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Ce n'est pas du tout de la compétence du maire à Paris. Il y a plein de mesures techniques qui sont en discussion. Je n'ai pas à l'heure qu'il ait d'informations précises sur les décisions qui seront prises. Mais évidemment, la question du rétablissement de l'ordre républicain est importante. Mais je le dis, ça ne peut pas être non plus attentatoire à deux choses. C'est d'abord à la vie courante, d'une certaine manière, punir le plus grand nombre. par les agissements de quelques-uns, serait, je le crois, une double sanction. Et deuxièmement, je suis toujours très attentif en démocratie à ce qu'on fasse attention dans la façon dont on manie les armes juridiques qui contreviennent à des principes fondamentaux de liberté de circulation et de rassemblement. On parle qu'il y
avait quand même très peu de policiers sur Paris. Est-ce que vous avez pu avoir discuté avec le préfet de police, avec le ministre ? J'ai
des questions, je n'ai pas encore les réponses. ce sera l'objet à la fois de la commission d'enquête parlementaire parce qu'au delà des déclarations il faut vérifier précisément combien a été mobilisé ou comment pourquoi et deuxièmement je pense que il doit et c'est en tout cas ce que je pense auprès du premier ministre y avoir une enquête indépendante sur le sujet de la disponibilité des forces et sur la doctrine d'intervention Alors, d'abord, on va gérer chaque jour, parce que hier, on pensait que ça allait être calme, mais c'est plutôt les informations que j'avais, et on avait observé que ce n'était pas le cas du tout. On est vraiment à pied d'oeuvre 24 heures sur 24. Moi, ce que je crois, c'est que tant qu'il n'ait pas donné de réponse politique à la crise politique, ça ne se résoudra pas. Croire que c'est uniquement par des mesures de police, c'est pour ça que ma question et mes questions, elles posent principalement... Elles seront principalement pour le Premier ministre, plus que pour le ministre de l'Intérieur. Chacun peut avoir un regard nuancé sur son action, mais je crois que ce n'est pas comme ça qu'on dénouera le problème. La question de la réponse politique, moi je pense qu'il faut rapidement travailler une plateforme de revendications qui soit plus précise. de façon à poser les conditions d'une sortie de crise. Deuxièmement, je pense que le Premier ministre doit se saisir de ce sujet et engager une négociation avec les organisations lycéennes, avec les organisations étudiantes et avec les organisations représentatives des salariés. On a la conjonction d'un mouvement lycéen, d'un mouvement étudiant et d'un mouvement global de la population qui touche de très nombreuses professions, ceux qui sont victimes de la crise du niveau des carburants, leur facture d'énergie s'envoler, on a besoin d'avoir une réponse. Et avant d'avoir une réponse, un cadre politique de discussion sur tout ça. Ce n'est pas la main des maires, mais je pense qu'il y a un certain nombre de maires qui peuvent aussi pousser le gouvernement à prendre conscience de cela et à y répondre. C'est en tout cas ce que je porterai auprès du Premier ministre.
Monsieur le maire, des commerçants pensent à se défendre eux-mêmes. Est-ce que ça vous inquiète ?
Alors d'abord, on le comprend. Moi, j'ai vu des commerçants qui sont des petits chefs d'entreprise avec des salariés modestes qui ont vu leur outil de travail. méthodiquement détruits. Et ceux qui n'ont pas vu leur outil de travail détruit s'inquiètent. Donc évidemment non, ils ne doivent pas faire la police eux-mêmes. D'abord parce que ce serait eux-mêmes se mettre en danger. Mais je ne peux pas leur reprocher d'avoir une réaction de colère et d'inquiétude. Et donc moi ce que je veux, c'est que dans les heures qui viennent, soient réunies les conditions pour que la sérénité et la tranquillité publique reviennent. On n'en arrive pas à de tels excès ou en tout cas à ne pas prendre ce type de risque. Qu'est
-ce que vous avez ressenti personnellement quand vous avez vu ces images de Paris faire le tour du monde de manière négative ?
Alors ça, ce n'est pas mon sujet. Mon sujet, c'est d'abord les gens que j'ai vus pleurer sur le terrain. C'est ça mon sujet. Je préoccupe énormément de l'image de ma ville et de mon pays, parce que quand Paris ne va pas bien, c'est la France qui ne va pas bien. Paris, c'est le Grand Paris, c'est 33% du PIB national. Quand nous, on ne va pas bien, derrière, c'est les territoires entiers qui vont subir les conséquences. Ce n'est pas seulement Paris. Et je redis l'interdépendance majeure de nos territoires en matière de solidarité, économie, politique et démocratique. La deuxième chose, c'est que j'ai vu des gens qui avaient peur et j'ai vu des gens qui étaient tristes. Et donc, c'est deux sentiments que je ne crois pas normal. dans l'opinion publique. Et donc le premier sujet, c'est de rassurer. Rassurer, faire en sorte que ça n'arrive plus, protéger. Moi, j'ai reçu hier soir au moins une cinquantaine d'appels de gens en pleurs qui me demandaient de venir sur place. Et je ne peux pas le faire partout. Et vous comprenez bien que ce n'est pas ma mission, mais je ne peux pas rester sourd non plus à leurs préoccupations. La peur et la tristesse, ce ne sont pas des valeurs qui sont bonnes pour la vie en société. Et donc il est urgent que l'État fasse son boulot, que les mairies fassent leur boulot, et j'en prends ma part, et qu'on retrouve un cadre de débat serein. Mais je le redis, la question pour la sortie de crise est évidemment un sujet de réponse politique aux mobilisations. Les casseurs, ils s'infiltrent dans les manifestations, faisant en sorte que les gens aient moins besoin de manifester parce qu'ils ont le sentiment d'être mieux entendus, plus entendus et qu'il y aura des bouchers à leur demande. Et les casseurs ne pourront plus s'infiltrer. Merci à tous. Un mot
hier du président de la République justement par rapport aux requêtes citoyennes et lycéennes.
Je pense que son expression n'était pas alignée par rapport à ce qu'attend le mouvement social. Et je pense qu'il devra mettre à profit les heures qui viennent, que ce soit lui-même ou son Premier ministre, pour donner des signes. qu'on ne répond pas que sur le sujet du maintien de l'ordre, qui est indispensable, je le redis. Mais encore une fois, il faut dénouer la crise. Je le dis pour deux raisons. La première, c'est qu'on peut rétablir l'ordre. Mais si le mouvement social continue, les risques que ça recommence sont grands. Et deuxièmement, il y a six mois avant les prochaines élections présidentielles. Six mois. Et six mois, c'est très long dans ces circonstances. Et donc il faut que le gouvernement... démontre sa capacité à continuer un minimum de continuité d'action de l'État et ne pas laisser prendre ce sentiment d'effondrement, de déstabilisation par quelques-uns. Merci à tous.
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