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Je pense que les émeutiers ont de la chance d'être en France, parce qu'il y a beaucoup de pays où la police aurait tiré dans le tas et ça n'aurait choqué personne. Et ces émeutes, elles auraient duré deux heures, si tu veux. En France, on a quand même une espèce de mensuétude vis-à-vis de gens qui mettent un bordel hallucinant et qui font courir un danger hallucinant.
Hier, nos forces de l'ordre, malgré leur professionnalisme, ont eu à subir une violence inouïe. dans de nombreuses villes, à plusieurs villes. J'ai demandé au gouvernement d'en tirer toutes les leçons en matière de renseignement et d'anticipation et faire en sorte que cela ne puisse pas se reproduire. J'attends des réponses claires et toute la transparence sera faite. C'est ce que j'ai demandé au ministre de l'Intérieur.
'est volontairement en fait qu'on a mis le bruit des violences, de la case, des affrontements par-dessus la voix du président de la République. Comme si aujourd'hui l'intervention du président Macron, elle était inaudible par rapport au choc de ce que l'on a vécu. Alors le président de la République l'a dit, il ne comprend pas comment des Français aient pu faire ça à la France, comment ça a pu se passer. Laurent Nunes, son ministre de l'Intérieur, reconnaît. Une défaillance, il l'a dit, Laurent Nunes, qu'il a été débordé, qu'il y a eu une perte de contrôle, qu'il y a eu un manque d'anticipation, qu'il n'a pas eu les bonnes remontées du renseignement. Et pourtant, Laurent Nunes, qui a remis sa démission au chef de l'État, est toujours en place ce matin. Alors c'est vrai que c'est le temps des questions. Est-ce qu'Emmanuel Macron aurait dû accepter la démission de Laurent Nunes ? Comment les forces de l'ordre ont-elles pu se faire déborder autant ? On a 2397 personnes qui ont été interpellées, quasiment 1000 policiers et gendarmes qui ont été blessés, dont 7 grièvement. Au niveau des effectifs de police à Paris, on en avait deux fois moins qu'en 2019, au moment des Gilets jaunes. Les renseignements attendaient 100 000 personnes, ça a été entre 550 et 800 000. C'est vrai qu'ils ont dû faire face à des nouveaux petits groupes. mobiles, des groupes de casseurs, des groupes de l'ultra-gauche aussi qui sont là, qui se sont donnés des points de rendez-vous multiples via les réseaux sociaux, via les boucles cryptées aujourd'hui comme Telegram. Pourquoi est-ce que le gouvernement a perdu le contrôle ? 32-16 pour en parler avec les Grandes Galles. D'ores et déjà, il aurait dû accepter la démission de Nunes, Charles Consigny ? Ah oui, sans doute.
Oui, bien sûr qu'il aurait dû accepter parce que Nunes a gravement merdé pour dire les choses comme elles sont. Et il aurait dû accepter et mettre en place désormais un... Un préfet, par exemple, ministre de l'Intérieur, quelqu'un qui sache y faire. Mais ça, à mon sens, ça n'est pas tout le sujet. Moi, je vois effectivement des très grosses lacunes dans le maintien de l'ordre. Je pense que les émeutiers ont de la chance d'être en France. Parce qu'il y a beaucoup de pays où la police aurait tiré dans le tas et ça n'aurait choqué personne. Et ces émeutes, elles auraient duré deux heures, si tu veux. En France, on a quand même une espèce de mensuétude vis-à-vis de gens qui mettent un bordel à l'école. et qui font courir un danger hallucinant. Je ne sais pas si vous avez vu cette policière qui a été obligée de partir en courant de sa camionnette de police parce qu'elle avait 15 ou 20 racailles qui se précipitaient sur elle pour lui défoncer sa bagnole. Franchement, ils ont de la chance qu'elle n'ait pas sorti son flingue.
Non, ils ont de la chance, franchement. T'as quand même des centaines de manifestants qui ont été interpellés, t'en as qui ont été éborgnés aussi.
Franchement, on est très doux. Je ne sais pas si on peut parler de mensuétude. Non, on est très doux. Moi, je les ai vus en bas de chez moi. Je les ai vus en bas de chez moi, les racailles. Je les ai vus faire. Je les ai vus intimider les gens sur le chemin, insulter des gens, défoncer une vitrine de magasin. Ils arrivent par grappe, ils sont cagoulés, etc. Je suis... Désolé, on est très gentil d'être des Suédois dans cette histoire. Et je ne suis pas sûr que les Français aient envie qu'on continue longtemps comme ça. Premièrement. Deuxièmement, moi ce qui me frappe, c'est quand même le profil de ces racailles. Et j'espère qu'on va prendre des mesures. Je crains qu'on n'en prenne aucune. Mais je pense qu'il faut prendre des mesures très dures. On les voit, ce sont des jeunes de banlieue, des jeunes des cités, qui déferlent sur les villes pour piller les magasins. Pour piller les magasins qui les intéressent ? Bijouterie. Horloger, magasin Vuitton. Magasins de luxe, divers et variés. Ils ont oublié les bibliothèques et puis les... Magasins de sport. Moi, je les ai vus de mes yeux, je les ai vus dans le métro, je les ai vus dans la rue en bas de chez moi. J'en ai eu là, comme ça, 10 à 4 cm de moi. Donc j'ai bien vu ce que c'était. Bon, ce sont des jeunes de banlieue. Moi, je pense qu'il faut dire les choses. Je pense que l'immigration de masse a une responsabilité énorme là-dedans. Et je regrette...
C'est même plus l'immigration de masse. Ce sont des jeunes qui sont... Ce sont les
enfants de l'immigration.
Ce sont des jeunes qui sont nés en France, qui ont grandi en France, qui sont aux écoles de la République, malheureusement qu'ils cassent et qu'ils pillent. Mais qui sont peut-être pour certains d'ailleurs des élèves de Fatima ou autre. Il y en a un certain nombre,
et j'en termine par là, il y en a un certain nombre qui sont binationaux. Moi je pense qu'il faut dire les choses, mettre les mots sur le réel. Je pense qu'il faut déchoir de leur nationalité, les jeunes binationaux qui ont participé à ces exactions et les expulser manu militari, premièrement. Oui mais on n'en est pas là. Si, là, parce qu'il y a d'autres manifestations qui vont arriver. Moi je pense qu'il faut tirer des conséquences immédiates et arrêter de subir. Je suis désolé, mais quand je vois des pauvres gens qui baissent la tête à des hordes de racailles, ça fait trop longtemps que ça dure. Donc je dis déchéance de nationalité pour les binationaux, déchéance de nationalité pour ceux qui peuvent prétendre à une nationalité de droit par leurs parents. Vous avez beaucoup de pays qui transmettent la nationalité par le droit du sang auquel vous pouvez prétendre de par vos parents. Pour eux aussi, expulsion pour eux aussi. Et pour les autres, je pense qu'il faut des mandats de dépôt, des peines très lourdes, des peines très lourdes dès le début, des peines longues, pour mettre un coup d'arrêt à ce n'importe quoi. Mais je regrette effectivement que ni le pouvoir politique, ni une petite caste médiatique que j'ai entendue un peu hier et qui avait du mal à nommer les choses, ne prennent la mesure de ce qui se passe. Je pense que c'est un traumatisme pour les Français et qu'il faut agir durement.
Déjà le fiasco policier, 'est ça.
Et qui
vient des ordres et du manque d'anticipation et du manque de renseignement. Ce que reconnaît Laurent Nunes d'ailleurs.
Les
renseignements territoriaux sont trompés dans l'ampleur de ce qui allait se passer.
moi, s'il y en a un qui doit partir, c'est Emmanuel Macron finalement.
Il ne l'a pas évoqué hier au soir.
Il a donné rendez
-vous aux élections dans six mois.
J'ai écouté avec attention les huit minutes et j'ai vu un homme déguisé en président finalement, tout en me demandant, y a-t-il un pilote dans l'avion ? C'est vraiment le sentiment que j'ai eu. Il nous a fait le coup de la dernière voie avec cette formule. Vous vous souvenez, la formule « qui aurait pu prévoir » alors que les choses étaient prévisibles. De la même manière, il nous faisait part de son incompréhension alors que les signaux faibles sont là depuis très longtemps, alors que les problèmes ne sont pas nouveaux, alors que tout est exactement… Enfin, il est là depuis dix ans. Et il faisait comme s'il était un observateur extérieur. Et ce qui est vraiment gravissime, c'est aussi la veille. C'est-à-dire que la veille du 17 octobre, nous avons vu un président qui était au concert de Céline Dion avec sa femme, sautillant et joyeux comme ça. Alors que nous, de notre côté...
On
se préparait. Les commerçants étaient en train de se dire « je vais faire attention à ma vitrine ». Les manifestants étaient en train de se dire « je vais prendre du sérum Phi » parce qu'ils savaient aussi que c'était dangereux. Je vais mettre des marteaux dans mon sac pour pouvoir casser. Je te parle des manifestants, pas des casseurs. Ils étaient mêlés. Justement, je vais finir sur ça parce que sinon je vais perdre le fil de ma pensée. Comme là, voilà. Le président qui était à Céline Dion, la France était en train de s'inquiéter, tandis que le chef de l'État était à Céline Dion. Et même les parents comme moi, j'étais en train d'avoir un long débat avec mon fils la veille pour l'empêcher d'y aller. Parce que justement, là, il a 15 ans et il voulait y aller avec les gilets jaunes, mettre le médecin de gilets jaunes. Je lui ai dit, mais c'est hors de question. En vrai, tu resteras à la maison, tu as tes béquilles, il y a des mouvements de foule. C'est complètement... On sait très bien. Donc tout le monde se prépare à ce que ça soit en tout cas dangereux et pas les manifestations qu'on a pu voir il y a 10 ans. Mais tu as des cortèges qui sont extrêmement bien passés un samedi. Il était étonné. Et ce qui m'intéresse aussi, c'est comment ça se fait que d'un côté, j'ai eu des personnes... Ça se fait qu'on a eu des images où il y avait énormément de policiers qui ont pu charger sur l'orchestre du Nouveau Monde, un orchestre avec des manifestants pacifiques d'un autre côté. Et de l'autre côté, on a vu des scènes de pillage où il n'y avait aucun policier. C'est-à-dire dans la répartition et dans les ordres, quels étaient ces ordres-là ? Et on a vu des commerçants obligés de se faire justice eux-mêmes. Et ça, ça va devenir de plus en plus dangereux parce que c'est ça l'étape d'après. C'est des gens qui ne se sentent plus en sécurité, qui ne se sentent plus en sécurité. plus protégés dans leur propre patrie, qui vont faire justice eux-mêmes. Et on a eu des images horribles, comme, je vais donner juste un exemple précis, à Nice, cet homme qui voulait défendre sa boutique de jeux vidéo et de manga, qui s'avance, et lorsqu'il se retourne, il se prend un chassé dans le dos d'une grande lâcheté et d'une grande violence. Surtout que sa boutique venait d'être détruite d'ailleurs. Non, elles sont insupportables. Didier Giraud, qu
'est-ce qui n'a pas fonctionné ?
Écoute, moi je trouve que... C'est un joli travail d'équipe, quoi. Tu as quand même, à la base, des revendications. Alors, un mouvement lycéen, une manifestation, des revendications qu'on peut trouver ici légitimes, où il y a des cortèges qui se mettent en place. Une deuxième lame, avec des black blocs, et d'ailleurs, ça a été dit sur les plateaux, beaucoup d'étrangers. Il y a beaucoup d'étrangers dans les black blocs. Il y avait des Belges, des Allemands qui sont venus. Il n'y avait qu'une seule volonté, c'était affronter les forces de l'ordre. Une troisième lame qui est les mecs de cité qui descendent pour remplir le caddie. Moi, ce que j'ai vu, j'ai passé beaucoup de temps devant les chaînes d'info de samedi soir à hier soir. J'ai quand même vu ces trois phases finalement bien distinctes. Moi aussi, je pouvais gueuler en disant c'est l'extrême gauche qui les a instrumentalisés et qui les a mis dans les cortèges. Mais les mecs qui ont pillé les boutiques, ils en ont rien à foutre. Des profs absents ou des rats dans certains. un lycée, ils en ont rien à foutre. Et après, pour aller plus loin, comment on reprend la rue ? Moi je suis d'accord avec Charles. De toute façon, aujourd'hui, faut qu'on accepte qu'il y ait de la casse. De la casse humaine, mais non. Mais forcément, faut qu'on accepte. Mais tu reprendras pas la rue. Tu peux changer de doctrine. Imagine dans 6 mois, Marine Le Pen est élue. Ce qu'on a vu. Ça va durer pendant des mois, ça. Ça va durer pendant des mois, ça. Ce qu'on a vu hier. Et comment tu reprends la rue si t'as pas de la fermeté ? Un, il faut que les effectifs de police soient mobilisés. Deux, qu'ils aient des ordres, qu'ils aient des munitions. Parce que si la mairie de Limoges, elle a brûlé, moi j'ai quelques copains en haut de Vienne, c'est parce que les mecs, il y avait une compagnie de CRS, 85 mecs. En face d'eux, il y avait 300 mecs, ils avaient plus de grenades. À Marseille, ils avaient plus de lacrymo. Qu'est-ce qu'ils ont fait ? Ils sont écartés. D'accord, on en revient. Pourquoi est-ce que ça n'a pas été correctement
anticipé ? Pourquoi ça n'a pas été correctement anticipé ? Il suffit d'écouter le 32-16 ici. On se rend compte que ça allait monter et qu'on allait arriver à un mouvement protéiforme et radical.
Depuis le temps qu'elle dure, la manif étudiante, il y a aussi des effectifs qui étaient en repos. Il y a aussi des gens fatigués. L'étape d'après, je pense qu'il y a des compagnies CRS qui ne voudront plus monter. Et sur ce qui est de la répression, j'attends de voir, parce que Darmanin... communique ce matin sur le nombre de mises en examen et d'incarcération, là, taratata, moi j'attends de voir combien il y en a qui vont aller effectivement en prison, et je fais une petite proposition moi, ceux qui sont pris, qui sont confondus aujourd'hui comme étant des pilleurs, qu'on les prête à Zelensky pendant six mois quoi, on les prête à Zelensky, il en fait ce qu'il veut quoi,
ça sera notre contribution à la guerre en Ukraine. On a Jérôme qui veut intervenir, il est CRS, bonjour Jérôme.
Oui, bonjour, vous allez bien ? Merci,
vous étiez sur Paris ce week-end.
Qu'est-ce qui n'a pas fonctionné 'est-ce qui n'a pas fonctionné ? De toute façon, c'est très simple. Ça fait des années déjà qu'on voit que les violences dans les manifs augmentent de plus en plus. Parce que nous, comme disaient vos intervenants, nous, on doit aller de moins en moins en contact. Donc en fait, ils prennent de plus en plus confiance. Et là, effectivement, comme disait Didier, en fait, il y a eu trois lames. Il y a eu la première, l'extrême gauche, qui avait la manif en elle-même.
Et
donc ça se passait assez bien. En fait, la manif en elle-même, à la base, ça se passait assez bien. Mais le problème, c'est qu'il y a des Black Blocs qui sont venus d'un peu partout, ce qui était attendu. Donc eux, ils sont équipés, ils sont organisés. Et en fait... Ils viennent pas
les manifester ?
Voilà, il vient de casser en fait, tout simplement. Et puis la troisième lame, les pilleurs, comme on a eu à multiples reprises sur Paris pour diverses festivités, donc c'était quasiment couru d'avance. Et le problème, c'est que nous, on ne doit pas aller au contact, parce qu'on ne veut pas malheureusement de blessés en face. On doit gérer les individus. Mais vous pourriez aller au
contact avec tous ces petits groupes comme ça ? Qui sont très mobiles, parce que c'est ça qui est compliqué. Déjà, les mecs, quand
ils sortent avec les gens les bras pleins, pourquoi on ne leur met pas un coup de taser ? Pourquoi on ne les tasse pas à la sortie du magasin ?
Non, mais déjà, il faut savoir qu'en France, quand on va dans une manifestation, avoir le visage dissimulé, déjà, c'est interdit. Et ça, déjà, on voit dans la rue des gens arriver avec le visage dissimulé. on les laisse passer. Parce qu'en fait, ils vont à la manifestation, on les laisse passer. Donc déjà, le problème, il est là. On devrait déjà, en amont, interpeller, en fait, en préventif, toutes les personnes qui ont des visages dissimulés ou qui ont des grands coquets. À la base, on doit les interpeller. Mais le problème, c'est qu'il n'y a pas assez de place après on regarde la vue. Et en fait, c'est impossible à faire. Il y a trop de monde. Parce que ça fait trop longtemps qu'on... qu'on donne ce sentiment que les gens peuvent se toucher. Vous, tout ce que vous demandez,
c'est des ordres clairs et pouvoir aller au contact. Vous êtes prêt, c'est ce que vous dites, Jérôme. Je pense que ce qui a réveillé... Attends,
attends,
attends.
Allez-y. La crise sert aux honnêtes gens, ceux qui viennent manifester. La lacrymogène. Voilà, parce que la lacrymogène, les Black Blocs, ils sont équipés comme nous, voire mieux que nous, au niveau de la lacrymogène. Et puis pendant
que vous êtes sur les cortèges et face aux Black Blocs, les casseurs, eux, ils vont faire leur course.
Justement, quels étaient vos ordres ? Est-ce qu'il y avait une distinction entre les manifestants, les casseurs, dans les ordres que vous avez reçus ? Et j'entendais Linda Kebab qui parlait à un moment d'ordre contradictoire. Est-ce que vous, vous avez eu ce... ce sentiment-là, d'avoir été, et d'avoir des ordres contradictoires, et d'avoir été laissé un peu aussi à l'abandon. Et quelles étaient vraiment vos instructions ?
Moi, je parle de ce que moi j'ai vécu. Moi, j'étais pas, je ne le rappelle partout. Moi, les ordres qu'on a eues, nous, c'était très clair. C'était, on devait faire les détections d'individus dangereux qui venaient au niveau de la manifestation, en amont de la manifestation. Le souci, c'est que si on devait interpeller tous les individus qui étaient... porteurs de masques, de masques à lunettes, disons que le problème c'est que, en fait on ne peut pas, parce que si vous voulez secondaire interpeller la personne, nous-mêmes va en rédiger une procédure, donc on n'est plus sur le terrain.
Oui, bien sûr.
Le problème, c'est que si on veut vraiment faire le travail, en une demi-heure, samedi, ma compagnie de CRS était indissociable.
Jérôme, c'est bien ça le problème. Et je vous remercie d'avoir été avec nous, parce qu'on voit bien qu'en fait, il y a deux problèmes. Ce que les Français retiennent, ce ne sont pas les manifestations qui, grosso modo, sont plutôt bien déroulées.
C'est toute la marge.
Globalement, c'est... à quel moment elles sont pourries. Et au moment où elles sont pourries et où il y a les affrontements avec les CRS, c'est comme si c'était coordonné, tu vois. De l'autre côté, tu as les Black Blocs qui s'affrontent avec les CRS et du coup, tu as les Pierre qui disent « Ah ben tiens, c'est le moment d'aller faire les courses. » On peut y aller, c'est le moment d'aller faire les courses. Merci à Jérôme d'avoir témoigné dans les GG. On va en discuter avec Leïla qui était du côté de Lyon, avec Xavier aussi en Haute-Garonne. Pourquoi est-ce que tout a échappé au contrôle du gouvernement et des forces de l'ordre ? 32-16 pour venir en discuter avec les grandes gueules, il est 9h20. Vous prenez la parole avec les GG, avec les grandes gueules, on revient sur les émeutes et les pillages et les saccages de samedi dernier qu'a fait la police, où était la police ? Laurent Nunes ! Le ministre de l'Intérieur reconnaît qu'il y a eu un manque d'anticipation, reconnaît qu'il y a eu un problème dans la doctrine. Bon, il est toujours en place. Il a présenté sa démission à Emmanuel Macron, président de la République. Il reconnaît la perte de contrôle, mais le chef de l'État le maintient quand même. Leïla est avec nous. Bonjour Leïla. Bienvenue. Infirmière libérale. Qu'est-ce qui n'a pas fonctionné ? Quel est votre regard sur ce qui s'est passé samedi ?
Alors écoutez, nous à Lyon, ça a été un carnage, sur les réseaux, on avait même les choses en direct.
Je tiens quand
même à rappeler qu'il n'y avait pas que des gens issus de l'immigration, et qu'aux dernières manifestations qu'il y a eu avec autant de pillages, les catégories sociales étaient toutes confondues, qui rentraient et qui pillaient. Et là, c'est ce qu'on a pu voir aussi sur les réseaux. Donc voilà, il faut quand même remettre un petit peu l'église au milieu du village. Ensuite, je pense que ça a été une volonté politique, clairement. De laisser
faire
Mais bien sûr, mais bien sûr. Dans un état de droit, dans un état... Quel est l'intérêt de
laisser faire ? Parce que ça se retourne contre le pouvoir, là, aujourd'hui.
Écoutez, c'est de semer un petit peu le chaos et de mettre deux France en opposition. Voilà, c'est tout. Comme Emmanuel Macron a semé le chaos dans les partis politiques, a fait exploser la gauche, a fait exploser la droite. Donc c'est un complot
de Macron pour faire élire Le Pen. C
'est le peuple. Non, non, non, c'est pas ce que j'ai dit, cher monsieur. Non, non, non, c'est pas ce que j'ai dit du tout. Mais peut-être que c'est... Peut-être une volonté, si vous me laissez parler, je vous le dirais, c'est peut-être une volonté, d'accord, pour rester en place ou faire réélire quelqu'un qu'il va mettre en place, tout simplement. Ah bon ? Ah oui, parce que là, c'est mal parti.
Franchement, là, c'est mal parti.
Vous verrez, l'avenir nous le dira. En tout cas, moi, je vous le dis, c'est une volonté politique parce que, justement, c'était prévisible. Sur les réseaux sociaux, ça courait. De toute façon, il y a des renseignements, il me semble,
Alors là, vous avez raison, Leïla. Ça aurait pu
être anticipé. Là, vous avez raison.
C'est d'ailleurs ce que reconnaît Laurent Dunez. C'est ce que disent certains policiers en offre. C'est-à-dire qu'il y avait un problème de remontée des renseignements et de terrain. Les renseignements
généraux ou les renseignements sur le terrain. Même les renseignements. Il y a un gros problème. C'est tellement un problème que c'est devenu une blague. Vous savez, le slogan qu'on voit à Bismillah, c'est les ténèbres. C'est parti de quoi ce slogan-là ? C'est parti d'une blague sur un... policiers infiltrés qui essayaient justement, au moment des manifestations des jeunes, d'infiltrer les snaps des jeunes gens en se faisant passer pour un jeune, mais d'une façon complètement ridicule. Et donc du coup, c'est devenu une parodie. Pour que ça devienne une parodie, c'est vraiment que les techniques d'infiltration sont grossières et visibles. Et c'est ça qui est inquiétant. C'est pour ça que je vous dis, y a-t-il un pilote dans l'avion ? Dans le sens où, à partir du moment où nous, de l'extérieur, citoyens, sans moyens, était capable de dire que le 17, il y aurait du monde, comment ça se fait que le président, on l'entendait ici dans les grandes quels, et le président la veille est au concert de Céline. Moi,
je ne suis pas d'accord avec vous sur le fait de dire qu'il y a un problème de renseignement. C'est Nunes lui-même qui le reconnaît. C'est-à-dire qu'ils n'ont pas mesuré l
'ampleur de ce qui allait se passer, la casse et la volonté de casser. Alors qu'il y avait des appels d'après ce qu'on dit aujourd'hui sur les boucles, les boucles télégrammes en disant il faut aller piller, aller sur les magasins, aller dans les quartiers, c'est là que ça va se passer. Et hier au soir, excuse-moi, hier au soir, ça a continué hier au soir à Châtelet. Ils étaient où les policiers ? C'est pas eux que je blâme, c'est les donneurs d'ordre. Qu'est-ce qu'ils étaient ? Le président parlait, ça pille à Belleville, ça pille à République, ça pille à Châtelet. Je suis d'accord avec toi, mais
je crois que c'est un problème d'effectifs. On n'a plus les effectifs disponibles parce que les mecs, ils sont crevés, parce que c'est ça le problème. Et tu verras qu'il y a des compagnies de CRS qui ne voudront plus y aller. On a Xavier qui veut
intervenir. Bonjour Xavier. Salut
Alain, salut les GG.
Qu'est-ce que vous en dites Xavier, alors
Moi, je vois qu'on est dans deux Frances bien... On a coupé en deux, quoi. La France des hypercentres très urbaines et la France périphérique et des territoires. Parce que moi, j'ai tourné tout le week-end avec les auto-écoles, avec les monos, que ce soit en périphérie de Toulouse-Centre, que ce soit dans les petites villes à côté.
tranquille. Ça a coupé. On a perdu Xavier. On va aller en Haute-Vienne retrouver Benoît, justement, qui est à Limoges. Bonjour Benoît.
Salut les GG. Ça
a été malheureusement l'image du week-end. Ça a été l'incendie à Lyon de l'Office du Tourisme et puis à Limoges, celui de la mairie, Benoît.
Oui, j'ai bien vu ça tourner partout sur les réseaux, dans les infos. C'est terrible. Qui a
incendie, on le sait ou pas
Il y a des vidéos qui tournent, et je pense que le procureur et les équipes des forces de l'ordre sont déjà à pied d'oeuvre pour trouver les commanditaires, ceux qui ont fait ça, et j'espère qu'ils seront largement punis. Je rejoins, tout a été un peu dit, je rejoins beaucoup Charles et Fatima, que j'adore au passage. Je pense que dans ceux qui sont descendus dans la rue, il y a trois... personne. Il y a les manifestations d'excrime une colère qui est tout à fait légitime et que les gouvernements, le gouvernement, en tout cas de M. Macron, n'entend pas et ne veut pas entendre. Il y a forcément les casseurs, Black Blob, c'est un côté, sont des gens qui sont relativement organisés et qui sont là pour casser, saccager. Et après, il y a les pilleurs qui viennent beaucoup décider. Il faut bien le dire, même si je rejoins aussi l'AIA, il n'y a pas que des issues de l'immigration, il y a aussi des... des gens bien français.
Dans les pillages, il n'y avait quand même pas beaucoup de Versaillais, il faut dire les choses comme elles sont. Alors,
je ne parle pas forcément de Versailles, mais vous savez Charles, il n'y a pas que Paris en France. Moi, j'ai bien regardé les images.
Je suis d'accord avec Didier sur le fait qu'il y a eu plusieurs lames. D'abord les casseurs, ensuite les pilleurs ou les pillards, selon le terme exact. Mais je suis désolé, parmi les pillards, moi, je n'ai pas vu beaucoup de gens qui me faisaient penser à des jeunes agriculteurs ou au public de la messe du pape.
Je me permets juste de reprendre le propos juste avant. Dans les pilleurs, il y a beaucoup de gens qui viennent des cités, même s'ils ne sont pas tous issus de la migration. Il ne faut pas me faire dire ce que je n'ai pas dit. C'est ce qu'on voyait à
Nice notamment aussi, effectivement. Il y avait
aussi du pillage d
'opportunités.
Oui, mais alors bon, je ne comprends pas que M. Macron n'ait pas démissionné, comme dit Fatima. Je ne comprends pas qu'il n'accepte pas la démission de M. Lunez parce qu'il a clairement eu des problèmes. Je vois que c'est quand même assez commun qu'on envoie les CRS sur les agriculteurs, sur les pompiers, sur les manifestations, sur les soignants. Et curieusement, ces CRS, on ne les voit pas trop sur les pillards. Si, ils étaient là, mais ils
étaient débordés par le nombre. À Marseille, 30 000 pillards. Sachez pas d'où sort ce chiffre de 30 000 pillards. On ne voit pas comment c'est possible d'aller à la préfecture.
Maintenant, il y a quand même un truc que je trouve aberrant, c'est qu'on va les juger, mais c 'est plus facile d'envoyer de l'argent en Ukraine ou partout dans le monde. Je crois que le budget de la justice est 5%, quelque chose comme ça. Donc c'est quand même pas énorme. On sait que les tribunaux sont engorgés et c'est long. Et puis même si les procureurs vont demander des peines lourdes... ce qui est tout à fait logique. Il faut que les juges suivent et ce n'est pas toujours le cas non plus.
On verra parce qu'il y a les premières comparutions immédiates aujourd'hui. On verra ce qu'il se passe. On va filmer les trois premières. D'après Gérald Darmanin, le garde des Sceaux, on est à un niveau de garde à vue qui est quasiment jamais vu derrière. D'ailleurs, il
faudrait des procédures simplifiées. Et là, c'est l'avocat qui parle et je vais sans doute me faire taper dessus par mes confrères. Mais quand vous avez des scènes d'une telle évidence et qui... déborde complètement le cadre de la vie normale des choses, du cours normal des choses. On est dans une situation où Macron aurait pu déclencher l'article 16 sur les princes pleins pouvoirs et envoyer l'armée. Et d'ailleurs, c'est ce qu'il aurait dû faire. Il faut prendre la mesure des choses. Moi, je refuse qu'on noie le poisson. Le sujet, je suis désolé, ce n'est pas le renseignement. Ce n'est pas ce pauvre Nunes qui a certes merdé, mais on s'en fout de Nunes. Ce n'est pas le sujet. Le sujet, c'est qu'on a des hordes de centaines, voire de milliers de jeunes qui se... rue sur les centres-villes et qui saccage les centres-villes. On croirait le sac de Rome pendant l'Antiquité. Il faut dire les choses comme elles sont et prendre la mesure de ça. Merci à Benoît d'avoir été avec nous.
On a posé la question simplement pour voir votre ressenti ce matin. Est-ce que le président de la République aurait dû accepter la démission de Laurent Nunez ? Je veux juste voir ce que vous vous en pensez. Vous dites oui bien sûr à 88%.
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