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Gabriel Cusel, avant d'avoir Florence Bergeau-Blacler, on vient d'entendre le Premier ministre qui est en train encore de s'exprimer à l'instant et qui annonce, qui a demandé à certains préfets de prendre comme ce bordel, je cite le Premier ministre, et localisé dans certaines grandes villes, de prendre quelques couvre-feux, de déclencher quelques couvre-feux. J'ai une petite interrogation, pendant qu'on parle on se dit tout, moi j'ai entendu Jean-Luc Mélenchon qui a parlé ce week-end, il disait l'état d'urgence, pourquoi déclarer l'état d'urgence ? L'ordre adapté est un ordre applicable. Et moi je me demande, est-ce que ce que vient d'annoncer à l'instant le Premier ministre Sébastien Lecornu, les couvre-feux sont applicables ? C'est une question que je pose. Et Gabriel Kuzel, encore une autre question que je vous pose avant d'avoir Florence Bergeau-Blaclaire. Notre premier intervenant à 11h, c'était le général Cavalli qui parlait d'intifada.
alors le mot bordel déjà, il est sous-estimé, pardon, mais c'est d'une véritable guérilla, d'une véritable insurrection dont il s'agit. Bordel, c'est gentil. Dans la chambre de mes enfants, il y a du bordel, mais ce n'était pas ça ce qui s'est passé le week-end dernier. Donc je crois encore que là aussi, on assiste à une minoration par le Premier ministre. Alors le couvre-feu, écoutez, moi je trouve que c'est la moine des choses. Voilà, donc on va voir s'il sera respecté. Ça pour le coup, c'est peut-être de son ressort. En revanche, quand il parle de la réponse pénale... et de la judiciarisation, il n'en s'effiche trop rien, parce que ce n'est pas de son ressort. Les magistrats, ils créent leur indépendance toute la sainte journée, donc nous allons voir pour les comparutions immédiates, mais c'est une déclaration lignifiante, mais encore une fois, ce n'est pas de lui dont cela dépend, donc c'est extrêmement important de le rappeler. Moi je suis frappée de voir, vous savez, on parlait d'impunité, j'ai vu, c'est un détail ou pas, vous voyez, j'ai vu qu'un élu, je le connaissais même pas, mais il se trouve que c'est de mon département d'origine, de Rodez, un élite gauche de Rodez, d'extrême-gauche, qui s'appelle Florian Monteyer. Vous savez ce qu'il a dit, cet homme-là ? Il a dit, c'est le centre-presse à Veyron qui le dit, « Je ne vais pas pleurer pour une mairie qui brûle. » Vous êtes conseiller municipal, vous dites ça. Mais comment est-ce possible ? Il y a une impunité généralisée dans ce pays qui est effrayante.
Gabriel Cluzel en direct sur Europe. Dans un instant, on aura Gérald qui nous appelle de la Marne. Mais d'abord, Florence Bergeau-Blaclair, plusieurs questions à vous poser. Je disais que vous êtes anthropologue française chargée de recherche au CNRS. On a notre premier invité général, Bertrand Cavalli, qui parlait d'intifada. On a aussi des drapeaux algériens, palestiniens, que nous avons vus dans les rues pendant ces moments d'émeute. Trump, à la fois la Pologne, à la fois la Hongrie qui ont parlé d'immigration. Personne en France ne parle d'immigration et on a plusieurs personnes sur les réseaux sociaux qui interviennent en ciblant justement les Algériens qui chantent dans les rues de Paris. On a aussi certains qui disent que lorsqu'on voit des drapeaux palestiniens d'autres pays dressés au moment des meutes comme celle-ci, ce sont des déclarations de guerre. Florence Bergeau-Balcler, comment réagissez-vous ? sur Europe 1.
D'abord bonjour et bonjour à vos invités. Alors c'est vrai qu'on a vu les autorités se laisser complètement déborder. Moi je pense qu'on fait une erreur d'analyse sur les protagonistes de ces manifestations. On a su identifier les black blocs, c'est-à-dire les antifas, les anarchistes, bref l'ultra gauche. Mais on refuse de nommer en fait cette portion de la population qui est très visible, que tout le monde voit à la télévision et qu'on analyse sous l'angle du casseur. de celui qui va transgresser. Je lisais Jérôme Fourquet qui propose par ailleurs d'excellentes analyses, mais qui parle de transgression, de jouissance. Et finalement, on considère tous ces racailles, comme on les appelle, avec mépris, et c'est vraiment dommage, comme des gens qui n'ont aucune conscience politique. Ce sont des hordes, etc. Donc, en fait, on ne voit pas ce qu'il y a derrière. Or, ce qu'il y a derrière, c'est une population majoritairement musulmane. Et quand on regarde les statistiques sur ce qu'ils pensent, ils sont 57% à préférer la charia aux lois de la République. Donc en fait, ce ne sont pas des hordes qui sont en anomie, qui sont lancées comme ça dans l'espace à jeter des cailloux. Ce sont des personnes qui obéissent à un autre système normatif et influencées par la religion. Qu'ils soient pratiquants ou non, ça n'a aucune importance. Donc le fait de se tromper dans l'analyse a abouti finalement à ne pas mobiliser assez, alors qu'on avait tous les signaux très inquiétants des drapeaux palestiniens, du caillassage, c'est-à-dire le fait d'envoyer des cailloux non pas pour protester mais pour tuer. Donc c'est là la relation avec l'intifada, ce sont des enfants et ça fait deux générations au moins qu'on leur explique qu'ils sont comme les enfants de Gaza, qu'ils sont colonisés. Donc ils ont complètement intégré ça et leur violence est licite, elle est halal, elle est permise d'une certaine manière contre cette société qui les opprime. Et donc ces émeutiers, comme on les appelle, font un acte politique. Ils le font d'ailleurs quand ils brûlent la mairie de Limoges. Il faut voir qu'à Limoges, il y a un prédicateur frériste, donc des frères musulmans, qui a expliqué à... assez jeunes, qu'ils étaient détestés, qu'il fallait lutter contre l'extrême droite, qu'il fallait... Donc, ils sont poussés aussi par les frères musulmans, qui sont les alliés de LFI. Tout ça n'est pas analysé correctement.
Lorsque vous dites, par exemple, qu'ils sont poussés par les frères musulmans, vous savez, vous qui êtes précise dans tout ce que vous dites, qu'ils vont vous dire que vous n'avez pas de preuves. Que leur répondez-vous ?
Déjà, pour en avoir, il faut travailler sur le sujet. Malheureusement, on est très peu à travailler sur ce sujet. J'ai écrit des livres, des articles sur ce sujet, sur la question du halal, de la halalisation, de l'islamisation. Donc peut-être peut-on s'y référer. Les preuves, je les ai apportées. Sur l'intifada, sur les drapeaux palestiniens, sur les drapeaux algériens, une journée comme le 17 octobre, j'avais alerté plusieurs jours avant le fait pour LFI de mobiliser un 17 octobre. octobre est absolument criminel parce que pour les Algériens et pour le monde musulman, le petit monde musulman qui vit en France, c'est une manifestation coloniale. Et je voyais même, comment s'appelle-t-il, le recteur de la mosquée de Paris, M. Chemsédi Nafis, qui postait une image de la scène avec 17 octobre, ici on a noyé des Algériens, commémoration du carnage, etc. Le même jour du 17 octobre...
Des rares à en avoir parlé. On va marquer une pause et on revient justement. Vous avez même tweeté l'instrumentalisation du 17 octobre et vous avez cité notamment un texte de l'ancien ambassadeur de France en Algérie. Comme cette instrumentalisation de cette date du 17 octobre peut... en parle. Florence Bergeau-Blackler en direct avec nous sur Europe 1. Nous en parlons. Oui, nous sommes avec Florence Bergeau-Blackler. Elle est en train de nous expliquer qu'effectivement, il y a eu un acte politique lorsqu'on voit que les mairies ont été attaquées. Elle est en train de souligner qu'il y a eu une instrumentalisation du 17 octobre. On va lui demander comment et pourquoi. On parle avec Florence Bergeau-Blackler en direct sur Europe 1, anthropologue française, de ce mot. qu'Emmanuel Macron n'a pas cité, que le Premier ministre n'a pas cité le mot immigration, mais que d'autres sites. On parle avec Florence Bergeau-Blanclaire de ces drapeaux qui ont été brandis, des drapeaux algériens, palestiniens, etc. Et si c'était des drapeaux russes, qu'est-ce qu'on aurait dit ? Voilà ce que nous font par certains auditeurs d'Europe 1 qui disent « j'aimerais savoir à quelle réaction auraient les politiques si jamais les manifestants avaient sorti des drapeaux de la Russie ». Florence Bergeau-Blanclaire, vous êtes en ligne avec nous et on parlait de cette instrumentalisation. du 17 octobre. De quoi parlons-nous concrètement ? Expliquez-nous.
Alors, c'est vrai qu'il faut expliquer ce qu'est le 17 octobre 1961, ce que les Français savent peu en général. Ce qui s'est passé à Paris, c'est que la police du préfet Maurice Papon, qui était un ancien collaborateur des nazis, a réprimé assez violemment une manifestation du FLN, des Algériens, donc une manifestation qui a abouti à des dizaines de morts et des noyés dans la Seine. Et donc pour l'Algérie, ce massacre est un symbole de la répression coloniale. Et d'ailleurs, le président Tebboune n'a pas hésité en 2023 à réintroduire dans l'hymne algérien un couplet qui dit « Oh France, voici venu le jour où tu devras rendre des comptes ». Et tout cela a été scandé le 17 octobre en commémoration à cet événement. maire de Paris, donc il y a deux jours. Donc il faut imaginer le climat. Les Algériens, depuis que je travaille sur ce sujet depuis plus de 30 ans, les Algériens sont extrêmement sensibles à cette question de la colonisation et de la décolonisation. Et donc il suffit d'utiliser en fait ce 17 octobre pour les rendre absolument furieux. Et surtout, on a vu Algérie La chaîne du Qatar qui s'adresse aux jeunes essayait de faire un lien entre la répression des manifestations aujourd'hui et celle de 1961. Donc ça c'était même avant le 17 octobre. On voit que ça a été monté, ça a été travaillé. Les populations ont été travaillées et on n'a pas vu ça parce qu'on... ne prend pas en compte les symboles culturels. On ne pense qu'à la situation économique. Or, pour ces populations-là, qui sont aussi travaillées par la gauche décoloniale, c'est extrêmement sensible. On n'a pas compris non plus quand Charlie a été assassiné par des gens qui voulaient sauver le prophète. Ce sont des dimensions symboliques qui nous échappent complètement. Or, elles sont absolument cruciales. Et quand LFI joue avec ces symboles, il n'est pas... très loin d'être criminels, d'agir de façon criminelle. Donc il faut arrêter ça, à mon sens, et il faut aussi que les autorités comprennent ce qui se joue. Je pense que quelqu'un comme le recteur de la mosquée de Paris attise et jette de l'huile sur le feu, et en même temps, c'est lui qui est reçu par nos autorités, notre gouvernement, pour représenter l'islam de France. ne va pas, il faut qu'on prenne conscience en fait qu'on ne doit pas jouer avec ces symboles là et qu'ils sont extrêmement inflammables.
Merci beaucoup Florence Berger-Blaclair d'avoir été en direct avec nous sur Europe, un anthropologue français chargé de recherche au CNRS qui nous explique comment la date du 17 octobre a été bien choisie, organisée, que les populations ont été travaillées pour ce 17 octobre. Personne n'en parle et c'est là où ça nous intéresse. Personne ne parle de ce mot « immigration », pas nos politiques. pas nos responsables, alors que Donald Trump en parle, la Hongrie en parle, la Pologne en parle. Pourquoi n'en parle-t-on pas ici de ce sujet ? Faut-il en avoir honte ? Faut-il en avoir peur ? Pourquoi ne parlons pas ? Disons-nous pas les mots sur les choses. Évidemment, comme dit le chef de l'État, peut-être que comment des Français peuvent-ils faire ça avant de vous donner la... Gabriel Cusel, ensuite on prend Gérald et Pierre. Gabriel Cusel. Non, non, je ne veux pas couper la
parole aux auditeurs qui ont beaucoup à dire ce matin, mais simplement ce qui m'a frappée dans... dans cette phrase, comment des Français ont pu faire ce qu'ils ont fait à la France. Il a terminé en disant « rien ne l'explique ». Mais pardon, bien sûr que tout l'explique. Cela prouve qu'il nie une dimension essentielle de cette manifestation. C'est fou dans quel phénomène d'hallucination collective nous sommes entrés. Tout le monde les a vus, ces drapeaux algériens, ces drapeaux palestiniens, tout le monde les a vus. Mais néanmoins, la dimension migratoire des événements du 17 octobre, personne ne veut les voir. Et donc vous avez le président, puis au sommet de l'État, qui dit « Oh mais rien ne l'explique, rien ne l'explique ». Mais vous vous rendez compte ? Il en est là, comment voulez-vous qu'il trouve des solutions ?
Comment des Français peuvent-ils faire ça à la France, dit Emmanuel Macron, je vous rappelle, qui est au Koweït pour un déplacement de 4 jours. Et qui était au concert de Céline
Dion la veille. Et qui était
au concert de Céline Dion. Et bien occupé. Voilà. Gérald, vous nous appelez en direct sur Europe 1 de la Marne. On a 3, 4 minutes, 3 minutes pour terminer cette émission. Mais je voulais absolument vous prendre auditeur d'Europe 1. Appelez au standard d'Europe 1. Gérald, bonjour. Vous nous appelez de la Marne.
Bonjour Cassine. Merci de me recevoir. Un plaisir. Donc oui, moi j'ai regardé tout le week-end, j'étais effaré devant la télévision, parce que j'aurais de CNews en priorité, mais c'est vrai que CNews met beaucoup plus d'infos que d'autres, et surtout j'écoute Europe 1. D'accord. Alors moi je suis artisan et anciennement commerçant, donc j'ai 54 ans, je sais ce que c'est de travail parce qu'on se lève le matin pour aller travailler 7h du matin. Moi quand j'étais commerçant 6h du matin, je rentrais, il était 18h-20h chez moi. Aujourd'hui je suis artisan, donc c'est-à-dire dans le bâtiment, on part le matin à 7h, je rentre dès 20h. D'accord ? Tout ça pour limite arriver à faire un salaire de 1000-1500 euros. Donc je ne vous parle pas du reste parce que... On est massacrés de tous les côtés. On n'arrive même pas à vivre de notre sueur, de notre travail. Mais quand je vois nos forces de l'ordre actuelles... Devant des émeutiers, devant des gens qui veulent en découdre et qu'ils ont un pauvre bouquet avec un casque et une matraque, pourquoi il n'y a pas le flashball ? Qu'on prenne pas des armes létales parce qu'on n'est pas en Iran, mais bientôt ça va arriver dans la rue parce que les gens, comme j'écoutais les pauvres malheureux ce matin, qui voient leur magasin. des familles entières, disséminées en une soirée, qu'ils ont du mal à faire un salaire. Et puis, voilà, les gens arrivent à un moment, ils vont faire des massacres. Parce qu'il ne faut pas oublier qu'il y a une majorité, le black bloc, l'extrême gauche, enfin tout. Mais il y a toute cette France, comme moi, qui sont là, qui travaillent et qui écoutent, mais qui sont en train de bouillir en eux-mêmes. Mais si cette France-là se réveille, je pense que ce n'est plus une guerre civile. Je veux dire, il va y avoir des massacres dans la rue.
Oui, et personne ne souhaite ça, évidemment.
Voilà, et bien entendu, la dame qui est avec vous sur le plateau, je ne sais pas si elle est sur le
plateau,
voilà, et moi je suis tout à fait d'accord avec cette personne-là, et j'écoute, et j'en entends, et j'en entends, en fait, l'Algérie se venge du 17 octobre, parce que bien souvent on met ça sur les émeutiers, mais il n'y a pas que, il n'y a pas que les émeutiers. Il n'y a pas que les voyous. Bien sûr, les voyous, il faut les réprimer. Et surtout, les casseurs-payeurs, il faut que la loi passe, mais qu'elle passe vraiment. Parce qu'elle existe déjà. Tout le monde est éligé, la justice est avec les casseurs en fait.
Merci infiniment d'avoir appelé au standard d'Europe 1 mon cher Gérald, merci beaucoup. Il nous reste une minute Pierre, je veux quand même vous prendre puisque vous attendez depuis un moment au standard. Bonjour Pierre, le mot de la fin, et ensuite Gabriel Cluzel pour le dernier dernier mot. Bonjour Pierre, vous avez 30 secondes, mais je vous prends quand même en direct sur Europe 1.
Oui bonjour madame, bonjour, merci infiniment de m'accorder quelques secondes. Je vous contacte puisque moi j'étais avant dans une unité de force mobile. Vous étiez un ancien
gendarme. Comment vous réagissez mon cher Pierre aujourd'hui ? Vous avez 32 ans.
Malheureusement, c'est assez compliqué de parler de surprise quand on a du recul un petit peu sur ce métier. Moi j'ai démissionné de ce métier puisque j'ai m'accordé du sens à ma vie. Et en fait je pense que je ne l'exerçais pas. J'avais vraiment le sentiment d'exercer un métier où vous courez après quelque chose que vous ne pourrez jamais attraper. Pour la petite histoire, j'ai eu l'occasion d'être déployé à Limoges il y a quelques années. J'étais assez surpris d'ailleurs qu'on soit réquisitionné pour être déployé à Limoges. Et en arrivant là-bas, je n'ai pu que constater... que la situation était déjà bien compliquée. En tout cas,
merci beaucoup mon cher Pierre, malheureusement je ne peux pas vous garder plus longtemps, merci, vous avez dit que vous étiez en train de témoigner pour dire que Limoges c'était déjà la cata, si vous permettez l'expression, vous avez démissionné, vous êtes un ancien gendarme, merci d'avoir appelé au standard d'Europe 1, j'ai dit que je n'avais pas beaucoup de temps. Gabriel Cluzel, est-ce que vous avez peut-être 10 secondes pour terminer sur cette émission ?
Moi je constate, je rebondis sur le témoignage de Pierre, que non seulement on a besoin de force de l'ordre, mais qu'on est en train de dégoûter ce que nous avons. C'est ça. Et ça c'est... absolument terrible pour notre pays.
Et pardonnez-moi Pierre de ne pas vous avoir un peu plus longtemps sur Europe 1. Merci infiniment à tous pour ceux qui ont appelé, envoyé des messages.
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