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Évidemment, à l'Assemblée, il y a eu des rebondes sur l'affaire Bétaram, Notre-Dame de Bétaram. Cette fois, ça vise François Bayrou. Pourquoi je vous en parle après avoir évoqué le cas de Bruno Retailleau et de sa réaction à l'attaque d'extrême droite, où il attaque la gauche ? C'est qu'en fait, François Bayrou fait à peu près la même chose. Mais avant d'y venir, je voulais rappeler ce que c'est que l'affaire Bétaram. Et notamment, il y a un article de Luma qui est sorti... qui est sorti quand ? Le 16 février, donc lundi, où on recueille des nouveaux témoignages de l'affaire Betaram. Déjà, je vous donne le titre. Trigger warning, c'est chaud. Enfin, c'est des témoignages qui sont durs et qui ne sont pas forcément agréables à entendre de bon matin, même s'il est comme déjà 10h30. Mais voilà, je vous le dis quand même. Donc, Betaram, le CPE de l'époque, choisissait ses victimes et faisait ce qu'il voulait des enfants, nous raconte le titre déjà du témoignage de cet article signé Anthony Cortez. Donc, en gros, je vous rappelle, Notre-Dame de Betaram, c'était cet institut catholique privé où, depuis les années 50, ont lieu divers sévices, visiblement. À l'heure actuelle, il y a 114 plaintes, dont la moitié pour violences sexuelles. Et on a quelques témoignages, je vous en cite quelques-uns de l'article. En septembre 2003, Adrien n'a que 11 ans lorsque ses parents décident de l'y envoyer. Je rappelle aussi que... Dans la région, c'est dans le Berne, dans les Pyrénées-Atlantiques, les enfants, on leur disait « si t'es pas ça, t'iras à Bétarame ». C'est un peu le père fouettard, le truc. C'est l'institut connu pour « t'as pas envie d'y aller ». Bref, du coup, en 2003, Adrienne a 11 ans, lorsque ses parents décident de l'y envoyer, il ne savait plus quoi faire pour me redonner le goût de l'école, dit-il, blablabla. Et donc, il dit « j'ai tout de suite été violenté ». J'étais tabassé par les élèves, en particulier ceux qui étaient aux mains des surveillants et qui en faisaient leurs hommes de main, mais aussi par les surveillants eux-mêmes lorsque je me plaignais de ce que je subissais. C'est la mafia, quoi. Ensuite, il subit trois viols. par des élèves dans les toilettes de l'institution, mais aussi des agressions sexuelles de la part de prêtres encadrants lors d'ateliers de restauration de meubles anciens, nous raconte-t-il. Il nous dit « ils venaient se frotter régulièrement, l'un d'eux est allé jusqu'à mettre la main entre mon pantalon et mon caleçon, il me disait « ne t'en fais pas, je remets seulement ton étiquette en place ». Et quand il a essayé de dénoncer ses actes auprès de la direction, le directeur de l'époque m'a dit « je ne te crois pas toi, je ne crois que les prêtres et les surveillants ». Voilà. D'autres élèves, dans notre témoignage de Marc cette fois, qui était scolarisé dans les années 90, nous racontent, pour nous apprendre à ne pas dénoncer, on nous mettait... 15 minutes en caleçon sur une arrête du perron qui surplomblait la gave, donc le cours d'eau qui est à côté de Betaram, avec des livres dans les mains. Si un lit retombait ou si on glissait, on reprenait 15 minutes de plus. D'autres nous rapportent des sanctions alternatives. Tenir pieds nus dans la neige jusqu'à supplier les surveillants d'arrêter. Ou encore l'obligation de passer la nuit entière à genoux au milieu des dortoirs. Ce n'était pas une école, c'était un camp de redressement, nous dit-on. Voilà, c'est un autre témoignage, c'est Adrien qui retémoigne, qui dit qu'on l'a mis à l'internat, le fameux internat, une zone de non-droit, nous dit-il, dangereuse sur le plan intime, le CPE de l'époque se promenait, choisissait ses victimes et faisait ce qu'il voulait des enfants, beaucoup se faisaient agresser sexuellement. Nous ne le savions tous, mais nous ne disions rien, puisqu'évidemment il y a un système qui est organisé là. Est-ce que vous m'entendez toujours parce que je n'ai plus de retour casque ? Dites-moi si vous m'entendez encore. Est-ce que c'est bon pour vous le son ou pas là ? N'hésitez pas à me le dire. Bref, du coup, c'est un... Oui, 5 sur 5 ? Eh bien, tant pis, je vais virer mon casque, je n'entends plus rien. Du coup, voilà, c'est un... Oui, quelqu'un dit dans le chat, c'est de la torture. Oui, c'est un peu ça. C'est même carrément ça. Ce sont des vices absolument immondes commises sur des mineurs par un institut et ça sur une durée qui a commencé dans les années 50 et qui a duré même dans les années 2000. Donc, voilà. C'est quand même des décennies d'impunité et de torture institutionnalisées. Voilà, ça c'était pour vous rappeler ce que c'était. Je pense qu'on va écouter un petit peu pourquoi ça touche François Bayrou, si jamais vous avez... pas tout à fait suivi le rapport entre Bétharam et François Bayrou, je vous mets une petite vidéo qui est plutôt bien foutue du Huffington Post. Je vous la mets. Vous avez
certainement entendu parler ces derniers jours de l'affaire Bétharam, à laquelle le nom de François Bayrou est désormais levé. Voici ce que l'on sait, grâce à des enquêtes et des articles de Mediapart, du Monde, de l'AFP ou encore de la République des Pyrénées. Notre-Dame de Bétaram, c'est quoi ? C'est un collège-lycée privé catholique à quelques kilomètres de Lourdes. Il a la réputation d'être particulièrement dur avec ses élèves, mais pas de quoi empêcher les notables du coin d'y envoyer leurs enfants depuis des décennies. Sauf que derrière cette image conservatrice se cachent désormais des accusations beaucoup plus graves. Le parquet de Pau a ouvert il y a un an une information judiciaire après que plus d'une centaine de plaintes ont été déposées par d'anciens élèves. Il dénonce des viols, des violences, des abus sexuels entre les années 50 et les années 2010. Que vient faire François Bayrou dans cette affaire ? Le Premier ministre, qui a fait toute sa carrière dans la région, a été ministre de l'Éducation nationale à la fin des années 90 et il est désormais accusé d'avoir entretenu l'OMERTA. Interpellé depuis des semaines, le Béarnais maintient sa ligne de défense. Oui, il y avait bien peut-être des rumeurs de violence physique, mais jamais il n'a entendu parler de violence sexuelle.
Est-ce que vous croyez que nous aurions scolarisé nos enfants dans des établissements dont il aurait été soupçonné ou affirmé qu'il se passe des choses de cet ordre ? Je peux vous assurer
que tout est faux. Le problème, c'est que cette défense reste lacunaire. Dès 1996, un surveillant est condamné pour violence sur un élève. Et François Bayrou, en tant que ministre de l'Éducation nationale, se rend sur place, comme le montre cet archive de Sud-Ouest. Il défend Betaram et assure que toutes les vérifications ont été faites. Sauf que deux ans plus tard, en 1998, un élève porte plainte pour viol contre un prêtre qui se suicide juste avant sa convocation devant le juge. Un juge que François Bayrou, alors président du Conseil général des Pyrénées-Atlantiques, rencontre en personne dans la foulée. De quoi ont-ils parlé ? Le magistrat assure que l'affaire de viol était bien évidemment au cœur de leur échange et que François Bayrou, en tant que père de famille, était inquiet. Ce que ces derniers, lui, dément fermement.
le microcosme local, tout le monde en parlait. Il s'agissait alors officiellement de deux viols sur mineurs. Sa démarche ne m'avait pas paru anormale, puisque je me souviens qu'il m'avait parlé de son fils, qui était élève et qu'il était inquiet.
Détail non négligeable, à cette époque, la femme du Premier ministre assure des séances de catéchisme à l'école. Selon Mediapart, elle s'est aussi rendue aux obsèques du prêtre mis en cause. Quant à l'avocat de ce prêtre, il a aussi défendu deux ans auparavant le surveillant accusé de violence. Il était par ailleurs proche de l'UDF, le parti de François Bayrou. En plus de ces deux dossiers judiciaires, une professeure, une infirmière, une victime disent avoir alerté François Bayrou. par courrier ou de vive voix sur ces violences à Betaram. Pour la première fois ce 11 février, le Premier ministre a eu des mots publiquement pour les victimes à l'Assemblée. Il a aussi annoncé qu'il porterait plainte pour diffamation.
Voilà, j'ai récupéré mon son de casque, donc c'est bien, je vais écouter les extraits que je vous diffuse, c'est quand même plus pratique. Ouais, donc voilà, un petit topo sur pourquoi François Bayrou est impliqué, ou en tout cas est concerné par l'affaire de stress, parce qu'effectivement sa femme et ses enfants ont été liés à l'établissement. respectivement enseignantes et élèves, enfin enseignantes de catéchisme. Donc de toute façon, les Beyrou, on peut dire, avant même de se poser la question de ce qu'il a couvert ou pas, est-ce qu'il savait ou pas les violences, la réputation de l'Institut était faite. A minima, on sait qu'il a scolarisé ses enfants dans un établissement où on savait. que ça filait droit, qu'on redressait les élèves à coups de tric, pour le dire comme ça. Donc déjà, c'est une première chose que sa femme y a enseigné, qu'elle est aussi allée aux obsèques d'un de ses collègues qui était impliqué. Bref, tout ça est assez... est assez un faisceau d'indices. Par ailleurs, il avait mené un signalement. Bref, ce n'est pas sa responsabilité en tant que ministre qui est en cause, c'est sa responsabilité en tant que citoyen aussi, qui était proche de la... de l'établissement fatalement. Pourquoi je vous parle de ça ? C'était pour vous remettre un petit coup de... Il y a encore des témoignages qui tombent. On a publié des nouveaux, ce que je vous ai fait écouter. Et donc forcément, la question s'invite... s'invite à l'Assemblée Nationale. C'était hier, question au gouvernement toujours. Avant de vous montrer ça, je vais juste refaire un contexte. Question au gouvernement qui était encore un peu plus sensible, dans le sens où François Bayrou affronte ce soir une motion de censure déposée par le PS que toute la gauche va voter. Je vous spoil direct, ça ne passera pas, le RN ne la votera pas, le RN va encore sauver les fesses de François Bayrou. Au début, je m'interrogeais de faire un sujet là-dessus, mais en fait, je me dis qu'il y a une motion de censure qui ne passera pas, je ne vois pas. trop ce que je raconterai de très passionnant qu'on n'a pas déjà raconté. Donc voilà, je vous le disais au passage. N'espérez pas grand-chose de cette motion de censure ce soir. Elle sera votée à partir de 17h30, je crois, à l'Assemblée nationale, si jamais vous voulez vous faire un petit live parlementaire. Bref, voilà. Et donc, dans ce contexte-là, évidemment, Bétharam se réinvite dans les débats, parce qu'aussi, il y a cette position délicate de François Béraud politiquement, mais pas seulement. Et donc, voilà, je vais vous montrer la question d'une députée socialiste, Colette Capdeviel, qui est députée de... des Pyrénées-Atlantiques, du territoire en question où il y a l'Institut Notre-Dame de Bet-Aram. Elle pose une question à François Bayrou. Je me mets la question, mais ce qui m'intéresse aussi, c'est la réponse du Premier ministre, mais pas que. Vous allez voir.
Les responsables politiques ont un devoir d'exemplarité et de transparence. Ici même, vous affirmiez... Au sujet de Notre-Dame de Bétaram, je n'ai jamais été informée de quoi que ce soit, ni de violence, ni de violence sexuelle. De nouveaux témoignages sont apparus. Le juge d'instruction Christian Miranda affirme vous avoir rencontré longuement dans son bureau pour parler du père Caricard accusé de viol. Ce juge a-t-il menti ? Ce matin, dans le quotidien La République des Pyrénées, l'enquêteur de la section de recherche sur le moment des faits affirme que le déferment du père Caricard au juge Miranda a été retardé car le procureur général voulait voir ce dossier suite à une intervention de monsieur Bayrou. Est-ce que ce militaire de la gendarmerie a menti ? Face à cette omerta qui a duré des décennies, nous devons la vérité aux victimes pour qu'elles puissent enfin se reconstruire. Alors même que vous n'avez pas été capable de prononcer le mot « victime » devant nous la semaine dernière, vous vous êtes livrés à une pathétique opération de « sauf qui peut » et à des promesses de Gascon. Partout en France, les besoins sont impérieux pour rendre justice aux victimes. Plutôt que de chercher à tout prix à vous disculper, quelles sont les mesures, les actions que vous allez mettre en œuvre rapidement pour protéger les victimes, qu'il n'y en ait plus aucune autre demain ? Vous présentez en victime et avez-vous, comme annoncé, déposé plainte contre qui et sur quel fondement ? Les yeux dans les yeux, monsieur le Premier ministre, devant la représentation nationale. Je vous pose trois questions, nous souhaitons trois réponses. Et nous ne demandons que la vérité.
Au passage, je vais croire qu'elle est assez intéressante comme députée parce qu'elle est avocate et elle a, dans les années 90, ma mémoire est bonne au début de l'année 2000, elle a déposé plainte pour une victime. Après, elle ne peut pas en parler plus que ça parce qu'elle est tenue par le secret professionnel. Mais en gros, elle a dit publiquement, à l'époque, j'étais avocate, j'ai eu vent de fait et j'ai déposé plainte au nom d'une victime de violences sexuelles. Donc voilà, elle sait de quoi elle parle. Mais en tout cas, en tant qu'avocate à l'époque. Donc c'est pas tout à fait le même rôle que responsable politique. Et elle est tenue par le secret professionnel à ce moment-là. Mais voilà, juste pour info. Et donc, réponse de Bayrou, c'est ça qui m'intéresse. Réponse de Bayrou, ben là voilà. On va l'écouter entièrement. Et c'est surtout la fin qui est intéressante. Parce que là encore, en termes de retournement du débat, on est pas mal. Et
vous le vérifierez, que le procureur général, lui, a tenu informer la chancellerie sur ses affaires à quatre reprises dans l'année 1998. Il l'a fait téléphoniquement le jour de l'incarcération et il l'a fait ensuite à trois reprises par écrit en signalant la gravité des faits. Qui était ministre de la Justice ? Quel était le gouvernement à cette époque ? C'est le gouvernement socialiste de 1997 à 2002. Le ministre de la Justice est Elisabeth Guigou. Et je ne peux pas imaginer que le ministre de la Justice n'ait pas tenu compte d'un signalement aussi grave par le procureur général.
Si bon, peut-être que ce n'est pas tout à fait clair pour tout le monde. En gros, Beyrou, il dit, moi j'ai fait le travail, c'est-à-dire que j'ai fait remonter le signalement dont j'avais connaissance, je l'ai fait remonter. Par contre, moi je n'étais pas ministre à l'époque, en tout cas à partir de 1997, et c'était les socialistes en gros, c'était la gauche plurielle, c'était le gouvernement Jospin entre 1997 et 2002. Donc en gros, là, la taxe, c'est la gauche en fait. Ok, vous m'attaquez, mais vous, la gauche, vous avez foutu quoi ? En gros, c'est ça la défense de Bayrou. La différence étant que Bayrou est toujours aux affaires et que la gauche en question est largement... Tu vois, le ministre de l'éducation de l'époque, c'était Claude Allaire, il est mort. Donc déjà, bon, ça va être compliqué d'aller l'interroger. Et Guigou est encore vivante. Oui, tout à fait. Guigou, oui. Sans dégue d'ailleurs. Guigou, j'ai ouïe. Mais pour... J'ai réponse à ABEME 1018. Et voilà. Donc la manœuvre... Et là, on sent que c'est assez rodé parce qu'on sent que ça y est, le gouvernement est en... En fait, il a pas mal essuyé la tempête, François Bayrou au début, maintenant c'est la contre-attaque. Et la contre-attaque, c'est de dire, ok, vous voulez me mettre dans la sauce ? Eh bien, je vais vous dire que dans ce cas, il y a des responsabilités autres qui sont celles du gouvernement de l'époque. Donc, que qu'a fait la gauche ? Je veux quand même dire un truc, c'est pas tout à fait déconnant de s'interroger sur la responsabilité du gouvernement de l'époque, parce qu'effectivement, il y a des ministres de l'éducation, il y a une ministre de la justice à ce moment-là. Donc se poser la question de ce qu'ils ont fait ou pas fait, c'est tout à fait légitime. Et d'ailleurs, je crois que BFM a sorti une info comme quoi Guigou avait été alerté. Donc qu'est-ce qu'elle a fait ? Franchement, moi, j'ai pas de problème avec ça. Par contre, que François Bayrou essaye de se dédouaner complètement en disant « c'est pas moi, c'est la gauche », là, on a un problème parce que... Le fait que le gouvernement de l'époque ait des responsabilités, soit, ça n'absout pas François Bayrou de ses propres responsabilités. Et ça, c'est important. Là, c'est un peu, c'est pas moi, c'est lui, quoi. Bon, c'est pas comme ça que ça marche. Je veux juste remonter un peu dans le chat. J'en m'ai dit, je crois, demander est-ce qu'on est sûr pour la motion de censure ce soir ? Bon, si je dis je suis sûr et que ce soir, le gouvernement tombe, j'aurais l'air d'un con. Pas mécontent, mais je ne veux pas faire Nostradamus. A priori, le RN a répété ce matin qu'il ne voudrait pas une motion de censure du PS qui dit que l'immigration n'est pas un problème. Parce qu'en gros, il y a ça dans l'énoncé de la motion de censure. Bref, je ferme la parenthèse sur la motion de censure. Encore une fois... Ne rêvons pas trop. Donc ça, c'est la position de Beyrou, la réponse de Beyrou. Et du coup, il y a une deuxième question qui est posée cette fois par Paul Vannier, député F6. Je vous la passe, parce que c'est à peu près la même que la députée socialiste. Mais par contre, c'est Darmanin qui décide de répondre. Et là, on voit que c'est pour vous montrer en quoi les éléments de langage sont... rôdée désormais.
Comme vous, avoir eu pensé comme on a pu le faire la semaine dernière, évidemment pour toutes les victimes qui, bien sûr, attendent justice. Et d'ailleurs, à la demande de monsieur le Premier ministre, nous avons demandé au parquet général et au procureur de Pau de nous formuler les demandes de renforts nécessaires pour l'ensemble du parquet et pour l'ensemble des très nombreuses plaintes, plus d'une centaine qui ont été déposées et 90 auditions ont déjà eu lieu. Comme l'a dit monsieur le Premier ministre... Ce qui est certain dans cette affaire, c'est qu'avant 2013, vous savez qu'en 2013, le gouvernement par le législateur a changé les modifications d'intervention de la chancellerie dans les affaires particulières, mais avant 2013... A chaque reprise, à chaque moment, important sans doute des affaires, entre 1998 et 2000, il y a eu par le procureur de la République, au procureur général et du procureur général à la chancellerie des échanges qui ont tenu informé du déroulement de ces affaires. Si vous cherchez des responsabilités et de savoir ce qui s'est passé dans ces affaires, ce n'est pas à ceux qui n'étaient pas en responsabilité ce jour-là qu'il faut poser des questions, mais me semble-t-il à ceux qui l'étaient à l'époque dans le cadre de la législation et des règles. de la République. Monsieur le Premier ministre nous a donc répondu. Il me semble, il me semble, il me semble que ces explications étaient extrêmement claires et que les relations qu'il y a pu y avoir entre le pouvoir politique et les informations du procureur général à l'époque méritent d'être répondues par d'autres personnes que nous.
alors, je vais être méchant, mais avant même de nous attaquer le fond, les questions méritent d'être répondues. C'est pas français, ça, merde ! Bref, voilà, en gros, c'est beaucoup de jargon ce que dit Darmanin, mais en gros, il explique qu'il y a eu des signalements de la part de la justice, qui ont été remontés au ministère de l'époque, et donc c'est à eux qu'il faut poser la question, et pas au gouvernement. Personne ne dit que le gouvernement Bayrou est responsable de ça. On dit que François Bayrou... En tant que François Bayrou, qui était époux d'enseignante, parent d'élèves, avait forcément connaissance de choses qui s'y passaient et n'aurait pas contribué à ce que ça cesse. C'est ça qui est en jeu. La réputation de l'institut était tellement faite qu'on ne voit pas comment c'est possible. Ce n'est pas juste un prof. qui auraient commis des violences et qui auraient été couverts par tous les autres. Et quelqu'un peut se dire, ok, c'est sorti à l'oreille de personne. En fait, non, c'est juste sur 60 ans des faits commis par... des prêtres, des surveillants et même des élèves alliés avec les surveillants. Donc, il y a trop de gens impliqués pour que la réputation de l'institut ne soit pas faite et pour que les parents d'élèves, dont François Bayrou, n'aient pas au moins vent de ça et quand même scolarisé leurs enfants et quand même défendu l'établissement. Donc, bref, voilà. C'est là-dessus que ça se joue, en fait. Ce n'est pas une question de « est-ce qu'il était ministre à l'époque ? » En fait, on s'en fout. Par ailleurs, je le signale, ça ne veut pas dire que la responsabilité du gouvernement de l'époque n'est pas en jeu. faire une enquête... Quelqu'un dit dans le chat qu'il faut faire une enquête, il faut qu'il y ait une enquête pénale, bien sûr, pour les victimes. Je note aussi que, alors je ne sais pas si c'est fait ou pas, je ne crois pas, parce que là, je n'ai pas eu de news depuis le live, mais normalement, il était question de créer une commission d'enquête parlementaire sur l'affaire Betaram, auquel cas, évidemment, cette commission d'enquête parlementaire ne manquerait pas d'auditionner, y compris les responsables de l'époque, donc Elisabeth Guigou, puisqu'on citait son nom. Le nom de Séguène Royal a été évoqué aussi, puisqu'elle était ministre des... délégué à l'éducation nationale à ce moment-là. Numéro 2 du ministère, on va dire. Mais bon, bref, en tout cas, je voulais vous montrer ça parce qu'on voit bien la ligne de défense, la contre-offensive même, déployée maintenant par le gouvernement sur l'affaire Bétharam. Je réponds à ceux qui disent non, Bétharam ne démissionnera pas. Je pense que ça, il ne faut pas tout de suite. Il n'est pas parti pour. Néanmoins, notez que Encore une fois, on a une prise de judo. Je compare les deux. Ce sont deux affaires complètement différentes. L'attaque au couteau, l'attaque fasciste à Paris contre les militants de gauche, et l'affaire Betaram, ce sont deux affaires où le coupable, c'est d'un côté les groupuscules néonazis, dans une affaire d'agression, de violence commise. Et de l'autre, on a des violences commises dans un établissement catholique qu'on peut qualifier tranquillement d'intégristes. En tout cas, je pense qu'on n'a pas de problème avec ça. Donc, d'un côté, on va dire l'extrême droite néonazie, de l'autre, l'extrême droite catholique intégriste. Voilà, disons le clormain. Ou à minima, la droite super conservatrice, appelez ça comme vous voulez, mais bref. En gros, on a quand même deux violences qui ont comme source idéologique la droite dure ou l'extrême droite. D'accord ? Et à la fin, ça retombe sur la gauche. C'est quand même formidable. La capacité du gouvernement à renvoyer en permanence la faute à la gauche, et je rappelle quand même que même au moment de la mort de Jean-Marie Le Pen, ils avaient réussi à diaboliser la gauche. Je crois que j'avais fait un live là-dessus, j'avais dit, mais regardez, Jean-Marie Le Pen est mort, et on nous explique que oui, il est mort, mais c'est Mélenchon anti-sémite. Il y avait plein de choses comme ça. Même la mort de Jean-Marie Le Pen, qui était l'occasion de rappeler, de rappeler, de mettre... pas mal de critiques dans la tronche du RN, en rappelant son passif et l'œuvre de Jean-Marie Le Pen, je mets des guillemets à œuvre, et bien même ça, ça avait été retourné contre la gauche. L'inversion permanente, l'agresseur agressé nous dit Sébastien Jao, c'est exactement ça. Et ça, c'est quand même terrifiant. Je pense qu'il faut quand même se le noter. Et donc là, on a quand même deux affaires qui, en premier chef, concernent... la mouvance catholique intégriste et l'extrême droite, et c'est la gauche qu'on accuse à la fin, donc Rotaillot en disant « oui, mais l'ultra-gauche est violente aussi », et Darmanin et Bérou en disant « non, on n'est pour rien à aller interroger le gouvernement socialiste de l'époque ». Encore une fois... Ce qui n'est pas totalement faux, puisqu'il y a des questions qui se posent pour eux, mais ça n'absout pas François Bayrou de ses propres liens avec cette mouvance-là et de sa propre responsabilité vis-à-vis de ça en tant qu'à la fois responsable politique et parent d'élève. Et Marie, professeure de catéchisme. Voilà. Et alors, pour vous montrer à quel point le délire va loin, parce que là, on se dit que c'est Bayrou, il tente la contre-offensive, fair enough. Bon. Enfin, Thierry 9, on s'entend, mais vous avez compris. Mais ça va plus loin que ça, et il faut toujours trouver un extrait, parce que je croyais l'avoir mis, mais j'étais préparé des petits onglets pour vous dire les coulisses de l'émission, et j'ai oublié sur celle-là, alors que c'est hyper important. Je suppose que vous n'avez pas entendu l'édito de Alexis Brézé, directeur des rédactions du Figaro sur Europe 1. Je vais essayer de retrouver ça. Deux secondes. Désolé pour l'interlude. Attends, je retrouve ça. Ouais, c'est bon, je l'ai retrouvé. On va écouter sur Europe 1, l'édito de Alexis Brézé, directeur des rédactions du Figaro sur Betaram. Vous allez voir, c'est la... Pardon, c'est une pub Citroën. C'est la continuité logique de... de ce qu'on a dit. Ça va même un cran plus loin, en vrai. Alors attendez, je vous le mets, parce que du coup, je n'ai pas mis l'extrait, je ne l'ai pas calé, donc on va se taper une pub d'Europe 1, je pense. Je ne vous mets pas toute la chronique, donc en gros, il dit... En gros, il dit que cette affaire, c'est avant tout une opération de déstabilisation fomentée par les insoumis. Je vous laisse écouter le
raisonnement. ... par le procureur Mélenchon et mis en musique par Mediapart et par le grand inquisiteur Edwin Plenel, qui n'en est pas son coup d'essai, puisque je vous rappelle...
Déjà, ça vous cale le truc. Je vous passe le
début. ... publié vendredi par Le Figaro et sans équivoque. L'inspecteur régional pointe une faute individuelle, mais il écrit en toutes lettres « Notre-Dame de Métarram n'est pas un établissement où les élèves sont brutalisés ». Sur cette base, François Bayrou a donc fait ce qu'il pouvait et devait faire, et peut-être que si tout le monde en avait fait autant, nous n'en serions pas là aujourd'hui. Que voulez-vous dire, Alexis ? Je veux dire qu'en 1998, lorsqu'éclate la première affaire de violences sexuelles. En 1998, un viol dont était accusé un prêtre, père supérieur de l'institution. Un viol, c'est autre chose qu'une paire de claques. Eh bien, à cette époque-là, Claude Allègre était ministre de l'éducation, Ségolène Royal, ministre délégué chargé de l'enseignement scolaire, et ils n'ont pas décidé de mesures administratives ni de nouvelles inspections. L'année suivante, en 1999, ce prêtre est mis en liberté provisoire. Elisabeth Guigou, la ministre de la Justice de l'époque, ne fait pas appel de cette décision. Ce prêtre en profitera, si j'ose dire, pour se suicider en février 2000, lorsqu'il sera accusé d'un second viol. Deux viols, ça mériterait peut-être qu'on s'en occupe. Et bien rien, il n'y aura rien, ni inspection, ni mesure d'aucune sorte. Et vous savez qui est nommé ministre de l'éducation en mars ? Jack Lang, qui ne fait rien et qui bizarrement ne reproche rien. Et attendez la meilleure, vous savez qui est son ministre délégué ? Jean-Luc Mélenchon, notre fou qui est un ville, ministre délégué à l'enseignement professionnel, qui n'a rien fait non plus.
Tu sais, les liens de... Tu sais, en faisant des liens, on peut raccorder tout le monde à tout le monde. Enfin bref, c'est absurde. Le mec nous explique, donc Alexis Brézé nous explique que Bérou, qui est quand même... concerné en premier chef. Encore une fois, il a ses enfants là-bas, etc. Lui, il a fait tout bien, il est pour rien, il a tout fait tout bien. Par contre, Mélenchon, qui a genre zéro rapport avec ça, parce qu'il était dans le gouvernement en question, lui, il est dedans. Donc il y a moyen de l'incriminer. Bref. Voilà, bon, je pense que tout est dit. Il pourrait incriminer aussi. Et en plus, l'avantage, c'est que c'est le gouvernement de gauche pluriel, donc tu peux incriminer tout le monde. Il y avait Mélenchon dedans, c'était le PS, c'était Jospin, le Premier ministre. Il y avait les communistes, il y avait Marie-Georges Buffet, il y avait d'autres ministres communistes, les noms m'échappent, mais en tout cas, il y avait Marie-Georges Buffet, notamment. Et il y avait les écolos, donc c'est parfait, il y avait tout le monde. Tu peux mettre tout le monde dans la sauce, l'intégralité de la gauche, tu peux le balancer. Tu peux le balancer bête à rame à la gueule, c'est parfait. Tout ça évidemment pour éviter les responsabilités de François Bayrou.
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