démission.
pense que le président aurait dû l'accepter. Je pense que le président aurait dû accepter sa démission, ce qui s'est passé. n'est pas normal du début jusqu'à la fin. Vous disiez que ça devait être une grande journée de manifestation, mais ça a été aussi ça. Bon nombre de cortèges sont
déroulés dans le calme.
Ça a été aussi ça. Il y avait des familles, des enfants, des personnes même en fauteuil qui étaient dans ces cortèges-là. Et ce qui s'est passé a été un débordement complet et surtout une erreur d'analyse, une erreur stratégique du maintien de l'ordre, la stratégie du maintien de l'ordre dans ce cortège. Où est-ce qu'elle est
l'erreur selon vous ?
À la République, en tous les cas, ce qui s'est passé, c'est que les manifestants, pas les casseurs, les manifestants ont été gazés et vraiment de manière très intensive dès midi, donc deux heures avant la manifestation, de sorte que plein de gens n'ont pas réussi à rentrer dans le cortège. Et donc, il y a eu une espèce d'éparpillement des personnes qui étaient venues. Et quand c'est comme ça... hors de contrôle, et bien évidemment, il y a des appels sur les réseaux sociaux pour que d'autres arrivent qui ont de mauvaises intentions, etc. Donc en fait, je pense vraiment qu'il y a eu une erreur stratégique du maintien de l'ordre. C'est-à-dire que vraiment, là, il y a eu quelque chose qui s'est déroulé, qui était absolument anormal. Et moi, je demande, j'ai une question à poser au ministre de l'Intérieur. Y a-t-il eu un mort ? Place de la République. Et je voudrais qu'il réponde à cette question. Il y a eu un
malaise cardio-respiratoire. Il y a eu des
images très... Je ne sais pas si c'est un malaise cardio-respiratoire dans des conditions normales. Je ne sais pas. Et donc je voudrais que vraiment...
Qu'est-ce que vous sous-entendez alors ?
Déjà il faudrait qu'il confirme qu'il y ait eu un mort à République. Et dans quelles conditions cette personne est morte ? C'est-à-dire qu'est-ce qui s'est passé dans les minutes avant son malaise ? Qu'est-ce qui s'est passé au moment de son malaise ? Est-ce que les secours ont pu accéder ? Est-ce qu'il y a eu des soins suffisants pour qu'ils puissent être sauvés ? Et que le ministre de l'Intérieur réponde de ça. Parce que vraiment là, en fait, ça change tout. C'est-à-dire que ça montrerait que ce qui s'est passé à République est tout à fait hors normes et hors du cadre du maintien de l'ordre classique.
Moi, je trouve insensé qu'on mette en cause le ministre de l'Intérieur et que des gens de gauche, comme vous, Madame Rousseau, osent aujourd'hui même venir dans un média. Pour l'inviter, pour l'inviter, justement. J'entendais hier Marine Tondelier, par exemple, qui continuait à pérorer comme si de rien n'était. Alors que vous devriez avoir honte, cacher, présenter des excuses aux Français. Parce que ce qu'on a eu là, c'est hier et avant-hier. C'est le résultat des idées de la gauche et de la politique de la gauche depuis des années. C'est le résultat de l'immigration de masse. C'est le résultat de l'impunité. C'est le résultat d'un système pénal qui ne fonctionne pas. C'est de votre faute ce qui se passe. Vous qui êtes allié à la France insoumise, j'entendais aussi... Et je trouve ça honteux, Benoît Payan, le maire de Marseille, et Emmanuel Grégoire, le maire de Paris, qui d'un air pincé demandait des comptes au ministre de l'Intérieur, alors que ce sont des maires qui sont comptables de ce qui se passe aujourd'hui. Donc franchement, je trouve ça dingue. Et moi, je me dis, mais qu'est-ce que ça nous coûte cher, la gauche quand même ? Qu'est-ce que ça coûte cher aux gens, aux Français, aux contribuables ? Entre les impôts, les dégradations, les racailles, le bordel tous les week-ends, les casseurs, les réformes, les seules réformes courageuses abandonnées en race campagne. Mais qu'est-ce que ça nous coûte cher, vos conneries ? Mais moi, je n'en peux plus de vos conneries. Je n'en peux plus, je trouve que vous devriez, mais vraiment, vous écraser aujourd'hui. Et vous êtes là, et vous venez toutes honte-bues faire votre numéro pathétique. Pardon, mais moi, ça me désespère. C'est bon, vous avez votre capsule, vidéo. Il ne faudra pas vous étonner quand les gens deviendront violents. Parce qu'ils en ont ras le cul de vos conneries. Moi, je vais vous dire honte
à vous. d'associer immigration de masse et ce qui s'est passé il y a... Ah bah il suffit de voir les
images madame.
Non, bah non en fait. Ah bah si, bah moi je les
ai eu en bas de chez moi vous savez. Non non mais
en fait... Je les ai eu en face de moi madame. Donc vous ne me ferez pas votre
petit numéro. Non non non non en fait... Je les ai eu en face de moi. En fait ce que vous faites est honteux. Ce sont les enfants de l'immigration. Les pillards, les pillards. Ce que vous faites est honteux c'est... Et parfois c'est même leurs parents. C'est l'ennemi de l'inde. Donc ne faites pas semblant. C'est
scandaleux. Et moi si ça part là-dessus... Je vais vous dire, je ne reste pas sur le plateau en réalité. Non, non, non. On ne peut pas accepter que sur un plateau de télé, la question là, ce soit l'immigration, et les enfants de l'immigration. Je les ai eus en face de
moi, je les ai vus brutaliser des
passants. En fait, non. Ce qui s'est passé hier, pardon avant-hier, c'était une manifestation pour la dignité de vivre. Les pillages c'est autre chose, mais vous ne pouvez pas... Je voudrais juste dire aux commerçants et commerçantes, et aux manifestants d'ailleurs, que c'est absolument indigne de s'en prendre aux commerçants, parce qu'en plus... Le commerce de proximité, le commerce de quartier, le commerce de centre-ville est en grande difficulté en concurrence avec les livraisons. Ce sont des petits salaires des gens qui travaillent énormément. D'ailleurs, c'est un des sujets en politique, c'est qu'on se trompe souvent d'adversaire. Donc là, en l'occurrence, ça n'est pas à la hauteur. Maintenant, je vais vous dire, il y a aussi des scènes de pillage en Italie sous Mélonie, qui a quand même un discours tout à fait différent. Et par ailleurs, aux Etats-Unis, il y a aussi eu de très grandes manifestations sur le pouvoir d'achat. Ce que vous faites est honteux mais vraiment c'est scandaleux que de dire que c'est les enfants de l'immigration qui sont responsables de ce qui s'est passé. On voit en fait l'entrée dans ce discours de l'extrême droite et de la xénophobie la plus pure, du racisme. En fait, ce que vous faites, c'est du racisme le plus pur. Non, en fait, la question, c'est que là, on a une question de cohésion nationale à avoir. On a une question de solidarité à avoir sur l'ensemble du pays pour tenir notre démocratie. Et qu'en fait, là, ce que vous faites, ils vont bientôt monter chez les gens. Ils l'ont fait rue Saint-Martin. Vous devriez avoir honte parce que vous êtes quelqu'un d'intelligent. Vous êtes quelqu'un d'intelligent et vous ne devriez pas donner courant à ceux-là. Non, mais vous ne devriez pas donner
courant à ceux-là. Je vais
juste rajouter un petit truc. Parce que tu dis, je les ai vus devant moi. Voilà, ils sont issus d'immigration. Les éboueurs le matin qui nettoyaient là aussi, tu peux dire, je les ai vus. Ceux qui nettoient la France, c'est l'immigration. Dans les commerçants, il y avait aussi des gens d'immigration. Je les ai vus, c'est les gens d'immigration. La personne qui est assise à ta gauche, tu peux dire aussi. Est-ce que moi, parce que moi, j'ai fait des études littéraires et je suis proche de français, je veux dire que les immigrés sont partout. Et dans les policiers qui étaient devant, il y avait aussi les gens issus de l'immigration. Je refuse
de me bander les yeux. Je vois ce que je vois et je veux qu'on trouve des solutions.
Oui mais c'est simpliste la solution. Et c'est ce qu'on entend. On entend la même chose. Moi je veux bien rejouer le même film. Depuis 10 ans vous jouez le même film. Avec nous on jouait le même film. Mes enfants on jouera le même film. Les enfants de mes enfants
ils joueraient le même film. En fait on n'est jamais français avec vous. C'est ça qui est dingue, c'est qu'on n'est jamais français. Il y a toujours cette espèce de procès du fait que les parents, c'est les enfants d'immigration. En fait, ce que vous faites, c'est que vous ne reconnaissez jamais la nationalité française et vous ne reconnaissez jamais le statut français. Et d'ailleurs, je vais vous dire, Emmanuel Macron, dans son allocution hier, quand il dit « je m'interroge comment des Français peuvent faire ça à la France », en fait, il met l'esprit du doute là-dessus. Mais moi, ces gens sont français. D'ailleurs, ils doivent être gérés de ce... ils ont les lois françaises.
Mais absolument, il n'y a pas à aller à leurs origines, il n'y a pas à aller à leurs grands-parents, à leurs arrière-grands-parents qui par ailleurs, en
effet, travaillent dans tous les secteurs de France et que même dans les policiers qui étaient hier à République... Mais vous avez raison, nous ne faisons rien. C'est pas ce qu'on dit. Mais par ailleurs, c'est
une crise sociale. Par ailleurs, c'est une crise sociale. On en a acheté de l'eau bouillante par la
fenêtre comme au Moyen-Âge. Alors je ne suis pas d'accord avec vous, Madame Brousseau. Les images qu'on a vues
des pillages, on n'est plus dans la crise sociale. Si vous voulez, moi je vais mettre le curseur à... un autre niveau que Charles. Si vous voulez, on peut parler de votre action l'extrême-grouche au global pendant les manifestations lycéennes. à avoir comme slogan « la police tue », « la police s'éborgne », « les CRS tapent », « les CRS gaz ». À un moment donné, vous avez une responsabilité aussi dans ce qui s'est passé hier. Et moi, je ne le mettrai pas sur la notion de race, mais sur votre action politique depuis 15 jours. Et après, derrière ça, il faut quand même se rendre compte de quoi on parle. On est dans des situations de guerre civile. On n'est plus dans la contestation de la rue. On est dans des situations de guerre civile. Ce n'est pas la
faute de Madame la députée. C'est la faute des casseurs, enfin les premiers responsables Didier sont les casseurs. Madame la députée,
je l'écoute depuis samedi soir sur les plateaux, elle veut faire l'amalgame entre ceux qui ont pillé et ceux qui revendiquaient pour le pouvoir d'achat. Quand le RAID va exfiltrer une préfète, sinon elle se fait lâcher, on n'est plus dans la contestation sociale. Ce n'est pas la faute de Madame Rousseau, ce n'est pas le discours de Madame Rousseau. Dans le discours de Madame Rousseau, il y a quand même eu aussi réponse. Vous êtes agriculteur
? Ce ne sont pas les agriculteurs qui ont incendié le Parlement de Bretagne, ce ne sont pas les agriculteurs qui sont venus devant l'Assemblée nationale. Vous ne pouvez pas me reprocher à moi un truc qui s'est fait il y a 40 ans. Ce ne sont pas les agriculteurs qui ont
fait brûler
la porte de la mairie de Bordeaux. En fait, à un moment, c'est sympa de donner des leçons comme ça en permanence. Mais là, on a une crise sociale majeure. Je vous dis, je soutiens les... Mais c'est pas la crise sociale,
les pillages, c'est pas la crise sociale, madame ! Je
vous ai pas dit ça, je vous ai dit ça ! Si, vous le dites ! Vous faites
depuis trois jours l'amalgame, vous faites depuis trois jours l'amalgame entre la contestation sociale et les pillages.
Je vous dis... Il n'y a pas de pillage à avoir. Je vous ai dit, les commerçants sont en difficulté, ce sont des gens qui travaillent, et donc il n'y a pas à faire ça. Maintenant, je vous dis aussi que les centaines de milliers de personnes qui étaient dans la rue, en fait, ce sont des personnes qui demandent la dignité, qui demandent la capacité à vivre. Et moi, je vais vous dire, en sortant de la manifestation, je me suis dit, ce truc est inarrêtable. Pourquoi c'est
inarrêtable ?
Parce que les personnes qui étaient là étaient des personnes qui, et je parle des manifestants, les manifestants qui étaient En fait, c'était une question de survie pour eux. C'est-à-dire que c'était soit ils se battaient pour leur capacité à vivre, leur dignité, et ils y mettaient leur trip et leur capacité à nourrir leurs enfants, soit en fait, ils n'y arrivaient pas. Et donc en fait, quand on est dans un truc de survie comme ça, dans un truc absolument tripal comme ça, c'est inarrêtable. Parce qu'en fait, là, les gens crèvent. Vraiment, il faut se rendre compte de ça, les gens crèvent. Il y a ces images qui tournent en boucle, mais ce qui s'est passé samedi, c'est une mobilisation citoyenne absolument énorme. Nous, on ne réfute pas
la mobilisation. Par contre, on voudrait qu'il y ait des vraies solutions sur les gens qui ont été pillés. Parce que des librairies, j'en ai pas vu piller des librairies. Mais je viens de
vous dire qu'ils allaient être soumis aux voix françaises. C'est pas les mêmes. C'est pas les mêmes. Acceptez de dire que c'est pas les mêmes. Je vous l'ai dit, ce n'est pas les mêmes. Maintenant, je dis aussi aux pilleurs, arrêtez en fait. Ça décrédibilise le mouvement. Non seulement ça décrédibilise le mouvement, mais ce que vous faites surtout, c'est que vous êtes en train de... peines qui vont être mises par la justice vont être extrêmement lourdes. Vous êtes en train de gâcher tout votre avenir pour juste avoir eu un pull ou un téléphone ou je ne sais pas quoi. En fait, ça ne vaut vraiment pas le coup. Vous ne vous rendez pas compte du risque que vous prenez. Il n'y aura aucune clémence, il n'y aura aucune empathie pour vous. Maintenant, arrêtez parce qu'en fait, vous vous mettez vous-même en danger. Justement,
mais comment vous expliquez que tout part ? Ce que l'on peut comprendre, parce que nous dans cette émission, on a tous les jours des gens qui disent on n'arrive pas à boucler les fins de mois, le 10 du mois on est dans le rouge, on n'arrive pas à payer l'essence, on saute des repas, ça on l'entend depuis des semaines et des mois ici. Comment vous expliquez que alors que ça part de revendications légitimes, et on avait des agriculteurs la semaine dernière qui nous disaient nous, on a de plus en plus de gens qui se suicident aussi, et qu'à chaque fois... Ça dégénère. Comment vous l'expliquez ? Moi, je n'ai pas
expliqué ça. Ça, c'est une question qu'il faut poser à la stratégie du maintien de l'ordre. C'est la faute du maintien de l'ordre ? Oui, en fait, moi, je n'ai pas appelé les casseurs. Moi, je n'ai pas appelé les casseurs. Je veux dire, c'est
systématique, quel que soit le cortège. Hormis celui du pape, hormis pour le pape. Oui, mais
je vais vous dire, à la sortie de match de foot aussi, ça peut dégénérer. On a vu des finales qui ont dégénéré. La société est telle que quand il y a des grands moments, même au nouvel an, il y a des personnes qui s'invitent dans ces grandes manifestations pour casser. Ça n'est pas spécifique aux manifestations sur le plan d'achat. Et c'est l'extrême gauche ? Personne ne peut affirmer ça, en fait. Personne ne peut affirmer ça. Mais même la procureure de Paris l'a dit ce matin. Elle a dit qu'on ne peut rien affirmer. Moi, je vais vous dire, la mairie de Limoges, par exemple, je ne comprends pas. On est rentrés par les caves des gens qui connaissaient l'entrée par les caves, qui manifestement connaissaient l'intérieur de la mairie. Soyons exhaustifs. Soyons, s'il vous plaît, exhaustifs. Je vous dis juste, qui, Je pense qu'on va avoir des surprises, que les enquêtes vont révéler des surprises sur ce qui s'est passé. Maintenant, encore une fois, je vous le dis, je suis très claire, je condamne ces violences-là. Il n'y a zéro sujet. Et notamment par respect pour les personnes qui voient ces dégradations, que ce soit les commerçants, mais aussi les employés de mairie qui travaillent pour le bien, etc. Franchement, c'est des traumatismes devant ça. Et par ailleurs, ce sont des bâtiments publics qu'on vient de... Vous
restez avec nous Sandrine Rousseau, vous êtes venu dans les grands gueux. Je vous remercie d'avoir, parce que c'est quand même moi qui vous invité avec l'équipe de production des GG, pour venir discuter avec Charles Consigny, Fatima Hidbounoua et avec Didier Giraud. Tout le monde va prendre la parole, Fatima Hidbounoua, Charles et Didier. Tout à l'heure à 10h40 dans un quart d'heure, on redonnera la parole aux commerçants, puisque vous étiez nombreux à vouloir intervenir tout à l'heure avec le représentant de la Confédération des Commerciants de France sur qui va tirer définitivement le rideau. Est-ce que vous vous êtes senti abandonné, pas assez protégé ? que vous allez vous armer. On en reparlera tout à l'heure à 11h20, dans un quart d'heure. C'est Sandrine Rousseau, la députée écologiste, qui est notre invitée, députée écologiste de Paris, avec Didier Giraud, avec Fatima Hidbounoy, avec Charles Consigny. Avant de donner la parole à Fatima, Charles, tu voulais dire un mot sur les ingérences ? Alors,
sur deux choses, non mais deux choses. D'abord, il y a effectivement, pour qu'on soit exhaustif et que nos auditeurs prennent la mesure de ce qui se passe, beaucoup de spécialistes des ingérences russes, pas des paranoïaques ni des neuneus, qui expliquent que dans le bordel qui a été mis, pour le coup dans le bordel dans les manifestations, pas forcément les pillages, mais dans les manifestations, et peut-être un peu les pillages via les réseaux sociaux. On a des soupçons d'ingérence russe. Pourquoi ? Parce qu'on observe que tout ça s'est produit au même moment en France, en Italie et en Albanie. Et ça ressemble tout à fait aux opérations de déstabilisation que peuvent mener les Russes. De même que quand il y a eu l'afflux massif de Marocains l'enclave de Cheouta au nord du Maroc, qui est un territoire espagnol, on a eu de forts soupçons que c'était... Des bots russes, donc des russes sur les réseaux sociaux et des robots russes qui avaient diffusé des fausses informations aboutissant à une arrivée massive de gens. Tout ça visant à déstabiliser l'Europe. Je dis ça pour qu'on soit exhaustif. Mais après, il y a quand même une chose, c'est que quand même, je pense que la France insoumise dans tout ça n'est pas claire. Moi, je trouve qu'ils ne sont pas clairs. Je trouve que leurs appels... Bagayoko, par exemple, n'est pas clair. Il a dit que la violence était légitime, même s'il fallait
dans la mesure du possible éviter.
Il est toujours sur une ligne de crête que je trouve un peu spéciale. Et les uns et les autres, je suis désolé, jouent un jeu. Ça
joue avec le feu, Madame Rousseau, vous pensez ?
Que la France Insoumise demande à ce qu'il y ait des manifestations pour le pouvoir d'achat, qu'ils soutiennent, et moi d'ailleurs j'en fais partie, non pas de la France Insoumise, mais du soutien au mouvement lycéen, c'est évident, c'est évident. Jamais je n'ai entendu un député insoumis valider, encourager, soutenir la casse. Ça n'est pas vrai. C'est-à-dire qu'en fait, ils appellent plutôt au calme, tout le temps en fait. Et quand Bali Bagayoko dit ça, il rajoute qu'il faut l'éviter à tout prix. Et par ailleurs, il a été le premier à s'interposer, pour qu'il n'y ait pas de violence. Absolument. Moi, je trouve ça facile. Et vraiment, votre discours de dire que c'est l'immigration et LFI, mais... Les Français le voient. Non, mais c'est... Est-ce que la gauche... Est-ce que la politique appelle au soulèvement permanent ?
Est-ce que politiquement, ce samedi 17 juin... Mais
moi j'y vais en soutien aux lycéens, mais comme j'y étais en 2015... Mais il ne faut pas, vous
êtes une adulte, vous ne devriez pas les encourager dans ces conneries, vous devriez essayer de les raisonner, ce n'est pas les soutenir que de les voir. Mais
c'est le premier budget de l'État. Aujourd'hui, il y a la moyenne d'absence pour les... Pour un prof, c'est 24 jours. C'est-à-dire que vous avez 24 jours sans remplaçant. Vous avez des lycées qui ont été à 40 degrés et on leur a dit que vous continuez à étudier. Il y a des rats dans certains lycées. Il y a des toilettes où il n'y a aucune porte qui ferme. Mais c'est une réalité, il y a des rats dans les grands restaurants à Paris. Ça, ça me fait penser à Bolloré sous les toits. Dans tous les rez-de-chaussée, il y a des rats. Quand vous avez des bâtiments de lycée qui ne permettent pas d'étudier dans la dignité, c'est normal qu'ils le demandent. C'est évident. J'ai parlé
avec les syndicalistes lycéens en off. Ils ont quasiment tous reconnu que tout ça, c'était pour se marrer, pour être en vacances. Non, ça n'est pas vrai.
Ce sont les plus politisés de toutes les manières.
C'est assez minoritaire finalement. Parce que sur 3700 lycées, on était arrivé à 800 qui étaient bloqués. C'est beaucoup. Oui, sur 3700. Oui,
d'accord, mais c'est beaucoup par rapport à plein d'autres mouvements lycéens qui ont eu lieu. Et il y en a combien ce matin ? Je rajoute un truc sur les lycéens, parce que ça c'est quelque chose qui a été peu analysé. C'est la question de Parcoursup par exemple. Parcoursup, c'est une sélection, mais une sélection. quand même qui a un côté totalement aléatoire dans une partie en tous les cas. Et moi, pour avoir travaillé sur les services de psychiatrie dans le cadre de l'Assemblée nationale, ça n'avait rien à voir normalement. Pour autant, dans cette mission d'information, partout en France, on m'a dit « mais on a des pics ». d'accueil de personnes suicidaires, etc., au moment des résultats de Parcoursup. Enfin, je veux dire, on se rend compte de ce qu'on fait aussi à la jeunesse. Ce n'est pas possible d'accepter ça. Il faut une sélection quand
même. Si on enlève Parcoursup, il faut mettre un autre outil de sélection. Moi, j'ai reconnu, on allait déposer son dossier, et puis après, on croisait les doigts. Et il y avait 60% d'obtention du bac à l'époque. La démographie
a diminué. Donc, Parcoursup a été créé à un moment où il y avait une espèce de surcharge d'une génération. Là, aujourd'hui, ça n'est plus nécessaire. Et je pense que ça fait partie de ces choses qui sont vécues comme des humiliations après avoir été dans des lycées insalubres, etc. Et donc, voilà, cette humiliation, elle ne peut pas durer éternellement.
Fatima Ilboud, ma prof de français.
Si vous étiez à la place d'Emmanuel Macron aujourd'hui, qu'est-ce que vous proposeriez face justement aux casseurs ou aux pilleurs ? Ce serait quoi votre façon de faire ? Déjà, moi,
je recevrais, si j'étais à la place d'Emmanuel Macron, je recevrais les représentants lycéens. Il a prôné le dialogue hier au soir.
Oui,
mais ça aussi, parce que ça aussi, on n'en a pas parlé. Mais il y a eu les gilets jaunes. dont on sait comment ça a été géré. Après, il y a eu la manifestation des retraites qui n'a obtenu aucune espèce de débouché. Il y a eu des pétitions sur la loi Duplon qui n'ont rien donné. Il y a eu la loi sur ce qu'on appelle permis de tuer, mais qui est sur la légitime défense, qui a donné lieu aussi à une manifestation énorme, ça a été imposé. En fait, la question que pose le macronisme, c'est quel est le débouché politique à une colère ou à une inquiétude légitime du peuple. Et en fait, la démocratie, c'est aussi d'entendre cela et de donner des espèces d'échappatoires, de sorties par le haut à tout le monde de ces crises-là. Or, Emmanuel Macron ne
fait... Mais c
'est pareil sur la crise agricole. En fait, on ne fait que refermer le couvercle un peu plus fort à chaque mouvement. Est-ce qu'il faudrait une présidentielle anticipée
du coup ? Est-ce que là, aujourd'hui, Emmanuel Macron, face à ce qui se passe, il devrait prendre ses responsabilités et dire... Parce qu'hier, il a donné rendez-vous. à six mois à l'élection ? C'était
inconséquent sa prise de parole, c'est-à-dire que c'était laissez-moi tranquille pour les six derniers mois, votez, là je vais faire le truc du Qatar et puis de la rame saoudite, je ne sais plus lequel. Je veux dire, c'était inconséquent. Il n'y a pas eu une annonce, il n'y a rien eu. On aurait pu quand même imaginer qu'il y ait des annonces sur le pouvoir d'achat et sur la capacité à vivre des gens. On aurait pu imaginer... Pardon ? Élection anticipée ? Vous aimeriez ça ? Ça changerait quelque chose ou pas ? Moi, je pense que ça ne changerait pas grand-chose. C'est juste maintenant, il faut que les... suis ouverte si on va vers ça. Moi, je pense qu'à minima, le ministre de l'Intérieur doit démissionner. Je pense qu'il faut qu'on censure le cornu avec le budget. Et que derrière, il y ait une véritable considération. Mais moi, je parle vraiment à la question de
Fatima, s'il vous plaît. Qu'est-ce qu'on fait sur les casseurs et les pilleurs ?
En fait, je vous l'ai dit quatre fois, donc je peux vous le dire une cinquième fois. Ils sont soumis aux lois de la République et donc ils doivent passer devant les tribunaux. C'est quoi ce que vous attendez ? Non,
mais... Dites-moi ce que je dois dire. Vous avez programmé la manifestation du 5. Comment on fait pour ne pas avoir ces scènes de pillage ?
Je vous dis, on change de stratégie de maintien de l'ordre. Quelle
stratégie, puisque vous aspirez au pouvoir ? stratégie de maintien de l'ordre à ce moment-là.
Ce à quoi j'ai assisté, c'est un maintien de l'ordre qui cherchait l'escalade dès midi, donc avant la manifestation. J'insiste là-dessus parce que si vous empêchez les gens d'accéder au cortège, vous accroissez les tensions à l'intérieur de la ville.
Vous êtes
incroyable. Je vous ai dit sur les pillages. Dites-moi ce que je dois dire sur les pillages pour qu'on puisse passer à autre chose.
pas si vous le faites consciemment ou pas. Mais on dirait que vous essayez de noyer le poisson en disant que ce serait la stratégie du maintien de l'ordre qui aurait abouti aux scènes de guerre civile qu'on a vu dans Paris. Je suis désolé, je trouve ça un peu spécieux. Je ne pense pas que ce soit la faute du maintien de l'ordre. Elle dit qu'on
a été forts avec les faibles et faibles avec les forts en gros. Et qu'il faudrait d'un côté les manifestants permettre la manifestation d'une façon paisible et mettre le paquet sur les cacheurs. Le sujet c'est que là le paquet des
forces de l'ordre. de votre expression, mais le plus grand nombre des forces de l'ordre ont été concentrés sur des manifestants qui voulaient juste manifester et du coup, il n'y en avait pas assez. Il y a même des témoignages de policiers qui disaient qu'ils n'avaient plus de bombes lacrymaux tellement ils en ont mis sur les manifestants. Donc en fait, c'est une stratégie du maintien de l'ordre qu'il faut revoir. Je suis désolée, on ne peut pas échapper à cette question. Sofiane
veut intervenir, chef d'entreprise dans le Maine-et-Loire. Bonjour Sofiane. Bonjour les grandes gueules. Je vous en prie, vous voulez intervenir dans notre discussion, je vous écoute.
important là parce que là je tiens à Sandrine Rousseau déjà et je voulais Charles Consigny s'il vous plaît, vous connaissez Patrick Buisson
très bien.
Oui, en 2016, son livre « La cause du peuple », il accuse Nicolas Sarkozy d'avoir laissé faire les casseurs pour justement prendre la place de l'héritier désigné de Chirac, Dominique de Villepin. Ils ont laissé faire, il était ministre de l'Intérieur. Donc là, qui aurait laissé faire ? En fait, je vais vous expliquer un truc, je vais parler juste deux secondes, parce que là, c 'est incroyable ce qui est en train de se passer en France. de voir tout un système qui flippe, de voir le peuple comprendre avec les réseaux sociaux, parce qu'on n'est plus dans les early 2K, on n'est plus au début des années 2000, on a les réseaux sociaux, on se rend compte de tout ce qui est en train de se passer, on se rend compte de tout ce système en place qui vacille. Non, pas qui vacille, qui est tenu par les élites, par les bourgeois, par les bollorés, etc., avec les médias, qui dînent avec aujourd'hui le RN, avec Bardella, avec Marine Le Pen. Donc ceux qui sont responsables des pillages. Attendez, attendez, je termine. ce système qui va, du coup, de toutes les élites qui ont été au pouvoir depuis des décennies, qui ont tout intérêt à garder une éducation nationale avec un accès non égalitaire à la connaissance pour le peuple. Oh, c'est le premier budget de l'État ! Allez-y, finissez,
Sofiane.
Ecoutez-moi bien. Voir les médias qui filment les casques, on voit sur Internet. Des gens qui filment, des policiers en civil qui tentent de casser des vitrines. Qui tentent de casser des vitrines de Chicken Street, etc. C'est la théorie du
complot, quoi. C'est pas la
théorie du complot, désolé. Ça a vraiment
été filmé. Mais non,
mais oui, en fait. C'est la vérité. On a des preuves, en fait, sur Internet qui nous montrent des policiers en civil qui brûlent des poubelles, qui essayent de casser des vitrines. Et du coup, ensuite, des médias qui vont montrer ça. Moi je les ai vus de mes
yeux en bas de chez moi cher monsieur. J'ai vu que ce n'était pas des policiers. C
'est la vérité ?
Je les ai vus en bas de chez moi, ce n'était pas des policiers. Il a raison, Sophia, dans son raisonnement, Sandrine
Rousseau. Il y
a une stratégie d'entretenir aujourd'hui le chaos.
Je pense qu'au début, il y a eu une stratégie, en tous les cas, qui n'était pas une stratégie d'accalmie. Or, on l'a vu dans d'autres pays qui ont eu d'autres stratégies de maintien de l'ordre. L'essentiel du calme vient du fait qu'il y a des stratégies de désescalade avec de l'isolement des personnes les plus violentes. violentes, etc. Et là, on a fait tout le contraire. Moi, je n'ai vu qu'une stratégie de l'escalade. Je pense qu'il faut le poser, cette stratégie du maintien de l'ordre était une stratégie de l'escalade. Alors oui, ça a escaladé. Oui, ils ont été débordés. Mais moi, je vais vous dire... Pour décrédibiliser
le mouvement, du coup, alors.
Absolument, mais je pense même que les policiers ont été en danger. Enfin, je pense qu'il faut le dire. C'est-à-dire que cette stratégie-là les a mis en danger. Parce qu'ils étaient... Du coup, ils se sont laissés complètement débordés par des gens qui étaient dans une colère, dans un... Et eux-mêmes se sont mis en danger là-dedans. Et donc, je ne sais pas si des policiers vont finir par parler, mais je ne serais pas surprise que dans les jours qui viennent, il y ait des policiers qui disent « mais nous, les ordres qu'on avait, on ne les comprenait pas quoi ». Parce que je pense que ça a été, et donc c'est le ministre de l'Intérieur. C'est bien ça qu'il faut poser. Qui est toujours
en place. Sandrine Rousseau, merci d'être venue
dans les GG, dans les grandes gueules. Merci beaucoup. Ce n'était pas facile pour vous aujourd'hui. Merci d'avoir accepté la discussion avec Didier Giraud, avec Charles Consigny. avec Fatima Ibouna. Merci à Sofiane d'avoir été avec nous.
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