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C'est un climat délétère dans la société. Et ce à quoi nous assistons aujourd'hui, c'est une France en ébullition. Et moi, je vous le dis, les moments que nous avons vécu ce week-end sont gravissimes. La République a été attaquée. La République a été attaquée. Les mairies ont été attaquées. La mairie de Limoges incendiée. Ce seront des images qui resteront longtemps gravées dans les consciences collectives et individuelles françaises. Et quand la République est attaquée, elle doit se défendre. Il est insupportable que des mouvements ultra-violents et des hordes de pillards s'attaquent aux symboles de l'État, s'attaquent aux services publics, s'attaquent aux commerçants. Et nous encourageons le gouvernement à apporter une réponse ferme. Aujourd'hui, des questions sont posées. Comment se fait-il que l'ordre public n'ait pas été assuré à ce point-là ? Comment se fait-il que les dispositifs policiers aient été aussi limités ? Comment se fait-il que des casseurs aient eu autant de temps pour commettre leurs méfaits ? Il y a des réponses à apporter et il y a des solutions à apporter de manière urgente. Il faut un retour à la paix civile, il faut un retour à l'ordre républicain et il faut aussi des réponses politiques apportées aux revendications politiques d'un mouvement social sur la vie chère ou sur les lycées et les lycéens. Ce gouvernement a failli, d'abord en ne répondant pas politiquement à un mouvement politique, en espérant le pourrissement, ensuite en étant incapable d'assurer l'ordre public. Il faut donc désormais que l'État sorte de l'impuissance. C'est un moment grave dans la vie de notre nation et chaque force politique doit être à la hauteur de la situation.
Monsieur le Premier a annoncé avoir demandé au préfet de déclencher des couvre-feux, localiser votre réaction, c'est une bonne chose.
ce qui permettra le retour à l'ordre civil, si c'est limité et si ça correspond à la constitution, tout ce qui permet de rétablir l'ordre civil est le bienvenu. Il faut qu'on revienne à un état normal. Ce à quoi on a assisté, c'est un pays où plus rien n'était contrôlé, plus rien n'était gouverné. insupportable. Et donc oui, si ça permet d'aider, nous soutiendrons.
Mais c'est quoi vos propositions politiques ? Vous, vous avez fait quoi ?
D'abord, la première chose, on aurait répondu politiquement à un mouvement politique. On a des lycéens qui sont en mouvement depuis des semaines et on a eu un gouvernement qui, au départ, par la voix du ministre de l'Éducation nationale, leur a conseillé d'aller parler avec leur proviseur. Ce n'est pas au niveau. Ensuite, hier, la mobilisation, enfin avant-hier et hier, la mobilisation policière n'était pas au niveau. L'anticipation n'était pas là. Comment se fait-il qu'il n'y ait eu qu'une compagnie de CRS à Marseille, par exemple ? Tout ça, c'est des questions auxquelles il va falloir que le gouvernement réponde. Ensuite, nous serions extrêmement fermes, fermes vis-à-vis des casseurs, fermes vis-à-vis des mouvements ultra-violents. Il faut les traquer, il faut que chaque individu qui a participé à ces saccages paye, que les sanctions soient lourdes et que ce soit immédiat. Maintenant, il y a aussi... Une république à reconstruire. Et ce sera tout l'objet du débat des présidentielles. Une république à reconstruire. Des murs de ghetto à briser. Une fabrique citoyenne à reprendre. Le pays va très mal. C'est une fin de règne qui est extrêmement crépusculaire et il faut impérativement garantir la possibilité pour le peuple français de s'exprimer dans les six prochains mois. Cette élection, elle est fondamentale et elle ne peut pas se dérouler dans ce contexte-là. Donc il faut assurer d'abord la paix civile en France.
Et votre discours, il ressemble à celui de Macron hier. Il disait la même chose alors que Mélenchon propose des mesures concrètes. C'est quoi vos mesures concrètes ? C'est le premier parcours sub, 10 milliards pour les lycéens ?
On a un plan pour les lycéens, on a un plan pour l'école qu'on a exposé, on le tient à disposition du gouvernement. De la même manière, contre la vie chère, nous avons fait des propositions que le gouvernement a ignorées depuis des semaines. Et donc non, il faut répondre politiquement à un mouvement social, il faut des mesures sur le pouvoir d'achat, il faut des mesures sur les lycées, il faut des mesures sur la rénovation des bâtis scolaires.
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