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...dans les forces armées sur ce qui s'est passé samedi. J'aurai l'occasion avec le ministre de l'Intérieur d'y revenir dans les jours qui viennent, mais je l'avais indiqué samedi soir dernier, la transparence totale, nous n'avons rien à cacher. Et donc là aussi j'ai redonné un certain nombre d'instructions sur comment cette transparence doit se faire, notamment à l'échelle nationale, mais enfin aussi préfecture par préfecture, parce que les maires, les forces vives locales, évidemment, se posent des questions suivantes. Non seulement comment les forces de l'ordre se sont organisées, une fois que plus on n'a rien à cacher, et je veux leur redire notre soutien parce qu'elles ont admirablement bien travaillé, mais aussi parce que les Françaises et les Français doivent le comprendre et le savoir, la manière dont le désordre s'est organisé de manière complètement inédite, notamment en journée par l'ultra-gauche et en soirée par de la délinquance générale, là aussi pour dire les choses très directement. Et au fond, on le voit bien, depuis hier soir, on a encore un sujet de délinquance générale qui se pose, on l'a vu sur les images. à Paris, et au moment où on se parle, on a encore un problème avec l'outre-gauche à Marseille. Donc on a évidemment une question de sécurité qui continue d'être suivie. Dans ce contexte, nous avons décidé plusieurs choses. La première, évidemment, c'est une réponse pénale particulièrement importante, massive. On est sur un nombre d'interpellations ayant donné lieu à des gardes à vue qui désormais se transforment avec un taux de poursuite de réponse pénale élevé avec pratiquement 80%. Le garde des Sceaux s'est exprimé ce matin. Il est actuellement en déplacement où il voit les procureurs généraux. Il s'exprimera de nouveau ce soir au journal de Valle. Enfin, il va sans dire que là, on a deux tiers de majeurs, on n'a pratiquement que des hommes. On a des gens qui sont déjà souvent connus des services de police. Et donc, évidemment, la judiciarisation va nous permettre aussi de calmer les choses pour mettre un certain nombre d'individus hors d'état de nuit. Le deuxième mouvement de judiciarisation, c'est celui-ci qui va se faire à froid. On n'a pas échappé sur les réseaux sociaux, que beaucoup de pilleurs sont des génies. Donc la bonne idée de ne pas mettre de cagoules ou de masques. Et donc là, on a une opération judiciaire très importante, massive, qui démarre aujourd'hui. Je crois que sur la plaque parisienne, c'est pratiquement 200 enquêteurs pour la seule préfecture police de Paris qui vont analyser. les images, les films, et d'ailleurs le préfet de police y reviendra avec le ministre de l'Intérieur dans les heures qui viennent sur des outils aussi nouveaux pour permettre à nos concitoyens de participer, de venir alimenter ces enquêtes. Ça c'est pour le volet judiciaire mais le garde et le ministre de l'Intérieur y reviendront. La deuxième décision que j'ai prise dans cette cellule interministérielle de crise, c'est qu'on a une situation qui est géographiquement très disparate. C'est sûr que les Françaises et les Français derrière leur télévision se disent que c'est le bordel partout. Heureusement non, on a un bordel, pour être trivial, qui est très localisé sur des centres urbains. Aussi, j'ai demandé au préfet de déclencher un certain nombre de couvre-feu pour ce soir, couvre-feu partiel, dans lequel les préfets vont faire ce travail de discussion, non seulement avec les maires, mais aussi avec les chambres de commerce et de l'industrie, parce que l'un des enjeux de ce couvre-feu, c'est la protection des personnes, mais aussi des biens et singulièrement des commerces. On n'est pas sur une délinquance générale classique, on est véritablement sur une délinquance générale très précise, très spécifique de pillage, de revendre d'ailleurs d'un certain nombre de ces biens. et il n'est pas question que les choses s'installent comme ça dans la durée, c'est le moins qu'on puisse dire. Et donc moi j'ai donné cette instruction au préfet d'engager des couvre-feu, ils seront partiels, ils peuvent être très localisés, et donc dans le courant de l'après-midi, le ministère de l'Intérieur pourra vous donner une cartographie assez précise de ce que les préfets auront décidé, parce que je leur laisse le temps d'avoir une discussion notamment avec les maires des communes concernées, mais aussi le monde économique, parce qu'on va y revenir dans un instant, on va mettre de l'argent public sur la table. C'est normal. Enfin, ça n'a pas de sens si à un moment donné, on n'est pas capable de rétablir l'ordre dans les meilleurs délais. Troisième décision qui a été prise, c'est précisément les mesures d'accompagnement. Déjà, je le dis parce que je vois aussi le débat monter, il est bien légitime. C'est avant tout ceux qui ont cassé qui doivent payer. Ça explique le projet de loi, évidemment, qui est le nôtre, y compris... Ce projet de loi qui arrive au Parlement qui va permettre d'aller saisir des allocations sociales pour ce faire. Ça fait quand même des années que tout le monde en parle. Il aurait fallu que mon gouvernement s'y colle et je pense que ça tombe malheureusement à pic. Malheureusement à pic. Enfin, on a déjà aussi une responsabilité civile qui existe. Et dans les instructions qui ont été données par le garde des Sceaux, c'est de permettre à l'ensemble des personnes dont la judiciarisation est faite, si elles sont condamnées, d'être appelées à la responsabilité civile. Je le dis et compris, d'ailleurs, pour le maire de Limoges, parce qu'il y a un certain nombre de destructions avant même que l'argent public ne soit sollicité. Il est quand même bien logique que la responsabilité individuelle de celles et ceux qui ont cassé soit respectée. En tout cas, nous le ferons. La deuxième des choses, pour les commerces, pour nous, le ministre Papin, le ministre du Budget, le collègue de l'économie rentre actuellement de déplacement à l'étranger. Il va sans dire qu'il faut permettre aux commerçants de redémarrer très vite. Redémarrer très vite, c'est ne pas abîmer évidemment les emplois. Les commerces de France sont évidemment de grands employeurs. C'est pour ça qu'avec Jean-Pierre Farandou, on a décidé de déclencher le chômage partiel dès demain. C'est-à-dire qu'on va le faire par une instruction ministérielle sans attendre les délais que nous connaissons. Et on ne va pas le faire à 70%, on le fait tout de suite à 100%. Ce n'est pas une mesure de continuité de l'activité en tant que telle, c'est une mesure de protection de l'emploi. Il n'est pas question qu'il y ait de la casse sociale dans cette affaire après avoir connu la casse tout court. Ensuite, nous allons... débloquer un fonds de soutien spécifique pour l'ensemble de ces commerces. Il y a un débat entre exonération sociale et fiscale ou fonds de soutien. Je crois qu'on prend du terrain, qu'il y a davantage un envie de fonds de soutien pour faire du plus humain. En tout cas, je me range à ce que les ministres décideront dans les concertations qu'ils vont mener sur le terrain entre cet après-midi et demain. Mais enfin, il y a besoin de trésorerie. Bon nombre de commerçants avaient déjà fait leur stock, y compris pour Noël. Bon, il n'y a pas question de paumer la saison. Donc ça, pour le coup, on va y répondre de manière évidemment très précise et très directe. Troisième chose, évidemment, les assurances dans lesquelles une discussion a déjà... démarrer avec elle depuis ce week-end, capacité à accélérer les différentes expertises, éviter d'emmener nos commerçants dans des tracasseries de procédures qui n'en finiraient pas, être capable évidemment très vite d'ouvrir les guichets, être capable de verser des accomptes sur évidemment les sommes d'accompagnement pour les assurer. Il y a un gros travail évidemment qui est en cours sur lequel aussi les ministres reviendront. Cette réunion de ce matin me permet évidemment d'avoir plusieurs rendez-vous dans la semaine. Tout à l'heure, avec la ministre de l'Intérieur, on fera un point spécifique avec tous nos services de renseignement parce qu'il est démontré qu'on a quand même un mouvement de l'ultra-gauche qui a envie d'organiser. Un désordre, pour ne pas dire plus, un désordre profond dans le pays jusqu'à l'élection présidentielle. Je crois que ça nous a été dit clairement par les services de renseignement ce matin. Il y a toute une nébuleuse qui peut s'activer pour même remettre en cause le calendrier de l'élection présidentielle et la tenue de l'élection présidentielle. Je l'ai dit de nombreuses reprises ces derniers temps. Pas toujours le sentiment d'avoir été entendu et cru, donc je le dis de manière beaucoup plus directe. Ça pose donc plusieurs questions pour nous. La première, c'est comment protéger justement ce cadre démocratique qu'est l'élection présidentielle. Pas question que des minorités violentes imposent un agenda de violence et nous empêchent évidemment de tenir cette élection. Ça pose la question pour moi de la sécurité des candidats, la sécurité personnelle. Ça pose la question de la sécurité des meetings. quelles que soient les formations politiques. Ça fait partie des points que je vais voir avec le ministre de l'Intérieur cet après-midi, parce que je vois bien que l'agenda démocratique va être percuté par cet agenda de désordre tel qu'il est imaginé par ces différents groupuscules. Ça pose aussi des questions de liberté syndicale. Moi, je suis un très très grand défenseur de ma culture politique mongoliste. Il n'y a pas de schéma dans lequel désormais la liberté de manifester peut être à ce point abîmée par des mouvements de casseurs. On a déjà connu ça, même le quinquennat du président Hollande pendant les lois Touraine. On se rappelle de ce qui s'est passé pendant la réforme des retraites, etc. Là, ça fait partie des choses. On peut discuter avec les formations et les organisations syndicales pendant cette semaine. Elles ont elles-mêmes déposé un préavis pour une manifestation le 5 novembre, c'est leur droit. Mais justement, il faut qu'à haut niveau, c'est-à-dire Premier ministre, ministre de l'Intérieur, on puisse avec elles regarder les conditions de la sécurité, de l'expression de ces mouvements de manifestation. On ne peut pas mettre en danger évidemment les salariés, les Françaises et les Français, parfois des mineurs qui ont manifesté. Et beaucoup de gens ont manifesté dans le calme, il faut le redire quand même, samedi dernier. Et ce sont parfois, ils ne sont pas d'accord avec la politique que le gouvernement peut mener. Mais enfin, c'est le rôle du gouvernement de leur donner un cadre d'expression, comme la campagne présidentielle. Donc c'est quand même aussi la question des libertés qui est posée. Puis enfin, je réunirai les différentes formations politiques. Pas tellement qu'eux pour leur parler de violence. J'espère que chacun sait où il habite, même si, comme je l'ai dit samedi, il faut désormais choisir son camp. C'est plutôt le moment de clarification. Non, avec le ministre de l'Intérieur, je veux leur parler de police. J'ai vu depuis trois semaines, on nous explique que la police tue ou la police blesse. Depuis deux jours, on nous dit que fait la police. Une schizophrénie bien française, un débat politico-médiatique. Je ne l'ai pas découvert ce week-end. On ne peut pas avoir une instrumentalisation de la police. dans le débat électoral de cette élection présidentielle. C'est pas possible. Dans un sens comme dans un autre. Donc tout le monde parle de doctrine de maintien de l'ordre. Pas sûr que tout le monde la connaisse bien parmi la classe politique. Je ne suis pas certain que si on interrogeait d'ailleurs les responsables politiques, ils soient bien informés de comment cette doctrine de maintien de l'ordre a été imaginée, comment justement elle est appliquée sur le terrain. Enfin, je veux aussi le redire. Samedi, si on a eu des scènes très difficiles sur des violences sur les biens... Il n'y a pas eu de personnes tuées et c'est un miracle. C'est un miracle que le bilan ne soit pas plus lourd. Il faut le redire.
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