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La France encore sous le choc après un week-end de violence d'une ampleur exceptionnelle. Et déjà, un appel des Gilets jaunes à un acte de samedi prochain. Après les pillages d'hier soir, notamment à Lyon, Marseille, Paris, les habitants sont à bout et aussi entre colère et écœurement. Reportage de Marise Burgot, Camille Rijad, Saad Asouban et Achille Dupas. Des
petits groupes de jeunes dans différents quartiers de Paris cette nuit. Des courses poursuites avec les forces de l'ordre. Une soirée moins violente que samedi soir, mais tout de même 30 commerçants pillés. Ici, un magasin d'articles de sport totalement vidé après le passage des voleurs. Plus loin, des pillages dans ce magasin d'optique. Et ce voisin excédé qui lance de l'eau sur ces individus. La fuite des émeutiers à l'arrivée de la police et ce matin, la colère froide des habitants. Cette image filmée par un voisin que nous avons pu rencontrer.
au troisième, c'était pas forcément super rassurant. Tout le monde a fermé ses volets pour pas recevoir des projectiles avant des fenêtres cassées. Ça fait un peu peur forcément et ça fait surtout de la peine pour les gens qui travaillent ici.
Cette nuit, après le pillage de cette boutique de luxe, des plaques de protection sont posées en urgence. 350 interpellations hier et cette nuit à Paris et des lycéens ulcérés eux aussi par la casse.
on voit que des casseurs viennent s'agrémenter à nos goûts et font du désordre, on ne peut qu'être triste.
Une autre forme de violence inquiète les autorités. Ici, des émeutiers investissent samedi soir l'entrée de cet immeuble. Ils détruisent une porte dans le hall pour accéder à un magasin. Une femme filme, prend un coup de
pied. Une habitante a tout entendu. Ils sont très très forts parce qu'en fait ils ne cassent pas les vitres, c'est dangereux. Donc ils passent en rampant par les parois de bois. Je veux dire que dans la résidence on a tous été sidérés et on a tous ressenti une grande tristesse. Des
intrusions dans les immeubles qui se sont produites aussi nuit.
après les pillages, le gouvernement au pied du mur. Sébastien Lecornu a réuni ce matin une cellule interministérielle de crise et demande au préfet de déclencher des couvre-feux partiels dès ce soir. On l'écoute.
j'ai donné cette instruction au préfet d'engager des couvre-feuilles. Ils seront partiels, ils peuvent être très localisés. Et donc, dans le courant de l'après-midi, le ministère de l'Intérieur pourra vous donner une cartographie assez précise. Il faut bien que tout le monde comprenne que ma détermination à rétablir l'ordre, elle est totale. L'état d'urgence, ce n'est pas un objet politique. C'est quand même quelque chose qui est lourd, y compris dans sa mise en place. Donc, si c'est nécessaire, évidemment que nous pourrions le faire.
Transcription automatique (Whisper + diarisation) — des erreurs d'attribution ou de transcription sont possibles. Vérifiez toujours avec la vidéo source horodatée.