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On va continuer à parler évidemment de ces violences de samedi et d'hier soir, surtout de cette allocution solennelle d'Emmanuel Macron hier, Alex Bouillaguet. Il a donc pris la parole, le président, mais vous vous demandez ce matin s'il est vraiment encore audible, est-ce qu'on peut encore l'entendre ? Oui, parce que
c'est vrai que ceux qui s'attendaient au grand soir, ceux qui préconisaient comme notamment Bruno Retailleau, Bruno Le Maire ou encore Philippe de Villiers, l'état d'urgence pour rétablir l'ordre public, ceux qui évoquaient même, certains, certains maires notamment. L'article 16 qui permet au président de concentrer les pouvoirs en cas de crise grave, ceux-là sont sans doute restés effectivement sur leur fin hier soir parce qu'il n'y a pas eu d'annonce. Emmanuel Macron s'est contenté de montrer qu'il ferait preuve d'une grande fermeté contre les pilleurs et les casseurs. Je vous propose de l'écouter.
fois que des infractions sont commises, elles doivent donner lieu à des suites judiciaires appropriées. Ceux qui ont détruit doivent payer. Ceux qui ont pillé doivent rembourser. Ceux qui ont cherché à faire tomber la République auront à en répondre.
Hier, Emmanuel Macron aussi clairement désignait à ses yeux les coupables des factieux issus de groupuscules d'extrême-gauche rejoints par des délinquants. Et pour le reste, il a appelé au calme et à l'unité nationale. Est-ce qu'un tel discours peut permettre de rétablir l'ordre et l'unité ? Alors, le discours du président de la République était nécessaire, surtout un soir, après un week-end comme ça. Il ne pouvait pas rester silencieux. Il ne pouvait pas rester silencieux. Le problème, c'est que sa parole, elle est totalement démonétisée, et notamment depuis la dissolution 2024. Et cette parole présidentielle, elle se heurte à une contradiction. Emmanuel Macron, il continue de fixer un cap, mais il ne dispose absolument plus de moyens politiques. pour le faire respecter. Son Premier ministre le dit lui-même, il est le plus faible de la Ve République. Il n'y a pas de majorité, il n'y a pas d'argent dans les caisses pour répondre notamment aux revendications des lycéens. Hier soir, on a plus vu l'intervention du président de la République comme un rituel politique que comme un véritable levier d'action. Parce que ce n'est pas la première fois qu'Emmanuel Macron appelle au calme, à la responsabilité, à l'unité. On l'a entendu après les gilets. On l'a entendu après les manifestations sur les retraites. On l'a entendu après les émeutes de 2023. Et on a vu que ces appels n'ont absolument pas enrayé la fragmentation du pays. Évidemment, il joue un rôle aussi. Oui, ça ne vous a pas échappé. On est à six mois de la présidentielle. Personne ne fera de cadeau et chacun va continuer à jouer sa carte. Le RN, par la voix de Marine Le Pen, veut absolument tourner la page. Macron, symbole dit-elle de l'impuissance publique. Et donc, elle mettra tous les coups de boutoir nécessaires sur Emmanuel Macron. Et puis de l'autre côté, il y a le jeu ambigu des insoumis concernant les mobilisations. Hier, Emmanuel Macron a d'ailleurs en sous-texte pointé la responsabilité. de Jean-Luc Mélenchon. On l'écoute.
sommes à six mois de notre élection présidentielle. À six mois. Et donc, tous ceux qui aujourd'hui vous expliquent que l'urgence est d'aller dans la rue, de manifester, de créer le désordre, n'ont qu'un but. Abîmer la République et voler le débat. La France est une grande force démocratique. Elle mérite ces débats. Ils doivent se faire dans les réunions publiques. Ils doivent se faire avec les partis et non pas dans la rue par la violence.
sûr qu'Emmanuel Macron soit vraiment écouté parce que l'intérêt des insoumis, ce n'est pas celui de l'apaisement national. Jean-Luc Mélenchon, il veut cliver, il le dit, il ne s'en cache pas. Opposer le peuple aux élites, les manifestants à l'État, la jeunesse a un pouvoir accusé de ne pas les écouter. Et donc, il a tout intérêt à continuer d'entretenir la colère et même de se faire le porte-voix de cette colère. Donc, à six mois de la présidentielle, c'est vrai qu'il y a assez peu de chances de voir émerger une unité nationale.
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