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'élection présidentielle est-elle menacée ? Jamais notre pays n'a été dans un tel état de tension à six mois. d'une élection présidentielle. Ce week-end, c'est bien la République qui a été attaquée et abîmée par ces scènes de chaos, ces centaines de magasins pillés, mais aussi ces symboles de notre démocratie. La mairie de Limoges incendiée, celle de Marseille et de Lille saccagée, et puis des préfectures ou des commissariats visés. D'ordinaire dans l'attente du verdict des urnes, les revendications sociales épargnaient plutôt le pouvoir finissant pour se tourner vers les prétendants à l'Elysée. Cette année, c'est le contraire. Le pays bouillonne, ni Emmanuel Macron, Si Sébastien Lecornu ne sont candidats, ce statut aurait pu contribuer à apaiser le débat public. Au contraire, l'exécutif doit faire face d'une part à une colère sociale massive, avec 500 000 manifestants pacifiques dans les rues du pays samedi. Et l'exécutif doit faire face à un déchaînement de violence causé par la convergence des brutes, en quelque sorte, des dizaines de milliers de pillards et casseurs, et puis des black blocs d'ultra-gauche qui ont convergé pour mettre à sac les villes du pays. Le pays s'embrase et les candidats dansent sur un volcan. Ils semblent avant tout préoccupés. par l'éventuel profit électoral qu'il pourrait tirer de cette situation au fond des urnes dans six mois. En fait, le gouvernement est pris en tenaille entre le Rassemblement National et la France Insoumise, qui mettent en scène leur face à face avec l'espoir de se retrouver au deuxième tour de la présidentielle. D'un côté, Jean-Luc Mélenchon souffle sur les braises. Il refuse, dit-il, de choisir un camp entre les policiers et les pillards. De l'autre côté, Marine Le Pen jubile comme si elle était déjà installée à l'Elysée. Elle a posté hier une allocution solennelle devant... un drapeau français, trois jours après avoir exigé la démission du président du Conseil constitutionnel, Richard Ferrand, qui avait rappelé que sa promesse de référendum sur l'immigration était inconstitutionnelle. Bref, il règne sur cette campagne électorale impossible comme un parfum de coup de force qui vient alourdir un peu plus l'odeur tenace d'une fin de règne explosive.
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