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La jeunesse de France a un message, et nous devons l'entendre. Ces derniers jours, j'ai voulu comprendre, écouter, rencontrer les lycéens qui ont initié le mouvement. J'ai vu toutes les organisations représentatives et entendu également des lycéens qui se sont mobilisés spontanément. Ce mouvement, c'est le mouvement existentiel de la jeunesse tout entière, et notre devoir est d'entendre ce message qui nous vient d'une génération inquiète. Inquiète du monde, dans lequel elle va grandir, avec une crise globale, climatique, sociale, identitaire, économique, avec le retour de la guerre. C'est une génération en crise qui est née pendant le krach de 2009, qui a grandi avec les attentats, avec la pandémie, avec la guerre en Ukraine, avec la présidence Trump et le réchauffement climatique. Notre devoir, c'est de leur offrir un avenir, de faire de la jeunesse une grande priorité et de la traduire en décision. Nous partageons avec François Ruffin le sentiment d'une grande urgence d'entendre cette jeunesse. Je suis heureux que ces échanges avec les lycéens et la réflexion commune entreprise avec lui aient permis, malgré nos différences et parfois nos divergences, de trouver des mesures communes pour répondre à la crise. Cela prouve que c'est possible de s'entendre et de construire des compromis. Un socle de cinq mesures immédiates peuvent recueillir l'assentiment D'une très large majorité. D'abord la fin de Parcoursup, il est temps de renouer avec une orientation humaine qui commence dès le collège et se poursuit jusqu'à l'université. Deuxièmement, le maintien du budget de l'éducation nationale à euros constants, malgré la baisse démographique. À budget égal, comme le nombre d'élèves diminue, cela finance l'investissement nécessaire dans cette jeunesse. Troisièmement, un plan de rénovation du bâti. pour que les élèves étudient dans des conditions dignes, en lien avec les régions qui en ont la responsabilité. Quatrièmement, une mission éclair parlementaire sur le maintien de l'ordre et la suspension immédiate de l'usage des LBD, des grenades de désencerclement, des opérations de NAS pour faire face à une colère lycéenne. Enfin, et cette mesure nous a été proposée par nos mouvements de jeunesse respectifs, et nous sommes d'accord, Le droit de vote à 16 ans, parce qu'il est temps que la jeunesse de France prenne possession de son propre avenir. Il y a des solutions, il est temps de les mettre en œuvre.
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