Chargement...
Chargement...
On a vu ces scènes absolument sidérantes dans un certain nombre de communes. On va revoir ces images. Regardez, on parlait évidemment de Limoges, ces mairies qui ont parfois été ciblées directement à Limoges. Regardez où on voit le défroid qui s'est effrondré. Il y a eu un certain nombre d'autres. communes également qui ont été touchés bien sûr on l'a dit limoges on l'a dit marseille et on l'a dit aussi paris paris marseille regardez d'abord ces images d'une d'une porte de la mairie qui a été évidemment ciblée avec notamment une marianne qui a été et vous allez voir effectivement sur ces sur ces images des personnes qui pénètrent à l'intérieur de l'hôtel de ville de Marseille. Touchez aussi bien sûr la ville de Paris. On retrouve tout de suite Igor Seyri. Vous êtes sur le terrain, Igor. Qu'est-ce que vous constatez ce matin, quelques heures après ces affrontements sans précédent ?
Depuis ce matin, je sillonne le quartier République et notamment la rue Beaurepère, qui a été victime de nombreux pillages de magasins. Je me trouve précisément dans un magasin de vente d'accessoires de boxe qui a été pillé aux alentours de 23 heures. Je vais vous juste montrer les images qui sont sidérantes. Là, il s'agit de la partie textile, donc des vêtements de sport, des vêtements de boxe aussi. Il ne reste quasiment plus rien, juste quelques cintres complètement vides. On va rentrer. à l'intérieur de la boutique, juste pour vous montrer que les gens qui sont rentrés à l'intérieur étaient déterminés. Il y a la partie gants de boxe. Il s'agit de tous les gants de boxe de luxe qui ont été volés par ces individus, ces casseurs, qui ont méthodiquement récupéré tous ces accessoires, tous ces objets d'une grande valeur. Je suis avec Yannick, qui est le gérant de cet établissement. Yannick ? Tout s'est passé très vite à 23h. Une fois que la manifestation était largement terminée, vous n'étiez pas à l'intérieur. Ce sont des voisins qui vous ont indiqué que le magasin était en train d'être pillé. Qu'est-ce qui s'est passé à 23h ?
Alors à 23h, j'ai un voisin qui m'envoie un message et qui me dit qu'ils sont en train de dépouiller la boutique. Donc là, je suis forcément étonné. Je me dis bon, il est tard. À 21h, 22h, on n'avait aucun souci. Dès 23h, on reçoit ce message. Immédiatement après, j'appelle la police. La police, donc je tombe sur l'appendeur de la police, a mis du temps. Une fois que j'arrive à les avoir au téléphone, je leur dis, voilà, on est le magasin, c'est Trubo Repère à Paris, magasin Boxing Shop. Il y a des gars qui sont dedans, s'il vous plaît, faites quelque chose, allez-y, est-ce qu'on peut y aller, est-ce qu'on peut se déplacer ? Ils nous ont dit, je passe le message à la compagnie, mais je vous dis, je... Il y a quasiment zéro chance qu'on puisse, on va dire, accéder sur le site et s'occuper des malfaiteurs. Donc on s'est retrouvés complètement désarmés, on ne savait pas quoi faire. J'ai appelé tous mes collègues, on a essayé de voir si on pouvait venir. Au moment de l'appel téléphonique chez le policier, à la police, le policier m'a dit « Ne venez surtout pas, c'est ultra dangereux, ils sont des centaines, votre sécurité, on ne peut pas vous l'assurer. » Donc on s'est retrouvé complètement désarmé. Et finalement, on a pu venir constater l'état des lieux que vers 2h du matin parce qu'il y avait encore moins de monde à ce moment-là. Mais voilà, on a pu vraiment venir à ce moment-là et constater l'état des lieux et ranger ce qu'on a pu toute la nuit. Et qu'on s'est constaté qu'il ne restait plus grand-chose.
Merci beaucoup Yannick. Ce qu'on ne dit pas, c'est que beaucoup de riverains, beaucoup d'habitants ont filmé le pillage de cette boutique. Il y avait une camionnette qui était prête dans la rue juste en face avec les pilleurs qui ont fait des allers-retours entre la boutique et la camionnette qu'ils ont remplie avant de partir tranquillement sans avoir été arrêtés par les forces de l'ordre.
Merci beaucoup Igor Saïry avec Romain Nau dans le 10e arrondissement de Paris. Quand vous voyez ces images de pillage dans cette boutique parisienne Marion Maréchal, qu'est-ce que ça vous inspire
? Je pense comme une immense majorité de Français, je suis sous le choc. Même si je ne suis pas surprise, parce que les symptômes qui ont conduit manifestement à cette situation, je les connais, je les dénonce depuis longtemps, mais je pense qu'il faut d'abord poser les mots. Ce que nous avons vu hier, dans la continuité de ce que nous voyons depuis trois semaines, c'est en fait le summum d'une insurrection racaillot-gauchiste. Une insurrection racaillot-gauchiste ? Oui, une insurrection racaillot-gauchiste, c'est-à-dire qu'on n'a pas seulement une convergence des luttes, on a une convergence des haines. Haine contre la France, haine contre l'autorité, contre l'uniforme, contre les juifs qui s'expriment de différentes manières. Et on a une forme d'hybridation. Finalement, entre d'un côté l'extrême gauche révolutionnaire et violente, avec des groupes bien connus de type black bloc, avec d'ailleurs des élus même insoumis, avec des profs syndiqués, avec des étudiants à vie, dont nos impôts financent la petite litanie marxiste. Et puis on a de l'autre, je pose les mots avec gravité, ce qui s'apparenterait à des formes d'émeutes ethniques. C'est-à-dire qu'en fait, ce qui a été sous-estimé hier, c'est l'entrée. dans la violence et la montée des banlieues à forte population d'origine immigrée. Qu'est-ce qui vous permet de dire
ça ?
Tout. – Dans les images
que vous voyez hier, est-ce que vous avez des éléments, des chiffres, des informations ? –
Il suffit d'avoir des yeux pour voir et il suffit d'avoir des oreilles pour entendre, c'est-à-dire que quand on regarde les images et qu'on voit du wesh, du wala à toutes les sauces, quand on voit des drapeaux étrangers brandis à toutes les sauces, de type drapeau algérien, drapeau marocain, dénique la France en veux-tu, en voilà, quand on voit même à l'occasion des émeutes et des blocages lycéens, des maillots portés avec l'apologie de Mera, de Ben Laden… Vous avez vu ça hier ? C'est les mêmes, excusez-moi. Mais est-ce que vous l'avez vu hier ? Oui, bien sûr. Quand on voit aujourd'hui, d'ailleurs, dans ces images, et je suis désolée, je sais que ça heurte de dire la réalité, mais... Je crois qu'aujourd'hui, plus personne ne peut le contester. Donc oui, je vous le dis, dans cette insurrection, il y a la part d'un symptôme d'une immigration inassimilée, d'une politique migratoire folle qui aboutit à ce qu'aujourd'hui, les parts de la population française se sentent totalement déliées d'un quelconque civisme, d'un quelconque respect de la loi et qui voient dans chaque faille de l'autorité, parce qu'on va y revenir sur le fait que le gouvernement a perdu le contrôle, qui voient dans chaque faille de l'autorité de l'État la possibilité d'exprimer une pulsion nihiliste et violente. qui évidemment est l'intérêt de pouvoir aller voler des Nike et des produits de luxe, mais en plus d'exprimer sa détestation de ce que nous sommes.
Quelle réponse, demandez-vous, quelle réponse immédiate devrait avoir l'État pour que ce genre de choses ne se reproduise plus dès les prochaines manifestations ?
Alors déjà, je le redis, en l'État, le gouvernement a perdu le contrôle. Ça, il faut quand même l'admettre. Je veux dire, le témoignage de ce commerçant juste avant, on est la démonstration. Nous avons énormément d'endroits où il y a des commerçants qui se sont retrouvés seuls, qui ont appelé la police et qui n'ont pas pu voir d'intervention pour les protéger.
On entendra des témoignages.
Absolument. On a vu d'ailleurs des images extrêmement choquantes de commerçants qui ont tenté de se défendre en sang avec un courage incroyable. Et pourquoi je vous dis ça ? C'est extrêmement grave. Parce que l'étape suivante, ce sera l'autodéfense. C'est ce qui s'est passé en Nouvelle-Calédonie en 2024. Ça veut dire que quand l'État a perdu le contrôle et n'a plus été en capacité de protéger les citoyens, vous verrez demain des citoyens qui se défendront eux-mêmes. Et je vais vous dire, ce sera bien légitime. Donc ça, c'est très important de le dire. Et nous sommes victimes à travers cela. Ça
veut dire que vous n'attendez plus rien de l'État et que vous pensez... Vous appelez les commerçants à s'armer ? Non, je
ne dis pas ça. Je dis que l'État n'a pas fait le nécessaire. Parmi les choses qu'il eût été nécessaire de faire, me semble-t-il, au regard de toutes les informations que nous avions, notamment des services de renseignement ou même des différents appels aux émeutes, au rassemblement et à la violence venus de toutes parts, il aurait fallu décréter en amont l'état d'urgence. Vous pensez qu'il fallait
décréter l'état d'urgence ? Bien
sûr. Il aurait fallu anticiper la possibilité de mettre en place un couvre-feu pour éviter que les pillages puissent se prolonger de fait, ou en tout cas les limiter. la nuit et encore davantage le lendemain. Ça n'a pas été fait et c'est évidemment un tort. D'autant plus un tort que quand on rétorque cela à Laurent Nunez, j'ai vu dans une interview, il est quasiment outré qu'on puisse évoquer cette possibilité. Mais excusez-moi, on répond précisément au cadre de la nécessité d'un état d'urgence puisque c'est un grave risque de trouble à l'ordre public.
Pierre, qu'est-ce que vous répondez aux Français qui sont venus manifester paisiblement, on va dire ? 550 000 Français
qui sont venus manifester contre la vie chère, qui eux n'ont rien cassé. Ce ne sont pas les chiffres de la police. C'est les chiffres des autorités, 550 000.
Non, c'est un peu moins que ça, me semble-t-il. C'est le chiffre
du ministère de l'Intérieur, c'est 550 000 manifestants. Non,
mais en fait, le problème, c'est que moi, je refuse de rentrer. C'est comme pour les blocages et les émeutes lycéennes qu'on m'impose de donner du crédit à ce que je ne considère pas comme un mouvement qui pourrait s'apparenter hier à un mouvement lycéen ou aujourd'hui à un pseudo-mouvement Gilets jaunes. Je ne crois pas à cela. Je pense que ce sont des manifestations qui sont totalement pilotées par l'extrême-gauche française. Je ne crois pas d'ailleurs que la violence... contrairement à ce qu'essaye de faire dire Jean-Luc Mélenchon quand il n'accuse pas littéralement la police d'être responsable des violences, parce que c'est quand même ça la tonalité aujourd'hui des chefs de l'extrême gauche française. Je considère que la violence n'est pas un dommage collatéral, ça n'est pas un débordement contrairement à ce qui a été dit, c'est, comment dire... un des leviers de la lutte. C'est doctrinal. Quand Jean-Luc Mélenchon lui-même dit en miti qu'il faut tout conflictualiser, quand Balibagayoko dit que la violence peut être légitime, quand on a au sein même de cette organisation LFI des gens comme Raphaël Arnaud qui sont des chefs d'une milice violente qui a tué l'année dernière en l'occurrence Quentin, quand on a De Logu, député LFI qui lui-même a été condamné pour avoir frappé, excusez-moi du peu, — Un proviseur et une CPE devant un lycée à Marseille. — Mais il y a quand même...
Excusez-moi, mais il y a des Français qui sont allés manifester. Vous pouvez dire le contraire, pacifiquement hier, contre la vie chère. Ceux-là, qu'est-ce que vous leur dites ? Qu'est-ce que vous leur dites ? 550 000 personnes, c'est pas rien. D
'accord, mais moi, les slogans, excusez-moi, majoritaires que j'ai entendus, parce que va falloir m'expliquer le rapport quand même entre le fait de lutter contre Parcoursup et d'aller brûler ou attaquer des commissariats et des mairies... La police dit que c'était pas les mêmes. Excusez-moi, pardon, tout ça, vous voyez... Mais qu'est-ce que vous dites à ces Français qui sont allés manifester pacifiquement ? Mais les slogans qu'on a entendus hier, bien plus d'ailleurs que des slogans contre la vie chère, c'est des slogans comme « Acabe », c'est-à-dire... Tous les flics sont des bâtards. C'est des slogans comme Antifa, Antifa. C'est des slogans comme on n'entend plus quand on est enchanté. Vous ne voulez pas
les voir, mais il y a des cortèges qui se sont bien déroulés.
Non mais d'accord. Encore heureux que les 550 000 n'aient pas mis le pays à feu et à son. Parce que si vous voulez, vous les assimilez pas aux autres. Si, je les assimile aux autres. Je les assimile aux autres. Vous savez pourquoi ? Parce qu'ils ont défilé derrière Jean-Luc Mélenchon. Et que Jean-Luc Mélenchon, il n'a jamais condamné ces violences. Jean-Luc Mélenchon, plus que vous en parlez ici,
Jean-Luc Mélenchon, il a précisé que ceux qui partageaient... Notre combat, dit-il, n'ont rien à faire dans le pillage et dans le saccage. Il a dit ça, Jean-Luc Mélenchon. – Bien sûr, et
vous ne lisez pas l'intégralité, et il dit en fait juste après qu'en réalité c'est de la faute des forces de l'ordre. Et que soi-disant partout les forces de l'ordre n'étaient pas, ça s'est très bien passé. – Il dit pas ça exactement. – Mais bien sûr qu'il dit ça. Il dit ça comme l'ensemble de ses responsables politiques. Il dit ça d'ailleurs également comme Sandrine Rousseau, de manière très explicite. On a des élus aujourd'hui, et c'était vrai avant cette manifestation, qui ont participé à des blocages de lycées. Mais est-ce qu'on se rend compte des élus de la République qui violent la loi ? – Il y a une nouvelle manifestation le 5 novembre,
comment l appréhender ce nouveau rendez-vous ?
De manière beaucoup plus grave que ce qui a manifestement été fait jusqu'ici. C'est-à-dire qu'on a aujourd'hui des moyens dans notre code pénal qui sont considérables, notamment pour aller poursuivre condamner et empêcher les meneurs, parce que des appels à la violence, il y en a eu énormément. On a par exemple un délit de provocation à la rébellion, on a un délit de provocation directe à un attroupement armé. Tout ça, ce sont des articles du code pénal qui sont... peut utiliser. Il faut évidemment... Là, en l'occurrence, ça aurait dû être dans la continuité des émeutes lycéennes, mais prendre des sanctions contre tout fonctionnaire à l'époque qui avait pu bloquer des lycées et donc mettre à mal le bon fonctionnement d'un service public, c'était quand même la moindre chose. Il faut remettre sur la table la loi anti-casseurs qui, je le rappelle, avait été censurée par le Conseil constitutionnel, dans laquelle était prévue une interdiction de manifester pour des profils particulièrement dangereux, sur le modèle de ce qu'on a par exemple pour les interdictions de stade pour des supporters dangereux. Et au-delà de ça, moi, en tout cas, c'est ma position. il faut élargir la possibilité de retrait et de déchéance de nationalité pour des binationaux qui s'en prennent à des forces de l'ordre. Marion Maréchal, ce qu
'on a vu hier, c'est aussi symboliquement des mairies qui ont été attaquées. Limoges, la mairie brûlée, Marseille, on l'a vu, la mairie forcée. Qu'est-ce que ça dit de la République ?
Je pense que ça dit qu'on a, une fois de plus, perdu le contrôle. Et je vais vous le dire, au-delà de ça, je crois que ça interroge aussi, puisque je vois que la France Insoumise et les élus d'extrême-gauche interrogent et demandent la démission de Laurent Nunez parce qu'ils considèrent que notre doctrine du maintien de l'ordre n'est pas adéquate. Je rappelle d'ailleurs qu'Emmanuel Macron disait il y a encore quelques jours, en lâchant notre police, qu'elle avait manqué d'empathie lors des émeutes lycéennes. Moi, j'interroge aussi, en effet, la doctrine du maintien de l'ordre français. ces images de policiers qui sont pris à partie et qui sont obligés de prendre la fuite, parce que là encore ça n'a pas été isolé, quand je vois des images de policiers qui sont lynchés au sol, avec manifestement des émettus et des casseurs qui n'ont pas peur de la réponse de l'État et qui n'ont pas peur de la police. Et je crois que nous payons là ce qu'on a longtemps appelé le syndrome Malek-Oussekin, qui est évidemment une affaire triste et terrible, qui a eu lieu il y a 40 ans de cela, et qui 40 ans après continue de produire des effets, parce que chez les gouvernants français, Je préfère avoir un flic baissé, comme avec un bras cassé, comme on a entendu sur vos antennes d'ailleurs, que d'avoir un casseur et un démeutier blessés. Vous voyez, moi, je ne partage pas ça. Je considère que quand on attaque la police, eh bien, on prend le risque, oui, en effet, d'être blessé. Et quand je vois...
Laurent Nunez doit-il démissionner
En l'occurrence, il ne doit pas démissionner parce que, me semble-t-il, les forces de l'ordre n'ont pas été assez compétentes ou parce qu'elles auraient provoqué des violences. Moi, je ne partage pas du tout le diagnostic de l'extrême-gauche. Les maires ont surtout un manque de
moyens policiers, notamment Benoît Payan.
Mais je crois surtout que parce qu'une fois de plus, il n'a pas pris la gravité de la mesure, il n'a pas décrété... Alors écoutez, justement,
vous parlez, Pierre, à l'instant des maires. Écoutez ce que disait ce matin Benoît Payan, le maire de Marseille, qui demande des comptes au ministre de l'Intérieur.
Demain, j'aurai l'occasion de m'en contenir avec le ministre de l'Intérieur qui vient me voir à Marseille, qui vient à Marseille. Et on aura l'occasion de revenir exactement sur ce qui s'est passé parce que je veux savoir ce qui s'est passé dans ma ville. Et je demande évidemment à ce que la lumière soit faite de manière totale et complète sur ce qui s'est passé. Je n'imaginais pas avoir ça de mon vivant. Je ne peux pas laisser ça se reproduire. Demain, je veux des explications et je veux des moyens pour que ça ne se reproduise plus dans ma ville ni partout en France.
Qu'est-ce que vous pensez de ces propos ? Est-ce que c'était sous-dimensionné comme dispositif ? Il dit qu'il y avait des alertes qui avaient été données qui n'ont pas été suivies. Je
trouve ça toujours drôle quand je vois des responsables de gauche venir expliquer que finalement on a été débordé sur le plan sécuritaire parce que je considère que tous ces gens interrogent peut-être d'ailleurs. Moi aussi, de manière légitime, ce qui n'a peut-être pas été fait ou pas assez bien fait dans les circonstances. Mais jamais tout ce qui nous a conduit à cela. C'est-à-dire quand même, disons-le, un laxisme d'État, une doctrine de maintien de l'ordre, là encore, extrêmement faible, mais également un manque de sanctions. de suivi des faits. Vous
ne pouvez pas dire que c'est que la gauche. La mairie de Limoges a été attaquée, le maire de Limoges dit la même chose. La police a manqué de moyens. Je parle
des politiques nationales. La réalité qui nous a conduit à ce qu'on puisse arriver à un tel niveau de violence et de gravité, ce n'est pas du jour au lendemain. C'est parce qu'on a aujourd'hui des groupes, des militants, des racailles de banlieue qui se sentent dans une forme d'impunité totale et qui donc n'ont à aucun moment peur de l'autorité de l'État, de la police ou de la justice. Et j'ai envie de vous dire, allons un petit peu plus loin sur ce sujet parce que c'est intéressant. Parce que pour moi, il y a une forme de continuum dans tout ça. D'où est partie d'abord la mobilisation et la violence ? Dans les émeutes, notamment lycéennes et les blocages lycéens, c'est du 93. Notamment de lycées comme le lycée Paul-Éloire, qui a été au cœur de l'actualité. Moi, je vous le dis. Je considère qu'après tout ce qui s'est passé, le gouvernement devrait mettre en place une enquête administrative sur un certain nombre de ces lycées. Parce qu'on a vu des choses absolument folles. On a vu des profs, dont certains d'ailleurs, on découvre, étaient sur des listes de type NPA, c'est-à-dire d'extrême gauche. On a vu des profs qui participaient, une fois de plus, au blocage, donc de manière totalement illégale, et qui encourageaient les étudiants à bloquer. On est dans des établissements où des syndicats comme Sud Éducation... d'extrême-extrême-gauche font trois fois plus que la moyenne nationale, c'est quand même des syndicats, je le rappelle, il faut le préciser, qui sont contre l'interdiction de la baïa à l'école, contre l'interdiction du voile à l'école, qui organisent des grèves. Pour Gaza, c'est un lycée où on fait des grèves. Ce n'est pas eux qui sont allés
casser hier, Mario Maréchal. Quel est le rapport avec ce qui s'est passé hier ? Si, pourquoi
je vous dis ça ? Parce que ça a été le cœur névlogique du déclenchement des blocages et de la violence, dont hier, excusez-moi, le 17 octobre, n'est que l'aboutissement. Parce que ce qu'on a vu piller, casser, bloquer depuis des semaines, d'ailleurs j'ai encore vu une représentante étudiante, pseudo-représentante, là encore, apprenti, député LFI sur votre plateau juste avant d'être là, je veux dire, elle était là pour commenter les émeutes d'hier et la manif d'hier comme elle était là il y a trois semaines. Donc c'est la même chose. Pourquoi je vous dis ça ? Parce qu'on est manifestement dans un certain nombre d'établissements devant une subversion politique organisée de l'extrême gauche, avec des profs qui sautent complètement de leur rôle, dont je ne crois pas une seule seconde, excusez-moi, qui laissent de côté leur passion rouge aux portes de l'établissement, qui se retrouvent devant des étudiants.
Qu'est-ce qui vous fait dire ça ?
Qu'est-ce qui me fait dire ça, c'est que manifestement, ils invitent des étudiants à bloquer de manière illégale leur lycée. Donc déjà, ils sortent un petit peu, me semble-t-il, de leur mission de
service public. Pourquoi je vous dis
ça ? Parce que si on veut avoir une réponse globale, structurelle, il faut qu'on s'interroge aussi sur les raisons qui ont conduit à ce que ces violences émergent. Et donc je demande, je le redis, je demande à ce qu'il y ait des enquêtes administratives sur le fonctionnement aujourd'hui de ces écoles, sur le respect ou non de la neutralité de ces professeurs de... devant leurs élèves, avec quand même, il faut le mesurer, des populations, là encore, à Paul-Éloire, de Français qui sont d'origine extra-européenne pour une partie d'entre eux, avec qui on a déjà... D'accord, mais je pose un sujet qui va plus loin que ça. On a un certain nombre de difficultés aujourd'hui d'assimilation et d'intégration à la République française et à la France. Et on a donc en face d'eux des profs qui expliquent qu'il y a un racisme structurel, qu'il y a un racisme d'État dans l'éducation nationale, et donc en fait qui alimentent le ressentiment. Marion Maréchal,
Yael Brown-Pivet, présidente de l'Assemblée nationale, va proposer la création d'une commission d'enquête parlementaire sur les violences et la stratégie de maintien de l'ordre après ce qui s'est passé hier. C'est une bonne chose ?
Sincèrement, je ne suis pas sûre qu'on en soit encore au stade d'avoir besoin de commissions d'enquête. Je crois que ça va au-delà de ça, qu'une fois de plus, le code pénal en France, il est bien fait. Il est bien fait que les délits existent et qu'il suffit encore de les activer, d'avoir une réponse judiciaire rapide, ferme et véritablement appliquée. Encore faut-il, il ne faut plus se donner aussi les moyens d'aller chercher tous ceux qui sont complices de cela, non seulement les meneurs, ceux qui ont appelé, mais je vais dire, je vais même au-delà de ça, je pense qu'aujourd'hui, ces délits dont je vous ai parlé tout à l'heure, d'incitation à la rébellion ou d'incitation à un rassemblement armé, on pourrait même l'élargir un certain nombre d'élus aujourd'hui, LFI, quand on voit la manière dont ils... Ils ont appelé à la violence et au blocage. On pourrait l'élargir un certain nombre de syndicats étudiants d'extrême-gauche, dont certains étaient parfois sur les plateaux. Excusez-moi, la jeune femme que j'ai vue juste avant d'arriver, qui est de l'ancienne de l'union syndicale étudiante, c'est un syndicat très très très à gauche, à aucun moment. condamne les violences, elle les justifie. Elle dit, oh là là, bah oui, ils sont pauvres, ils ne sont pas bien, donc c'est normal qu'ils fatassent des flics, qu'ils attaquent des commerces et qu'ils brûlent des mairies. Vous parlez justement de la réponse policière.
Écoutez la réponse du ministre de l'Intérieur quand on lui demande si le dispositif était
sous -dimensionné ou pas. Le dispositif n'était pas sous-dimensionné. On avait mobilisé trois forces mobiles à Marseille pour cette journée. Et puis une force mobile supplémentaire, ce qu'on appelle des UPR. Et nous avons déployé les Centaures. Mais ce matin, 2000 casseurs sont arrivés sur la Canebière depuis les réformés très tôt. Et nous avions une force mobile qui était employée à ce moment sur la Canebière. J'ai pu m'entretenir avec le maire, avec le Premier ministre. On a fait un call à 3. Nous avons anticipé la prise de service de 2 nouvelles CRS qui étaient prévues. On a anticipé l'heure de prise de service. Nous avons déployé des centaures, comme il y en a dans toutes les zones. Le dispositif n'était pas sous-dimensionné, dit le ministre de l'Intérieur.
On peut interroger ici et là la manière dont les forces de l'ordre ont été déployées. Maintenant, il faut bien le dire, quand on a... potentiellement entre 150 000 et 450 000 personnes, dont une grande partie qui sont dans une logique sédicieuse. Vous pouvez avoir demain un million de policiers sur le territoire, il y aura toujours à un moment donné un dépassement. Et pourquoi j'en reviens toujours à la politique ? Parce qu'on est quasiment dans un moment... Mais sur le
maintien de l'ordre, il y a eu un problème ou il n'y a pas eu de problème à vos yeux ?
Évidemment qu'il y a eu un problème, puisqu'on a bien vu des gens qui se sont retrouvés totalement seuls face à des pillages, face à des agressions. Donc ce qui est sûr, c'est que le déploiement, en tout cas tel qu'il s'est fait, n'a pas permis d'endiguer. quand même d'anticipation et d'évacuation. – Vous au
pouvoir, vous auriez fait différemment, justement, qu'aurait fait un ministre de l'intérieur de votre parti, de votre formation politique ? – Je ne suis pas le professeur de police,
donc je ne vais pas vous dire, oui, à Limoges, il aurait fallu, dans la rue, avoir une compagnie de CRS en plus, c'est un peu ridicule. Mais par contre, ce que je peux vous dire d'un point de vue politique, c'est que le combat que nous allons devoir mener, c'est quasiment un combat, j'ai envie de dire, et aussi idéologique et moral. Parce que, quand vous avez ce discours, j'y reviens, de l'extrême gauche française, il ne faut pas croire que ça ne concerne que quelques militants. de lycée ou quelques élus. Au-delà de la question de
l'extrême gauche, si demain Marine Le Pen est au pouvoir, est-ce qu'on aura ces images ? Est-ce qu'on reverra ce genre d'image lors de manifestations ? Pourquoi je vous dis ça
? Je vais juste au bout. Parce que, vous voyez, il y a eu un sondage au moment des émeutes de Naël. Il y a eu un sondage qui a été fait par un institut de sondage, Cluster 17, qui avait interrogé les électeurs de la France insoumise. Ils étaient 59%, donc quasiment 60% d'électeurs de la France insoumise à... pour défendre et légitimer les violences contre 77% des Français qui ne les justifiaient pas. Pourquoi je vous dis ça ? Parce que quand vous vous retrouvez avec un Jean-Luc Mélenchon à 20% et que vous avez dans ces 20%, 60% des gens qui aujourd'hui, sur l'impulsion d'un discours d'extrême-gauche qui n'est pas suffisamment combattu, légitiment la violence comme un mode d'action politique, oui, vous êtes débordés parce qu'on parle de centaines de milliers de personnes potentielles.
cause d'ailleurs par Sébastien Lecornu dès hier soir. On en parle dans une seconde, c'est toujours l'objet d'un affrontement politique après ces scènes de chaos qui se sont déroulées partout en France hier.
appréciez mon intervention dans cette émission et vous partagez mes idées ? J'ai besoin de vous pour les faire gagner. Alors prenez une minute pour adhérer ou faire un don à notre mouvement Identité Liberté sur le site identité-liberté.fr ou en scannant ce QR code. Je compte sur vous.
BFM Politique en édition spéciale se poursuit, notre invité Marion Maréchal, le lendemain de cette journée mobilisation, et une mobilisation qui s'est pour une partie du cortège bien passé, mais des scènes de chaos partout en France, 1800 interpellations, 500 policiers blessés, la question de la réponse judiciaire se pose aussi, Marion Maréchal, Gérald Darmanin, le ministre de la Justice assure avoir donné instruction au parquet d'apporter une réponse judiciaire extrêmement ferme aux violences urbaines d'une gravité inouïe, dit-il, quelle réponse judiciaire faut-il
on en a parlé avant la pause, mais je crois qu'en effet la réponse est globale. Au-delà du fait qu'il aurait fallu décréter l'état d'urgence, il y a après la réponse pénale. Notre code pénal est plutôt bien fait de ce point de vue-là. Au-delà même de ceux qui cassent et agressent, il y a la question des meneurs et des incitateurs avec des délits bien documentés comme les appels à la rébellion ou les appels à la provocation à un rassemblement armé. Déjà, on aurait pu aller beaucoup plus loin là-dessus et pas seulement s'arrêter d'ailleurs aux quelques influenceurs, mais interroger même, là encore, la responsabilité. la complicité de responsables politiques ou de responsables syndicaux. Le problème, si vous voulez, c'est que, je prends un exemple, il y a notamment un des influenceurs qui a appelé aux émeutes et à la violence. Alors, il a été foutu en garde à vue et puis il était dehors à la manifestation le lendemain. Donc là, c'est vrai que c'est la question derrière, au-delà d'avoir une loi qui existe, comment est-elle appliquée et quelle est la rapidité et l'efficacité de la réponse judiciaire. Mais ça, ça va au-delà, j'ai envie de dire, des émeutes. C'est un problème structurel en France, on le sait. Et puis, il y a probablement une adaptation législative. l'a encore à faire. Je rappelle que la loi Casseur devrait être remise en place notamment par le seul fait de participer, le seul fait d'être présent, de participer et de rester en fait dans un attroupement qui, comment dire, fait de la violence. Parce que le problème, c'est que là, cette difficulté, c'est ensuite de réussir à prouver individuellement que l'un ou l'autre a attaqué ou a agressé ou a brûlé. Donc ça, c'est sûr que ça devrait être remis en place. me semble-t-il. Et puis, je l'ai dit également tout à l'heure, je crois qu'il faut mettre en place, ça avait été sanctionné par le Conseil constitutionnel à tort, il faut revenir sur ce sujet, une interdiction de manifester pour des profils identifiés comme des profils dangereux sur le modèle des interdictions de stade qu'on a pour certains supporters. On avait jusqu
'à dire dès aujourd'hui qu'on ne peut plus manifester en France dans ces conditions. Est-ce que vous allez jusque-là
Non, je ne dis pas ça. C'est notre honneur de pouvoir défendre une liberté fondamentale qui est celle de manifester. Mais en tout cas, ce qui est sûr, c'est qu'il faut être lucide sur le fait qu'aujourd'hui, nous sommes... de la part d'une partie de la population et d'une partie de la classe politique, dans une logique insurrectionnelle. Il ne faut pas avoir peur des mots. Ce qu'on a vu hier, une fois de plus, ce n'est pas un débordement classique de fin de manifestation. C'est une logique insurrectionnelle. On a vu des violences dès la première seconde. Donc c'est des gens qui sont venus à dessein pour cela. Et c'est dans la continuité, je le rappelle, de ce qu'on a vu auprès des ministères. On
a vu que ça a donné lieu à une passe d'arme entre le Premier ministre et Jean-Luc Mélenchon. Sébastien Lecornu qui, dans un premier temps, part un tweet... A dit, je cite, on ne peut pas appeler à cesser les violences tout en fournissant des excuses à ceux qui les commettent. C'est votre responsabilité politique, a-t-il dit. Jean-Luc Mélenchon lui a répondu qu'il n'était pas un homme d'État. Juste dit-il un commis qui était en train de provoquer une crise de régime. Le Premier ministre ensuite a posé très clairement une question à une partie des responsables politiques dont Jean-Luc Mélenchon. Il leur a demandé de choisir. Je vous propose de l'écouter.
y a 150 policiers et gendarmes qui ont été blessés encore aujourd'hui. Donc moi je le dis aussi avec beaucoup de solennité, c'est désormais le moment aussi de choisir son camp. soit on est dans le camp de la République et donc des forces de l'ordre et celles et ceux qui protègent les biens et les personnes et qui appliquent les lois, soit on est du côté des casseurs, soit on est du côté de celles et ceux qui ont un projet violent pour la République et contre la République. Et maintenant, l'ambiguïté, les changements de position, attiser la violence le lundi pour mieux la condamner le vendredi tout en disant au milieu de la semaine que ce sont les policiers ou le préfet de police de Paris qui réorganisait lui-même le chaos, je pense que là on est désormais sur un point de non-retour. 'est-ce que vous pensez des propos de Sébastien Lecornu ?
Moi, je pense que le sujet aujourd'hui, ce n'est plus tellement ce que peut dire Sébastien Lecornu ou faut-il que Laurent Nunez démissionne ou ne démissionne pas. Le sujet, c'est la présidentielle dans six mois. Parce que la nouvelle France de Jean-Luc Mélenchon, vous l'avez eu sous les yeux hier. Donc la question, c'est de savoir, est-ce que vous voulez la nouvelle France de Jean-Luc Mélenchon en totalité ? Ou est-ce que vous voulez Marine Le Pen ? Ou même, est-ce que vous voulez... C'est-à-dire quoi ? Vous
voulez une présidentielle anticipée ?
Non, ce n'est pas ce que je suis en train de dire. Ce que je veux dire, c'est qu'en fait, l'enjeu pour moi politique, il n'est plus de savoir si Laurent Nunez doit démissionner aujourd'hui pour être remplacé par un Laurent Nunez bise dans deux jours. Le sujet, c'est qu'est-ce qu'on fait des présidentielles à partir de ça dans quelques mois ? Est-ce qu'on choisit Marine Le Pen ou est-ce qu'on choisit les promoteurs de la Nouvelle France qu'on a vu à l'œuvre hier ? Ou même le Bloc central qui, pour moi, ne sont peut-être pas des promoteurs assumés de la Nouvelle France, mais en sont les facilitateurs. En sont les facilitateurs. Mais vous pensez
vraiment, ce n'est pas un peu facile de dire que c'est la France insoumise qui est derrière ça ? On a vu, c'est des Les policiers disent qu'il y a des Black Bloc qui sont venus pas seulement de France, qui sont venus d'Italie, d'Allemagne. C'est pas LFI derrière ça.
C'est marrant que vous vouliez absolument distinguer les deux, parce qu'une fois de plus, moi je m'en tiens à ce que dit aujourd'hui Jean-Luc Mélenchon, et je ne vois pas Jean-Luc Mélenchon condamner clairement, sans ambiguïté, ces violences. Ceux qui
partagent notre combat n'ont rien à faire dans le pillage, dans le saccage. Sauf
que, j'y viens, deuxième partie, il arrive en expliquant que partout où les forces de l'ordre n'étaient pas, soi-disant, ça s'est parfaitement bien passé, et donc en fait, ça n'est pas véritablement ces casseurs et ces pilleurs qui sont responsables, c'est la doctrine du maintien de l'ordre de l'État, et ce sont les policiers. C'est ça, en fait, le sous-texte. Évidemment que Jean-Luc Mélenchon est obligé d'avancer à demi-masqué sur cette affaire. Mais tout ce qu'ils font depuis des semaines, notamment j'y reviens auprès du mouvement lycéen, en sont la démonstration. Donc oui, je pense qu'il y a une violence intrinsèque. Excusez-moi, je rappelle quand même qu'il y a quelques jours de cela, on en a très peu parlé. Il y a une femme qui s'appelle Fatimé Thé qui a été incarcérée dans le cadre de l'affaire du meurtre de Quentin Déranc. Alors vous allez dire qu'elle me rapporte avec le meurtre de Quentin Déranc. Je rappelle il y a quelques mois, ce jeune homme de droite dont le crâne a été fracassé à coups de pied par terre. Fracassé à coups de pied par terre, je ne sais pas si du coup ça mérite de mourir, mais merci de le préciser. Donc fracassé à coups de pied par terre par des membres de la jeune garde, milice dissoute, dont le chef est aujourd'hui encore député insoumis, dont ce même chef député... insoumis. Excusez-moi, je vais au bout. Pourquoi je vous dis ça ? Parce qu'il y avait un lien structurel entre une milice
violente et la France insoumise. Sur la France insoumise, il y a un débat qui monte plusieurs personnalités politiques, on en parlait notamment Bruno Rotaillot, sur une interdiction de la France insoumise. C'est une proposition choc qui paraît irréelle. Est-ce que vous rejoignez Bruno Rotaillot sur cette piste-là d'interdiction d'un parti politique qui est en mesure de se qualifier pour le second tour de la présidentielle ?
Alors une chose déjà, dissoudre la France insoumise, et je vais vous répondre juste après, ne dissoudra pas les idées qu'il y a derrière. Donc n'imaginons pas qu'avec une réponse magique, on pourra échapper au grand combat et au grand choix existentiel de la Nouvelle-France, qui, que ce soit Jean-Luc Mélenchon ou sous une autre forme, de toute façon, sera le visage durable de la gauche et que nous devrons dans tous les cas affronter. Ça, c'est une première chose. Deuxième chose, oui, je pense qu'aujourd'hui, il y a un certain nombre de sujets juridiques qui pourraient légitimer non seulement la dissolution d'un certain nombre de groupes, y compris d'ailleurs de certains syndicats étudiants, après tout ce qui s'est passé d'extrême-gauche. Mais sur la France insoumise, ce qui est vrai, c'est que quand on a aujourd'hui des élus qui disent qu'ils contesteront le résultat des urnes en cas de victoire du corps national, je pense notamment à Mathilde Panot, donc ils sont clairement dans une logique insurrectionnelle, antirépublicaine. Qu'on a des élus comme Bali Bagayoko qui disent que la violence peut être légitime. Je ne reviens pas sur l'affaire Raphaël Arnaud, je voulais expliciter à l'instant qu'on a un Jean-Luc Mélenchon qui lui-même explique qu'il faut tout conflictualiser et qu'on a des élus qui participent à des blocages illégaux. Ce qui est vrai, c'est qu'il y a des éléments juridiques pour interroger aujourd'hui cette dissolution. Maintenant, est-ce que c'est la bonne solution pour lutter contre ces idées ? Je n'en suis pas absolument certaine. Mais ce qui est sûr, c'est qu'à un moment donné, si on continue d'avoir des élus qui portent l'écharpe tricolore et qui se comportent comme ils se comportent, ça fait partie des choses qu'ils doivent pouvoir être mises sur la table le moment venu. Un élu,
le maire de Lyon, qui a été un peu secoué justement sur le terrain, écouté pour des supposées proximités avec la France Insoumise. Écoutez, maire écologiste.
Vous êtes complices des gauchistes qui ont fait ça. Vous êtes complices, monsieur Doucet. C'est vous qui avez organisé ça avec vous.
Le maire de Lyon qui était sur le terrain pour constater les dégâts avec le préfet, maire qui sera reçu, c'est ça demain ? Oui, c'est ce qu'on a appris
Sébastien Lecornu qui va donc recevoir plusieurs maires et notamment le maire de Paris, le maire de Marseille et le maire de Lyon que l'on vient de voir à l'image. Il va donc y avoir des discussions entre ses élus et Sébastien Lecornu dans les prochains jours.
On voit l'office du tourisme qui est parti en fumée place Bellecour effectivement hier à Lyon. Plus largement, on voit qu'il y a eu aussi une polémique avec des personnalités qui se sont un peu engagées dans ce mouvement des sportifs
notamment. notamment le français, le basketeur Victor Wembanyama, qui avait mis une petite photo sur les réseaux sociaux. Et cette photo, Eric Ciotti l'a repartagée pour dire qu'il avait une responsabilité historique dans ce qui s'était passé, qu'en fait Victor Wembanyama avait... entre guillemets, participer à ce qui s'était passé hier. Est-ce que vous êtes d'accord avec Eric Ciotti, des sportifs, des personnalités comme Victor Mbagnama ont contribué ? Je n
'ai pas vu la photo en question, je vais avoir du mal à vous commenter, parce que je ne sais pas exactement ce qui l'a partagé. C'était une photo où vous voyez juste un petit
chronomètre, un petit lapin avec un chronomètre, à la veille des manifestations du 17 octobre. Comme quoi ça aurait pu donner envie à des Français de descendre dans la rue. Et selon Éric Ciotti, Victor Ambaniama a participé à tout ça. Vous êtes d'accord avec ça ? Je ne sais pas
sur ce cas particulier. J'imagine que si Éric Ciotti prend cette position, c'est qu'il doit avoir d'autres éléments qui indiquaient que ce sportif en question avait déjà pu par le passé exprimer des aquatances ou des sympathies. Ce qui est sûr, c'est qu'aujourd'hui, tout... paroles publiques, d'où qu'elles viennent, j'ai envie de dire, doit être particulièrement précises, parce qu'évidemment, tout peut contribuer à l'embrasement. Maintenant, moi, ce qui me pose un problème dans ce genre de position, c'est qu'une fois de plus, on nous a sommés quand même, pendant des semaines, il faut bien le dire, on était contraints, d'une certaine manière, de prendre au sérieux ce qui nous était présenté comme un mouvement de jeunesse légitime, avec plein de petits... syndicalistes d'extrême gauche qui étaient censés porter la voix. Oui, enfin, des revendications... ont quand même très vite dégénéré en petite litanie trotskiste, pour devenir d'ailleurs complètement irréaliste. Et je vous le dis franchement, moi j'entendais des choses, parce qu'on peut discuter, en plus c'est d'ailleurs souvent des sujets d'établissement plutôt que des sujets nationaux, on peut discuter de l'organisation des horaires de cours, du fait qu'il n'y ait pas de papier toilette dans les toilettes. Je veux dire, on avait l'impression qu'on avait des étudiants qui quasiment étudiaient par terre, dans la boue, sans crayon et sans stylo. C'était quasiment ça. C'est un peu facile
de dire ça.
un peu facile, c'est une réalité. Dans la rhétorique qu'on entendait, je vous prends un exemple tout bête, parce qu'on parlait beaucoup du 8h-18h, qui d'ailleurs est le résultat, il faut le dire, de la réforme blanquer, vous le savez, avec dorénavant les parcours lycéens à option, qui fait que c'est très compliqué pour les chefs d'établissement de ne pas faire des horaires à tout. Moi j'ai deux petites filles, j'ai une fille de 4 ans à l'école publique, j'ai une fille de 12 ans à l'école privée. Ma fille de 12 ans, elle est en 5ème, elle fait du 8h30-17h15. Eux ils ont 16 ans, ils font du 8h30 à 18h. Je ne vais pas vous dire que c'est facile, c'est un sacré rythme et ma fille aujourd'hui a 12 ans, je pense qu'elle percute plus vite que moi, elle a une mémoire meilleure que la mienne et je pense qu'elle fera peut-être des étincelles. Pourquoi je vous dis ça ? Je finis là-dessus parce que c'est très important. Parce que l'exigence c'est de l'amour. Vous voyez ce que je veux dire quand je vous dis ça ? Ça ne veut pas dire que c'est facile. Mais moi, cette exigence-là, je ne veux pas l'avoir que pour mes filles. Je veux l'avoir pour tous les petits-enfants de France. Parce que j'ai envie qu'on donne le meilleur d'eux-mêmes. Et donc, je veux dire, les accompagner, ou en tout cas, accompagner ceux qui sont de bonne foi. Je mets de côté les militants, mais ceux qui sont de bonne foi. Dans cette espèce d'idée de dire « Ah bah oui, les gars, vous avez raison, bloquez tout parce que vous faites 8h-18h ». Et parce qu'on leur dit qu'il ne faut pas sélectionner, qu'il ne faut pas faire des amins sélectifs entre le collège, le lycée et la fac, c'est leur mentir sur la réalité aujourd'hui de l'offre d'emploi. Ce qu'on
a vu hier, ça pose aussi la question du coût de ce qui a été cassé. Des millions d'euros, dit par exemple le patron de Carrefour, Alexandre Bonpard, écoutez-le.
y a des magasins qui sont complètement détruits dans le périmètre des magasins Carrefour, comme pour les 1500 commerçants qui ont été touchés hier, pillés, saccagés une grande partie de l'après-midi. Ça se chiffrera en dizaines de millions d'euros. Et pour tout le commerce français... Ça se chiffrera en centaines de millions d'euros. Il y a des entrepreneurs, des gens qui travaillent 7 jours sur 7 dans leur magasin, qui aujourd'hui sont même en danger économiquement. Qui doit payer tout ça
C'est bien le drame, si vous voulez, c'est que nous sommes un pays au bord de la faillite et qu'on voit les millions, les dizaines de millions, peut-être même les centaines de millions s'accumuler de casse depuis des semaines. Ce qui est sûr, c'est qu'il va falloir, là encore, avancer sur cette proposition qui, dorénavant, fait relativement l'unanimité. Nous avons été seuls pendant longtemps à la portée du casseur-payeur. C'est-à-dire que quand on est condamné pour de la casse, on est également condamné à payer les dégâts, y compris si on est considéré comme insolvable, c'est-à-dire y compris s'il faut pour cela être privé de... toute ou partie des aides sociales dont on bénéficie, et y compris si vous êtes mineur, et dans ce cas-là, c'est vos parents qui sont vos responsables qui devront, là encore, payer ou du moins être privés d'une partie des aides sociales dont ils bénéficient, parce qu'il n'y a pas de raison, si vous voulez, de bénéficier de la solidarité nationale quand on casse, on pille, on agresse et on s'en prend à l'uniforme français. Donc je ne dis pas que ça réglera toute la solution sur le plan financier, mais je pense que c'est un symbole extrêmement... important et qui sera peut-être paradoxalement un petit peu plus dissuasif qu'une réponse judiciaire qui parfois est tardive et très faible.
Il y a une cellule de crise qui va se tenir ce soir du côté du ministère de l'Intérieur en présence du Premier ministre pour justement parler de ces prochains jours, de ces dégâts à réparer. Tout ça se fait à la veille de déplacement. On sait que Laurent Nunez va aller à Marseille demain matin. Sébastien Lecornu a annoncé il y a quelques instants qu'il se rendrait à Limoges où la mairie a été brûlée. Que peut faire ? L'État l'a tout de suite, maintenant, pour réparer les dégâts.
Que peut-il faire pour réparer les dégâts ? Il n'y a pas de solution miracle. Il va falloir que les Français payent. Nicolas va payer encore et encore et encore. Mais une fois de plus, j'y reviens. On ne serait peut-être pas dans cette situation si on avait contrecarré tout de suite, et je dis on parce que c'est un peu le discours général, y compris d'ailleurs de ce gouvernement. Quand on a entendu des étudiants dire, j'y reviens, lycée Paul-et-Loire 93, dès le début, parce que c'est le cœur, c'est le départ, dire, vous comprenez, il y a un racisme d'État, en gros, le gouvernement ne fait rien pour nous. Si on avait entendu le gouvernement à ce moment-là dire, mais c'est faux. C'est faux. Sachez que sur 51 des 66 lycées du 93, tous bénéficient. Je
vous redonne la parole de vous interrompre avec cette information qui vient de nous parvenir. Le président de la République va s'exprimer ce soir à 20h. Il s'adressera solennellement aux Français à la suite des événements. Le président de la République qui réunit à 17h30 au palais de l'Elysée le Premier ministre. et les ministres du gouvernement qui sont concernés. Et donc Emmanuel Macron, le chef de l'État, va prendre la parole ce soir à 20h depuis l'Élysée. Qu'est-ce que vous attendez de cette prise de parole ?
Je finis juste ce que je disais juste avant et je vais vous répondre parce que ça me semble important. Donc ces lycées du 93 qui ont bénéficié pour une majorité d'entre eux, une immense majorité d'entre eux, de projets de rénovation. Le lycée Paul-et-Loire, c'était un projet à court de 43 millions d'euros. Et au lieu de dire cela à ces jeunes, de dire mais en fait, vous bénéficiez de dizaines de millions d'euros d'investissement, alors tout n'est peut-être pas parfait, peut-être que l'argent n'est pas toujours très bien employé, mais vous êtes complètement dans le champ, peut-être même plus que d'autres parties de la population. Eh bien on a complètement accompagné ça. On a dit oui, oui, c'est vrai, vous êtes mis de côté, voilà. Et donc finalement, on a justifié le fait qu'ils puissent s'en prendre à ces établissements.
maréchal emmanuel macron qui s'exprime ce soir à 20 heures le chef de l'état on va d'avoir cette information qu'est ce que vous en attendez
rien j'en attends rien qu'est ce que vous voulez que j'en attende je ne fais plus je rappelle on a un président de la république qui a quelques jours de cela expliqué que les policiers manquait d'empathie et qu'ils y étaient allés trop fort sur les émeutes lycéennes
il n'a pas dit on n'a pas entendu devant un micro dire oui
d'accord j'ai pas l'impression qu'il est contesté Donc à partir de là, je considère qu'il a participé aux conditions du désarmement moral, psychologique et peut-être même d'ailleurs logistique de ses forces d'ordre. Moi, j'en attends rien. Moi, la seule chose que j'attends d'Emmanuel Macron, c'est qu'on puisse le remplacer dans six mois.
Vous dites qu'il a laissé pourrir le mouvement. Justement, ça fait longtemps qu'il y a cette contestation lycéenne. Pour vous, la racine de ces pillages d'hier, ça vient des lycées. Le gouvernement n'a pas fait le job. Donc selon vous, pour arrêter suffisamment tôt le mouvement lycéen, le gouvernement n'a pas été à la hauteur, non pas... hier, mais en fait ces derniers jours à vous entendre.
bah moi je pense qu'une fois de plus ça c'est un continuum et ce que nous avons vécu hier c'est l'aboutissement d'une situation qu'on a laissé en effet pourrir. Qu'est-ce qu'on a raté collectivement ? Comment c'est possible que dans un pays tel que la France on puisse laisser rien que ça déjà des lycées bloqués ? Parce que vous savez, dans le droit français, il y a le droit à manifester. C'est un droit légal. On peut déposer une manifestation. On peut d'ailleurs être devant son lycée, décider de ne pas aller en cours et manifester en disant on veut ci, on veut ça, parcours sub, c'est pas bien, très bien. Et c'est rare en plus
que des lycéens s'expriment. bloc, qu'on les laisse parler, qu'on les entende. Si
tentait que ce soit vraiment des lycéens, et qu'ils étaient vraiment dans l'établissement. Parce que par exemple, le grand show qu'on nous a fait devant la Cato, je pense que c'était pas des étudiants de la Cato. Juste quand même, pour
en revenir au chef d'État, vous dites, j'en attends rien, mais c'est le président de la République, vous l'appréciez, vous l'appréciez pas, qui s'exprime après ce qu'on a vécu des scènes de Kaouni dit hier en France. Qu'est-ce qu'il doit dire à vos yeux ?
Mais qu'est-ce que vous voulez que j'en attende ? Parce qu'on regarde ce qui s'est passé hier. Une mesure concrète, de l'empathie ? Certes, on est passé... Mais il n'a plus de majorité à l'Assemblée nationale. Que voulez-vous qu'il puisse annoncer de révolutionnaire, que ce soit sur le plan pénal, ou judiciaire, ou sécuritaire, ou même migratoire, qu'il n'ait pas fait déjà depuis 10 ans au pouvoir ? Parce qu'on s'étonne de ce qui s'est passé hier. Alors certes, on a passé un cap en termes de violence et de gravité. Mais je veux dire, des émeutes en France, c'est notre quotidien. Je veux dire, bon, on a quasiment obligé les émeutes... de Naël, mais c'était la France pareille à feu et à sang. En quelle victoire du RN ? Est-ce que vous appréhendez des
décennies
pense en tout cas que c'est évidemment... qu'aimerait mettre en place l'extrême-gauche. Ça, c'est une évidence. Ils sont dans une stratégie du chaos, bien sûr. Maintenant, la question, c'est d'être à la hauteur, d'être préparé déjà à cette hypothèse et de se donner les moyens d'y répondre. Et au regard, évidemment, de ce que nous défendons depuis des années dans le camp national, je suis convaincue que nous sommes beaucoup plus armés pour répondre à cela que ne le serait le bloc central, qui est toujours quand même dans une forme de demi-complexe moral et de soumission. mentale à ce que pourrait dire la gauche. J'y reviens, mais moi j'ai beaucoup entendu sur les antennes de dire oui, alors il y a eu des manifestants qui ont été blessés. C'est vrai. Et quand c'est des mineurs d'autant plus, c'est évidemment toujours un drame. Personne ne peut se féliciter qu'eux. Mais est-ce qu'on interroge... Un jeune homme qui a une main
arrachée à Saint-Etienne.
Oui, arrachée parce qu'il l'a ramassée en effet. Ça n'excuse
pas le... Je veux dire,
c'est pas un policier qui allait lui arracher la main. Vous me l'accorderez. Ce que je veux dire, c'est que pourquoi on a des manifestants blessés ? Parce que un manifestant qui ne reste pas dans un attroupement violent, un manifestant qui respecte les sommations des forces de l'ordre, parce qu'il y a des sommations, il y a des règles dans notre pays, et qui sort lorsqu'il y a un risque de contact, il n'est pas blessé. Ce n'est pas un manifestant tout seul avec son drapeau français qui a trois flics qui lui sautent dessus et qui est blessé. Ce sont des gens qui sont dans un attroupement dans lequel il y a des violences et qui y restent. Et qui y participe. Alors, on pourrait toujours dire, évidemment, qu'on préférait qu'il n'y ait pas de blessés plutôt qu'il n'y en ait. Mais quand le choix, à un moment donné, c'est d'avoir des forces de l'ordre blessées dans le cadre de l'exercice de leur fonction pour protéger l'honnête citoyen, parce que c'est quand même ça dont on parle, et des gens qui trouvent ça bien de rester au milieu d'attroupements violents, bah oui, il y a des blessés. Et donc, je suis désolée, à un moment donné, il faut choisir son camp. Mario Maréchal, vous évoquiez
la possibilité d'accéder au pouvoir pour Marine Le Pen. Il y a un grand congrès qui va se tenir la semaine prochaine. Est-ce que vous serez présente
Oui, tout à fait, bien sûr. Je suis un soutien de Marine Le Pen, donc vous l'avez compris dans cette campagne. Donc ça me paraît logique d'être là au premier grand meeting de lancement de sa campagne.
Vous
prendrez la parole
ça n'est pas prévu. Voilà, ça n'est pas prévu à l'heure où je vous parle.
Vous le souhaiteriez ?
Moi, je ne cours pas derrière les temps de parole dans les meetings. Vous savez, je pense que je suis là devant chez vous. Vous allez beaucoup me voir dans les mois à venir. Donc, ce n'est pas une demande particulière de ma part. Mais si on considère que c'est utile ou nécessaire que je prenne la parole, je le ferai volontiers. Il y a eu un qui
-proco. On ne savait pas trop si vous alliez venir ou pas. On attendait un peu tout et son contraire. Je ne sais pas
pourquoi. Parce qu'en l'occurrence, chaque fois que la question m'a été posée depuis des semaines sur les plateaux, j'ai répondu que j'y serais. Donc, je ne vois pas pourquoi il y aurait un quelconque malaise sur le sujet.
Quelle place pour vous dans cette campagne ?
celle que j'ai aujourd'hui, c'est-à-dire de fait un soutien de Marine Le Pen, qui va tenter de convaincre les Français partout où elle le peut, une alliée qui porte aussi une singularité dans cette coalition, et qui donc veut aussi aller au-delà, si je puis dire, du RN, ça me semble important, et puis quelqu'un qui va contribuer aussi, je l'espère, à pouvoir créer des liens au niveau européen, parce que moi je ne suis pas tout à fait dans le même groupe que le Rassemblement National, je suis aux côtés de Giorgia Meloni, de Fratelli d'Italia, et je crois que c'est très important de rappeler... Dans cette élection, il y a l'élection présidentielle, il y a l'élection législative, mais il y a quasiment un troisième tour qui est le Conseil européen, qui est un enjeu central. Et donc demain, construire une alliance qui pourrait voir un couple franco-italien, par exemple, entre Georgia Meloni et Marine Le Pen, pour réorienter l'Union européenne dans la bonne direction. Jordan
Bardella est toujours cité par Mediapart pour des accusations de propos antisémites qui lui sont prêtés. Est-ce qu'aujourd'hui, il est devenu un poids politique pour Marine Le Pen
Non, non, pas du tout. D'ailleurs, Marine Le Pen le défend et soutient et maintient qu'il sera son Premier ministre en cas de victoire. Je rappelle qu'aujourd'hui... Vous le souhaitez toujours, vous aussi ? Oui, bien sûr. Je n'ai aucune raison de douter de la parole de Jordan Bardella, si vous voulez. On est dans une situation où on a le président du RN qui conteste formellement les accusations qui lui sont faites. Un média d'extrême-gauche qui porte des accusations. Donc j'ai envie de dire aujourd'hui, c'est sa parole contre la leur et rendez-vous devant les tribunaux. Mais c'est vrai que je ne vous cache pas que...
justement, si on se rend compte qu'il a menti, qu'est-ce qui se passe pour lui, qu'est-ce que Marine Le Pen doit faire, s'en séparer.
Permettez-moi de ne pas me projeter dans une situation de mensonge qu'il conteste formellement. Moi, je ne crois pas que Jordan Bardella ait menti, puisque s'il avait osé, on va dire, mentir, ça lui porterait très gravement préjudice. Je crois totalement à sa sincérité.
Merci Marion Mechal d'avoir été notre invité. L'édition spéciale se poursuit sur BFM TV.
Transcription automatique (Whisper + diarisation) — des erreurs d'attribution ou de transcription sont possibles. Vérifiez toujours avec la vidéo source horodatée.