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Hier au terme d'un week-end marqué par des
scènes de chaos partout en France, le président de la République a pris la parole, Thomas Bonnet. C'était 9 minutes et 9 minutes pour rien. Mine des mauvais jours, tenue d'enterrement, ton emprunté. Emmanuel Macron a sorti toute la panoplie de l'acteur-président, le rôle qu'il incarne depuis 10 ans. Malheureusement, le texte, lui, commence à devenir répétitif. « On sera intraitable », promet le chef de l'État, comme il nous l'a déjà tant promis, sans que jamais, jamais cela ne soit suivi d'effet pire. Au moment où il ne parlait pour ne rien dire, des pillages et des violences avaient lieu à quelques encablures de son palais. Le président ne trouve plus les mots. Il n'annonce rien, sinon les sempiternelles réunions qui ne servent à rien. Aucune démission des responsables, pas d'état d'urgence, rien. Le président parle, mais il ne dit rien, comme s'il était commentateur d'une situation qu'il ne contrôle plus. D'éviter des poncifs devant des millions de Français inquiets, ce n'est pas une méthode, c'est un aveu d'impuissance. Débrouillez-vous et soyez sympa, laissez-moi finir tranquillement mon mandat. Le président a mieux à faire que de brainwacher sur des faits divers. Il veut sauver le monde. Il part aujourd'hui pour le Moyen-Orient. Mais avant de prétendre défendre le détroit d'Hormuz, il s'agirait peut-être de défendre les commerces pillés en plein cœur de la capitale et dans de nombreuses villes de France. Ça veut dire qu'Emmanuel Macron n'a pas mesuré la gravité de la situation ? C'est l'impression qu'on a effectivement après cette allocution. Même le diagnostic est incomplet. Emmanuel Macron nous parle des factieux d'ultra-gauche et des délinquants sans décrire précisément les sociologies. l'oeuvre et surtout en oubliant l'élément fondamental de tout cela ces gens détestent la france c'est avec ce prisme là qu'il aurait fallu construire une réponse politique dès les premiers symptômes mais en 2023 après les émeutes suite à la mort de naël comme en 2026 après la victoire du psg en ligue des champions à chaque fois les mêmes mots creux du chef de l'état écoutez
aurons à apporter les réponses profondes aux émeutes que le pays a vécu début du mois de juillet. Le risque de fragmentation, de division profonde de la nation est là. Merci à nos policiers et à nos gendarmes. On sera intraitable avec ceux qui ont été attrapés. On ne veut plus voir ça. Fini. On en a ras le bol. Terminé.
on en a ras le bol, mais malheureusement, ça continue. La suite, on la connaît. À part l'interdiction des réseaux sociaux pour les mineurs, pas grand-chose du côté du gouvernement. Emmanuel Macron a une part de responsabilité dans le climat de chaos. Oui, pas seulement parce qu'il n'a pas répondu politiquement, mais parce qu'il a participé à affaiblir l'autorité de l'État en jetant le policier auteur du tir contre Naël à la vindicte, en qualifiant son geste d'inexcusable avant toute enquête, en ménageant l'extrême gauche et une partie de la jeunesse, en reprenant à son compte le terme de violence policière. La semaine dernière encore, en demandant selon des propos rapportés aux policiers et aux gendarmes de faire preuve d'empathie. Emmanuel Macron est un président apeuré, sûrement traumatisé par l'épisode des Gilets jaunes. Un président qui a peur et qui ne connaît pas suffisamment son pays pour trouver le moindre remède. Par amateurisme ou par idéologie, Emmanuel Macron va laisser un pays dans un état déplorable, d'être abyssal, émeute à répétition. Voilà le véritable bilan d'un président qui se présentait comme un rempart face au chaos, alors qu'il en aura été l'artisan pendant quasiment une décennie. Il reste six mois avant l'élection présidentielle, ça va être long, très long. voire même un peu périlleux.
Transcription automatique (Whisper + diarisation) — des erreurs d'attribution ou de transcription sont possibles. Vérifiez toujours avec la vidéo source horodatée.