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Image de violence, c'est pour cette raison justement, Guillaume Daré, que le ministre de l'Intérieur a fait l'objet de critiques très dures de la part notamment des oppositions qui demandent sa démission, sauf que ce matin, on apprend qu'Emmanuel Macron a refusé la démission du ministre de l'Intérieur.
Oui, alors clairement, vous savez, depuis hier, on nous dit que le dispositif n'était pas sous-dimensionné et qu'en gros tout allait bien. Ce matin, Emmanuel Macron dit à peu près l'inverse, parce que quand il constate que le ministre de l'Intérieur lui a remis sa démission et qu'il l'a refusé, quand on remet sa démission, c'est pas qu'on a été... formidablement dans la réussite de ce qu'on a mené comme opération. Très clairement, le démission n'a pas été accepté par le président de la République parce que l'entourage du chef de l'État m'indique qu'ils estiment que dans cette période, il faut que le commandement soit assuré et que ce n'était pas le moment de changer les hommes à Beauvau. On m'indique également parmi les proches du chef de l'État que ce n'est pas au moment où on est en pleine bataille que le général doit être changé. Le terme bataille veut dire quelque chose aussi. Ça veut dire que clairement, on sent qu'il y a un affrontement entre les forces de l'ordre et ses pilleurs. Constat aussi d'échec total sur la méthode du maintien de l'ordre. Le chef de l'État et le ministre de l'Intérieur ont dit que ce n'était pas sous-dimensionné. Ce matin, le chef de l'État, quand il demande de nouvelles mesures au ministre de l'Intérieur, il fait un constat d'échec. Ça veut dire que c'était... Totalement un échec, notamment sur la question du renseignement, vous l'avez entendu, puisque finalement on s'est retrouvé avec un nombre de manifestants 5 fois supérieur à ce qui était prévu, notamment dans les notes faites par les services de renseignement et remontées à l'Elysée ces derniers jours. Quand il prend justement cette position ce matin Emmanuel Macron, alors qu'il est en train de s'envoler évidemment pour le proche et les moignets d'Orient, eh bien on voit que finalement c'est un constat d'échec du pouvoir qu'il assume lui-même.
Mais quand même, question Guillaume. Il est intervenu à la télévision hier soir et là l'Elysée repugnait. un communiqué ce matin assez long pour nous redire peu ou prou la même chose. Quel intérêt?
Je trouve que ce matin, il est un peu plus ferme qu'il est. Peut-être qu'il y a eu le sentiment, après la prise de parole du chef de l'Etat hier soir, qu'il n'y avait pas eu suffisamment de choses qui avaient été dites, notamment sur la question de la sécurité. ... C'était un peu circulé, il n'y a rien à voir d'une certaine façon. Et donc ce matin, quand on a vu les prises d'opposition, notamment de son premier Premier ministre Edouard Philippe hier, qui a annoncé qu'il fallait que la France soit commandée, ça sous-entendait que finalement il n'y avait personne aux manettes à la tête de l'État. Ce matin, c'est une façon de réaffirmer son pouvoir et de dire « je suis aux commandes, je donne des consignes » et elles doivent être assurées ensuite.
Avec beaucoup de critiques, on le disait, de la part des oppositions. Il y a notamment Pascal Jordan Bardella qui a réagi. pointe lui aussi en quelque sorte des failles dans le dispositif de renseignement. Écoutez.
Manifestement, le dispositif policier a été sous-dimensionné. Donc je laisserai le sou au ministre de l'Intérieur de rendre des comptes. Mais lorsqu'on entend le maire de Marseille, qui manifestement n'est pas en obédience politique, expliquer qu'il n'avait qu'une seule compagnie de CRS pour l'intégralité de la ville, je crois qu'on peut dire que les forces de sécurité intérieures n'ont pas eu suffisamment de moyens. Et la réalité c'est qu'on paye des décennies de désarmement de notre police, de désarmement sécuritaire, de désarmement psychologique.
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