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Et notre invité à la grande interview sur CNews et sur Europe 1 ce matin, c'est Jordan Bardella. Bonjour à vous. Merci d'être avec nous sur nos antennes. Vous êtes le président du Rassemblement national. Une question pour commencer. Est-ce qu'Emmanuel Macron aurait dû accepter la démission que Laurent Nouniez lui a remise hier après le fiasco sécuritaire des derniers jours
? Pour le remplacer par qui ? Le pouvoir est défaillant dans son intégralité et on est là devant l'une des plus grandes faillites sécuritaires qui est connue la France. D'abord la France a été humiliée par ces images du week-end et je veux tout d'abord avoir une pensée ce matin pour les Français, pour la majorité des Français honnêtes qui travaillent.
Les commerçants par exemple ? Pour les
commerçants, pour les artisans. J'ai vu des scènes honnêtement qui... arrache le cœur de commerçants qui ont perdu toute une vie de travail en voyant leur commerce détruit, leurs vitrines brisées, l'intérieur de leur boutique pillée. Et au fond... Leur douleur est celle de tous les Français ce matin et je veux naturellement avoir un mot, j'étais à leur côté hier dans un commissariat du centre de Paris près de la place de la République, avoir un mot pour les fonctionnaires de police, pour les forces de l'ordre, pour les gendarmes, pour tous les serviteurs de l'État, pour les services de la République française qui sont mis à rude épreuve et qui sont livrés à des scènes d'une rare violence et qui appellent... à des mesures très fortes pour rétablir l'ordre dans le pays. On va
revenir sur les forces de l'ordre dans un instant. Mais il y a cette allocation d'Emmanuel Macron, Jordan Bardella. Est-ce qu'il contrôle encore quelque chose dans ce type de pays quand on entend les mots qu'il a prononcés ? Rétablir l'ordre républicain, ça fait 20 fois qu'on entend ça. Et le résultat, c'est dans la rue, des scènes de pillage jusqu'à 23h hier soir.
Je crois que je n'ai pas besoin de vous répondre et que tous les Français qui nous regardent ou qui nous écoutent ce matin ont en eux une colère, une colère qui est saine, une colère qui est légitime. Le pouvoir a totalement déserté. Et si les manifestations sont aussi violentes, si les hordes... de sauvages qui s'en prennent aux mobiliers urbains, aux bâtiments publics, qui attaquent nos forces de l'ordre, continuent de le faire. C'est parce qu'il n'y a en face d'eux aucune réponse politique, aucune réponse de fermeté et aucune réponse de la part d'un pouvoir qui a totalement déserté. Quand on entend le président de la République nous dire...
Quand on entend
le président de la République nous dire que les préfets se débrouillent... et adapte les mesures, c'est bien qu'il n'y a plus de pilote dans l'avion et qu'il n'y a plus à la tête de l'Etat un gouvernement et un président de la République qui disent aux Français, nous allons vous protéger, nous allons éradiquer la violence et nous allons mettre ceux qui détruisent l'ordre public et qui abîment la paix sociale hors d'état de nuire. Donc nous devons rétablir l'ordre par tous les moyens légaux possibles. Nous devons mettre fin à plusieurs décennies de désarmement de nos policiers, de désarmement psychologique, de désarmement matériel. et de désarmement juridique de la part d'un pouvoir qui ne croit plus dans l'autorité et qui a érigé le laxisme de la justice en idéologie et en philosophie de gouvernement. Et au fond, ce qu'on subit là, c'est l'échec de 50 ans de décision politique.
La suite logique de vos propos, c'est l'appel à la démission du président de la République. Ce que vous venez de nous dire est une démonstration. Donc vous dites ce matin, il faut que le président démissionne, il faut qu'il y ait des élections vite, il faut que l'ordre soit rétabli.
est en campagne présidentielle. Le président de la République partira dans quelques mois. On peut se permettre d
'attendre six mois ?
Je ne crois pas. Et s'il souhaite évidemment partir, ce que je ne crois pas, il rendra service à beaucoup de gens. Il rendra service très certainement à la majorité silencieuse des Français qui ne supportent plus de devoir payer pour tout le monde. Et la question que je me pose ce matin, au-delà de la douleur indicible du peuple français, de la France du travail, des commerçants, des artisans, des entrepreneurs qui ont tout perdu. Je pense naturellement à la facture et au montant de la facture. Très probablement, les dégradations vont se poursuivre. Et nous devons mettre en place le principe du casseur-payeur. Ceux qui ont cassé, ceux qui ont commis des dégâts, ceux qui ont détruit des abris de but, ceux qui ont détruit des vitrines, ceux qui ont détruit des commerces, doivent payer. Et si demain, je suis chef du gouvernement et que Marine Le Pen est présidente de la République, nous mettrons en place et nous rendrons systématique le principe du casseur-payeur. Tu payes. Et si tu ne peux pas payer, ce sont tes parents qui paieront jusqu'au dernier euro. Et s'il y a des allocations familiales qui sont distribuées aux parents de mineurs récidivistes, j'assumerai la décision de suspendre les aides sociales aux parents de ceux qui détruisent au mépris de l'ordre public et du respect de la personne humaine. Ce
texte va arriver au Sénat fin octobre, vous le voterez ?
Oui, naturellement, et nous voterons toutes les mesures qui vont dans le bon sens. Mais Emmanuel Macron est au pouvoir depuis. Et on voit bien que depuis 10 ans, rien n'a été fait de manière sérieuse, de manière pérenne pour remettre de l'ordre. Donc si demain nous gagnons les élections, nous allons engager un sursaut pénal. Nous avons besoin de peine minimale, de peine planchée. Tu touches à un politier, tu dors en prison. Nous avons besoin de créer des places de prison. Il nous faut abaisser la majorité pénale à 16 ans, créer des centres de rétention spécialisés pour les mineurs avec des peines courtes. immédiate que nous pouvons mettre en place pour casser la spirale de la récidive comme le font un certain nombre de pays du Nord avec un certain succès, il faut bien le dire. Et je crois qu'il faut aussi établir une responsabilité collective pour faciliter le travail des enquêteurs. Aujourd'hui, lorsque vous cassez, lorsque vous participez à des attroupements, s'il n'est pas démontré que vous êtes la personne qui a jeté le projectile, même si vous participez à la bande et à la horde de sauvages qui a cassé... le travail des enquêteurs est très difficile. Donc nous croyons qu'il est nécessaire d'établir une responsabilité collective, c'est-à-dire qu'avec nous, si vous participez à un attroupement une fois que la manifestation est terminée, que la police a sifflé la fin de la récréation et que vous participez à des attroupements qui commettent des méfaits, vous serez judiciarisable de la même manière que celui ou celle qui a jeté le projectile. Les consignes
de fermeté de Gérald Darmanin, qui a demandé encore une fois au magistrat d'être ferme, ne suffisent pas ? Vous dites qu'il est porté disparu, il devrait parler le garde des Sceaux ? Il
faut un arsenal pénal et un arsenal judiciaire qui soit adapté à la menace. On est, je crois, et il faut bien le dire, au-devant de temps très difficiles. Je disais que la France avait été humiliée. On voit bien là qu'il y a une jonction mortifère, mortelle, entre l'ultra-gauche, entre les casseurs d'ultra-gauche d'un côté, l'objectif est la destruction de l'État, et de l'autre, des prédateurs de banlieues, des hordes déracinées, de sauvages, qui se trouvent de l'autre côté du périphérique et qui viennent dans les grandes agglomérations et dans les grandes villes pour piller et pour... exprimer un sentiment de revanche à l'égard de la France.
Et ça, c'est la France insoumise qui a réussi à faire la jonction entre ces mouvements-là, ces deux mouvements-là, groupuscule d'extrême-gauche et jeune issu des quartiers, Jordan Bardella ?
Dans cette période, il y a une responsabilité politique, je l'ai évoquée, il y a une responsabilité de ceux qui prennent les décisions, il y a une responsabilité naturellement de ceux qui cassent, de ceux qui pillent, de ceux qui agressent les forces de l'ordre, mais il y a aussi une responsabilité morale. de ceux qui légitiment la violence. Et depuis plusieurs semaines, depuis plusieurs mois, moi je regarde avec beaucoup d'inquiétude la dérive de Jean-Luc Mélenchon de son parti politique. On pourrait citer les propos du maire de Saint-Denis qui considérait il y a quelques jours que la violence était légitime et de toute la cour de députés de la France insoumise qui se sont interposés entre... un certain nombre de manifestants ces dernières semaines et les forces de l'ordre qui faisaient leur travail. Donc ce mouvement aujourd'hui est un mouvement qui pousse à la guerre civile, qui pousse à l'insurrection. Et Jean-Luc Mélenchon a une responsabilité très lourde dans ces violences. Et crois qu'il est très difficile de dissoudre un mouvement politique. Moi, je préfère le combattre politiquement, je préfère le combattre idéologiquement sur le terrain des idées. Mais ce mouvement aujourd'hui, et encore une fois, les déclarations de ces leaders le prouvent. incite à l'insurrection et contribue à un climat de très grande violence dans notre pays. Et donc moi, j'appelle les Français à être extrêmement prudents à l'égard de ce mouvement politique. Et je veux bien dire à tous ceux qui veulent que la France continue d'être la France et à tous les Français qui sont attachés à l'ordre public que ce qui va se jouer dans les prochains mois avec la campagne présidentielle est absolument capital pour l'avenir de notre pays. La paix civile est encore garantie aujourd'hui dans un certain nombre de territoires. garantie par le travail et le dévouement de nos forces de sécurité intérieure, mais peut-être qu'elle ne le sera plus dans quelques semaines si nous continuons sur cette voie et si nous continuons à donner autant d'écho aux discours incendiaires de la France insoumise, dont les casseurs sont désormais la branche armée et le bras armé.
Jordan Bardella, vous avez même évoqué du terrorisme d'ultra-gauche. La France du chaos est derrière Jean-Luc Mélenchon. Est-ce qu'il faut mettre directement en cause la responsabilité de ces élus devant les tribunaux ?
Il faut dissoudre... toutes les organisations d'ultra-gauche. Nous le demandons depuis plusieurs années. Un certain nombre d'organisations utilisent la violence pour créer le chaos, pour semer la terreur dans notre pays. Et il n'est pas normal que des organisations d'ultra-gauche puissent encore avoir pignon sur rue. L'une des premières décisions que le Premier ministre devrait prendre sera de prononcer la dissolution de toutes les organisations d'ultra-gauche et de placer les milices antifa sur la liste des organisations terroristes, liste administrée par l'Union européenne.
Pour rétablir l'autorité et l'ordre aujourd'hui dans les rues de France, ce qui n'est pas le cas, on l'a vu encore hier soir jusqu'à 23h, qu'est-ce que vous demandez ? Est-ce qu'il faut un couvre-feu, l'instauration d'un couvre-feu dans les villes qui sont les plus visées par les pilleurs ? Est-ce qu'il faut instaurer l'état d'urgence sur Dan Bardella ?
Il faut y mettre les moyens. On a déployé samedi dans les rues de Paris 10 000 policiers et gendarmes. C'est neuf fois moins qu'au pic de mobilisation des Gilets jaunes en 2018 qui avait vu 90 000 fonctionnaires de police et gendarmes déployés dans les rues de notre pays. Par conséquent, y a eu manifestement... une menace sous-estimée de la part des services de renseignement et des services de l'État. Moi, ce que je ne comprends pas, c'est que ça fait plusieurs semaines, plusieurs jours, que tout le monde se dit, et vous le savez bien, vous êtes journaliste, tout le monde se dit que le 17 octobre va être une journée importante, va être une journée particulièrement violente. Comment est-ce qu'on a pu, à ce point, sous-estimer le risque de débordement et sous-estimer le risque de menace ? C'est une volonté politique
de sous-estimer vos pensées ?
lorsque, je pense que c'est une déconnexion totale avec la réalité de ce qui se passe en France, quand on entend le maire de Marseille, le maire socialiste de Marseille, qui n'est pas politiquement de ma paroisse, expliquer qu'il n'y avait qu'une seule compagnie de CRS. Compagnie de CRS, c'est environ 130 à 150 policiers. Une seule compagnie de CRS. Pour la deuxième ville de France, alors c'est que manifestement... qui est en plus l'une des plus criminogènes du pays, alors c'est que manifestement, on a sous-estimé la violence. Pourquoi est-ce que les centaures, les véhicules blindés de la gendarmerie, qui sont des véhicules parfaitement adaptés pour déblayer une rue, pour repousser des individus violents, pourquoi est-ce que les centaures n'ont pas été déployés ? Donc on voit bien là qu'il y a non seulement une défaillance totale et une absence totale du pouvoir politique, mais on voit bien par la même occasion que le ministre de l'Intérieur. totalement sous-estimé le niveau de violence donc maintenant l'enjeu c'est de rétablir l'ordre par tous les moyens légaux possibles et c'est précisément ce à quoi nous attèlerons si Marine Le Pen est élue présidente de l'artiste. Ce
qu'on a du mal à comprendre, c'est que vous dressiez un constat implacable des dysfonctionnements qui ont conduit à la situation et au fiasco de ce week-end, et que vous ne demandez pas la démission de Laurent Nunez. Est-ce que c'est une volonté, encore une fois, d'apaiser les esprits, de faire le parti de gouvernement qui est appelé peut-être à prendre les règles du pouvoir en 2017 ?
Je peux demander la démission du ministre de l'Intérieur. Ça ne changera rien pour vous ? C'est-à-dire que si celui qui est nommé ensuite fait exactement la même chose, non, ça ne changera rien. Il
a reconnu qu'il y a eu une perche de contrôle
sur le terrain ? Oui, enfin, merci, les Français s'en étaient aperçus. Maintenant, il n'y a plus personne au sommet de l'État. Et quand vous n'avez plus à la tête du pays, à la tête de l'État, une figure d'autorité qui est capable de rétablir l'ordre, qui est capable de manière indéfectible de dire « je suis du côté des forces de l'ordre, des policiers et des gendarmes », qui engage un sursaut pénal pour rompre avec le laxisme judiciaire et pour faire en sorte que sur les centaines d'interpellations, tous puissent assumer une mesure privative de liberté et ne pas être remis en liberté dans les prochaines heures, c'est que le pouvoir a failli, que le pouvoir a déserté. Et je crois que seule l'élection présidentielle... et seul un gouvernement à majorité Rassemblement National aura le courage, la détermination et le caractère pour protéger les Français, pour rétablir la paix civile et pour remettre de l'ordre dans un pays qui a perdu sa grandeur. Parce que quand on voit aujourd'hui... Je veux dire, moi j'ai des alliés au Parlement européen, j'ai des amis dans des pays à l'étranger autour de nous. Regardez ces images de la France. Les gens se disent mais qu'est-ce qui est en train de devenir notre pays ? Qu'est-ce qui est en train de devenir un pays où l'art de vivre, la paix civile, la courtoisie, l'élégance, le respect des uns et des autres étaient des valeurs absolument fondamentales de notre civilisation. Ces valeurs, nous sommes en train de les perdre et bien nous entendons les rendre à la France.
Est-ce qu'il y a deux France aujourd'hui, Jordan Bardella ? Celle peut-être qui était sur les Champs-Elysées ? pour la venue du pape, celle qui désormais casse. Comment réconcilier ces deux jeunesses ? Est-ce qu'il y a un moyen que le RN propose pour qu'on puisse vivre dans un pays apaisé
savez, quand j'ai vu les images du campanile de l'hôtel de ville de Limoges brûler et s'effondrer... Ça m'a rappelé les images douloureuses de Notre-Dame de Paris. Et j'ai eu le sentiment que dans le pays, il y avait cette majorité de Français silencieux, cette majorité de Français honnêtes qui en a assez. d'être les vachalais, d'être ceux qui doivent payer à chaque fois, d'être ceux qui respectent les règles, tandis qu'ils voient autour d'eux des hordes de sauvages, n'être jamais inquiétés par l'État. Cette France-là, elle souffre, cette France de la bienveillance, on l'a aussi vu, vous avez raison de le rappeler, à l'occasion de la venue du Pape dans les Champs-Élysées. Et à côté, vous avez la France des ultras, la France des wallas, qui n'est mue que par un sentiment de haine et par un sentiment de revanche. Ce sentiment de revanche, il continuera tant que l'État sera faible. Eh bien, je veux rassurer tout le monde et je veux ce matin quand même porter un message d'espoir et d'optimisme dans notre histoire. La France a mené un combat perpétuel. contre la division, contre la guerre civile. Ce combat, nous devons continuer à le mener parce qu'il ne faut pas que Jean-Luc Mélenchon et que l'ensemble de ses amis politiques, l'ensemble des casseurs et l'ensemble des hordes de sauvages dans les banlieues qui sont mûs par un sentiment de revanche contre la France gagnent cette bataille de la sécurité de l'ordre public. Quand vous dites la France dévoile, vous
pointez quoi ? La jeunesse issue de l'immigration, Jordan Bardella ? Oui, il y
a une très grande partie des pilleurs qui sont des gens issus de l'immigration, qui ne se sentent pas français et qui n'auront... jamais une occasion pour exprimer non seulement leur haine à l'égard d'un pays qui bien souvent a accueilli leurs parents et qui a fait preuve d'une très grande générosité à l'égard de leur propre famille, mais également à l'égard des bâtiments de la République. J'entends toujours le discours larmoyant d'une partie de la gauche en disant cette jeunesse se mobilise, cette jeunesse casse parce qu'elle manque de moyens et qu'elle a grandi dans la pauvreté. Rien ne justifiera jamais qu'on brûle un lycée qui est tout neuf. comme ça a été le cas à Nantes il y a quelques semaines, qu'on brûle un office du tourisme, qu'on brûle un hôtel de ville, qu'on mette Marianne par terre ou qu'on brûle des gymnases. Donc on voit bien là qu'on est dans autre chose et qu'on est dans des ressentiments négatifs. Donc il y a besoin d'une réponse sécuritaire qui est très forte, mais il y a aussi besoin d'arrêter l'immigration et d'avoir une politique éducative qui puisse permettre de remettre la transmission du récit fondateur, du récit national, des savoirs fondamentaux, lire, écrire, compter, de la discipline et de l'autorité à l'école qui puisse être... mises en place pour, je dirais, faire en sorte que ces générations perdues, et bien qu'on ne perde pas les générations prochaines, bien sûr.
Jean-Anne Bernela, Éric Zemmour, était hier soir sur ce plateau. Lui, il propose le principe de la remigration. Vous y êtes favorable ou pas ?
Je suis favorable à ce qu'on arrête l'immigration.
Mais la remigration, c'est autre chose. Oui, mais ça veut dire quoi, la remigration ? C'est-à-dire pour des jeunes binationaux, déchéance de la nationalité des frères françaises et expulsion dans les pays d'origine.
Oui. On peut, si vous voulez, mettre en place ce type de mesures. Ce que je pense, c'est qu'il faut arrêter l'immigration, qu'une grande partie des problèmes de notre pays vient d'une incapacité à assimiler des populations qui sont rentrées nombreuses dans notre pays. Et à cela, je souhaite opposer la force de la loi, la force de... L'État, la force de l'autorité républicaine et engager un sursaut qui soit à la fois judiciaire, migratoire, pénal et qui puisse nous permettre de rétablir la sécurité dans notre pays. Quant à ceux qui sont présents sur le sol français et qui sont étrangers, c'est un secret pour personne que nous souhaitons les expulser. La France demeurera toujours ouverte à l'égard de gens qui viennent dans notre pays pour... aimer notre langue, aimer notre art de vivre, respecter nos lois, travailler sereinement, respecter les lois du pays qui les a accueillis. Mais nous serons toujours intraitables à l'égard de ceux qui viennent dans notre pays pour s'en prendre à nos forces de l'ordre, pour casser ou pour mettre le bordel et nous expulserons nécessairement les délinquants et les criminels étrangers.
Vous parliez de la chaîne pénale, à l'instant le garde des Sceaux, Gérald Darmanin, annonce des dizaines de placements en détention provisoire pour ces casseurs. Est-ce que c'est la bonne direction ?
Oui, mais ensuite derrière... Pardon, les mettre en garde à vue et les déférer, c'est une chose. Mais derrière, il faut que la peine soit exemplaire. Il existe dans le droit français des peines maximales et c'est la raison pour laquelle nous souhaitons établir des peines minimales. Et je l'ai dit, lorsque vous touchez un policier, vous devez dormir derrière les barreaux.
avec une chaîne pénale qui serait restaurée, une construction de places de prison, puisqu'il en manque cruellement dans notre pays, tout ça prendra du temps, Jordan Barnella, évidemment. La solution, elle n'est pas pour demain. Je
ne vais pas vous promettre... de refaire de la France que nous aimons, ce pays chéri où il fait bon vivre en 24 heures. Il faudra prendre des mesures difficiles, il faudra prendre des mesures fermes. Nous y sommes prêts, je crois que les Français y sont prêts aussi. Lorsqu'on voit qu'en 10 ans, le président de la République a été incapable de construire les 7000 places de prison promises et qu'en 6 mois, Salvador a construit 40 000 places de prison, c'est bien, je crois là, une question de volonté politique. plutôt que d'être une question de moyens. Et si on explique aujourd'hui aux honnêtes gens ce matin que dans un pays qui a les plus grandes entreprises de BTP au monde, on n'est pas capable de construire les 40 000 places de prison qui nous manquent pour être ne serait-ce qu'à la moyenne européenne et d'expulser les étrangers condamnés, alors il faut rendre son tablier. partir et donner à d'autres la possibilité de porter au pouvoir des souhaits et une espérance qui est aujourd'hui partagée par des millions de gens honnêtes ce matin. Vous
vous êtes assuré, Jordan Merdella, d'être le Premier ministre de Marine Le Pen si tant est qu'elle soit élue à l'Elysée ? Elle nous a redit qu'elle vous faisait confiance la semaine dernière sur le plateau de CNews et Europe 1.
Vous savez, on n'est jamais sûr de rien et je ne vais pas me vanter d'avoir remporté les élections avant que nous ayons remporté les élections. La campagne présidentielle sera difficile, mais ce que je note, c'est que... Une grande partie des constats, des analyses que nous avons formulées avant tout le monde et qui sont aujourd'hui partagées par une majorité de Français sont plébiscités très largement dans les sondages. Je dis aux Français, vous avez une chance historique de rompre avec... 30 années de laxisme politique, avec 30 années de désarmement de nos forces de l'ordre, et de porter au pouvoir une alternance, une offre politique portée par Marine Le Pen, que je porte avec elle et avec le Rassemblement national, qui doit nous permettre demain de rétablir l'ordre et la sécurité en France.
Vous avez été vous-même visé par des accusations répétées de Mediapart concernant des écrits antisémites que vous auriez écrits lorsque vous aviez 17 ans. Où en êtes-vous des procédures judiciaires ? Vous avez déposé une plainte en diffamation. Y a-t-il d'autres procédures d'urgence qui ont été lancées depuis ?
Des procédures d'urgence. Malheureusement, la justice est longue dans notre pays, mais naturellement que je conteste ces accusations de Mediapart et je n'ai pas franchement de leçons à recevoir de la part d'un journal d'extrême gauche en matière de lutte contre l'antisémitisme. Je crois tout au long de mon engagement politique avoir toujours été extrêmement ferme face à ce type d'actes, face à ce type de propos et avoir toujours été aux côtés de nos compatriotes de confession juive dans la menace et l'insécurité qu'ils subissent en France et en Europe. Je l'ai été sur notre sol lorsque je me suis rendu dans les rues de Paris, aux côtés de Marine Le Pen, après les atrocités du 7 octobre qui étaient relativisées par l'extrême gauche. Et je l'ai été lorsque j'ai été convié par le gouvernement de l'État d'Israël en mars 2025 à Jérusalem pour intervenir à une grande conférence internationale de lutte contre l'antisémitisme. Donc je serai toujours du côté des honnêtes gens et je serai toujours un militant politique contre la violence et contre toutes les formes de violence.
Merci à vous.
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