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Je pense d'abord à nos policiers, à nos gendarmes, mobilisés cette nuit encore dans des conditions particulièrement difficiles, au péril de leur intégrité physique pour protéger le pays. Et tandis que le président de la République a considéré il y a quelques jours que la réponse apportée aux violences manquait, je cite, d'empathie, je veux leur exprimer notre reconnaissance, notre affection et notre total soutien. Je veux avoir une pensée envers les commerçants, les artisans, Les chefs d'entreprise et leurs salariés qui ont découvert les larmes aux yeux, leur établissement dévasté, leur marchandise pillée et souvent le sacrifice de toute une vie réduit en cendres. Face à l'inhumanité des prédateurs qui sévissent dans les rues du pays, je veux rappeler que derrière chaque vitrine brisée, chaque commerce incendié, il y a des années d'efforts et de travail, des familles entières et des gens honnêtes. Nos pensées vont enfin vers ces Français qui ont dû se barricader chez eux. Vers ces familles qui ont vécu dans la peur et qui ont subi ces scènes de chaos avec le sentiment très douloureux que le pouvoir politique les a abandonnés, que le pouvoir politique les a trahis. L'intervention du chef de l'État hier soir qui a renvoyé la patate chaude au préfet, couplé à la démission du ministre de l'Intérieur ce matin, constitue un terrible aveu d'impuissance. Le pouvoir déserte et s'effondre sur lui-même. Si la France tient encore debout, ce n'est plus grâce à un gouvernement qui a pris le maquis, mais grâce au dévouement de nos forces de l'ordre, de nos préfets et des serviteurs de l'État que je veux ici remercier. Le premier devoir de l'État, celui qui conditionne tous les autres, est d'assurer la protection des personnes et des biens, de garantir la liberté de chacun et de faire respecter la loi et l'ordre sur tout le territoire national. C'est à l'aune de cette exigence fondamentale. que doivent être examinés les événements des dernières heures et il faut en rappeler les faits. Ce samedi 17 octobre, sous prétexte de mobilisation sociale, les milliers de casseurs d'ultra-gauche et des prédateurs de banlieue ont convergé dans les centres-villes des grandes agglomérations pour s'adonner à la mise à sac des bâtiments publics, au pillage et à l'affrontement avec les forces de l'ordre. Des rues de Paris, de Marseille, de Lyon... de Lille, de Limoges ou Valence ont été livrés aux casseurs et aux prédateurs sous les yeux d'un pouvoir public débordé, sous-doté et à l'évidence impuissant. Un chiffre communiqué par la préfecture de police de Marseille a particulièrement frappé les esprits. Au plus fort de la journée de samedi, ce sont quelques 30 000 pilleurs qui auraient été dénombrés dans la cité phocéenne. Un chiffre vertigineux qui donne la mesure de l'ampleur des violences et de la capacité de mobilisation d'armées du crime prêtes à se mobiliser et dont nos banlieues constituent un véritable réservoir. Ces images de dévastation ont fait le tour du monde. Elles ont été relayées, commentées, diffusées sur tous les continents avec partout cette même interrogation qu'est devenue la France. Car au-delà des destructions, c'est l'image de notre pays. Sa réputation internationale et son attractivité économique qui ont été profondément atteintes. Humiliée, lynchée, la France a offert au monde le spectacle d'un pays désordonné, attaqué et déstabilisé de l'intérieur. Ce 17 octobre, les Français ont vu. Ils ont vu la mairie de Limoges ravagée par les flammes, s'effondrant sur elle-même comme le symbole d'un État qui ne parvient plus à imposer son autorité. Ils ont vu le buste de Marianne, jeté à terre dans la mairie de Marseille, les intrusions dans celles de Lille ou dans le domicile d'un préfet, l'office du tourisme de Lyon, patrimoine des Lyonnais, partir en fumée. Ce 17 octobre, les Français ont subi. Ils ont subi des commerces saccagés, des vitrines brisées, des marchandises pillées. Ils ont subi la violence de sauvages qui ne respectent ni la vie humaine, ni la propriété d'autrui, et encore moins les fruits du travail. Ils ont subi le spectacle révoltant de pillages commis dans les rires et la jubilation comme si détruire et faire mal n'était qu'un jeu, voire une revanche. Le monde entier regarde une France au pouvoir déchu, une nation qui a perdu son calme, sa grandeur et sa civilité. Ces événements, mesdames et messieurs, ne surgissent pas de nulle part. Ils s'inscrivent dans une succession de graves défaillances du maintien de l'ordre. Fiasco sécuritaire de la finale de la Ligue des champions en mai 2022 déjà. Les émeutes urbaines de juin 2023 déjà. Les violences qui ont accompagné les célébrations du Paris Saint-Germain en juin dernier. A chaque fois des violences qui s'aggravent. A chaque fois des dispositifs de sécurité fragiles. A chaque fois une nouvelle France qui cherche à en dominer une autre. A chaque fois l'alliance mortifère des milices d'ultra-gauche et des prédateurs de banlieue. Les uns voulant la destruction de l'Etat, les autres désirent en prendre une revanche contre la France. Après les violences urbaines ayant détruit Paris en juin dernier, j'avais indiqué deux points, ouvrez les guillemets. La prochaine fois, ils forceront la porte des immeubles. La prochaine fois, ils entreront pour piller les appartements. Il est minuit moins une. Et il est désormais vital pour la nation d'établir d'une part et avec précision les responsabilités. De l'autre, d'en tirer les enseignements en engageant et en déployant tous les moyens légaux possibles pour ramener sans faiblir l'ordre et la sécurité partout sur le territoire national. Il y a d'abord la question de la responsabilité morale, celle d'une mouvance d'un parti comme la France Insoumise et de son leader, M. Mélenchon, qui dénonce à longueur d'intervention, je cite, la sauvagerie policière. qui fait du policier un ennemi à abattre et du maintien de l'ordre une injustice à combattre. Celle des élus de son propre parti qui vont au contact des forces de l'ordre pour empêcher leur travail déclare que la violence est, je cite, légitime ou que la fin justifie les moyens. Les liens entre les groupuscules violents d'ultra-gauche et la France insoumise sont avérés, renseignés et désormais parfaitement connus, y compris dans les rangs de son groupe parlementaire à l'Assemblée, où siège le leader de la jeune garde, M. Raphaël Arnaud, dont je rappelle que ses assistants parlementaires sont en détention provisoire pour meurtre. L'ultra-gauche qui a cassé et détruit n'est rien d'autre que la branche armée de la mouvance politique France insoumise. Pour les autres, venus de banlieues voisines pour s'attaquer aux forces de l'ordre, aux professeurs, aux proviseurs, dégrader les bâtiments publics, c'est pour eux s'en prendre à tous les symboles d'un pays dont ils ne respectent ni l'histoire ni la culture. Ce bain culturel dans lequel baigne hélas des milliers d'individus issus de l'immigration, elle fit l'entretien et cherche à le flatter encore et toujours à des fins électoralistes. Leur objectif est de diviser, d'orchestrer l'insurrection et de pousser, quoi qu'il en coûte, à l'affrontement. Après la responsabilité morale vient celle tout aussi essentielle de la responsabilité politique. Le ministre de l'Intérieur a manifestement sous-estimé l'ampleur d'événements pourtant redoutés et annoncés depuis plusieurs semaines et depuis plusieurs jours. Alors qu'ils permettent de faciliter le maintien de l'ordre, les centaures... véhicules d'intervention polyvalents de la gendarmerie n'ont pas été mobilisés. Il a fallu que le maire de Marseille les réclame pour que le ministre de l'Intérieur daigne en mobiliser deux au moment où la ville subissait un désordre inédit. A cet égard, comment la deuxième ville de France, parmi les plus criminogènes du pays, n'a-t-elle pu bénéficier de la présence que d'une seule compagnie de CRS ? 10 000 policiers et gendarmes ont été mobilisés sur le terrain samedi dernier. C'est neuf fois moins qu'au point culminant de la mobilisation des Gilets jaunes en 2018. Je le dis avec fermeté et détermination. L'Etat doit tenir et reprendre le contrôle, maintenant ou jamais. S'il accède au pouvoir dans quelques mois, le Rassemblement national entend rétablir la sécurité et l'ordre par tous les moyens légaux possibles. Cela suppose d'abord de mettre fin au désarmement de nos forces de sécurité intérieures, en leur garantissant les effectifs, les équipements, Les moyens d'intervention et le soutien institutionnel et politique nécessaires à l'accomplissement de leurs devoirs. Police nationale, gendarmerie, police municipale, services de renseignement, autorités judiciaires, forces chargées du contrôle de nos frontières, toutes les composantes de l'Etat doivent pouvoir agir avec les moyens appropriés dans une coordination efficace et sous une autorité ferme. Nous procéderons à la mise hors d'état de nuire des individus qui se comportent chez nous comme des casseurs, des pillards et des barbares. Un sursaut pénal sera engagé. Nous mettrons fin à la culture de l'excuse qui a nourri des décennies de laxisme judiciaire, avec l'établissement de peine minimale et le défermant des interpellés en vue de leur comparution immédiate. Lorsqu'on touche à un policier, il ne doit pas y avoir d'alternative à la privation de liberté. Le principe est clair, tu touches à un policier, tu dors en prison. L'État doit protéger ceux qui nous protègent. Il doit à ses policiers, à ses gendarmes, à l'ensemble de ses agents, le respect, la protection et le soutien qu'exigent leur mission. Pour prendre en compte la réalité de la délinquance à laquelle la France fait face, nous abaisserons la majorité pénale à 16 ans, ce qui permettra notamment d'autoriser la comparution immédiate dès cet âge et de réformer l'excuse de minorité. Des peines immédiates, courtes, adaptées aux mineurs les plus violents et réalisées dans des centres de détention pour mineurs sur le modèle des pays nordiques seront instaurées. Sur le volet social, nous mettrons fin à l'angélisme. La société n'a pas à prendre en charge le bien-être d'individus qui en violent les principes et les lois fondamentales. Nous suspendrons les allocations familiales aux familles de délinquants récidivistes. Nous appliquerons le principe du casseur-payeur. Ceux qui détruisent devront réparer. Ceux qui pillent devront rembourser. Chaque hauteur de dégradation devra répondre jusqu'au dernier euro des dommages dont il est coupable. Nous proposerons aussi de renforcer la responsabilité des personnes qui participent sciemment à des attroupements interdits, d'établir une responsabilité collective pour faciliter le travail des enquêteurs, notamment lorsque des violences ou des destructions y sont commises en groupe une fois la manifestation officiellement dissoute. Afin de protéger le droit de manifester des Français pacifiques face à la violence, nous devons mettre en place pour les milliers de militants d'ultra-gauche Fiché S le traitement appliqué avec succès pour lutter contre le hooliganisme, leur interdiction de participer à ces rassemblements. Ces prochains jours, je demande que la coopération soit accrue entre les plateformes de revente en ligne de type Vinted, eBay, Leboncoin et autres, et les services de l'Etat, afin d'identifier les profils qui tenteraient de revendre les marchandises volées. Les Français ne tolèreront pas que des prédateurs s'enrichissent sur le dos de la communauté nationale avec les fruits de leur rasia. Enfin, mes chers compatriotes, il est urgent de reprendre le contrôle de nos frontières et de notre politique migratoire. La France, déjà multifracturée, ne peut plus accueillir 500 000 immigrés légaux par an au risque d'alimenter la poudrière. Il y a urgence à expulser systématiquement les criminels étrangers et les migrants illégaux dont les liens avec la délinquance de rue sont désormais avérés statistiquement. En conclusion, mesdames et messieurs, je rappellerai à tous les Français que l'élection la plus importante des 50 dernières années se tiendra dans quelques mois. Comme l'a dit Marine Le Pen, la France est prise en étau entre l'impuissance et la violence. Mais cette situation ne relève pas de la fatalité. Dès lors, il appartient au peuple français de décréter le sursaut et de faire les bons choix démocratiques pour l'avenir du pays. Nous serons prêts, si la majorité silencieuse en décide, à rendre à nos compatriotes leur droit à une vie paisible et une France en ordre. Je vous remercie et je suis naturellement à votre disposition pour répondre à toutes vos questions.
Hier, Emmanuel Macron a appris la parole, il a demandé à son Premier ministre de recevoir les partis politiques. Aujourd'hui, mais vous l'avez déjà fait hier, vous avez dénoncé un terrible aveu d'impuissance au sommet de l'État. Donc est-ce que dans cette situation, vous allez quand même vous rendre auprès de Sébastien Lecornu ou vous estimez que vous n'avez plus rien à leur dire ? Et j'ai une deuxième question. Ce week-end, votre parti va organiser son congrès à Orléans. 10 000 personnes sont attendues alors qu'il y a un acte 2 qui est déjà annoncé pour ce samedi. Est-ce que dans ce contexte, vous envisagez tout simplement d'annuler votre congrès pour des questions de sécurité ? Merci beaucoup.
pour votre question. Je vais commencer par la deuxième qui est absolument fondamentale, puisque dans quelques jours, le Rassemblement national tiendra à la fois son congrès et à Orléans, le meeting de lancement de sa campagne présidentielle. Non seulement nous entendons maintenir ce meeting, mais nous demandons aux services de l'État et aux ministres de l'Intérieur de permettre à l'ensemble des sympathisants, des adhérents... des militants et des représentants de la nation, élus sous l'étiquette du Rassemblement national, de leur permettre de participer à ce rassemblement dans des conditions de sécurité saines et normales, à l'heure où des militants d'ultra-gauche appellent à la violence contre le débat démocratique et contre des partis politiques qui, d'après les derniers sondages, représentent aujourd'hui un Français sur deux. Je pense que l'ultra-gauche qui bénéficie d'une mansuitude inouïe des pouvoirs publics depuis très longtemps, et le cancer de notre démocratie, et que cette mouvance violente est devenue le bras armé de la France insoumise. Et donc j'appelle Jean-Luc Mélenchon et ses élus à condamner les violences, à sortir de l'ambiguïté, et à dire s'ils se trouvent ou non du côté de la République et du côté des honnêtes gens, ou du côté de l'insurrection et de la guerre civile. Les dernières déclarations du leader de la France insoumise me laissent peu d'espoir, mais il est évident qu'il porte avec son mouvement politique une responsabilité très lourde dans la dégradation du climat sécuritaire et du climat démocratique à quelques mois de l'élection présidentielle. Ni Marine Le Pen ni moi ne nous rendrons à cette réunion des chefs de parti. Le Rassemblement national y sera représenté. par l'un de ses vice-présidents, très certainement. Mais voyez bien à quoi on est réduit le président de la République. Le pays est à feu et à sang et le garant de l'ordre public et de la sécurité des Français organise des réunions. Je pense que ça dit beaucoup d'un pouvoir qui a abdiqué face à la violence et qui manifestement a déjà commencé à faire ses cartons.
Bonjour, Roméa Gessoum pour TF1-NCI. Bonjour, madame Gessoum. Emmanuel Macron a refusé la démission de Laurent Nunes. Déjà, comment vous réagissez ? Et est-ce que vous, comme d'autres partis, notamment la France insoumise, vous appelez aujourd'hui à sa démission ? Merci.
pense que le président de la République a refusé la démission de son ministre de l'Intérieur parce qu'en réalité, il n'y a plus personne derrière. Et que déjà, M. Nunez, qui a été présenté comme un spécialiste et comme un technicien du maintien de l'ordre, a été appelé à cette responsabilité parce que déjà il n'y avait plus personne. Donc on a le sentiment que le pouvoir s'effondre sur lui-même, qu'il est totalement dépassé. et qu'il a manifestement, et c'est désormais avéré, sous-estimé une manifestation dont nous-mêmes, responsables politiques, journalistes, nous disions il y a quelques jours que la manifestation allait très certainement être extrêmement violente. Le gouvernement a failli, le chef de l'État a failli dans son devoir essentiel de protéger les Français. Maintenant, je vais vous dire, plus tôt ce pouvoir s'en ira, mieux ce sera. On est en pleine campagne présidentielle. Et moi, j'appelle les Français maintenant, au-delà des manifestations, à utiliser leur bulletin de vote, qui est très certainement dans quelques temps l'arme la plus redoutable et la plus efficace pour rétablir la sécurité en France.
Bonjour, Lucas Hedela pour France Télévisions. Le chef de l'État n'a pas proclamé l'état d'urgence, ça ne vous a pas échappé. Est-ce que vous, au pouvoir, vous auriez, dans cette situation, proclamé l'état d'urgence ? Pour quelles raisons ? Si oui. Et une autre question sur les revendications. des manifestants dans les cortèges pacifiques. Cette fois, on a entendu beaucoup d'élus au RN, Marine Le Pen la première, dire que les revendications étaient légitimes, qu'il fallait les écouter, qu'il fallait y répondre. Pourquoi dans ce cas ne pas participer à ces manifestations pacifiques ? Est-ce qu'il n'y a pas là une situation un peu confortable dire comprendre sans aller dans les manifestations, sans prendre aucun risque
? Merci pour votre question. D'abord sur l'état d'urgence. ou toute autre mesure de couvre-feu qui pourrait être amenée à être prise par les autorités compétentes, c'est-à-dire soit les maires, soit les préfets, elle appartient à l'État au regard des informations dont dispose l'État. Ce qui est certain, c'est que si demain nous sommes à la tête du pays, nous ne nous priverons d'aucun moyen légal. pour protéger les Français. Mais il ne faut pas non plus que ces mesures soient l'arbre qui cache la forêt, ou en tout cas le moyen de mettre la poussière sous le tapis. On peut potentiellement activer des mesures de ce type, mais une fois que ces mesures seront levées, qu'est-ce qui va se passer ? Donc on voit bien que le problème est beaucoup plus profond. Le problème, il est sécuritaire. Le problème, il est judiciaire. Le problème est institutionnel, le problème est migratoire, le problème est politique. Donc la France a besoin d'une refonte totale de sa politique sécuritaire. On a besoin de sortir de cinq décennies de laxisme en matière pénale et de mettre en œuvre une véritable politique qui consiste à la tolérance zéro avec ceux qui atteintent à l'ordre public et de protection maximale pour les Français et les honnêtes gens. Et ensuite, sur les revendications de fonds, Je crois que ce qui s'est passé samedi dépasse très largement le lien avec le malaise lycéen. Il est évident que la question du pouvoir d'achat et du redressement de l'école seront au cœur de la campagne présidentielle. Maintenant, on voit bien que lorsque des hordes de casseurs... mettre le feu à un lycée tout neuf à Nantes ou qu'ils s'en prennent à un hôtel de ville. Je ne vois pas bien le rapport avec le manque de moyens et je ne vois pas bien en quoi ça pourrait apporter des réponses politiques sur le fond. Donc nous avons toujours été extrêmement clairs et je l'ai dit et je prends vos confrères à témoin la veille de cette manifestation. J'ai dit au salon de l'auto vendredi que ce 17 octobre ne serait pas la manifestation de la France du Travail. mais que ce serait la manifestation de la France du chaos et de tout ce que la France compte d'ultra-gauche, de permanents syndicaux, de mouvements politiques violents et de milices antifliques. C'est précisément ce qui s'est passé. La France du travail, elle souffre. Le pouvoir d'achat est l'un des enjeux majeurs de cette campagne. Mais je veux dire à tous les Français que le meilleur moyen de protester, c'est de voter. Bonjour M. Bardella,
Maxime Leguet pour CNews. Pour ramener l'ordre, il y a les réponses structurelles, vous avez décliné vos réponses devant nous, à très court terme. Est-ce que si ce soir, dans les rues de France, dans les rues de Paris, on revoit les images d'hier de pilleurs, de casseurs, est-ce que vous êtes favorable à l'intervention ? des forces armées. Gabriel Attal, ce matin, a estimé que si nécessaire, de manière temporaire et ciblée, il faudrait le faire. Quelle est votre position sur ce sujet ? C'est un bruit qu'on entend de plus en plus aussi de la part d'une partie de la population. Est-ce que vous êtes favorable à ce moyen-là
Je vais rappeler quelques principes à Gabriel Attal qui pourraient exister. même maintenant se placer à la droite du Rassemblement national. L'armée dans la rue, ça a un nom, ça s'appelle la gendarmerie. Je me permets de vous rappeler que nous avons 250 000 serviteurs de l'État qui servent dans les forces de l'ordre. Nous avons été capables de mobiliser et de déployer, j'ai pris cet exemple parce qu'il me semble parlant, au plus fort de la crise des gilets jaunes, 90 000 policiers et gendarmes. Il y avait dans les rues de Paris, dans une situation insurrectionnelle de quasi-guerre civile samedi soir, 10 000 policiers et gendarmes. Et je vais vous dire, moi je vois beaucoup à gauche de gens cracher sur le travail de nos policiers et gendarmes. Je peux vous dire que leur comportement a été exemplaire. Parce que voyez, malgré tout, il n'y a eu aucun drame. jusqu'à l'irrémédiable, d'un côté comme de l'autre. Et donc je pense qu'on doit louer aussi dans cette période le professionnalisme de nos forces de sécurité intérieures. Mais ils font ce qu'ils peuvent avec les consignes qui leur sont données et avec les moyens qui leur sont donnés. Et lorsque l'on a en face d'eux des gens qui sont là pour semer la terreur, qui sont armés... qui tirent aux mortiers, aux cocktails monosophes, qui leur jettent des parpaings, il est évident que si la police n'a pas l'ordre, le matériel nécessaire et les moyens pour répondre, alors ils ne peuvent pas répondre. Donc moi je fais confiance à nos policiers, à nos gendarmes, mais l'exemple de l'absence des centaures... dans la manifestation qui permet en l'occurrence de déblier une rue rapidement, qui permet de contenir des débordements, et qui n'ont pas été utilisés et qui n'ont pas été déployés par le ministre de l'Intérieur, est l'exemple flagrant qu'il y a eu des failles dans la gestion de ce maintien de l'ordre.
Bonjour Elisabeth.
Vous m'avez posé une deuxième question ? Non Bon, très bien.
Bonjour, Elisabeth Pinot de l'agence Reuters. Certains Français et parfois aussi certains élus disent que si le Rassemblement national l'emporte au printemps prochain, ils ne reconnaîtront pas ce résultat. Comment anticipez-vous cela
dit cela
l'a beaucoup vu et entendu sur des panneaux dans les manifestations et il y a au moins un élu de la France insoumise qui l'a dit. Mais c'est quelque chose qu'on peut entendre.
À ce moment-là, il faut déménager. Il ne faut pas viser dans une démocratie. Il faut aller s'installer en Iran, par exemple, ou au Venezuela, là où les idées de M. Mélenchon sont au pouvoir. Donc si aujourd'hui des mouvements politiques d'extrême-gauche refusent de reconnaître le résultat d'hésion de paravance... D'abord, c'est un aveu intéressant parce que ça veut dire qu'ils ont déjà perdu. Et quand a été l'objectif de M. Mélenchon, ce n'est pas d'être président de la République, c'est la guerre civile en France. Et toutes ses déclarations, toute son attitude, tout le comportement des élus de la France insoumise, qui, je vous le rappelle, reconnaissent la violence comme étant parfois légitime. ajoutant que la fin justifie les moyens, ça c'était Mme Alma Dufour pour prolonger les proses du maire de Saint-Denis, atteste du fait qu'ils reconnaissent qu'ils ont déjà perdu les élections. Et donc en réalité, il ne leur reste que la violence, il ne leur reste que l'insurrection. Ces propos sont profondément irresponsables. Et donc si certains cadres de la France insoumise ne souhaitent pas reconnaître le résultat des élections, Ça veut dire qu'ils ne reconnaissent pas à la France son fonctionnement républicain et ses institutions démocratiques. Alors à ce moment-là, il faut changer de pays, il faut aller s'installer au Venezuela, en Corée du Nord ou en Iran par exemple.
Bonjour M. Bardella, Pierrick Bonneau, France Info ici. Vous avez très vite réagi samedi sur les réseaux sociaux, estimant que la France du travail n'était pas dans la rue. Pourtant des centaines de milliers de personnes ont manifesté pacifiquement. Que leur dites-vous ce matin ? Est-ce que vous leur dites simplement « Attendez 2027 pour voter pour nous » ou vous avez d'autres réponses à leur formuler ? Le droit de manifester,
je le défendrai toujours. C'est une liberté fondamentale. Mais le droit de manifester n'est pas le droit de casser. Et donc en réalité, la tolérance zéro à l'égard de ceux qui perturbent le bon fonctionnement des manifestations et qui veulent attenter à l'ordre public, c'est le meilleur moyen de garantir des manifestations en toute sécurité. Et je vous dis que pendant plusieurs années... Le pouvoir politique a utilisé, et ça ne date pas d'Emmanuel Macron d'ailleurs, les milices d'ultra-gauche, laissant monter les black blocs jusqu'à l'avant des cortèges pour discréditer les mobilisations sociales et les manifestations populaires. Si je suis chef du gouvernement, je n'entends pas faire preuve du même laxisme et de la même mensuétude à l'égard de groupes qui, je le dis, devraient être, et c'est une demande que devrait formuler la France, placés sur la liste des organisations terroristes de l'Union européenne. Les milices antifa, les black blocs et les groupes d'ultra-gauche qui utilisent la terreur pour semer le chaos dans notre pays devraient relever de la liste des organisations terroristes de l'Union européenne. Donc, encore une fois, on est dans une période démocratique où chacun doit pouvoir s'exprimer librement, où chacun doit pouvoir exposer ses idées. Je ne suis pas de gauche, ça ne vous aura pas échappé, mais il est normal qu'on puisse avoir des débats de fond sur les projets politiques qui sont portés par les différents candidats à cette élection présidentielle. Mais le rôle de la France insoumise aujourd'hui attend à la bonne tenue de ce débat démocratique. Qu'il y ait des manifestations, c'est normal. Que les manifestations soient encadrées, c'est normal. Ce qui n'est pas normal, c'est la violence et les discours ambigus sur la violence. Et moi, je n'ai jamais eu de discours ambigus sur la violence et vous n'en trouverez pas de ma part. Les revendications sur ces dernières semaines, sur le redressement de l'école, sur les conditions de travail de nos enseignants sont majeures. Et j'ai eu l'occasion d'évoquer ces dernières semaines, et nous l'avons fait avec Marine, des propositions sur le pouvoir d'achat, des propositions sur la baisse des taxes sur le carburant, des propositions sur l'augmentation des salaires de 4% par an pendant 3 ans que nous mettrons en œuvre dans le cadre de notre arrivée au pouvoir pour les enseignants. Ça, c'est des propositions de fond. Mais pour que ces propositions de fond soient audibles, il faut qu'on puisse débattre sereinement et sans violence. Monsieur Bardella, bonjour.
Clément Diou, Le Monde. Plusieurs questions. Est-ce que vous pourriez être plus précis sur les moyens que vous souhaiteriez apporter aux forces de l'ordre ? Combien de recrutements sur un quinquennat ? Quels moyens financiers globalement ? Puisque ce n'était pas précisé lors de votre dernière conférence de presse sur vos prévisions budgétaires. Deuxième question. Marion Maréchal a déclaré que le recours à l'autodéfense... pour les prochaines journées éventuelles de violence serait bien légitime. Est-ce que vous reprendriez ce terme ? Et dernière chose, l'Italie de Giorgia Meloni a connu ce week-end des événements similaires, malgré un important recrutement de policiers depuis sa prise de fonction, l'apport de militaires dans les rues, plusieurs lois pénales passées. Est-ce que vous en tirez des conclusions particulières
Merci M. Guillaume pour votre question. D'abord sur la situation de nos policiers, nous avons toujours défendu l'objectif de rétablir les 10 000 postes de policiers et gendarmes qui ont été supprimés par la droite entre 2007 et 2012. Sur les moyens matériels, je me permets d'attirer votre attention et l'attention des Français sur le fait qu'il y a des policiers qui ont manqué de munitions. Et que, d'après les informations que j'ai vues circuler dans vos rédactions, des policiers, y compris même aux abords de l'hôtel de ville de Limoges pendant l'incendie, n'avaient plus assez de munitions et n'avaient plus assez de matériel de maintien de l'ordre pour pouvoir se dégager et pour pouvoir protéger leur propre sécurité. Sur le plan juridique, nous souhaitons mettre en place une présomption de légitime défense pour les forces de l'ordre. Les forces de l'ordre doivent pouvoir protéger leur intégrité physique et doivent pouvoir protéger l'intégrité physique de nos compatriotes et ne pas se retrouver dans la situation de devoir reculer face à des délinquants qui usent de la violence pour vider les rues des policiers au milieu des mobilisations et des manifestations. Sur l'Italie, vous m'avez posé une deuxième question ? Sur l'autodéfense ? Oui, sur l'autodéfense. Non, le pire cauchemar serait d'arriver à une situation d'un état démissionnaire où les Français seraient contraints et considéreraient qu'il faudrait se défendre par eux-mêmes. Ça, ça veut dire que l'État n'existe plus. Ça, quand vous faites de la politique, vous êtes attaché à la sécurité, à l'état de droit, c'est le pire cauchemar possible. Donc je ne me résoudrai jamais à ce type de situation et je me battrai toujours pour que cette idée, hélas, ne traverse pas l'esprit de nos compatriotes dont je comprends que beaucoup sont tabous et dont je comprends la colère face à ce qu'ils ressentent comme un abandon et face à une trahison. de la part d'un État qu'ils engraissent avec l'un des taux de prélèvement obligatoires parmi les plus élevés de l'OCDE, et qu'ils voient totalement absent de ses missions les plus essentielles et de ses missions régaliennes. Sur l'Italie, d'abord je me garderais bien de donner des leçons à un gouvernement quelconque ou sur la situation intérieure d'un pays européen. C'est aux Italiens d'en juger. Mais ce que je note, c'est que les pressions... que nous vivons et ce cocktail mortifère, cette union entre l'ultra-gauche et des délinquants, des casseurs et des pilleurs, on la voit malheureusement à l'heure dans beaucoup de grandes capitales européennes. Et donc cette réponse appelle à la fermeté nécessaire. pour protéger les honnêtes gens. Vous connaissez les mesures et je crois que vous en avez esquissé quelques-unes que nous souhaitons mettre en place pour la France. Je fais confiance au gouvernement de Mme Mélanie et de M. Salvini pour protéger les honnêtes citoyens en Italie. Et
dernière question.
Julien Fautra de RTL, ici au fond, à votre couche. M. Fautra, je ne vous vois pas. C'est bon. Vous dites que vous voulez mettre hors d'état de nuire des individus qui se comportent chez nous, chez nous comme des casseurs chez nous. Ça veut dire que vous pensez que ce sont des personnes qui ne sont pas françaises ou qui ne sont pas chez elles ici en France. C'est ça que vous voulez dire ou pas
Alors ça veut dire que je souhaite être Premier ministre de la République française. Et donc par définition j'aurai à cœur et j'aurai vocation. à mettre hors d'état de nuire ceux qui, sur le sol de la République française, donc chez nous, je pense qu'on peut encore le dire, entendent semer le trouble, qu'il soit de nationalité française ou de nationalité étrangère. N'y voyez pas malice.
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